Bonne fête Bernadette : pourquoi la célèbre-t-on le 18 février ?

La saint Bernadette est célébrée chaque année le 18 février en hommage à sainte Bernadette Soubirous, célèbre pour ses apparitions mariales à Lourdes. Le 18 février, le Sanctuaire célèbre sainte Bernadette Soubirous.

La fête des Bernadette rend hommage à sainte Bernadette Soubirous, jeune fille à qui la Vierge Marie serait apparue en 1858 à Lourdes. Bernadette est devenue religieuse et a été canonisée en 1933 pour sa foi et son humilité.

Pourquoi fête-t-on sainte Bernadette le 18 février ?

Le 18 février correspond à la troisième apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, le 18 février 1858. À 6 heures du matin, Bernadette s’est munie d’une écritoire.

La Dame parle pour la première fois : « Ce que j’ai à vous dire, il n’est pas nécessaire de le mettre par écrit, mais voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours. » L’Apparition ajoute pour Bernadette ces paroles : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse dans ce monde, mais dans l’autre. »

La fête du 18 février correspond à la date où, selon la tradition catholique, la Vierge aurait promis à Bernadette : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre ».

Le 18 février et le 16 avril : deux dates importantes

Chaque année, le 18 février et le 16 avril, l’Église catholique honore Sainte Bernadette Soubirous, la jeune voyante de Lourdes à qui la Vierge Marie est apparue en 1858. Ces dates sont essentielles pour les fidèles et les pèlerins qui se réunissent pour prier et célébrer la vie humble et exemplaire de cette sainte française.

Quant au 16 avril, il marque l’anniversaire du décès de Bernadette en 1879 et est la date officielle de sa fête liturgique. Bernadette meurt à Nevers, le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans.

DateÉvénement
7 janvier 1844Naissance de Bernadette Soubirous à Lourdes
18 février 1858Troisième apparition et promesse de la Dame
11 février au 16 juillet 1858Dix-huit apparitions de la Vierge Marie
3 juin 1858Première Communion de Bernadette
4 juillet 1866Départ de Lourdes pour le couvent de Nevers
16 avril 1879Décès de Bernadette à Nevers
14 juin 1925Béatification de Bernadette
8 décembre 1933Canonisation par le pape Pie XI

Qui était Bernadette Soubirous ?

Bernadette Soubirous est née le 7 janvier 1844 à Lourdes, dans une famille modeste. Fille de Louise CASTEROT et François SOUBIROUS. Elle est l’aînée de 9 enfants dont 4 seulement vivront.

Les parents de Bernadette se sont choisis et se sont mariés parce qu’ils s’aimaient. Cet amour sera plus tenace que la misère et les aidera à toujours rester unis.

Jusqu’à la fin de sa vie, Bernadette sera sensible à cet amour familial. De ses parents, elle recevra le témoignage d’une vie où l’amour a la première place, d’une vie où l’on donne et se donne sans compter, d’une vie où la prière est régulière, simple et sincère.

Une enfance heureuse au Moulin de Boly

Durant les 10 premières années de sa vie, Bernadette vivra au Moulin de Boly que loue son père. Elle l’appellera « le moulin du Bonheur » car elle y a été très heureuse.

A sa naissance, l’avenir de Bernadette n’est pas si noir. Sa famille fait partie de cette classe intermédiaire des artisans et des commerçants, sans doute pas fortunée, mais qui connaît une certaine aisance.

Peu après sa naissance, Bernadette est envoyée pendant 18 mois chez une nourrice à Bartrès, Marie LAGÜES qui vient de perdre son petit Jean, car Louise s’étant brûlée la poitrine ne peut plus la nourrir.

La pauvreté et les épreuves familiales

A partir de 1854 les affaires vont mal. L’accident de François qui lui fait perdre un œil, sa générosité trop grande vis-à-vis de certains de ses clients, la concurrence avec les moulins industriels de la région, la sécheresse de 1856 qui oblige l’état à une distribution de farine, la gestion parfois un peu hasardeuse de ses comptes, les emprunts qu’il ne peut plus rembourser et qui obligent à vendre les meubles, l’errance de domicile en domicile, chaque fois moins cher, chaque fois plus petit (11 fois en 4 ans !), conduisent François et sa famille à une longue dégringolade sociale comme bien des familles aujourd’hui la connaissent.

