M. Maurice Baring est entré dans l’intimité de milliers de lecteurs français avec un livre d’un rare prestige, Daphné Adeane. On vient de traduire un autre roman du même auteur, et il nous aide à mieux définir le charme de cette œuvre inoubliable. Antérieur de quelques années à Daphné, beaucoup plus long, - il compte plus de 600 pages dans l’édition française - d’un rythme plus inégal aussi, il ne lui est pas inférieur par l’intérêt humain, et sa qualité d’émotion n’est pas moins pure. C’est l’histoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société aujourd’hui presque disparue, « roman-fleuve » que deux dates limitent : 1851-1914. Ainsi met-il en jeu les deux éléments dont l’antagonisme fait le fond de presque toutes les grandes œuvres romanesques : une individualité et un milieu social bien défini.
À ces deux éléments s’en ajoute un troisième qui est moins visible, mais dont la présence constante donne au livre toute sa gravité. [p. 345] « Si vous désirez savoir comment cela s’applique à mon histoire, dit l’auteur dans sa préface, lisez-la, et si vous la lisez, ne dites pas à vos amis ce qui arrive avant qu’ils n’aient lu eux-mêmes le livre. » Eh bien ! non, c’est au contraire décharger ces critiques d’une tâche impossible. Car toute la valeur de l’œuvre de Baring réside dans sa durée, dans son atmosphère et dans le son qu’elle rend. Il ne s’y passe rien de plus que ce qu’admet la société anglaise. Tout le drame est intérieur ; la passion ne s’y manifeste que par de très petits gestes qui, échappant soudain à des êtres d’ordinaire admirablement corrects et maîtres d’eux-mêmes, laissent deviner une souffrance profonde, longtemps contenue.
L’intensité des scènes gagne à cette retenue mondaine ce que perd le pittoresque de l’action, encore que l’évocation de cette haute société anglaise ne soit pas dépourvue d’un charme qui attirera certains lecteurs, qui agacera un peu les autres. M. Charles Du Bos, dans la très belle préface qu’il a donnée à la traduction française note avec raison que M. Baring se montre « quelque peu inexorable dans la libéralité avec laquelle il nous invite à de multiples week-ends… » Il y aurait beaucoup à dire pour et contre le roman mondain - entendons mondain par le cadre et les personnages, non par l’inspiration. (Dans le cas de Baring, elle serait plutôt religieuse.)
Il est incontestable que l’art a tout à gagner à se choisir un cadre étroit, voire même conventionnel. Racine en est le plus haut exemple. La Société dans laquelle évoluent les héros de Baring est riche, « conformiste » à l’extrême, mais internationale. Cela permet à l’auteur autant qu’aux personnages de ne pas s’attarder à des considérations matérielles fastidieuses ; cela permet aussi de résoudre certains conflits apparemment sans issues : les acteurs du drame n’hésitent pas à louer une villa à Heidelberg ou à Séville quand la situation n’est plus tenable à Londres, et l’histoire continue, pour notre agrément. un milieu privilégié pour l’étude du cœur humain.
Le mérite le plus rare de ce livre est sans doute de faire sentir et « réaliser » au lecteur le tragique de la durée d’une vie. M. Baring nous fait suivre de sa naissance à sa mort toute l’existence de Blanche Clifford, sa vie de jeune fille, son mariage avec le prince Roccapalumba, puis avec un jeune lord ; toute l’existence d’une femme qui ne cesse, jusqu’à sa dernière heure, d’aimer et de souffrir par son amour. C’était là choisir un sujet inévitablement tragique. Car si l’histoire de l’ascension d’un caractère, d’une volonté, d’une âme virile, trouve dans sa durée même l’élément le plus convaincant de sa grandeur, et le plus tonique2, - il en va tout autrement de l’histoire d’une vie sentimentale.
La durée est l’élément tragique par excellence du sentiment, parce qu’elle le transforme sans cesse, alors que nous sommes attachés surtout à des instants parfaits de nos affections ; parce que le sentiment ne souffre pas une ascension continue, mais une fois atteint le moment de sa perfection, ne peut plus que se souvenir, c’est-à-dire souffrir, vieillir. Certains, peut-être, verront-là une condamnation des passions humaines, et comme la morale du roman. Mais nous ne croyons pas qu’une œuvre de cette envergure comporte à proprement parler de morale, malgré ce que dit l’auteur dans sa préface. Bien plutôt, elle est l’expression concrète d’une loi divine et humaine, et c’est ici que l’on peut voir sa profonde ressemblance avec les Affinités électives de Goethe. Aucune arrière-pensée de jugement moral ne perce dans le ton ni dans l’agencement des incidents.
