Boules de dragées au cinéma: histoire originale et signification

Savez-vous que la dragée a une histoire millénaire ? Bien avant d'orner les tables de nos mariages et baptêmes, elle était déjà appréciée pour ses qualités gustatives et médicinales. Plongeons dans le passé pour découvrir les origines surprenantes et l'évolution de cette confiserie emblématique.

De la médecine vers la gourmandise

Les premières traces de l ancêtre de la dragée remontent à l'Antiquité. Les Grecs et les Romains utilisaient déjà le miel pour conserver les amandes et autres fruits secs. Ces mélanges servaient à la fois de nourriture énergétique et de remèdes.

Enrobage au miel : Les premières "dragées" étaient souvent des fruits secs (comme l'amande) enrobés de miel. Ce procédé permettait de les conserver plus longtemps et d'en adoucir le goût.

Usage médicinal : Ces préparations étaient parfois prescrites par les médecins pour leurs vertus. Le terme "dragée" viendrait d'ailleurs du latin "dragea" qui désignait une sorte de pilule.

L'essor de la dragée en Europe : le Moyen Âge et la Renaissance

C'est en France, et plus particulièrement à Verdun, que la dragée telle que nous la connaissons aujourd'hui a véritablement pris son essor.

Le coup de génie de Verdun : Au XIIIe siècle, un apothicaire de Verdun aurait eu l'idée d'enrober les amandes d'une fine couche de sucre, une méthode plus longue et complexe que le miel, mais qui donnait un croquant incomparable. Cette innovation aurait été inspirée par la nécessité de conserver les amandes pour les longs voyages.

Un luxe réservé à l'élite : Pendant longtemps, la fabrication de la dragée était coûteuse et demandait un savoir-faire important. Elle restait donc un produit de luxe, réservé aux tables des nobles et des rois.

L'arrivée du chocolat : Au XVIIe siècle, l'introduction du chocolat en Europe a ouvert une nouvelle voie. Les confiseurs ont commencé à enrober les amandes de couches de chocolat, créant ainsi les premières dragées au chocolat, qui deviendront extrêmement populaires.

La dragée, symbole des grandes occasions

Au fil des siècles, la dragée s'est associée aux événements heureux de la vie.

Les mariages royaux : Dès le XVe siècle, la tradition d'offrir des dragées lors des mariages s'est développée, notamment après le mariage du futur Henri IV avec Marguerite de Valois en 1589. Les dragées symbolisaient la fécondité et la prospérité du nouveau couple.

Le baptême et la communion : Plus tard, la tradition s'est étendue aux baptêmes et aux communions, où les dragées blanches symbolisent la pureté.

La France, terre de la dragée : La France, et particulièrement la commune de Montélimar, est devenue une capitale de la dragée, perpétuant ce savoir-faire artisanal.

Aujourd'hui, la dragée continue de faire le bonheur des petits et des grands. Les films des frères Lumière ont posé les standards des plus grands divertissements cinématographiques actuels. De l'action, du suspense… Bon d'accord, on déconne.

La confusion autour du cinéma et des boules

Les boules, ce sont des formes géométriques, des attributs anatomiques masculins, des métaphores de l'angoisse que l'on peut ressentir dans une situation de stress ou de déplaisir... mais ce sont surtout les instruments d'un jeu bien français, également connu sous le nom de pétanque. Le premier film consacré à cette discipline date de l'époque où elle n'était pas encore considérée comme un sport ringard : 1896...

Bien que de nombreuses batailles aient opposé divers bidouilleurs de la fin du XIXème siècle sur le test en paternité du cinématographe, l'inconscient collectif a retenu les noms d'Auguste et Louis Lumière, frangins Lyonnais au patronyme symbolique. Car le monde voulait que les Lumière soient, et les Lumière furent.

De même, on se souvient généralement de L'arrivée d'un train à la Ciotat et de La sortie des usines Lumière comme des deux premiers films dignes de ce nom (au sens technique, pas artistique), projetés en public en décembre 1895. suivirent ; certes, à raison de moins d'une minute pour chaque film, le prodige est tout relatif, mais la concurrence n'était pas encore trop rude...

Les sujets étaient pris directement dans le quotidien, et constituaient rarement une histoire à proprement parler, à l'exception de quelques gags comme L'arroseur arrosé. On doit notamment aux deux frères une série de films sur les pratiques sportives de l'époque : vélo, football, bateau... et pétanque. La partie de boules est diffusée pour la première fois à Lyon le 20 avril 1896, et met en scène plusieurs membres de la famille Lumière, réunis autour d'une partie de boules à laquelle le spectateur ne peut pas croire une seule seconde.

