Transformer une cour bétonnée en un véritable jardin est une excellente manière de créer un coin de verdure et de nature chez soi. Même au cœur de la ville et sans accès direct à la pleine terre, quelques aménagements bien pensés suffisent pour métamorphoser radicalement cet espace extérieur souvent sous-utilisé. Avant de vous lancer, la première étape consiste à évaluer l’état et le potentiel de votre cour.
Si par chance elle est déjà en terre, les travaux seront minimes et se concentreront sur l’aménagement. En revanche, pour une cour bétonnée ou pavée, il faudra prévoir un budget et des travaux plus conséquents. Pensez aussi à l’existant : faut-il abattre un muret pour gagner de la place, ou au contraire le conserver pour y faire grimper une plante ? Faut-il installer une pergola pour créer de l’ombre, ou simplement réorganiser l’espace pour accueillir de grands bacs ?
Avant de commencer à creuser ou à percer, vérifiez impérativement l’emplacement des canalisations et des réseaux souterrains. Un simple croquis est un outil précieux pour visualiser l’aménagement final et planifier vos achats de manière cohérente.
Questions à se poser avant les travaux
Le jardin sera-t-il assez intime ou faut-il prévoir une clôture ou une palissade pour se protéger des regards ? Avez-vous besoin d’un coin ombragé pour les repas d’été, à créer avec une pergola, une voile d’ombrage ou un parasol déporté ?
Les plantes sont évidemment au cœur de la transformation. Pour obtenir rapidement un effet luxuriant et faire oublier la minéralité d’origine, n’hésitez pas à densifier la végétation. Si vous avez la possibilité de retirer quelques pavés ou une partie de la dalle, un petit carré de gazon et un apport de bon terreau créeront immédiatement une ambiance de jardin. Sans pelouse, vous pouvez opter pour des massifs surélevés, délimités par des bordures en bois, en métal ou en ardoise. Les grands bacs, notamment en bois ou en zinc, sont parfaits pour structurer l’espace avec élégance et y cultiver des plantes plus volumineuses.
Privilégiez les matériaux naturels (bois, terre cuite, pierre) aux contenants en plastique, afin de renforcer l’authenticité et le charme du lieu. L’esthétique, l’intimité et le confort sont les clés d’un aménagement réussi.
Comment créer un jardin encastré dans une dalle
Voici comment creuser un jardin pour encastrer une terrasse. Ces travaux nécessitent d'apprendre à se servir d'une mini-pelle mais aussi à couler une dalle en béton avec coffrage. Au final, vous profiterez d'un vrai salon sous les étoiles, une idée perchée pour des soirées au raz des lames.
Notre projet est très simple sur le papier, puisqu’il s'agit de créer un foyer central encadré par une banquette filante, le tout encastré dans le sol. L’avantage d’un chantier extérieur de faible volume est de pouvoir, paradoxalement, prendre ses aises. Ainsi, la fouille creusée ici est bien plus large que le strict nécessaire. Cela facilite le coffrage de la dalle, l’élévation des maçonneries et la possibilité d’intervenir à l’extérieur de celle-ci.
Grâce à cela, un drainage périphérique extérieur sera mis en place et les murs seront étanchés par un enduit adapté. La gestion des eaux de ruissellement de cet espace est à prendre en compte dès le départ sinon, il se transformera rapidement en mare.
Le temps de séchage de la dalle béton. La partie maçonnerie en elle-même est un exercice de style, un TP de lycée technique en application des DTU 13.3 (dallage) et 20.1 (murs). C’est une bonne manière de s’exercer sur un ouvrage de taille modeste, avant d’envisager bâtir plus grand, comme une piscine, par exemple.
Il convient de bien respecter les délais de séchage entre les différentes étapes, en particulier pour la dalle. Notez que, compte tenu du faible volume de celle-ci, il est plus rentable d’effectuer son gâchage à la bétonnière. Il faut donc bien organiser son chantier, de manière à éviter de parcourir des kilomètres en poussant la brouette. Ici, la configuration du chantier nous a permis de couler en direct grâce à une goulotte.
La zone à terrasser est délimitée au cordeau ou à la bombe de peinture. Selon le type de maçonnerie, elle est limitée à l’encombrement strict de celle-ci ou prévoit une marge supplémentaire pour le coffrage. La couche superficielle du sol, la terre végétale, est précieuse pour le jardinage, mais médiocre pour la construction. Elle est mise de côté pour un usage ultérieur et il ne faut pas la mélanger avec le reste du déblai. La mini excavatrice est un engin polyvalent. Le godet permet de creuser et de déblayer. La lame permet de niveler et d’égaliser. Le terrain ne doit pas être gorgé d’eau. Attention également au gel. Un terrassement en toute sécurité s’effectue en couches successives de 25 cm de profondeur.
Le terrassement s’effectue toujours en reculant, avec la lame baissée pour la stabilité. La gestion du déblai est une difficulté à part entière. Son volume est 1,2 à 1,7 fois plus important que la fouille (foisonnement). Il faut donc le déplacer, voire l’évacuer au fur et à mesure de la zone de manœuvre. L’opérateur règle le plan du fond de fouille, l’angle de parois. Les niveaux sont soigneusement vérifiés.
