À partir de quel bonnet peut-on bénéficier d’une réduction mammaire ?

Il n’existe pas de bonnet universel à partir duquel une réduction mammaire serait automatiquement acceptée. Pour la prise en charge, le critère déterminant est généralement le volume retiré, et non le seul bonnet porté avant l’intervention : il faut retirer au minimum 300 g par sein. Seul le médecin-conseil peut apporter une réponse définitive dans le cadre d’une demande d’entente préalable.

Le bonnet ne suffit donc pas à déterminer les droits ni le résultat attendu. Le chirurgien évalue notamment le volume initial des seins, la morphologie, la taille, le poids, la ptôse, l’asymétrie éventuelle et les souhaits de la patiente, puis estime la quantité de tissu pouvant être retirée.

Le seuil de 300 g par sein

La réduction mammaire peut bénéficier d’un remboursement au près de la sécurité sociale et de votre assurance maladie complémentaire, si le poids retiré par sein est supérieur à 300g, c’est votre chirurgien qui en consultation pré-opératoire pourra estimé cela et ainsi décider d’une prise en charge.

Cette intervention est en partie prise en charge par la sécurité sociale, à condition de retirer au minimum 300 g par sein (environ 2 bonnets). Sinon il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, non remboursée, appelée mastopexie qui permet de lifter la poitrine sans retirer de volume.

L’intervention est prise en charge par la Sécurité Sociale. Il reste à la charge de la patiente les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste. Ces honoraires sont communiqués en consultation et un devis est remis à la patiente. Une partie de ces derniers peut être prise en charge par la mutuelle de la patiente.

Seul le médecin conseil peut apporter une réponse sur cette demande d’entente préalable. Pour le montant pris en charge, vous pouvez faire une demande de devis auprès du professionnel de santé.

Pourquoi le bonnet ne permet pas de savoir si les 300 g seront atteints

La taille d’un soutien-gorge associe deux mesures : le tour du dos, sous la poitrine, qui correspond au chiffre, et la profondeur du bonnet, qui correspond à la lettre. Deux femmes portant le même bonnet peuvent donc avoir des volumes mammaires différents selon leur tour de dos et leur morphologie.

Deux critères doivent être pris en compte afin de déterminer avec précision la taille du soutien-gorge le plus approprié, soit le tour du dos (sous la poitrine) qui correspond à un chiffre et la profondeur du bonnet (tour de dos moins tour de poitrine) qui correspond à une lettre.

BonnetDifférence entre le tour de poitrine et le tour de dos
A13 cm
B15 cm
C17 cm
D19 cm
E21 cm

Ces correspondances donnent des repères pour comprendre la taille d’un soutien-gorge, mais elles ne permettent pas de calculer précisément le poids de tissu qui sera retiré. Une réduction d’un bonnet E à C ou d’un bonnet D à C peut représenter une quantité différente selon le tour de dos, la répartition de la glande, la graisse et la peau, ainsi que la forme et la ptôse des seins.

La réduction mammaire consiste à retirer l’excès de tissu mammaire et de peau afin de remodeler les seins, pour obtenir une poitrine de volume plus petit, liftée, en harmonie avec la morphologie de la patiente.

Quel bonnet peut être considéré comme une hypertrophie mammaire ?

Les interventions chirurgicales de réduction mammaire visent dans la plupart des cas à résoudre un problème d’hypertrophie mammaire. Les femmes aux prises avec ce type de problème présentent un bonnet supérieur ou égal à E.

Une poitrine trop généreuse peut être source d’inconfort et de complexes : douleurs cervicales, gêne à l’habillement et à la pratique du sport, etc. L’excès de volume peut être constitutionnel, par un développement trop important des seins pendant la puberté, ou faire suite à une prise de poids ou des grossesses.

La réduction mammaire permet de diminuer le volume de la poitrine, corriger une ptose et d’une éventuelle asymétrie pour un résultat non seulement esthétique mais aussi fonctionnel avec un soulagement des douleurs liées à l’hypertrophie mammaire.

Cette chirurgie permet dans un même temps de corriger la ptôse mammaire (seins qui « tombent »), et une éventuelle asymétrie ou malformation mammaire (exemple : seins tubéreux).

Quel bonnet choisir après une réduction mammaire ?

La plupart des femmes souhaitent obtenir une poitrine plus petite, mais le bonnet final doit être défini avec le chirurgien plutôt qu’imposé uniquement à partir d’une lettre. Le choix dépend du bonnet initial, de la morphologie et des souhaits de la patiente.

Lorsqu’on envisage une réduction mammaire, nous allons en consultation pré-opératoire définir le volume souhaité. Le Docteur LASSERRE recommande pour les patients qui sont jeunes, qui n’ont pas eu encore d’enfants et qui peuvent avoir un léger surpoids, de viser un petit bonnet D, ce qui permettra avec les variations dans les années futures de ne pas descendre en dessous d’un bonnet C.

Chez une femme plus âgée, qui a déjà eu des grossesses, qui peut être en période de ménopause, de périménopause, on peut directement envisager un bonnet C.