Ce n’est pas un auteur qui s’arroge un petit jugement dernier de ses personnages, comme le moraliste s’arroge le pouvoir de séparer le bien du mal parmi les actions d’autrui qu’il estime connaître. Simplement, il enregistre les effets d’une justice immanente. [p. 347] les actions de ses héros, il note les jugements contradictoires qu’elles provoquent. Et le tragique qui se dégage lentement de cette longue confusion de plaisirs mondains, d’égoïsmes déçus, d’égoïsmes comblés, ce n’est pas le tragique d’une condamnation, mais celui, combien plus amer et noble, du consentement aux lois de la vie. Car au-dessus des fatalités humaines, ce qui compte chez les personnages de Baring, c’est la manière d’accepter une destinée, de la transfigurer ou d’y succomber. C’est cela qui forme le sujet implicite, nous l’avons dit, de son œuvre romanesque.
Il est pourtant un endroit du roman où l’auteur intervient visiblement, force les faits, agit comme un « moraliste » désireux de justifier une thèse plus que de faire comprendre la réalité. Et c’est au cours des quarante pages qu’il consacre à la « conversion » au catholicisme de la princesse Blanche. Blanche, anglicane « de naissance », a donc épousé un Italien et vit dans un milieu catholique qui n’exerce, dit-elle, aucune pression sur ses convictions religieuses. Mais le mot conviction ne doit être pris ici qu’au sens le plus conventionnel. [p. 348] sans les mettre jamais en question les exigences les plus terribles de la société insulaire, possède un sens critique assuré qu’elle applique non sans acuité aux pratiques anglicanes.
On serait tenté de soupçonner ici quelque invraisemblance psychologique si l’on ne s’apercevait que M. Baring, lui-même, manifeste cette tournure d’esprit au cours de ses romans. Le trait satirique, ailleurs presque imperceptible, est nettement appuyé dès qu’il s’agit des vieilles tantes de la Princesse, chargées ici de représenter deux églises anglaises. Ces deux respectables ladies, qui ne jouent pas d’autre rôle dans l’histoire, sont ridicules et conventionnelles à souhait.
Blanche malheureuse, isolée, cherchant une sécurité intérieure, ne trouve pas dans ces indignations sentimentales la réponse aux premiers troubles que la grâce jette dans son âme. D’autre part, tous les catholiques qu’elle rencontre et qui lui parlent de leur foi se distinguent par une humanité charmante, « une façon naturelle de traiter les questions religieuses, sans fausse honte ». (Seuls, parmi les catholiques, son mari et sa tyrannique belle-mère sont nettement antipathiques, mais ils ne disent rien, eux !) Comment Blanche ne se sentirait-elle pas attirée par la Rome papale, qui la console de la Rome de son mari et la venge de l’Angleterre de ses tantes. [p. 349]
C’est peut-être à l’endroit de cette œuvre où l’on parle le plus directement de Dieu que Dieu est le plus absent. Car nous y sommes à chaque page incités à juger, induits en tentation, induits en discussion. Je sais bien que tout changement de confession ramène les mêmes arguments qui retiennent l’esprit à la périphérie des vérités religieuses, là où elles paraissent s’opposer, au lieu de nous aider à les mieux pénétrer, à les approfondir jusqu’à l’unité. Il eût pu s’en dispenser d’ailleurs, car en définitive la conversion de son héroïne nous paraît être à tel point la seule solution possible qu’elle n’est plus du tout exemplaire et ne peut servir ni le catholicisme ni la foi chrétienne en général. Mais quoi ? Nous laisserons-nous vraiment « tenter » par cette erreur de Baring ? En vérité, l’entrée de Blanche dans l’Église catholique n’est pas une conversion3, c’est une adhésion à ce qui lui semble être la vérité. Sa vraie conversion a lieu beaucoup plus tard, lorsqu’elle trouve, à force de souffrance, le courage de sacrifier son amour. Mais elle ne peut survivre à cet acte suprême, à cette grâce.
