La cérémonie de clôture des JO: hymne américain interprété par H.E.R. et pont entre Paris et Los Angeles

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Star outre-Atlantique et encore peu connue chez nous. La chanteuse H.E.R. n’est pas passée inaperçue ce dimanche lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques. C’est elle qui a interprété l’hymne américain au Stade de France pour faire le pont entre Paris et Los Angeles où se dérouleront les prochains JO en 2028. H.E.R., acronyme de Having Everything Revealed, de son vrai nom Gabriella Wilson, est une chanteuse, compositrice et musicienne américaine de R&B. Née le 27 juin 1997, elle grandit dans une famille d’artistes dont le père est musicien. Elle apprend rapidement à jouer plusieurs instruments et maîtrise aujourd’hui aussi bien la guitare, le piano que la batterie.

Elle se fait connaître en 2016 sur Soundclound, derrière le mystérieux nom H.E.R.. Celle qui tient à garder son identité secrète se fera trahir quelque temps plus tard par une reprise de la chanson « Jungle » de Drake, publiée sous le nom de Gabi Wilson. Les fans découvrent alors que derrière ses trois lettres se cache une jeune femme pas si inconnue que cela. Gabi Wilson se fait repérer à l’âge de dix ans dans l’émission « The Maury Show » en interprétant la chanson « Fallin’ » d’Alicia Keys, qui la prendra par la suite sous son aile. Sa notoriété lui permet également de jouer dans un téléfilm, « School Gyrls », aux côtés de Justin Bieber en 2009.

Quelques années plus tard, en 2016, elle se fait connaître du grand public avec son premier mini-album, « H.E.R. Volume 1 » un mélange de R&B et de blues. Centré sur les relations amoureuses, le disque se classe rapidement à la douzième place du top R&B américain. Un an plus tard, elle sort le Volume 2, considéré comme plus joyeux et entraînant que le premier. Elle se fait discrète sur les réseaux sociaux et choisit de révéler officiellement son identité en 2017, dissimulant toujours son visage derrière de grosses lunettes de soleil. La Californienne saisit l’occasion de se faire davantage connaître en accompagnant Chris Brown pour les premières parties de sa tournée « Heartbreak on a Full Moon ». En octobre 2018, elle sort son premier véritable album, « H.E.R. », qui regroupe ses deux premiers enregistrements et le dernier, « Used to Know her : The Prelude » sorti quelque temps avant. Nommée dans cinq catégories pour les Grammy Awards 2019, elle remporte ceux du meilleur album R&B et de la meilleure prestation R&B pour « Best Part ». Elle se produit en France la même année, en première partie de Childish Gambino.

Une artiste engagée. Deux ans plus tard, elle est à nouveau récompensée par un Grammy dans la catégorie chanson de l’année pour « I can’t breathe ». Avec cette chanson, la Californienne s’inspire des derniers mots prononcés par George Floyd, afro-américain tué par un policier blanc en 2020, pour en faire un hymne réclamant la fin des inégalités raciales aux États-Unis. Elle s’inscrit pleinement dans le mouvement « Black Lives Matter » qui imprègne ses musiques et dans lesquelles elle exprime son combat en faveur de l’antiracisme. En 2021, elle obtient un Oscar dans la catégorie meilleure chanson originale pour sa chanson « Fight for you », écrite pour le film « Judas and the Black Messiah » de Shaka King. Son album « Back of My Mind » sort en 2021, composé de 21 titres, avec en invité DJ Khaled, Chris Brown, ou encore Ty Dolla Sign.

Clap de fin pour Paris 2024 ! Après plus de deux semaines de compétition intense, où exploits et émotions ont rythmé et fait vibrer les quatre coins du monde, les Jeux Olympiques se sont officiellement clôturés ce dimanche 11 août. À l’instar de la cérémonie d’ouverture, où Thomas Jolly avait fait de Paris le théâtre du monde, la cérémonie de clôture a su être grandiose, pour permettre à ces JO de tirer leur révérence comme il se doit. Et à show exceptionnel, guest d’envergure. Si c’est Zaho de Sagazan qui ouvre ce spectacle de presque 3h, d’autres artistes Made In France ont pris le relais pour faire trembler le Stade de France. Phoenix, Air, Kavinsky et Angèle ont assuré, main dans la main, un entre-deux électrisant.

