Bonne fête sur ma terrasse avec son étoile filante

Une étoile filante est une traînée lumineuse produite lorsqu’une poussière ou un petit caillou pénètre dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse et s’échauffe au contact de l’air. Lorsqu’elle est particulièrement brillante, colorée ou durable, il s’agit probablement d’un bolide, c’est-à-dire d’un météore plus lumineux que la planète Vénus.

Un météore peut parfois sembler se diviser en plusieurs fragments lumineux avant de disparaître. Une étoile filante qui « se casse en deux », produit plusieurs morceaux incandescents et présente des couleurs jaunes, rouges ou orangées peut donc correspondre à la fragmentation d’un météoroïde dans l’atmosphère, même si un feu d’artifice reste une autre possibilité à envisager selon la trajectoire, la durée, la hauteur apparente et la présence éventuelle de bruit.

Une observation spectaculaire depuis une terrasse

Samedi soir dernier, je sort le téléscope vers 00h00 pendant une rare éclaircie nocturne. En observant vers le lion à l'oeil nu pour chercher ce que je vais regarder, j'observe une étoile filante, enfin celles qu'on peut voir par dizaine quand on est dehors a regarder le ciel, disons une trainée filante.

Puis je recois un coup de téléphone (détail finalement de faible importance) de 5 min, pendant lequel j'observe une nouvelle "trainée filante" toujours dans la zone du lion. En discutant, je fais les 100 pas et en me retournant, sous la grande ourse, une vraie étoile filante, bien colorée de jaune et de rouge avec une intensité autrement plus importante que les 2 trainées précédentes.

L'objet de l'ouverture de ce post, c'est qu'avant de disparaitre, elle s'est décomposée en 2 et ca je ne l'avais jamais vu. En fait c'est comme si elle s'était cassée en 2et j'avais donc 2 trainées jaune / rouge très proche l'une de l'autre certes, mais séparées.

Et au moment de la "cassure" ca m'a fait un peu la sensation d'un feu d'artifice retombant du ciel c'est à dire qu'il y avait plusieurs morceaux incandescents éclatant de l'étoile filante et s'éteignant aussitôt.

Bolide fragmentant dans atmosphère nocturne

Donc en gros, ma question c'est : est ce possible ? Avez vous déjà observé un tel phénomène parce que je me demande même si ce n'était pas un tir de feu d'artifice au final.

Mais il était quand même 00h30 et si c'était un feu d'artifice, alors il a été tiré de très peu loin de chez moi par rapport à la taille de l'objet que j'ai observé. Et puis aucun bruit de pétard non plus.

Ce qui renforce ce doute, c'est que vers 22h30, mon chien aboyait dans la maison et quand je suis sorti, j'ai entendu des pétards au loin, mais cela n'a guère duré plus de 5 minutes. Un pétard qui restait dans le stock ?

Merci de me dire ce que vous en pensez et si une cassure d'étoile filante est envisageable (et je serais alors bien content de cette rencontre fortuite).

Pourquoi une étoile filante peut-elle se fragmenter ?

Le terme « étoile filante » est le nom populaire de ce phénomène moins romantiquement appelé météore. Il ne s’agit pas d’étoiles mais des traînées lumineuses laissées par des poussières ou des petits cailloux (de la taille d’un grain de sable).

En revanche, on peut assurément dire que ces particules sont filantes : elles voyagent à environ 30 kilomètres par seconde. Elles mettraient moins d'une seconde pour traverser Paris !

Ainsi, lorsqu’elles atteignent l’atmosphère de la Terre, elles s’échauffent à cause du frottement des molécules de l’air. Cela génère un gaz très chaud et lumineux qu’on appelle plasma.

C’est ce plasma qui laisse une trainée lumineuse visible dans le ciel, appelée donc météore ou étoile filante. Les plus petits grains disparaissent très rapidement, vers 80 km d’altitude.

Les plus gros en revanche, de la taille d’une noisette, ne sont pas totalement détruits lors de la traversée de l’atmosphère. Ils peuvent atteindre la surface. Ils prennent alors le nom de météorites.

Un corps entrant dans l’atmosphère peut être irrégulier, fragile ou soumis à de fortes contraintes. Sa surface peut se détacher progressivement, tandis que des morceaux plus importants se séparent en cours de trajectoire. Pour l’observateur, cette fragmentation peut donner l’impression que la traînée se divise soudainement en deux ou en plusieurs branches.

Les éclats lumineux aperçus au moment de la « cassure » peuvent correspondre à des fragments qui continuent brièvement leur propre trajectoire avant de s’éteindre. Ce phénomène peut effectivement rappeler les retombées lumineuses d’un feu d’artifice.