Aussi notre bonheur humain n’est-il en aucune mesure le signe de la vérité. Personne, peut-être, n’a répété avec autant de force que Baring le fameux, l’irrépressible argument du bonheur, fondement pratique de la morale courante. Presque tous les événements de son roman le contredisent. Ceci entraîne cela - bonheur ou catastrophe - non parce que c’est mal ou bien, mais en vertu d’une loi organique, inéluctable, amorale, tout à fait indépendante de nos appréciations. [p. 350] Nous sommes naturellement portés à confondre notre bonheur avec notre bien, et à taxer d’immoralisme tout acte qui entraîne des ruines humaines. Mais la vérité, elle, est indifférente à ce que nous appelons bonheur ou malheur. Et c’est la vérité seule qu’il s’agit d’attendre.
Dans Daphné Adeane, dans La Princesse Blanche, ce sont deux prêtres4 qui, au moment décisif, viennent apporter ce dur message à l’âme de celle qui demandait d’être apaisée. Admirables dialogues, déchirants et triomphants, qui comptent parmi les chefs-d’œuvre de la littérature religieuse. Celui de La Princesse Blanche5 donne sans aucun doute l’accord le plus profond de l’œuvre de Baring. En voici la conclusion. Vous comprenez tout à présent. Je vous demande seulement de prier pour moi, car j’ai parfois la sensation que ma misère est plus que je ne peux supporter. - Elle l’est presque, mais pas tout à fait. Il faut l’accepter.
Après la 2nde guerre mondiale, les acheteurs dans les secteurs de l’armement, de l’espace et du nucléaire vont faire pression sur les fabricants et exiger des preuves de la maîtrise de la qualité de fabrication afin de diminuer les contrôles et la surveillance. C’est le Japon qui, le premier, va faire évoluer les principes de maîtrise de la qualité. Mis à mal par sa défaite en 1945, le Japon peine à se relever et son industrie produit des fabrications de qualité médiocre, entrainant une mauvaise réputation auprès des pays européens. De 1945 à 1950, les USA délèguent sur place leurs experts (notamment Shewhart, Deming, ou encore Joseph Juran). Juran est le premier à avoir évoqué la notion de « coût de la non-qualité ». Il introduisit également le concept de « qualité totale » et celui de résistance au changement, évoquant par là-même l’influence de l’élément humain dans la qualité.
Juran défendra la vision d’une responsabilité qui incombe à la Direction et que cette Direction doit intégrer la qualité au titre d’une discipline de gestion, analogue à la gestion des finances. Dès les années 1960, Juran a défendu la trilogie Planification -> Contrôle -> Amélioration. Il est surtout connu pour avoir défini le diagramme de Pareto : mise en avant des problèmes par ordre d’importance ; 20% des causes produisant 80% des effets. Voir la fiche pratique "Loi de Pareto".
Dans les mêmes années, Armand Feigenbaum sera le premier à utiliser le terme de « maîtrise totale de la qualité ». Moins connu que les autres experts précédemment cités, Feigenbaum définira également les composantes des coûts de la non-qualité : défaillance, contrôle, prévention. Voir la fiche pratique "Evaluation des coûts de la non-qualité". Bientôt ! C’est au sein du JUSE (Japanese Union of Scientists and Engineers), créé en 1946 par le gouvernement japonais, que Deming et Juran intervinrent en tant que consultants auprès de l’industrie nippone. C’est là que Deming proposa sa fameuse roue PDCA (Plan / Do / Check / Act), base de tout principe d’amélioration continue. Voir la fiche pratique "Roue de Deming - PDCA".
L’objectif premier de Deming n’était pas d’ajouter une composante qualité au management mais plutôt de transformer radicalement ce management. Des livres incontournables dédiés au management de la qualité, théories, pratiques, méthodes et outils pour bien saisir l’importance d'un management de la qualité bien conduit dans une logique d'amélioration continue de la performance. Certains de ces ouvrages sont des best-sellers mondiaux dont leurs auteurs, W. Edwards Deming, Eliyahu M. Goldratt, J Cox et Kaoru Ishikawa, sont quelque part "membres des pères fondateurs" de la démarche qualité. Le management de la qualité s'inscrit dans un processus d'amélioration continue.