C’est ainsi que se retrouvant à la rue en mai 1856, François, Louise et leurs 4 enfants, sont recueillis par le cousin André SAJOUS, rue des Petits-Fossés, qui leur laisse l’accès à une pièce délabrée de 16 m2 au rez-de-chaussée de sa maison, comprenant tout juste une cheminée et un petit évier.

Les fenêtres donnaient sur une petite cour intérieure où s’accumulait le fumier. Il s’agissait d’une ancienne prison désaffectée appelée « le Cachot », « ce bouge infâme et sombre où aucun être humain ne pourrait habiter », selon les mots mêmes du commissaire Jacomet.

Une jeune fille courageuse malgré la maladie

Dans ce contexte et malgré sa santé précaire, (Bernadette souffrait d’asthme suite à un choléra qui avait sévi dans la région quelques années auparavant), Bernadette, gaie, espiègle, de caractère bien trempé, à l’humour communicatif, à la volonté déterminée, entend ne pas rester à ne rien faire et cherche à se rendre utile.

Elle garde ses frères et sœur pendant que Louise lave le linge des autres, parfois elle travaille comme serveuse dans le café de sa tante Bernarde, elle va chercher du bois mort sur le bord du Gave pour faire du feu et recherche des os à vendre pour obtenir quelques piécettes afin d’acheter éventuellement un peu de pain.

Entre son rôle d’aînée qui doit assumer la maison et ses problèmes de santé, plus question pour elle d’aller régulièrement à l’école. A 14 ans, Bernadette fait partie des 50 % d’enfants qui en France ne savent ni lire ni écrire.

Elle ne connaît pas le français, ne parle que le patois bigourdan et ne peut donc pas faire sa première communion. En effet pour pouvoir faire sa Première Communion, il fallait, au catéchisme, réussir un examen de questions-réponses en français, langue dans laquelle était dispensé le catéchisme.

Il lui faut donc renoncer à ce désir si profond.

Les dix-huit apparitions de Lourdes en 1858

C’est pourtant bien cette soif de faire sa Première Communion qui, en janvier 1858, va pousser Bernadette à quitter Bartrès où elle vient de passer 6 mois pour se refaire une santé et rendre service à sa nourrice en gardant les moutons.

Elle sait qu’elle va retrouver le froid et l’humidité du Cachot ainsi que ses crises d’asthme, mais c’est là dans ce quotidien bien banal et ordinaire, que va surgir l’inattendu dans la vie de Bernadette.

11 février : la première apparition

Le jeudi 11 février, accompagnée de sa soeur et d’une amie, Bernadette se rend à Massabielle, le long du Gave, pour ramasser des os et du bois mort.

Enlevant ses bas pour traverser le ruisseau, elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la Grotte : « j’aperçus une Dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied.

« Elle fait le signe de la Croix et récite le chapelet avec la Dame qui ne dit mot. La prière terminée, la Dame disparaît brusquement.

14 février : le signe de l’eau bénite

Le dimanche 14, Bernadette retourne à la Grotte ; après la première dizaine de chapelet, elle voit apparaître la même Dame.

Elle lui jette de l’eau bénite en adjurant « si elle vient de la part de Dieu de rester, sinon de s’en aller ». La Dame sourit et incline la tête.

La prière du chapelet terminée, elle disparaît…

18 février : la promesse et la demande de quinze jours

Le jeudi 18 février, accompagnée de deux personnes, Bernadette tend à la Dame un écritoire et une plume pour qu’elle y inscrive son nom.

Pour toute réponse la Dame « s’est mise à rire ». Elle dit à Bernadette : « Je ne vous promets pas d’être heureuse en ce monde mais dans l’autre » puis elle lui demande : « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? ».

19 et 20 février : le cierge et la prière personnelle

Le vendredi 19, l’apparition est brève et silencieuse. Bernadette vient à la Grotte avec un cierge béni et allumé.

C’est de ce geste qu’est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte. Le samedi 20 février, l’apparition se fait dans le silence.

La Dame apprend à Bernadette une prière personnelle.