Selon les scientifiques, il en tombe chaque année 5 200 tonnes (l’équivalent de près de 300 conteneurs maritimes).

La différence entre météoroïde, météore, bolide et météorite

TermeSignification
MétéoroïdeNom générique donné aux petits corps du Système solaire, qui font quelques millimètres voire quelques fractions de millimètres.
MétéoreTraînée lumineuse produite par un corps qui traverse l’atmosphère terrestre.
BolideNom donné aux météores très brillants (plus que la planète Vénus).
MétéoriteFragment qui atteint la surface terrestre après avoir traversé l’atmosphère.

Le saviez-vous ? « Bolide » est le nom donné aux météores très brillants (plus que la planète Vénus).

Quant aux grains et poussières, on les appelle parfois des météoroïdes, nom générique donné aux petits corps du Système solaire, qui font quelques millimètres voire quelques fractions de millimètres.

Que signifient les couleurs jaune, rouge, verte ou orange ?

La couleur d’un météore dépend de plusieurs éléments, notamment de la température, de la composition du corps qui se consume et des gaz de l’atmosphère excités par son passage.

Une observation de couleur verte, orange, jaune ou rouge peut donc être compatible avec un météore particulièrement brillant. La perception de la couleur est également influencée par l’intensité du phénomène, son contraste avec le ciel nocturne et la durée très brève de l’observation.

Bonjour,j'ai vu soit une énorme étoile filante verte ou une comète le 13 mars 2014 entre 22h et 22h05 dans la drôme au dessus de romans sur isère. Je l'ai vue passer horizontalement dans le ciel à une distance pas trés haute au dessus de romans sur isère,et se dirigeant vers valence.Visible pendant 2 secondes,elle était de couleur vert clair et un peu orange autour,avec une queue un peu longue blanche.

Était-ce une fusée d'artifice tirée par des gens?Une comète?Ou grosse étoile filante?

Il s'agissait d'un bolide, c'est-à-dire une étoile filante plus brillante que la moyenne, mais pas d'une comète.

Pourquoi ce n’était probablement pas une comète

Les comètes sont des petits corps glacés du système solaire d’orbite fortement excentrique, elles ont une longue traînée lumineuse à l’approche du périhélie.

Une comète ne traverse généralement pas le ciel en quelques secondes sous la forme d’un point très lumineux suivi d’une queue brève. L’impression d’un déplacement rapide, la durée de quelques secondes et la fragmentation lumineuse décrite correspondent davantage à un météore ou à un bolide.

Les étoiles filantes désignent les traînées lumineuses laissées dans le ciel nocturne par des météorites, plus particulièrement lors de pluies annuelles.

Les poussières de comètes à l’origine des étoiles filantes

Mais d’où proviennent ces petits corps ? Il s’agit en fait de résidus de comètes. En effet, une comète, constituée de roches et de glaces, perd une partie de sa matière, sous forme de poussières, lorsque la chaleur du Soleil transforme ses glaces en gaz.

Ce sont ces poussières éjectées du noyau de la comète qui deviennent des étoiles filantes, lorsqu’elles se retrouvent dans notre atmosphère. Les poussières relâchées par une comète restent pour la plupart le long de son orbite.

Si celle-ci croise l’orbite de la Terre, cela provoque une véritable pluie d’étoiles filantes (ou essaim) dans notre ciel. Ainsi, la Terre croise et recroise ces traînées de poussières laissées par les comètes, alors que la planète se trouve au même endroit dans sa boucle autour du Soleil.

Soit au même moment de l’année. C’est pourquoi certaines pluies d’étoiles filantes se produisent chaque année à peu près à la même période.

Les Perséides par exemples, qui sont les poussières de la comète Swift-Tuttle, croisent la trajectoire de la Terre tous les ans, autour du 11 août.

Origine cométaire des pluies météoriques

Le rôle du radiant et de la direction apparente

Lors d’une pluie de météoroïdes, ceux-ci suivent tous la même trajectoire, celle de l’orbite de la comète dont ils sont issus. Ils semblent donc tous venir d’un même point dans le ciel, le radiant.

C’est ce qui donne son nom à l’essaim : depuis l’hémisphère nord par exemple, les Perséides semblent provenir d’un point situé dans la constellation de Persée ! Autre exemple : l’essaim des Géminides semblant sortir de la constellation des Gémeaux.