Gugusse et l'automate: la curiosité cinématographique

Le vieux coffre en bois était dans la famille depuis un siècle, déplacé, au fil des générations, du grenier à la grange, de la grange au garage. Personne ne savait qu'il contenait un trésor du cinéma français. Personne, jusqu'à ce que Bill McFarland, professeur retraité et arrière-petit-fils d'un projectionniste de Pennsylvanie rurale, découvre de vieilles pellicules qui "semblaient trop précieuses pour être jetées", raconte-t-il.

Mais le septuagénaire "n'avait aucune idée de ce qu'elles représentaient" ni comment les visionner. Il a d'abord essayé de les vendre à un antiquaire, qui n'en a pas voulu après avoir appris que les bobines en nitrate étaient hautement inflammables et pouvaient exploser. Alors, l'été dernier, Bill McFarland s'est rendu, depuis son domicile dans le Michigan (nord), au Centre national de conservation de l'audiovisuel de la Bibliothèque du Congrès, situé à Culpeper, en Virginie (est).

Parmi les dix bobines se trouvait un film perdu de Georges Méliès, pionnier français du cinéma, de 45 secondes intitulé "Gugusse et l'automate". Une bobine aux "blagues intemporelles"...

Ce film a été réalisé en 1897, deux ans après l'organisation par les frères Lumière de la première projection publique cinématographique à Paris. Projection à laquelle assista Georges Méliès, illusionniste, qui sera plus tard connu pour son expérimentation des premiers effets spéciaux au cinéma.

Origines et évolution de la dragée

D’où proviennent les dragées ? A l’époque romaine (vers 170 av. J.-C.), un confiseur de Julius Dragatus aurait conçue par erreur la dragée en faisant tomber une amande dans un amphore de miel. Cette friandise aurait été inventée pour le baptême du fils d’un patricien romain. Cette théorie est remise en cause car le baptême chrétien n’existait pas à l’époque romaine.

Ou alors c’est une hypothèse de mikvé, mais c’est fort probable car le praticien juif en 170 av. J. C. En 1220, en France, à Verdun, un apothicaire, qui à l’époque est le seul ayant le privilège de faire le commerce du sucre, a créé la dragée en recherchant un mode de conservation et de transport pour ses amandes. Son concept est d’enrober de sucre et de miel durcis à la cuisson, l’amande. La ville de Verdun devient alors le berceau de la dragée.

Le Sucre de Canne, importé du Moyen Orient par les croisés, remplace peu à peu le miel dans la réalisation des dragées ce qui explique son aspect lisse. Au démarrage, la dragée est recherchée pour ses vertus curatives et digestives. Cette « épice de bouche » serait bonne pour rafraichir l’haleine et aiderait la digestion. La dragée a également réputation, selon la théorie antique des humeurs, de combattre la stérilité. La dragée voyage… On la connait en Hollande, Constantinople ou encore en Russie. Elle fait l’objet d’un cadeau aux magistrats et aux membres de familles royales.

Sous Louis XIV, la dragée est appréciée en épices de chambre, placé dans des vases d’or et d’argent, nommés drageoirs. Au XVIIIe siècle, les Médicis vont faire entrer la dragée dans les grandes cours d’Europe. La Dragée lisse apparait en 1750, à Paris où le célèbre confiseur Pecquet fait cuire avec du sirop de sucre autour d’une amande cette dragée et la fait tourner une journée entière dans des bassines. Il créé alors la dragée moderne et devient la référence officielle de la Cour. Avec cette création, Paris supplante la capitale de la dragée, Verdun. En 1777, le privilège du commerce du sucre aux apothicaires est retiré pour le donner aux confiseurs par ordonnance Royale. Moulefarine, vers 1840, transforme le procédé de fabrication. Il invente l’ancêtre de la turbine à dragée, qui a été créée à la fin du XIVe siècle par les confiseurs Peysson, Jacquin et Delaborde.

Les dragées symbolisent la chance et sont lancées encore à la sortie de l’église lors de mariage. La dragée est offerte pour les mariages, baptême ou communions… Pour le mariage, la coutume veut que l’on offre 5 dragées pour 5 vœux : fécondité, félicité, prospérité, santé et longévité.

Illustration des dragées traditionnelles et modernes

Pour enrichir l article: vous pouvez inclure des tableaux comparant les versions miel et sucre, des schémas simples de l enrobage et une chronologie succincte des évolutions clés.

Dragées anciennes et modernes (enrobage miel et sucre)

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