Benalla crase 1er mai : rétrospective détaillée des affaires et des verdicts

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La salle 201 du tribunal judiciaire de Paris est tirée de sa torpeur, ce mercredi après-midi, par de courtes vidéos d’affrontements entre policiers et manifestants, sous un épais nuage de lacrymogènes, aux abords du Jardin des Plantes (Paris Ve). C’est pour comprendre le contexte, justifie l’assesseur, Edmond Brunaud, qui dirige les débats, en cette deuxième semaine du procès d’Alexandre Benalla et Vincent Crase. Jusqu’à ce vendredi, le tribunal correctionnel de Paris se penche sur les faits qui ont déclenché « l’affaire Benalla » : les violences du 1er mai 2018. Ce jeudi, au cinquième jour d’audience, il s’agit de disséquer le cas de Khélifa M., le tout premier manifestant à avoir été brutalement interpellé par les deux prévenus, au Jardin des Plantes, ce jour-là, vers 17 heures.

À la barre, Alexandre Benalla, qui a ressorti son costume marine et sa cravate mouchetée de rouge du premier jour, raconte « la grande confusion » qui régnait ce jour-là devant le Jardin des Plantes, où un black block s’était formé. Après avoir perdu leur « poisson pilote » de la préfecture de police, le major Philippe Mizerski, Benalla et Crase suivent des policiers de la Brigade d’information de la voie publique (BIVP), et pénètrent dans le parc. L'ancien chargé de mission de l'Elysée, Alexandre Benalla, a été condamné en appel ce vendredi, dans l'affaire du 1er-Mai 2018, à trois ans de prison dont un an ferme. Alexandre Benalla, au Palais de Justice de Paris, le 9 juin 2023. La peine de son ami Vincent Crase, jugé également, a elle aussi été confirmée en appel. Il écope d’une peine de deux ans avec sursis et dix années d’interdiction de port d’arme.

L'ex-proche du président Emmanuel Macron Alexandre Benalla a en outre été reconnu à nouveau coupable d'avoir frauduleusement usé de ses passeports diplomatiques après son licenciement, fabriqué un faux document pour obtenir un passeport de service et porté illégalement une arme en 2017. La cour d'appel a confirmé la peine de prison infligée par le tribunal correctionnel le 5 novembre 2021, ainsi que l'amende de 500 euros et les interdictions de porter une arme pendant 10 ans et d'exercer une fonction publique pendant 5 ans. En première instance, celui qui fut au coeur du dispositif de sécurité d'Emmanuel Macron avait été condamné à une peine de trois ans d'emprisonnement dont un an ferme sous bracelet électronique.

Alexandre Benalla a comparu une deuxième fois en juin au côté de son ami Vincent Crase, ancien employé de LREM (aujourd'hui Renaissance), pour ses agissements lors du 1er-Mai pour la Fête du travail, ainsi que pour une série de délits distincts. Aujourd'hui âgés respectivement de 32 et 50 ans, Alexandre Benalla et Vincent Crase étaient poursuivis pour avoir brutalisé au total cinq personnes dans le Quartier latin en marge de la manifestation parisienne, alors qu'ils n'assistaient au défilé que en tant qu’observateurs.

Un homme d’affaires français a été condamné jeudi 13 novembre par un tribunal azerbaïdjanais à douze ans de prison pour avoir accepté un pot-de-vin d’un oligarque russe dans une affaire dans laquelle est cité Alexandre Benalla, ancien proche d’Emmanuel Macron. L’ex-chargé de mission de l’Élysée Alexandre Benalla a été condamné définitivement à un an de prison ferme après le rejet de son pourvoi en cassation mercredi 26 juin. Alexandre Benalla a été condamné en appel vendredi 29 septembre à Paris à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, dans l’affaire des violences du 1er mai 2018.

Quatre ans et demi après les « violences du 1er mai », Alexandre Benalla devait être rejugé à partir de vendredi 27 janvier. Alexandre Benalla, chargé de mission de l’Élysée, est jugé à partir de lundi 13 septembre, à Paris. L’ancien conseiller du président est accusé de « violences volontaires » pour avoir molesté des manifestants en marge du défilé du 1er-Mai. Alexandre Benalla, ex-chargé de mission à l’Élysée, n’a pas fini de faire parler de lui tant les faits qui lui sont reprochés sont nombreux. Mis en cause dans l’affaire Benalla, le général Lionel Lavergne quitte la sécurité de l’Élysée. Le bureau du Sénat a décidé jeudi 21 mars de transmettre à la justice les cas d’Alexandre Benalla, de Vincent Crase et de trois conseillers de l’Élysée. Édouard Philippe a attaqué, jeudi 21 février les conclusions « incompréhensibles » et « injustes » de la commission d’enquête sénatoriale.

Après sept mois de feuilleton, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été placé en détention provisoire mardi 19 février pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire dans l’enquête sur les violences du 1er mai 2018. Sur la base d’un courrier de Matignon, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » après la diffusion des enregistrements d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase. EXPLICATION - La révélation du séjour à N’Djamena de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a suscité une passe d’armes entre l’intéressé et l’Élysée.