En moyenne, la diminution est de 2 bonnets. Cependant, il est conseillé, surtout chez les femmes jeunes, de laisser un volume autour d’un bonnet C. En effet, l’évolution de la poitrine est imprévisible avec l’âge, les grossesses, les variations pondérales.

En moyenne, on propose une réduction équivalente à 2 tailles : passage d’un bonnet F à D par exemple ou de E à C. Mais toutes les situations sont différentes et c’est vraiment le dialogue avec le chirurgien qui doit permettre de déterminer le résultat attendu.

Pourquoi le bonnet C est souvent proposé

Les femmes qui doivent subir une intervention de réduction ou d’augmentation mammaire - qu’il s’agisse d’un choix de nature purement esthétique ou d’une chirurgie réparatrice - optent le plus souvent pour le bonnet C. C’est également le volume recommandé par la plupart des chirurgiens spécialisés en plastie mammaire.

Le bonnet C permet tout d’abord d’obtenir un galbe d’aspect esthétique. Il restreint en outre les risques d’affaissement secondaire de la poitrine suite à la chirurgie. Il garantit enfin un résultat pérenne.

L’obtention d’un bonnet B est aussi possible pour les femmes qui en font la demande, celles entre autres qui s’adonnent à un sport ou souffrent de dorsalgies plus importantes. Elles sont cependant dans ce cas prévenues que, comparativement à un bonnet C, le résultat d’un tel choix est un peu moins harmonieux.

Une réduction mammaire trop radicale pourrait entraîner un autre type de déséquilibre de la silhouette. Il faut donc avant tout créer une relation de confiance avec le chirurgien et être à l’écoute des conseils.

Comment le chirurgien définit le résultat

Le choix de la taille de bonnet est central ! Et dans cette démarche, votre chirurgien plasticien est votre partenaire de chaque instant et votre meilleur allié.

Dans un premier temps, il vous accompagne pour vous permettre d’avoir la juste perception de votre corps. Quand les complexes s’installent dans le temps, ils peuvent générer une perception erronée de la réalité corporelle.

La première consultation est essentielle pour prendre les bonnes décisions. Le chirurgien dispose des bons repères et de critères spécifiques pour vous proposer différentes tailles.

Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour le choix la taille :

  • Votre taille
  • Votre poids
  • Le volume initial de vos seins

Le chirurgien vous fera différentes propositions et prendra encore compte vos souhaits.

Il pourra vous présenter différentes simulations. Une réduction réussie est une intervention qui ouvre un nouveau chemin de vie où la patiente se réconcilie avec son corps.

Oui le Dr LASSERRE propose grâce au logiciel Crisalix® une simulation en 3D de votre réduction mammaire.

Réduction mammaire ou lifting de la poitrine ?

La réduction mammaire retire du volume et corrige généralement l’affaissement de la poitrine. Lorsque le problème principal est une ptôse avec un volume jugé acceptable, le chirurgien peut proposer un lifting mammaire, également appelé mastopexie.

Sinon il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, non remboursée, appelée mastopexie qui permet de lifter la poitrine sans retirer de volume.

Dans la situation décrite par une patiente de 40 ans mesurant 1,57 m, pesant 60 kg et portant un bon 95E, deux options peuvent être envisagées : remonter les seins pour faire un petit bonnet D, ou réduire chaque sein de 300g pour atteindre un grand bonnet B/petit C.

Une réduction mammaire peut donc être discutée même lorsque la poitrine paraît volumineuse en partie à cause d’une ptôse. La quantité réellement retirable doit toutefois être estimée par le chirurgien, puis soumise aux règles de prise en charge applicables.

Poids, grossesse et évolution du volume

Une réduction mammaire exige de bien se préparer. En effet, si vous avez l’intention de perdre du poids pour modifier plus globalement votre silhouette, il est préférable de le faire avant l’intervention.

Une perte de poids trop importante après la chirurgie pourrait impacter le résultat espéré. C’est un des aspects à aborder avec votre chirurgien.

La patiente doit avoir un poids stable.

Idéalement, elle doit se faire à un an minimum de la fin d’une grossesse ou d’un allaitement et à distance d’un nouveau projet de grossesse.

Une grossesse peut être envisagée à partir d’1 an post-opératoire. Il est également recommandé d’attendre 1 an après la dernière grossesse pour envisager une réduction mammaire.

La réduction mammaire permet de réduire le volume de la poitrine de manière définitive. Il existe quelques rares cas de récidives, c’est-à-dire, de ré augmentation du volume de la poitrine, mais cela est exceptionnel.

Dans les cas où la réduction mammaire serait trop importante, ou si vous perdez beaucoup de poids dans les années qui suivent une réduction mammaire, la question de la mise en place d’un implant pour augmenter le volume de la poitrine est possible.

Si vous avez déjà bénéficié d’une réduction mammaire et que votre poitrine a de nouveau augmentée de volume ou bien qu’elle s’est affaissée, il est toujours possible de refaire une réduction mammaire ou bien un lifting de la poitrine.