Encore faut-il mesurer correctement la performance. Ce n'est pas toujours si simple tant la notion de performance prête à confusion et se résume trop souvent à un raccourci malheureux pour le projet. Ensuite, le processus d'amélioration continue n'est guère viable sans une délégation effective afin de permettre aux équipes de terrain de prendre les décisions opportunes et adéquates en accord avec la stratégie suivie. Ces deux thèmes majeurs du management de la qualité sont traités, illustrés et détaillés dans l'ouvrage suivant. Livre de référence du site...
L ouvrage d'Edwards Deming présente une réflexion de fond à propos des pratiques managériales et du rôle des démarches qualité. Un management bien conduit se doit de reposer sur des principes clairs et précis et non sur des croyances et des idées fausses. Une évidence ? Pourtant les exemples de management perverti ne manquent pas, loin s'en faut. Hors de la crise W. Par contre, la version anglaise de "Hors la crise" "Out of the Crisis" est rééditée... OUT OF THE CRISIS W. Un excellent "roman", best-seller mondial incontesté.
Eliyahu M. Goldratt a choisi cette forme originale pour exposer sa démarche de la théorie des contraintes en gestion industrielle. La théorie n'est pas des plus simple à expliquer. En plaçant le lecteur en situation réelle, en fait l'art du roman, l'explication est particulièrement fluide: Chapeau !... LE BUT Un processus de progrès permanent. Eliyahu M. Best-seller mondial des ouvrages consacrés au management de la qualité, Kaoru Ishikawa est aussi l'inventeur des cercles de qualité. Les ouvrages écrits par des auteurs de renom connaissant parfaitement leur sujet sont toujours clairs, précis, particulièrement simples et didactiques. Celui-ci est tout à fait conforme à la règle. Ishikawa présente outils et méthodes du management de la qualité en s'appuyant sur des cas vécus. Incontournable...
Un point précis à propos de la réalité du modèle de management mis au point par Toyota. Les 14 principes expliqués, le lean, le management de la qualité, l'amélioration continue. Jeffrey Liker Pearson Education 2ème Éd. Un ouvrage assez complet sur la fonction qualité en entreprise. La notion de qualité est présente depuis fort longtemps dans l’activité humaine. Au Moyen-Age, l’activité économique était caractérisée par les Corporations, qui par leur structures et leur fonctions, correspondaient aux fédérations professionnelles que nous connaissons aujourd’hui. Des artisans-compagnons aux constructeurs de cathédrales, tous professaient l’amour du travail bien fait et transmettaient leur savoir au travers de longs apprentissages.
Les corporations fixaient les règles propres à leur métier ou codes de bonne pratique, elles établissaient les règles de qualité des produits et les inspectaient avant qu’ils ne soient livrés aux clients. Certains produits pouvaient recevoir une marque distinctive qui en garantissait la qualité. L’histoire moderne de la qualité est indissociable du développement des organisations qui couvrent les domaines primaire, secondaire et tertiaire. Lorsque Taylor commence sa vie professionnelle, le travail de l’ouvrier s’apparente encore beaucoup à celui de l’artisan. C’est l’ouvrier qui organise son travail et définit sa productivité au travers de la négociation. La motivation essentielle, selon Taylor, est l’argent. Comme l’intérêt au travail est considérablement réduit par la division du travail et la spécialisation, c’est en effet la seule motivation à laquelle Taylor va se rattacher. Vu le manque de motivation pour un travail bien fait, la qualité des produits va se dégrader.

Après des intervalles considérables, les quatre joueurs de hautbois sont restés sans avoir à jouer. Les douze premiers violons jouent à l’unisson, c’est à dire des notes identiques : il semble s’agir là d’une multiplication d’emplois parfaitement inutile. Le coefficient d’utilisation du triangle est extrêmement faible. On a intérêt à utiliser plus largement cet instrument, et même à en prévoir plusieurs. Son prix d’achat étant extrêmement bas, l’investissement serait très rentable. L’exécution des triples croches nécessite un effort considérable et représente une complication inutile. On suggère que toutes les notes soient arrondies à la double croche la plus proche. On constate que le même passage est répété trop souvent. Ces répétitions peuvent être sérieusement réduites.