Mais alors que la France passait, symboliquement, le drapeau Olympique aux États-Unis, une jeune artiste est apparue sur scène pour faire retentir l’hymne américain. Qui se cache derrière le pseudonyme H.E.R. ? H.E.R. est l’acronyme de Having Everything Revealed, et le nom de scène de Gabriella Wilson. Née le 27 juin 1997, cette bombe du R&B nous vient tout droit des États-Unis. Avec un père musicien, c'est dès son plus jeune âge que Gabriella se prend de passion pour la musique. À seulement cinq ans, la fillette maîtrise pas moins de cinq instruments, dont la guitare qui deviendra son accessoire de prédilection. À 10 ans, elle participe à l'émission The Maury Show, un talk-show, où elle interprète le hit d'Alicia Keys, Fallin. Une reprise qui crée l'émoi aussi bien sur le plateau de télévision que sur internet, et qui vaudra à la jeune fille d'être chaperonnée par la chanteuse.

4 ans plus tard, Gabriella Wilson signe un contrat avec le label J Records et se lance pleinement dans une carrière artistique. En 2016, et à seulement 19 ans, Gabriella Wilson dévoile ses premiers titres dans l’EP nommé H.E.R. Volume 1. Ce mini-album trouve rapidement son public et se classe douzième du classement R&B américain, générant pas moins de 12 millions d'écoutes sur la plateforme de streaming Soundcloud. Fort de son succès, la jeune femme revient un an plus tard avec la suite de son album, sobrement nommée H.E.R. Volume 2. De plus en plus présente sur les plateformes de streaming, Gabriella Wilson va se voir offrir de plus en plus d'opportunité, dont celle d'assurer la première partie du chanteur international Chris Brown pour sa tournée Heartbreak on a Full Moon. La jeune artiste entame alors son ascension musicale.

H.E.R. : une star bien ancrée outre-Atlantique. C'est devant plus de 80 000 spectateurs et environ 17 millions de téléspectateurs que H.E.R. a fait son apparition au cœur du Stade de France. Si le vieux continent connaît timidement la jeune artiste, outre-Atlantique, Gabriella Wilson est une star multi-récompensée. Après avoir accompagné Chris Brown en tournée, l'artiste décide de réunir ses trois E.P. pour réaliser son premier album complet (H.E.R. Volume 3 étant sorti en parallèle de sa tournée). Avec son album, H.E.R., Gabriella Wilson fait du bruit. Son talent est amplement salué et elle se voit nommée dans cinq catégories à l'occasion de la cérémonie des Grammy Awards 2019. Elle y décrochera notamment le Grammy de la meilleure prestation R&B, ainsi que celui du meilleur album. Quelques années plus tard, la jeune femme - particulièrement investie dans le mouvement Black Lives Matter - sort son titre I Can't Breath, en hommage à George Floyd. Ce morceau, véritable cri du cœur, sera alors désigné comme chanson de l'année 2021. La même année, elle gagnera également l'Oscar de la meilleure chanson originale pour Fight for You, BO du film Judas and the Black Messiah. Star accomplie aux États-Unis, elle a également eu la chance de performer à la mi-temps du Super Bowl 2024 aux côtés d'Usher. Pas étonnant donc que l'artiste au coffre d'anthologie ait été sélectionnée pour interpréter, avec son grain de voix R&B, The Star-Spangled Banner, à l'occasion de la cérémonie de clôture des JO 2024.