Âge et conditions générales

La réduction mammaire est possible dès la fin de la puberté, c’est-à-dire, à partir de 15-16 ans. Bien sûr, il faut l’accord parental pour cette chirurgie avant 18 ans.

Hormis certains rares cas d’hypertrophie mammaire majeure et juvénile, la chirurgie de réduction mammaire s’envisage après 17-18 ans.

La réduction mammaire peut être envisagée dès la fin de la puberté ou plus précocement (16 ans) lorsque la gêne est très importante.

Déroulement de l’intervention et suites

La réduction mammaire se déroule sous anesthésie générale et dure entre 2 et 3 heures selon l’importance de la réduction.

Une anesthésie générale est nécessaire et la durée de l’intervention n’excède pas 3h en principe.

Hospitalisation 1 à 2 nuits.

La sortie est le plus souvent envisagée le lendemain de l’intervention. Si le volume retiré est important, des drains pour évacuer les sérosités peuvent être mis en place pendant l’intervention et ôtés à la sortie.

Une période de convalescence d’environ 2 semaines selon votre activité professionnelle est recommandée.

Les premiers jours sont souvent marqués par l’apparition d’un oedème, d’ecchymoses et d’une sensation de tension au niveau de la poitrine, rapidement résolutifs. Des antalgiques adaptés vous seront prescrits par votre chirurgien. Ils peuvent être associés à de la glace à mettre au niveau de la poitrine.

Il est important de porter le soutien-gorge de contention pendant 8 semaines pour diminuer l’oedème post-opératoire et améliorer le résultat.

Durant les semaines qui suivent l’intervention, il faudra vous en défaire le moins possible, le jour comme la nuit !

Il faut patienter 3 mois après l’intervention pour avoir le résultat définitif au niveau du volume mammaire.

Après combien de temps puis-je reprendre le sport ? On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

La pratique de toutes activités physiques et sportives est déconseillée pendant 2 mois.

Cicatrices et évolution de la forme

La réduction mammaire nécessite des cicatrices autour du mamelon, une cicatrice verticale en dessous du mamelon et une cicatrice horizontale dans le pli en dessous du sein.

Les cicatrices sont situées autour de l’aréole, jusqu’au sillon sous mammaire et sous le sein le long du pli du sein.

Pour cela, le chirurgien doit réaliser trois cicatrices (en « ancre de marine » ou en T inversé) qui sont situées autour de l’aréole, verticale (entre l’aréole et le sillon) et dans le sillon sous mammaire.

Ces cicatrices sont indispensables, elles s’estompent dans le temps, il faut compter environ 1 an à 1an et demi pour qu’elles deviennent très discrètes.

L’aspect des cicatrices évolue pendant environ 1 an avec une phase inflammatoire de remodelage physiologique entre 3 et 6 mois après l’intervention.

Les cicatrices sont à protéger du soleil pendant 1 an par écran total SPF 50.

Sensibilité et allaitement

La sensibilité des aréoles est conservée dans la majorité des cas. Il peut exister, très rarement, le cas de patientes avec des hypertrophies mammaires majeures et des ptôses importantes, qui présentent une diminution voir une absence de sensibilité en post-opératoire.

Ceci peut être transitoire ou définitif.

La plupart des femmes peuvent allaiter si elles le souhaitent, peu importe la taille, la forme et la symétrie de leurs seins.

En cas de plastie mammaire de réduction, il n’est pas impossible d’allaiter pour les patientes, mais le geste peut rendre l’allaitement plus complexe, en particulier si la réduction mammaire a été importante.

Tout dépend du type de geste chirurgical réalisé.

Quand consulter après l’opération

Des douleurs, des tiraillements, une tension, des picotements, une hypersensibilité ou une diminution temporaire de la sensibilité peuvent être rapportés pendant la convalescence, mais leur évolution doit être évaluée par le chirurgien ou le médecin qui suit la patiente.

Si vous avez des sensations de brûlures, par prévention faites une mammographie pour vérifier qu il n y a pas un cancer du sein. Il existe des cancers intra canalaire qui ne sont pas détectables comme une boule mais se voit sur mammographie.

Je ne trouve personne qui ressent ce genre de sensation. Suis-je la seule ? Que me conseillez-vous ? Sachant que je n’ai pas eu de rendez-vous depuis mon opération.

Bonjour, Je me permets de vous écrire car ça fait 1an et 4 mois que je me suis faite opérer et je ne sens toujours pas mes mamelons est ce normal?

Bonjour, je me suis faite opérée il y a 4 semaines et je trouve que les seins son très ecarté et pas très souples je sais qu’ils vont s’assouplir mais vont ils se rapprocher un peu ?

Bonjour, merci pour votre témoignage très complet il m’a beaucoup aidé. J’ai été opéré ily a 3 semaines et je voudrais savoir à partir de quel moment les seins retrouvent une « consistance » de seins. Pour l’instant pour moi ils sont assez durs ce qui est normal.

Le forum de discussion ne remplace en aucun cas une consultation personnelle au cabinet du médecin.

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