En outre, il est tout à fait inutile de faire jouer aux instruments à vent un thème déjà exposé par les cordes. Les techniques d’exécution, qui semblent ne pas avoir évolué depuis des siècles, sans aucun progrès dans l’ergonomie, mériteraient une étude approfondie. Il a néanmoins de sérieuses difficultés avec certaines notes. On peut remarquer aussi, de temps en temps, l’effort excessif fourni par les joueurs d’instruments à vent, alors que l’emploi d’un compresseur pourrait procurer l’air nécessaire d’une façon adéquate et mieux contrôlée. L’obsolescence des instruments est aussi un point qui mérite d’être examiné : le programme ne mentionne-t-il pas que l’instrument du premier violon avait plus de 100 ans ?
Si on avait appliqué correctement le barème d’amortissement, on aurait constaté que la valeur de cet instrument était certainement nulle et on aurait pu envisager l’achat d’un instrument moderne. Dans l’ensemble, nos propositions rencontrent l’adhésion du chef d’orchestre. Il objecte néanmoins que leur mise en oeuvre pourrait entraîner une certaine diminution du nombres d’entrées. Entre les années 30 et 50, en ce qui concerne la qualité, c’est l’époque du contrôle. Il faut ici souligner la différence de signification entre la notion de « contrôle de qualité » et « Quality Control ». Le Dr. Walter Shewhart est incontestablement le fondateur du mouvement mondial du Contrôle de la Qualité.
Il a mis au point une théorie et des outils ( les graphiques de contrôle). Des « causes communes ou aléatoires » liées au procédé et des « causes spéciales et assignables » provoquant des dérives du processus. Pendant la deuxième guerre mondiale, l’armée américaine est amenée à rechercher et à énoncer des standards de qualité précis pour ses armements. Edwards Deming, théoricien de la statistique, organise des stages pour apprendre les méthodes de Shewhart. En 1950, il est invité officiellement par la JUSE à Tokyo.
Les notes de cours furent publiées en japonais sous le titre « Principes élémentaires du Contrôle Statistique de la Qualité » et connurent un immense succès. L’enseignement du Dr. vise à faire en sorte que la qualité des produits demande un minimum d’inspection et à renverser les barrières entre les départements. Chercher plutôt à réduire le coût total. L’Assurance de la Qualité devient une discipline structurante de la gestion.
2 Joseph M. Juran, après des études d’ingénieur, a commencé sa carrière à Bell et a initié l’idée que la qualité est une responsabilité de la direction et qu’elle s’inscrit dans une discipline de gestion. Il insiste sur l’amélioration continue et le coût de la non-qualité, et définit le diagramme de Pareto. Armand V. Feigenbaum introduit la notion de « maîtrise totale de la qualité » et les coûts de la non-qualité. Kaoru Ishikawa popularise les cercles de qualité et contribue à la formation des cadres à la qualité totale au Japon. Philip Crosby préconise « faire bien la première fois » et fonde des Quality Councils pour diffuser la qualité à l’échelle mondiale.
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Les idées de Deming et Juran révolutionnent durablement les pratiques industrielles dans le monde. Le texte réunit donc des pans d’histoire littéraire et des fondements du management de la qualité, montrant que l’exigence de qualité s’inscrit à la fois dans des dynamiques culturelles et économiques. Des images et schémas jalonnent ce parcours: des cercles de qualité d’Ishikawa, des diagrammes de Pareto et des cycles PDCA, qui illustrent l’approche systémique de la qualité.
| Auteur | Contribution | Impact |
|---|---|---|
| M. Baring | Portrait d’une société et d’une destinée féminine | Analyse morale et psychologique |
| Deming | PDCA, management transformationnel | Amélioration continue et qualité organisationnelle |
| Juran | Parato, coût de la non-qualité | Responsabilité de la Direction |
| Ishikawa | Cercles de qualité, 14 différences culturelles | Qualité comme pratique managériale |
Des livres incontournables dédiés au management de la qualité, théories, pratiques, méthodes et outils pour bien saisir l’importance d'un management de la qualité bien conduit dans une logique d'amélioration continue de la performance. Ceux-ci se concluent sur l’idée que la véritable valeur réside dans la capacité des organisations à accepter les lois de la vie et à transfigurer les destins.
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