Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s'emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Régulièrement et fidèlement, les croyants écoutent l'enseignement des apôtres. Ils vivent comme des frères et sœurs, ils partagent le pain et ils prient ensemble. Les apôtres font beaucoup de choses extraordinaires et étonnantes, et les gens sont frappés de cela. Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu'ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l'argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Chaque jour, d'un seul cœur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un cœur simple. Ils chantent la louange de Dieu et tout le peuple les aime.
Dieu est lumière. Alors, si nous aussi nous marchons dans la lumière, nous sommes unis les uns aux autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tous les péchés. C'est en relisant cette semaine le commencement de cette nouvelle église après la résurrection de Jésus, son ascension et la venue du Saint-Esprit, alors que j'étais en train de réfléchir sur l'état de notre église, pas du bâtiment, mais de l'Église faite de pierres vivantes, celle que Dieu construit, celle que Jésus bâtit et dont Il est le chef, le divin pasteur, que mes yeux sont restés accrochés à une expression. Cette expression a saisi mon cœur, à cause du désir intense de vivre ce que cette église primitive a vécu.
Une aspiration à l'église brillante et unie
1. Enfin, je ne sais pas pour vous, mais j'ai véritablement envie de voir ce que les Actes des apôtres nous disent sur cette première église. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. N'avez-vous pas envie de vivre cela dans votre propre église, de la voir grandir, de la voir s'embellir, de la voir s'étendre pour atteindre tous ceux qui ne connaissent pas Jésus ? Savez-vous que le désir de Dieu c'est que son Église soit grande, soit belle, soit forte, soit puissante ? Que son église soit pleine, débordante, qu'elle soit joyeuse. Jésus veut que son église lui ressemble, que son église soit accueillante, soit dynamique, soit vivante ! Est-ce là vos aspirations pour votre église ? Est-ce que cela chagrine votre cœur, ou peut-être l'indifférence s'est-elle infiltrée en vous, car c'est un peu votre pratique de temps en temps !
Rappelez-vous ce que nous avions médité dernièrement : Dieu a dit : « Je sanctifierai cette maison, j'y apposerai mon nom, et je résiderai constamment dans cette maison, j'aurai constamment mon cœur et mes yeux sur cette maison » ! La maison de Dieu n'est pas une maison de passage, de visite, mais une demeure où Dieu bénit, exauce ceux qui l'ont véritablement à cœur. Dieu est prêt à faire dans cette église ce qu'Il a fait dans les Actes des apôtres, est-ce que vous le croyez ? Dieu ne veut pas que cet endroit soit simplement un endroit historique, un endroit où l'on vient seulement quand cela ne va plus !
2. Et je voudrais arriver à cette expression qui me paraît essentielle, spécialement dans les jours que nous vivons, une expression vitale pourvu qu'elle soit mise en pratique. Ceux qui étaient de la première église, se sont trouvés dans certaines conditions qui ont amené la bénédiction de Dieu sur l'église. L'Église, vous savez, va devenir ennuyeuse, et toutes les activités qui se feront seront ringardes, si nous ne pratiquons pas ce que les premiers chrétiens ont pratiqué, les premiers disciples et apôtres. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Voilà ce qu'il nous manque en ce moment, c'est la communion fraternelle, nous avons l'enseignement, nous avons la fraction du pain, nous avons la prière, mais la communion fraternelle a du mal à grandir, elle a du mal à s'épanouir, elle a du mal à s'installer ! Pourquoi ? Parce que chacun est concerné uniquement par sa propre vie, par son programme, par ses occupations. Pour le Seigneur, la communion, la relation qu'il avait avec ses disciples étaient tellement importantes. Laissez-moi dire combien est importante la relation que nous avons les uns avec les autres, notre attachement, notre fidélité les uns avec les autres.
Beaucoup de chrétiens viennent pour la prédication, certains pour la sainte Cène, mais ce n'est pas là le but, le but c'est d'avoir une communion fraternelle, de vivre en tant que frères et sœurs, d'avoir une relation d'amour, de connaître un attachement profond, unis à Christ mais automatiquement unis aux autres ! La bénédiction de Dieu est retenue sur cette église par un manque de fraternité, de relations vraies, de fidélité les uns envers les autres, de loyauté les uns envers les autres. C'est cela aussi s'aimer les uns les autres, comme Jésus nous a aimés ! Donner sa vie pour nous ! Est-ce que l'ennemi aurait su t'amener à devenir insensible aux besoins que tes frères et sœurs ont de te voir, de te parler, de te bénir, de se réjouir avec toi ?
Y a-t-il des choses plus importantes que tu fais passer avant la vie de l'Église, avant la vie de Jésus ? Car l'Église c'est Jésus, et la communion fraternelle c'est aussi avec Jésus ! Avez-vous envie de cela ? De plus, tous ceux qui sont autour de nous sont témoins de ces choses et sont touchés par notre attachement, par notre amour. La communion fraternelle, c'est de vivre des choses intenses ensemble, ce n'est pas de devenir seulement des frères et des sœurs, une appellation trop ecclésiastique à mon goût, mais de devenir de véritables amis ! Une amitié solide, une amitié attachante, une amitié durable, une amitié sincère.