L’ex chargé de mission de l’Élysée a été entendu par la commission d’enquête du Sénat mercredi 19 septembre. La commission d’enquête du Sénat sur « l’affaire Benalla » a repris ses travaux, mercredi 12 septembre. La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire dite Benalla reprend ses travaux mercredi 12 septembre 2018. Le président et les ministres font leur rentrée mercredi 22 août. Le ministre de l’intérieur a publié une directive pour définir les règles de participation d’un élément extérieur aux forces de l’ordre. Pour Maxime Ait Kaki, l’affaire Benalla, premier scandale politique numérique en France, est symptomatique d’une évolution où l’avènement annoncé d’une « cyberdémocratie » traduit aussi une forme de désordre qui ne dit pas son nom.

Les deux motions de censures du gouvernement face à l’affaire Benalla n’ont pas été votées mardi 31 juillet par les députés. Les motions de censure déposées par les oppositions de droite ou de gauche ne seront pas adoptées mardi 31 juillet à l’Assemblée nationale. Vendredi 27 juillet, Alexandre Benalla a évoqué sur TF1 une « histoire banale ». Dans son rapport rendu le vendredi 27 juillet, l’IGPN estime qu’un haut gradé n’avait pas « évoqué » avec sa hiérarchie la présence d’Alexandre Benalla le 1er mai.

Une motion de censure contre le gouvernement venant des députés LR sera débattue à l’Assemblée nationale, mardi 31 juillet, le même jour que celle des députés de l’ensemble de la gauche qui ont, eux aussi, trouvé un accord pour déposer leur propre motion de censure. Filmé en train de molester des manifestants le 1er mai à Paris, l’ex-chargé de mission à l’Élysée a été mis en examen dimanche 22 juillet. Le premier ministre répondait mardi 24 juillet aux questions des députés. Alors que le chef de cabinet du président de la République est entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée, mardi 24 juillet, l’opposition réclame l’audition en personne du chef de l’État.

Auditionnés lundi 23 juillet à l’Assemblée nationale, le ministre de l’intérieur et le préfet de police ont tous deux rejeté leur responsabilité dans l’« affaire Benalla ». Depuis son déclenchement, certains observateurs qualifient l’affaire Benalla d’« affaire d’État ». Michel Delpuech, le préfet de police de Paris était entendu lundi 23 juillet par la commission d’enquête, tenue par l’ex-commission des lois, dans le cadre de l’affaire Benalla. Il a affirmé avoir découvert avec « surprise, étonnement, la présence » d’Alexandre Benalla, « dans la salle » de commandement de la préfecture, lors d’un point sur la manifestation du 1er mai, en présence de Gérard Collomb.

En marge de l’audition, lundi 23 juillet, du ministre de l’intérieur Gérard Collomb par la Commission des lois, une question juridique se pose : qui aurait dû saisir la justice du cas Benalla ? Le ministre de l’intérieur a été entendu par la Commission d’enquête parlementaire lundi 23 juillet. Il a expliqué être au courant des faits depuis le 2 mai. Se défendant de tout manquement personnel dans la gestion de la crise, Gérard Collomb a renvoyé la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron, indiquant que c’était à eux de saisir la justice. Le ministre de l’Intérieur sera auditionné, dans le cadre de l’affaire Benalla, lundi 23 juillet à l’Assemblée nationale et mardi 24 juillet au Sénat.

  1. Le 1er mai 2018, violentes interpellations et interventions d’observateurs dans le cadre du dispositif policier, déclenchement d’un scandale.
  2. Alexandre Benalla et Vincent Crase sont jugés pour violences en réunion et immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique.
  3. Différentes affaires associées (passeports, vidéosurveillance, arme, faux documents) mènent à des condamnations successives et des rejugements.

Schéma des intervenants et lieux clé de l’affaire Benalla

Les images de l'intervention musclée de Benalla au Jardin des Plantes à l'origine de la 2e enquête

Le point sur les peines: Benalla et Crase ont vu leurs condamnations confirmées en appel, Benalla à trois ans dont un ferme, Crase à deux ans avec sursis et interdiction de port d’arme pour dix ans. Ouverture d’un ensemble d’enquêtes liées à l’utilisation de passeports et à la diffusion d’images, ainsi que des procédures pour des violences en marge du 1er-Mai. Le dossier comprend également des éléments sur l’affaire des images de vidéosurveillance et le selfie publié ultérieurement, qui ont alimenté le contexte judiciaire et politique autour de l’affaire Benalla.

Les vidéos et les témoignages montrent Benalla et Crase agissant comme observateurs mais intervenant dans les interpellations, avec des gestes contestés et des échanges relatifs au brassard et à l’identification. Le procès et les procédures révèlent une série de responsabilités attribuées à des proches d’Emmanuel Macron et à des responsables policiers, dans un contexte où l’image du pouvoir était fortement scrutée après des enregistrements et des révélations médiatiques.

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