21 au 24 février : le message de pénitence

Le dimanche 21, la foule est de plus en plus nombreuse à suivre Bernadette. Le mardi 23 février, la Dame lui révèle un secret « rien que pour elle. »

Le mercredi 24 février, le message de la Dame demande : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! »

25 février : la source de Lourdes

Le jeudi 25 février, Bernadette raconte :« Elle me dit d’aller boire à la source… Je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse. Au 4ème essai, je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m’en allai. »

Devant la foule qui lui demande : « Sais-tu qu’on te croit folle de faire des choses pareilles ? »Elle répond seulement : « C’est pour les pécheurs. »

Le samedi 27 février, l’Apparition est silencieuse. Bernadette boit l’eau de la source et accomplit les gestes habituels de pénitence… la foule aussi.

Le dimanche 28 février, Bernadette prie, baise la terre et rampe sur les genoux en signe de pénitence. Elle est ensuite emmenée chez le juge qui la menace de prison.

Mais comme dira le juge au commissaire après cet interrogatoire infructueux :« Que voulez-vous y faire ? Nous n’avons rien à y mordre avec elle. »

1er mars : le premier miracle de Lourdes

Le lundi 1er mars, dans la nuit, Catherine Latapie, se rend à la Grotte, trempe son bras déboîté dans l’eau de la Source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse.

C’est le premier miracle de Lourdes.

2 mars : la demande d’une chapelle

Le mardi 2 mars, la Dame confie un message à Bernadette : « Allez dire aux prêtres qu’on construise ici une chapelle et qu’on y vienne en procession ».

Elle court trouver Monsieur le Curé Peyramale au presbytère, accompagnée de deux tantes car elle le craint un peu. « Si la Dame veut une chapelle qu’elle fasse fleurir l’églantier qui est à la Grotte ! » lui dit-il.

Bernadette, elle, se rassure : « j’ai fait ma commission ! ».

3 et 4 mars : le silence de la Dame

Le mercredi 3 mars, elle se rend à la Grotte et redemande son nom à la Dame. La réponse est encore un sourire.

Le jeudi 4 mars, le silence de Bernadette est respecté. Elle entraîne, sans rien dire, hommes et femmes dans sa prière et la Grotte se transforme en école de prière.

La maîtresse d’école est la sainte Vierge mais tous n’ont qu’à regarder sa meilleure élève, Bernadette, pour se laisser instruire.

25 mars : « Je suis l’Immaculée Conception »

Pendant 20 jours, Bernadette ne va plus se rendre à la Grotte, elle n’en ressent plus l’irrésistible invitation.

Le jeudi 25 mars, la vision révèle enfin son nom. Bernadette raconte :« Elle leva les yeux aux ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit : ‘Que soy era immaculada councepciou » (« Je suis l’Immaculée Conception »).

Elle court alors chez le Curé Peyramale, et répète sans cesse , sur le chemin, ces mots qu’elle ne comprend pas. Elle ignorait cette expression théologique qui désigne la sainte Vierge.

Quatre ans plus tôt, en 1854, le Pape Pie IX en avait fait une vérité de la foi catholique (un dogme).

7 avril : la flamme du cierge

Le mercredi 7 avril, pendant cette apparition, Bernadette tient son cierge allumé. La flamme entoure longuement sa main gauche sans la brûler.

Ce fait est immédiatement constaté par un médecin présent dans la foule.

16 juillet : la dernière apparition

Le jeudi 16 juillet, Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais son accès est interdit : elle est fermée par une palissade.

Elle se rend donc en face, de l’autre côté du Gave. « Il me semblait que j’étais devant la Grotte, à la même distance que les autres fois, je voyais seulement la Vierge, jamais je ne l’ai vue aussi belle ! »

Ce sera la dernière apparition.

Grotte de Massabielle à Lourdes

La Première Communion de Bernadette

Par ces 18 rencontres Bernadette découvre peu à peu que sa vie est précieuse, qu’elle a du poids et qu’elle compte aux yeux de Dieu. Elle fait l’expérience de la rencontre avec un Dieu plein de tendresse, un Dieu qui s’intéresse à ceux que le monde exclut.

Bernadette avait soif de cette connaissance du Père, puisqu’elle avait demandé à ses parents de faire sa Première Communion. Quand elle était à Bartrès durant l’été et l’automne 1857, son ancienne nourrice était sensée lui apprendre le catéchisme.

