Le projet de loi du gouvernement pour autoriser boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai revient devant le Sénat mardi 16 juin. Fête du Travail, vente libre, plante toxique... Chaque 1er mai, des millions de brins de muguet sont offerts en France. Commerces ouverts le 1er-Mai, hausse du prix des carburants... Il n'y a pas qu'en France que le 1er-Mai est une date importante. À un an de l'élection présidentielle, vendredi 1er mai, les prétendants à la présidentielle n'ont pas manqué l'occasion de s'afficher, en meeting ou dans les cortèges. Le débat fait rage ces dernières semaines : fallait-il ouvrir ou non les boulangers et les fleuristes, et leur permettre de faire travailler leurs employés ce 1er mai ? Le gouvernement avait dû reculer sur la question, face à l'opposition. La question de l’augmentation des salaires est revenue dans tous les cortèges, vendredi 1er mai. Des enseignes ouvrent ce 1er-Mai, sans salariés, mais grâce à des vigiles de sociétés de sous-traitance.
Entre 158 000 personnes selon la police et 300 000 selon la CGT se sont élancées dans les rues de France, durant le traditionnel défilé du 1er-Mai. Une manifestation marquée cette année par la proposition de loi du gouvernement visant à faciliter le travail durant ce jour chômé. "Quand les mairies deviennent RN, voilà ce qui se passe", estime Éric Goulard, de la CGT Artis, vendredi sur France Inter. Les contours de la loi sur le 1er mai sont encore bien compliqués en matière d'ouverture de commerces. Le gouvernement avait dit vouloir autoriser les boulangers et les fleuristes à ouvrir leurs boutiques et à employer leurs salariés sous conditions. Mais le projet de loi a finalement été abandonné. Cette année, le gouvernement permet aux boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes de faire travailler des salariés volontaires le 1er-Mai, avec une rémunération doublée.
Chaque 1er mai, le muguet envahit trottoirs et places publiques. Invité de La Matinale ce 1er mai, Olivier Besancenot, co-fondateur et membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), réagit à la polémique autour des dérogations permettant à certains commerces de travailler lors de la fête des travailleurs. La Direction générale du Travail suggère aux agents, dans une note, de prendre en compte le "dialogue social" dans les contrôles des boulangers et fleuristes en ce 1er-Mai. Comme chaque années, les débats sur l'ouverture ou non de certains commerce durant la fête du Travail animent ce vendredi 1er mai.
Motifs de tensions et chiffres d’ampleur des mobilisations sont présents, avec des chiffres fluctuants: entre 158 000 et 300 000 manifestants selon les sources. Des images et reportages évoquent des attaques ponctuelles, des barricades et des échanges avec les forces de l’ordre. Cette année, les manifestations s’inscrivent dans une “convergence des luttes” avec les gilets jaunes, les syndicats et divers collectifs. Des violences et des incidents font aussi partie du bilan, notamment à Paris et dans d’autres villes.
Fête du Travail, vente libre, plante toxique... Chaque 1er mai, des millions de brins de muguet sont offerts en France. Dans la capitale et en province, le dispositif sécuritaire est renforcé: 7 400 gendarmes et policiers mobilisés à Paris, arrêtés et contrôles préventifs massifs, et interdictions ciblant certains secteurs et lieux sensibles. Des cortèges syndicaux et des regroupements gilets jaunes se forment, avec des parcours variés : Montparnasse, Nation, Italie, et arrivée eventual à la place d’Italie. Des associations et des partis politiques participent ou observent selon leur position.
- Des débats parlementaires et politiques sur l’ouverture des commerces et les modalités de travail le 1er mai, avec un projet de loi qui a été abandonné puis révisé.
- Des chiffres de participation et des détails sur les manifestations: nombre de manifestants, interpellations, et incidents.
- Des enjeux sociopolitiques liés à la convergence des luttes et à la conduite des manifestations dans différentes villes, y compris Paris et les régions.
Invité de La Matinale ce 1er mai, Olivier Besancenot réagit à la polémique autour des dérogations permettant à certains commerces de travailler lors de la fête des travailleurs. La Direction générale du Travail rappelle l’importance du dialogue social lors des contrôles. Comme chaque année, les débats sur l’ouverture ou non de certains commerces durant la fête du Travail animent ce vendredi 1er mai.
Depuis 1947, le calendrier français consacre le 1er Mai comme la journée officielle de la fête du Travail. Cette journée chômée et payée, avec une interdiction légale du travail sans réduction de salaire, se consacre ainsi aux défilés des syndicats dans les principales villes de France, mais également à la fête du muguet. Anadolu Agency via Getty Images 1ER MAI - Rouge, jaune, noir. Les manifestations de ce mercredi 1er mai 2019 étaient particulièrement bigarrées. Dans un contexte social extrêmement tendu, syndicats, gilets jaunes et “black blocs” entendaient célébrer à leur manière la fête du Travail moins d’une semaine après la conférence de presse d’Emmanuel Macron post-grand débat censée clore cinq mois de colère, de défilés et de violences.
Bilan de la journée: entre 150.000 et 300.000 personnes ont manifesté dans toute la France, dans une ambiance bon enfant en région mais plus tendue et confuse à Paris, mais sans “l’Apocalypse” promise par les plus radicaux. Revivez ci-dessous heure par heure cette journée de mobilisation partout en France: de nombreuses heures et chiffres de garde à vue, de contrôles et d’interpellations se succèdent dans le récit journalistique. Le 1er mai 2019 s'annonce historique et témoigne d’un climat social tendu et dense.
En parallèle des cortèges syndicaux, des cortèges liés au Frexit et à d’autres causes circulaient dans Paris et en province, illustrant la multiplicité des revendications et des mobilisations le long de la journée. Le climat et Benalla, autres domaines de lutte. Des dispositifs policiers et des interdits ponctuels ont été mis en place pour prévenir les débordements et sécuriser les espaces publics.
Mercredi, Paris ne sera pas la seule ville teintée de jaune. Des manifestations et des rassemblements se déroulent en régions, avec des soutiens et des oppositions qui coexistent selon les lieux et les courants politiques présents sur le terrain.