Dans le cadre de la Cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024, le ténor franco-suisse Benjamin Bernheim interprétait une version modernisée de L'Hymne à Apollon. Au cours des deux dernières semaines, Paris a vécu au rythme des Jeux Olympiques 2024 et ce chapitre à la fois sportif et festif se refermait hier soir au terme d’une Cérémonie de clôture faisant la part belle à la musique. Comme la Cérémonie d’ouverture, cette Cérémonie de clôture des Jeux de Paris faisait aussi une place à la musique classique. Lors de cette Cérémonie de clôture, le chant lyrique était néanmoins aussi défendu par Benjamin Bernheim. On le sait, la cérémonie imaginée par Thomas Jolly mettait en scène le parcours d'un « Golden Voyageur » de science-fiction, personnage venu d’un lointain futur et redécouvrant les vestiges des Jeux olympiques pour mieux les recréer. On a ainsi (re)découvert une œuvre étonnante et langoureuse, presque plaintive, manifestement représentative de la musique des Grecs de l’antiquité.

Car si l’architecture, la sculpture ou la littérature de l’antiquité nous sont parvenues, la musique des Grecs d’alors n’a quasiment pas passé les suffrages du temps. Il aura fallu attendre 1893 pour retrouver le texte et surtout les 80 mesures de cet Hymne à Apollon, gravées sur les plaques de marbre du Trésor des Athéniens dédié à Apollon, à Delphes. À la fin du XIXe siècle, le texte sera transcrit par les hellénistes Théophile Homolle et Henri Weil (dévoilant une ode à la divinité des arts et aux muses), alors que l'on doit le déchiffrement de la partie musicale à Théodore Reinach. La version modernisée de l’Hymne à Apollon par Victor Le Masne s’adresse à un public plus contemporain : l’ouvrage a donc été réduit, incluant davantage de respirations et laissant plus de place au piano d’Alain Roche, afin de rendre l’œuvre plus actuelle et de mieux l’inscrire dans la tonalité de la soirée. Benjamin Bernheim lui a redonné vie le temps d’une soirée, à une heure de grande écoute - entre deux répétitions des Contes d’Hoffmann au Festival de Salzbourg. Le ténor interprète le rôle-titre dans la nouvelle production de Mariame Clément, qui fait du poète Hoffmann un réalisateur de cinéma, amoureux de ses actrices.

La cérémonie de clôture des Jeux Olympiques a mis fin, ce dimanche 11 août, à près de deux semaines de festivités qui ont animé Paris. Le flambeau passe désormais dans les mains des Américains en prévision des Jeux de Los Angeles prévus pour 2028. Pour l’occasion, une performance d’artistes Californiens a animé la soirée en direct depuis la plage de Los Angeles. Billie Eilish, les Red Hot Chili Peppers et le duo Dr. Dre et Snoop Dogg ont donné un avant-goût du programme qui nous attend dans quatre ans. C’est l’artiste H.E.R. qui s’est chargée de cette honorable tâche. Gabriella Wilson, de son vrai nom, est une chanteuse de RnB de 27 ans aux multiples talents. De son père, un guitariste afro-américain, elle tient un talent pour les instruments de musique, notamment la guitare. Dès son enfance, la chanteuse se fait remarquer via des épisodes d’émission de télévision. Elle signe son premier contrat en 2007 avec le label J Records. Souhaitant mettre de côté sa personne et se focaliser sur sa musique, Gabriella Wilson délaisse son vrai nom en 2016 au profit d’un acronyme : H.E.R., qui signifie « Having Everything Revealed », ou « Avoir tout révélé ». C’est sous cet alias que l’artiste dévoile son premier album intitulé « H.E.R. », un projet qui bénéficie d’un accueil chaleureux aux Etats-Unis.

En 2019 elle remporte deux Grammy Awards pour son album « H.E.R. » dans la catégorie « Meilleur album RnB » et pour sa collaboration sur le hit « Best Part » de Daniel Caesar dans la catégorie « Meilleure prestation RnB ». En 2021 elle remporte le Grammy de la chanson de l’année pour « I Can’t Breathe ». Ces distinctions lui permettent d’accéder à des représentations prestigieuses. Avant de chanter l’hymne américain au Stade de France, l’artiste a participé à la fameuse mi-temps du Super Bowl en février dernier.

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