Il semble que ses talents pédagogiques aient été assez faibles car elle n’arrive pas à lui faire apprendre la moindre bribe de catéchisme. Bernadette arrive donc à persuader ses parents de revenir à Lourdes, ce qu’elle fait début janvier.

Elle commence à fréquenter la dernière classe, chez les sœurs, pour les filles indigentes. A dire vrai, ses progrès en catéchisme sont quasi nuls.

Mais le curé Peyramale est obligé de se rendre à l’évidence : « cette enfant est instruite par la Vierge elle-même. »Bernadette fait donc sa Première Communion le 3 juin 1858, c’est-à-dire avant la dernière apparition, le 16 juillet).

Après les apparitions : la pression et les interrogatoires

Pendant deux années elle va vivre au Cachot, mais elle doit répondre aux visiteurs, chez elle, au presbytère ou à l’hospice.

Sœur Victorine raconte l’une de ces visites à l’hospice : « Je l’ai vue pleurer à la porte, quand il y avait vingt personnes ou trente ou quarante dans le salon qui l’attendaient. De grosses larmes venaient. Je lui disais : courage ! Elle essuyait ses yeux, entrait, faisait des saluts gracieux et répondait. Après quoi elle revenait à ses jeux ou à son travail comme si de rien n’était. »

Toute sa vie à Lourdes, à l’hospice et à Nevers ensuite, elle vit vraiment comme une épreuve cette curiosité, ce harcèlement.

Elle va devoir aussi répondre aux interrogatoires, d’abord des autorités civiles, puis succèdent très vite les interrogatoires des autorités ecclésiastiques qui doivent se prononcer sur l’authenticité des apparitions.

Le 18 janvier 1862,Mgr Laurence promulguera le mandement reconnaissant les apparitions.

De Lourdes à Nevers : le choix de la vie religieuse

En juillet 1860, elle entre à l’hospice des sœurs de la Charité de Nevers comme pensionnaire, dans la classe des indigents.

Les sœurs y soignaient les malades qui n’avaient aucune ressource et dont personne ne voulait s’occuper. Elles faisaient également la classe aux petites filles pauvres de Lourdes afin de leur donner une éducation primaire.

C’est là que Bernadette est arrivée comme externe en janvier 1858 après son retour de Bartrès pour commencer à lire et à écrire et préparer sa Première Communion. On sait que sa présence y fut très irrégulière.

La date du 15 juillet 1860 ouvre pour Bernadette une nouvelle étape dans sa vie. Pour la première fois en effet, elle va faire une année scolaire normale, non sans peine, elle a 16 ans ½ et n’a pas été formée à ce type d’efforts.

L’apprentissage est rude. Pour ce qui concerne l’écriture : après l’époque des traits et des bâtons, vint le moment de former des lettres et d’écrire des mots.

Ne nous étonnons pas que le premier mot choisi par Bernadette est celui de Marie C’est à cette période qu’elle écrit elle-même le récit des apparitions en trois phases, la première correspondant aux apparitions silencieuses, la seconde commençant le 18 février et couvrant la quinzaine au cours de laquelle elle signale la découverte de l’eau et la demande de la chapelle, la troisième se rapportant au 25 mars, jour où la Dame donne son nom, cette dernière apparition étant pour Bernadette la signature du message.

Pour ce qui concerne l’oral : elle oublie tout au fur et à mesure. Le catéchisme n’avait pas plus de chance que les autres matières scolaires.

Elle devait le trouver bien insipide après ce qu’elle avait vécu. Bernadette dit : « Je n’apprendrai jamais rien. Il faudrait que vous m’enfonciez le livre dans la tête. »

En fait, Bernadette est plus à l’aise dans les travaux manuels. Bernadette aime aussi beaucoup s’occuper des plus petites : « En récréation c’est un boute-en-train, toujours gaie, elle anime la ronde des petites classes, quoique vite essoufflée ».

Le service des malades et le départ pour Nevers

Elle s’interroge avec sérieux sur les possibilités de réalisation de son désir de consacrer sa vie à Dieu et se heurte à deux obstacles : sa santé et sa pauvreté.