Le fait que plusieurs traînées apparaissent dans une même région du ciel ne signifie donc pas nécessairement qu’elles sont proches de l’observateur. Leur point de départ apparent peut simplement être lié à la perspective et à la trajectoire commune des particules.

Dans une observation isolée, la présence de plusieurs météores dans la région du Lion ou sous la Grande Ourse ne permet pas, à elle seule, de déterminer leur origine exacte.

Comment distinguer un bolide d’un feu d’artifice ?

Un feu d’artifice est généralement associé à une source terrestre identifiable, à une montée ou une trajectoire relativement régulière, puis à une explosion ou à une retombée de plusieurs points lumineux. Un bolide, lui, traverse souvent le ciel en ligne ou en arc très rapide, avec une traînée continue, avant de s’éteindre ou de se fragmenter.

L’absence de bruit ne permet pas d’exclure complètement un feu d’artifice, car le son peut être retardé, atténué par la distance ou masqué par l’environnement. Cependant, un phénomène très rapide, très haut, sans détonation perceptible et accompagné d’une traînée colorée est compatible avec un bolide.

La durée constitue aussi un indice important. Un météore ne dure le plus souvent qu’une fraction de seconde. Un bolide peut toutefois rester visible pendant plusieurs secondes, notamment lorsqu’un gros morceau de roche se consume et émet une très vive lumière.

Si les fragments ont suivi la même direction que la traînée principale, sans dispersion symétrique comparable à l’explosion d’un feu d’artifice, l’hypothèse d’une fragmentation atmosphérique devient particulièrement crédible.

À l’inverse, une explosion stationnaire, des gerbes qui retombent verticalement, plusieurs couleurs organisées autour d’un point fixe ou une série de détonations orientent davantage vers un feu d’artifice.

Des bolides observables hors des grandes pluies

Il faut être chanceux pour apercevoir le phénomène par hasard car une étoile filante ne dure le plus souvent qu’une fraction de seconde.

Mais des pluies d’étoiles filantes, il y en a toute l’année. On en compte plusieurs dizaines : les Léonides (poussières de la comète Tempel-Tuttle) en novembre, les Orionides en octobre (débris de la comète de Halley), ou encore les Lyrides en avril (associés à la comète C/1861 G1 Thatcher).

Une observation isolée n’a pas besoin de se produire pendant une pluie connue pour être réelle. Des météoroïdes circulent en permanence dans l’espace proche de la Terre, et certains peuvent produire un bolide exceptionnel sans appartenir à un essaim particulièrement actif.

Les étoiles filantes nous émerveillent depuis des millénaires, filant comme des bolides dans le ciel.

Observer les étoiles filantes dans de bonnes conditions

Pour observer des étoiles filantes, mieux vaut attendre la pluie ! Une pluie d’étoiles filantes ! En France, chaque année, les Perséides sont l’occasion idéale : cet essaim est riche en météoroïdes (ce qui signifie donc potentiellement plus d’étoiles filantes à apercevoir) et se produit au mois d’août, quand les nuits sont plus longues et les températures plus clémentes.

Et que l’on peut se coucher tard car ce sont les vacances ! Ensuite, pour apercevoir une étoile filante, il faut essayer de ne pas quitter le ciel des yeux : elle traverse le ciel tellement vite qu’il suffit de détourner le regard une seconde pour la manquer !

Patience et persévérance ! Il est préférable de choisir un endroit bien dégagé, éloigné des lampadaires et de toute lumière directe, puis d’observer une grande portion du ciel plutôt qu’une seule constellation.

Le meilleur moyen de profiter du spectacle des Perséides : s’installer confortablement sur une chaise longue et contempler une grande portion de ciel !

Il suffit de s’installer confortablement en un lieu bien dégagé et préservé des lumières parasites (lampadaires…). Le mieux est de s’assoir sur un transat ou de s’allonger par terre sur un tapis de sol ou un plaid pour observer une grande portion de ciel.

Observateur allongé sous ciel étoilé

Les Perséides et leur période d’observation

Chaque année, les étoiles filantes des Perséides apparaissent fidèlement dans le ciel nocturne de fin juillet à mi-août. L’année 2026 est un bon cru, avec un maximum qui se produira dans des conditions favorables !

La période des Perséides s’étend du 17 juillet au 24 août, et s’intensifie particulièrement du 10 au 14 août. Selon les spécialistes de l’International Meteor Organisation, le maximum pour 2026 est prévu dans la nuit du 12 au 13 août.

Cette année 2026 est favorable à l’observation des Perséides puisque, contrairement à l’année dernière, la Lune ne gênera en rien le spectacle au moment du maximum. En effet, la nouvelle lune est justement le 12 août.