Pour un conducteur novice, il est plus facile de rectifier le terrassement à la pelle et à la pioche. Le fond de fouille est passé à la dameuse. Si le terrain est chargé en cailloux, une couche de sable est recommandée. Le béton est coulé par-dessus. Compte tenu de la surface limitée, il est fabriqué en continu à la bétonnière et apporté au moyen d’une goulotte. Il est tiré à la règle sur les arêtes de coffrage et lissé à la taloche. Après la prise du béton, le coffrage en bois est déposé. Les parois de l’espace sont montées en blocs béton standard à rangs décalés, éventuellement renforcés par des fers verticaux scellés dans la dalle.
1-Sécurité. Le maniement d'une mini pelle demande quelques temps d'apprentissage. En premier lieu, il faut assurer la sécurité de l'opérateur et sécuriser la zone de travail. 2-Formation de rigueur. Les loueurs de ces engins vous dispensent les premiers conseils d'utilisation. 3-Pas trop de charge. Les dangers surviennent par excès de confiance, avec la tentation d'aller chercher une charge trop lourde.
Diplôme. Dans le monde professionnel, l'obtention du CACES R482 catégorie A est recommandée. Encastrer un espace dans un sol plan peut conserver les perspectives, mais complique les travaux. En revanche, si le terrain est en pente, la partie technique est simplifiée. D’abord, les travaux de terrassement sont limités au décapage du talus. Ensuite, le drainage est facilité en installant le puits perdu un peu plus loin dans le sens de la déclivité.
Armer le béton ou pas. Compte tenu de la surface de dalle limitée, de la nature du terrain et de l’absence de fonction porteuse, armer le béton avec un treillis soudé est facultatif et relève du principe de précaution. C’est en effet une garantie supplémentaire qu’il n’y aura pas de fissuration de la dalle, quelle que soit la nature du terrain. Une alternative consiste à mettre en œuvre un béton fibré qui permet de se passer d’armature. Quelle que soit la méthode retenue, il faut surtout que la prise du béton s’effectue dans les meilleures conditions.
Un coup d’œil à la météo est indispensable pour éviter la pluie dans les premiers jours. Au-delà de 25-30°C, en plein soleil, il peut être utile de bâcher. En dessous de 5°C, un accélérateur de prise est conseillé. Une pelleteuse équipée d’un brise roche peut être nécessaire selon l’état du terrain. Au marteau piqueur, vous mettrez entre 2 et 3-4 jours ; en réalité, tout dépend de l’état de la terrasse.
Sur une démolition, on ne peut jamais dire formellement « combien de temps ça va prendre ». Parfois, on peut tomber sur des parties « faibles » et faciles à déconstruire, d’autres fois sur des ouvrages « très costauds ». Donc c’est aléatoire. Puis, casser une dalle peut être dangereux: des éclats et poussières; protéger les alentours est essentiel.
Quelles sont les méthodes pour casser ou couper une dalle en béton ? Ce type de chantier n’est pas totalement sans danger pour les démolisseurs. Les outils varient: masse, burin manuel ou électrique, marteau-piqueur, meuleuse avec jet d’eau, et même marteau-piqueur pneumatique avec compresseur. Pour être complet, vous aurez besoin de deux autres outils, une pelle et une pince à décoffrer. Commencez par casser les coins, puis faites sauter les angles de la dalle et retirez les blocs au fur et à mesure. Retirez les treillis métalliques et les fers à béton, et préparez le terrain pour évacuer le déblai.
En cas de démolition partielle, envisagez de couper le béton directement autour des réseaux et d’agrandir légèrement la zone si nécessaire. Découpez le béton profondément selon une découpe rectiligne et éloignez les sections vers l’exterieur. Demandez des conseils professionnels si vous doutez de vos capacités ou lorsque les risques électriques ou gazeux sont présents. Le budget peut être conséquent mais prévoir est indispensable.
Faites appel à un démolisseur spécialisé ou à un terrassier si vous n’avez pas envie de casser vous-même votre dalle en béton. Sachez que le tarif d’un professionnel dépend de la taille de la dalle et peut osciller selon la région et les méthodes utilisées. Si vous préférez entreprendre vous-même, louez le matériel nécessaire et organisez le travail sur plusieurs jours pour limiter la fatigue et les déplacements.
Éléments pratiques et sécurité
- Assurez la sécurité de l’opérateur et sécurisez la zone autour des travaux.
- Utilisez les outils adaptés et suivez les conseils de professionnels pour la manipulation des engins.
- Protégez les alentours et les surfaces sensibles des poussières et éclats.
En définitive, démolir une terrasse et encastrer une zone jardin exige une planification soignée, un choix judicieux des matériaux et des solutions adaptées à l’état initial du terrain. Le résultat peut être un espace intime, verdoyant et fonctionnel, parfaitement intégré à votre espace de vie extérieur.