D’un part, les crises d’asthme se succèdent et la tiennent souvent alitée. D’autre part, il n’est pas question de demander une dot à sa famille, ce qui était une pratique courante à l’époque pour entrer dans une congrégation.

En 1863, les sœurs de l’Hospice proposent à Bernadette de soigner les malades. C’est pour elle une expérience décisive qui lui révèle son désir de suivre le Christ en servant ses frères pauvres et souffrants.

« J’aime beaucoup les pauvres. J’aime soigner les malades ; je resterai chez les sœurs de Nevers. On m’a donné un malade à soigner ; quand je suis bien, personne ne s’en occupe, que moi. Je resterai chez elles. »

En avril 1866, Bernadette écrit sa lettre de demande d’admission pour commencer le noviciat. Mais son départ à Nevers est retardé.

Mgr Laurence lui demande d’attendre l’inauguration de la Crypte qui doit avoir lieu à la Pentecôte 1866.

Le matin du 4 juillet 1866, avec deux autres jeunes filles Bernadette quitte Lourdes, sa famille et sa chère grotte, pour un voyage en chemin de fer de quatre jours, par Tarbes, Bordeaux, et Périgueux.

Huit ans séparent les Apparitions et le départ pour Nevers.

Le chemin de sainteté de Bernadette

Bernadette quitte Lourdes le 4 juillet 1866 pour le couvent de Nevers. Cette décision a été prise pour les protéger de la curiosité, elle-même et la congrégation.

Alors que Justine Laguës, 13 ans, la fille de sa nourrice à Bartrès, lui demande si cela ne l’ennuie pas de partir de Lourdes, Bernadette a cette réponse toute simple : « Pour le peu de temps que nous sommes en ce monde, il faut le bien employer. »

Et c’est exactement ce qu’elle fera. Elle ne parlera pas de Lourdes, elle en vivra.

« Vous devez être la première à vivre le message », lui dit le Père Douce, son confesseur. Et, de fait, après avoir été aide-infirmière, elle entre peu à peu dans l’état de malade.

Elle en fera « son emploi », acceptant dans un acte d’amour parfait toutes les croix, pour les pécheurs.

Bernadette Soubirous a 14 ans quand elle déclare assister du 11 février au 16 juillet 1858 à dix-huit apparitions de la Vierge Marie, la Mère de Jésus-Christ, l’« Immaculée Conception ».

La petite bergère est à l’origine du pèlerinage de Lourdes, en Bigorre, au coeur des Pyrénées. Entrée au couvent, la jeune femme y meurt à 35 ans, le 16 avril 1879, sans jamais se départir de sa simplicité et de son équilibre.

Béatification, canonisation et mémoire de la sainte

Sa sainteté est reconnue par l’Église, et elle est canonisée le 8 décembre 1933 par le pape Pie XI.

L’Église l’a proclamée sainte le 8 décembre 1933, non pour avoir été favorisée des apparitions, mais pour la manière dont elle y a répondu.

Bernadette a été béatifiée le 14 juin 1925, le corps intact de Bernadette repose dans la chapelle à l’Espace Bernadette Soubirous à Nevers, France.

À Nevers, où repose son corps miraculeusement préservé, des offices religieux et des veillées de prière sont tenus dans le couvent Saint-Gildard, où elle a vécu en tant que religieuse.

Les célébrations de la fête de sainte Bernadette

La fête de Sainte Bernadette est célébrée avec ferveur à Lourdes et dans d’autres lieux de pèlerinage consacrés à la sainte.

À Lourdes, des messes spéciales sont organisées dans la basilique qui porte son nom, ainsi que dans la grotte de Massabielle.

Les pèlerins viennent prier devant sa statue, allumer des cierges et se recueillir pour demander son intercession. Une procession aux flambeaux est souvent organisée en son honneur, rappelant son rôle de témoin des apparitions mariales.