Vous pourrez ainsi faire une belle moisson d’étoiles filantes en guettant même les moins lumineuses, celles qui ne sont vues que dans un ciel bien noir.

Combien d’étoiles filantes peut-on voir ?

Les scientifiques mesurent l’intensité d’un essaim, c’est-à-dire sa richesse en météores, à l’aide d’un chiffre : le ZHR (Zenithal Hourly Rate ou Taux Horaire Zénithal -THZ).

Il donne le nombre maximal d’étoiles filantes qu’un observateur pourrait voir en une heure, passant juste au-dessus de sa tête, et sous un ciel totalement transparent.

En 2026, une centaine d’étoiles filantes se produiront par heure au moment du maximum. En théorie, cela fait donc plus d’une étoile filante par minute !

En théorie seulement car certaines sont peu brillantes et peuvent être masquées par la pollution lumineuse. De plus, il n’est pas possible d’observer tout le ciel à la fois, donc on en rate beaucoup.

Mais avec un peu de patience, le spectacle est garanti : il est bien rare qu’en observant attentivement pendant un bon quart d’heure on n’admire pas au moins un étoile filante brillante !

Si vous avez de la chance, vous pourrez peut-être en voir une particulièrement longue et lumineuse. On parle alors de météore, voire de bolide lorsqu’un gros morceau de roche se consume pendant plusieurs secondes et émet une très vive lumière.

Pourquoi l’œil nu reste le meilleur instrument

Une étoile filante traverse le ciel tellement vite qu’un télescope ne permet généralement pas de la suivre à temps. L’œil nu offre un champ de vision beaucoup plus large et convient mieux à la surveillance simultanée de nombreuses régions du ciel.

Le télescope peut servir à observer les planètes, la Lune ou les objets célestes fixes, mais les météores apparaissent de manière imprévisible et disparaissent avant qu’un instrument puisse être pointé vers eux.

L’essentiel est donc surtout d’avoir un grand dégagement devant soi pour observer le plus de ciel possible à la fois.

Un phénomène naturel associé aux vœux

Les étoiles filantes sont des phénomènes lumineux naturels. Elles nourrissent pourtant mythes et croyances depuis toujours.

En France, selon la tradition, un vœu formulé après une étoile filante a toutes les chances d’être exaucé ! Cette légende proviendrait des Grecs anciens : ils pensaient que les Dieux provoquaient les météores lorsqu’ils se penchaient vers la Terre.

C’était le signe qu’ils étaient à l’écoute des humains, donc le moment idéal pour faire un vœu !

Dans la mythologique grecque, la pluie d’étoiles filantes des Perséides aurait été créée par les Dieux pour honorer le héros Persée.

Alors que dans la religion catholique, cet essaim qui croise l’orbite terrestre en août est associé à la mort de Saint-Laurent, exécuté le 10 août 250 après J.C. Les météores seraient ses « larmes ».

Dans la mythologie nordique, les étoiles filantes représentent l’âme des guerriers morts au combat.

Une étoile filante dans le ciel d’une nuit d’été peut-elle être porteuse de bonheur ? Les scientifiques diront non. Les rêveurs, les naïfs diront oui.

Alors je vais croire très fort que les étoiles exaucent les désirs. Vais-je demander la paix dans le monde, ça s’est déjà fait et je sais que ça ne marche pas.

Je souhaite ardemment avoir un souhait, je trouve que c’est un bon début et je vais de ce pas en discuter avec ma bonne étoile, elle est toujours de bon conseil.

Je me fie à son jugement mais je ne me fais guère d’illusion. Car qu’est-ce qu’un souhait sinon une parcelle de son cœur jeté dans le firmament ?

Il va voyager à travers la galaxie, s’entrechoquer avec des milliers d’autres vœux à satisfaire. Et si les souhaits se mariaient entre eux ?

Deux vœux proches, similaires s’unissent pour mieux revenir et combler de joie leurs esprits respectifs.

Un souhait peut-il grandir à l’infini jusqu’à devenir aussi brillant que le soleil, étoile suprême ?

Tu vois, étoile filante, je ne serai jamais la personne la plus simple à honorer. Mais tu sais, je continue à croire en toi comme on croit à l’existence de forces invisibles, mais invincibles.

Et puis, au fond je ne désire rien de plus que ce que possède. Alors, je vais offrir ce souhait à celui ou celle qui n’attend plus rien du Ciel, rien que pour voir s’allumer dans ses yeux, des milliers d’étoiles, d’espérance.

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