1 David avait achevé de parler à Saül. 41 Après le départ du garçon, David se leva du côté du midi, puis se jeta le visage contre terre et se prosterna trois fois. Savoir prier ensemble, savoir pleurer ensemble, savoir se réjouir ensemble, savoir manger ensemble, savoir vivre ensemble, savoir devenir généreux ensemble, savoir aider celui qui a besoin. 16 Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi !
La communion fraternelle face à l'absence et à la responsabilité mutuelle
3. La communion fraternelle intervient aussi lorsque l'absence de quelqu'un se fait sentir. "C'est le boulot du pasteur", non ! C'est le travail et la responsabilité de chacun de se mettre en peine pour celui qui commence à s'absenter de plus en plus régulièrement jusqu'à ce qu'il disparaisse de notre cœur. Si tu n'acceptes pas cela, tu es animé de l'esprit de Caïn, le 1er tueur de l'histoire humaine : Suis-je le gardien de mon frère ? Est-ce que tu es en peine pour ton frère que tu ne vois plus ? Ou l'indifférence a-t-elle gagné ta vie ?
Dieu ne bénit plus une église qui ne pratique pas la communion fraternelle en dehors des services. Ne sens-tu pas le lien profond qui unit Paul à son frère Tite ? Ne te cache pas derrière l'excuse, je n'ai pas le contact facile, je ne suis pas une personne de dialogue. Et surtout ne dis pas : « Je viens à l'Église uniquement pour Dieu, pas pour les autres » ! Car Dieu se trouve justement chez les autres. La communion fraternelle déclenche la puissance de Dieu, elle déclenche la vague de guérison, elle déclenche l'impact chez ceux qui nous observent, elle engendre la conversion, et vous savez quoi ? Quand une église vit réellement la communion fraternelle comme Jésus l'entend, alors Il ne peut faire autrement que de la bénir, de la faire grandir, de lui envoyer d'autres âmes qu'Il sauve lui-même, car Il sait qu'on va en prendre soin, qu'on va les nourrir, les aider à grandir dans la joie et qu'ils ne connaîtront pas l'affliction et le rejet. Voulons-nous voir notre église grandir ?
Pourquoi les frères et sœurs sont-ils partis ? Peut-être parce qu'on n'a pas pratiqué la communion fraternelle ! Si tu veux être béni, alors bénis ceux qui sont autour de toi, et ta présence devient une bénédiction ! Alors commence à vivre cette bénédiction, à la pratiquer, à persévérer dans la communion fraternelle, dans l'amour et l'affection, dans la tendresse et la douceur, et Dieu te comblera de ses biens !
La communion fraternelle est un aspect prioritaire de la vie chrétienne, nous ne pouvons pas la mettre en option. Posons-nous la question : nos cellules paroissiales vivent-elles bien cette communion fraternelle, que reflètent-elles autour d’elles ? Dans la communauté chrétienne, dans la société civile, les gens extérieurs en nous voyant sont-ils amenés à dire : « voyez comme ils s’aiment » ?
Nous allons contempler l’action de l’Esprit-Saint dans la première communauté chrétienne. Nous comprenons mieux le sens du partage des biens spirituels, mais aussi matériels comme par exemple le don régulier financier. Ce mode d’expression est tiré de l’exemple de vie des premiers chrétiens. La communion fraternelle vécue authentiquement est un témoignage visible pour ceux qui sont à l’extérieur de l’Église. La manière de vivre des chrétiens plaisait au Seigneur. Nous savons bien que la fraternité peut être déviée. - Genèse 4,1-16. Caïn tue son frère Abel.
La suite éclaire comment le vivre-ensemble est enraciné dans la Trinité et se reflète dans l’église, au-delà des textes, dans les pratiques quotidiennes et l’éthique du quotidien. La communion des Trois Personnes divines devient le modèle de communion entre les croyants : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un » (Jean 17,21-22). Benoît XVI rappelle que cette vie de communion avec Dieu et entre nous est la finalité même de l’annonce de l’Evangile et de la conversion au christianisme. Le sommet de cette double communion divino-fraternelle est vécue dans l’Eucharistie, où Jésus nous nourrit et nous unit au Père et à l’Esprit et entre nous.
En ce sens, la communion fraternelle est une éthique du quotidien qui transforme les relations, apaise les solitudes et ouvre le cœur à l’amour de Dieu et des frères et sœurs. Dans les paroisses, les cellules et les communautés, elle est le ciment qui soutient l’église comme un seul corps et une seule famille spirituelle. La vraie fraternité est celle qui se vit concrètement: partager, écouter, pardonner et soutenir, même lorsque les défis et les blessures se présentent.

Dialogue islamo-Chrétien : Conférence de Mgr Michel DUBOST
Pour conclure, la fraternité chrétienne ne se limite pas à un idéal, mais devient une force vivante lorsque chacun s’engage à aimer comme Jésus a aimé, à servir, à pardonner et à marcher ensemble, afin que l’église soit grande, belle, forte et joyeuse.
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