Le vendredi 19, l’apparition est brève et silencieuse. Bernadette vient à la Grotte avec un cierge béni et allumé. C’est de ce geste qu’est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

Programme de la célébration du 18 février à Lourdes

  • Lundi 17 février : 20 h : Procession de la porte Saint-Michel à la Grotte suivie du chapelet aux flambeaux en présence des reliques de sainte Bernadette
  • Mardi 18 février : 11 h 15 : Messe à la basilique Notre-Dame du Rosaire.
  • Mardi 18 février : 14 h 30 : Les pas de Bernadette
  • Mardi 18 février : 15 h 30 : Chapelet à la Grotte des apparitions
  • Mardi 18 février : 20 h 30 : Chapelet aux flambeaux à la Grotte

À Nevers, où repose son corps miraculeusement préservé, des offices religieux et des veillées de prière sont tenus dans le couvent Saint-Gildard, où elle a vécu en tant que religieuse.

La signification spirituelle de cette fête

La Fête de Sainte Bernadette est bien plus qu’une simple commémoration : elle rappelle aux croyants l’importance de l’humilité, de la foi et du service aux autres.

Bernadette, malgré son jeune âge et son manque d’éducation, a su rester fidèle au message de la Vierge et a accepté les souffrances de sa vie avec courage et résignation.

Son exemple inspire aujourd’hui encore de nombreux fidèles, en particulier les personnes malades et les plus démunis.

Par ces 18 rencontres Bernadette découvre peu à peu que sa vie est précieuse, qu’elle a du poids et qu’elle compte aux yeux de Dieu. Elle fait l’expérience de la rencontre avec un Dieu plein de tendresse, un Dieu qui s’intéresse à ceux que le monde exclut.

L’Église l’a proclamée sainte le 8 décembre 1933, non pour avoir été favorisée des apparitions, mais pour la manière dont elle y a répondu.

Lourdes, un lieu d’espérance et de prière

Lourdes est devenu un lieu de pèlerinage mondialement connu, attirant chaque année des millions de pèlerins en quête de guérison, de réconfort et de spiritualité.

À Lourdes, le Sanctuaire célèbre sainte Bernadette Soubirous. Née à Lourdes en 1844 dans une famille très pauvre.

A l’âge de 14 ans, elle est privilégiée de 18 apparitions de la Vierge Marie, qui sont à l’origine du pèlerinage à Lourdes.

Devenue Sœur de la Charité, à Nevers, elle y meurt le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans.

La signification du prénom Bernadette

Le prénom Bernadette est d’origine germanique et signifie « force de l’ours ». Il évoque la ténacité, la douceur et la générosité.

Le 18 février, nous fêtons les Bernadette, Marie-Bernard et Nadine en l'honneur de Sainte Bernadette Soubirous, à qui la Sainte Vierge serait apparue 18 fois entre février et juillet 1858 à Lourdes dans les grottes de Massiabelle.

Messages pour souhaiter une bonne fête à Bernadette

Textes classiques

  • Bernadette, en ce jour spécial, je te souhaite une merveilleuse journée remplie de joie et de bonheur !
  • Bonne fête Bernadette ! Que cette journée soit aussi belle et lumineuse que ton sourire.

Souhaiter une bonne fête avec humour

  • Joyeuse fête Bernadette ! Un prénom si doux et mélodieux méritait bien une journée en ton honneur… Profite bien !
  • Bonne fête Bernadette ! Ne t’inquiète pas, je n’ai pas oublié… J’ai juste attendu le bon moment pour te le rappeler avec un grand sourire !

Dire bonne fête comme un poète

  • Bernadette, douce et enjouée, en ce jour je veux te souhaiter, une fête remplie de clarté, de bonheur et d’amitié.
  • Bonne fête Bernadette, que cette journée te soit tendre et radieuse, à ton image.

Souhaiter une bonne fête avec des rimes

  • Bernadette, en cette belle fête, que le bonheur dans ton cœur s’apprête !
  • Bonne fête Bernadette, que ta joie aujourd’hui soit parfaite !
  • Bonne fête Bernadette, sous les étoiles qui scintillent et reflètent !

Prière à sainte Bernadette

Ô Sainte Bernadette, Qui simple et pure enfant, avez dix-huit fois, A Lourdes, contemplé la beauté et Reçu les confidences de l’Immaculée et Qui avez voulu ensuite vous cacher Dans le Cloître de Nevers et Vous y consumer en hostie pour les pécheurs Obtenez-nous cet esprit de pureté, De simplicité et de mortification Qui nous conduira nous aussi à la vision de Dieu Et de Marie au Ciel.

Ainsi soit-il. Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous !

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