Une chaudière à bois bûches avec ballon tampon brûle le bois à puissance élevée, transfère la chaleur produite à l’eau du circuit de chauffage, puis stocke l’excédent dans une cuve isolée afin de le restituer lorsque la chaudière est à l’arrêt. Ce fonctionnement limite les cycles courts, améliore le rendement, réduit la consommation de bûches et augmente l’autonomie de l’installation.
Le ballon tampon est particulièrement adapté à une chaudière à bûches, car une bûche déjà allumée ne peut pas être éteinte instantanément : elle continue à produire de l’énergie, même lorsque les radiateurs ou le plancher chauffant n’en ont plus immédiatement besoin. Le ballon absorbe cette chaleur excédentaire et la restitue progressivement au logement ou à la production d’eau chaude sanitaire.
Comment fonctionne une chaudière à bois bûches avec ballon tampon ?
Le processus de chauffage commence par le chargement de la chaudière avec du bois de chauffage. Le bois est brûlé dans la chambre de combustion, produisant de la chaleur qui est transférée à l'eau circulant dans le circuit de la chaudière. L'eau chaude est ensuite stockée dans le ballon tampon, où elle peut être maintenue à une température constante pour une utilisation future.
Lorsque la demande de chauffage au sein du logement est élevée, l'eau chaude stockée dans le ballon tampon est distribuée au chauffage central. Le ballon tampon agit comme une réserve d'eau chaude qui fournit de l'eau chaude aux radiateurs à eau et aux planchers chauffants hydrauliques lorsque la demande de chauffage est élevée, voire aux robinets, douches and co en eau chaude sanitaire.
Le ballon tampon permet d'éviter les pics de température en régulant la distribution de l'eau chaude et en évitant les arrêts et les redémarrages fréquents de la chaudière. Une fois le bois presque totalement consumé, la chaleur qui aura été stockée dans le ballon tampon sera utilisée dans le circuit de chauffage.
La chaleur peut être restituée aux radiateurs alors que la chaudière est à l’arrêt pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours dans les maisons à très faibles consommation ou à l’entre-saison. Ce stockage d’énergie donne une autonomie beaucoup plus importante à l'installation de chauffage.

Le rôle du ballon tampon dans le rendement
Le ballon tampon est une cuve qui stocke l’eau de chauffage (l'eau qui circule dans les radiateurs ou le plancher chauffant). Cette pièce joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement d’une installation de chauffage central au bois.
Le ballon tampon permet à la chaudière de travailler la majorité du temps à son meilleur rendement. Cela veut dire que la chaudière tournera tant que possible à une puissance élevée. La chaleur sera distribuée aux radiateurs, plancher chauffant, ballon sanitaire. en priorité.
L’excédent de chaleur produite sera stocké dans le ballon tampon sous forme d’eau chaude. Ce mode de fonctionnement assure une moindre consommation de bois, une diminution des fumées et une plus grande longévité du matériel de chauffage.
Grâce à l'installation d'un ballon tampon, votre chaudière bois va consommer moins de bûches en réduisant le nombre et la durée des cycles de chauffe. Le rendement de la chaudière se verra ainsi largement augmenté, car la quasi entièreté de la chaleur produite va servir à chauffer le réseau de chauffage ou à produire de l'eau chaude sanitaire
Sur des chaufferies collectives, nous avons pu constater une variation du rendement des chaudières de l’ordre de 20 % entre un fonctionnement en cycles longs et en cycles courts (+10 démarrages/jour). Sur des chaufferies individuelles sans ballon tampon, le nombre de cycles courts sera encore plus importants (par rapport à une chaufferie collective) notamment en mi-saison.
Les bénéfices d’un ballon tampon n’y sont que plus importants. Au-delà des gains énergétiques, un ballon tampon réduit considérablement les émissions polluantes. Les premiers tributaires d’une installation polluante sont les utilisateurs eux-mêmes et leurs voisins.
Les principaux avantages de l’association
Une consommation de bois réduite
Économies d'énergie : il permet de réduire la consommation de bois et d'énergie en réduisant le nombre de cycles et leur durée nécessaires pour couvrir les besoins du logement.
La chaudière à bois va consommer moins de bûches en réduisant le nombre et la durée des cycles de chauffe. La chaleur produite pendant une flambée complète est utilisée immédiatement ou conservée pour répondre ultérieurement aux besoins du logement.
Un meilleur confort thermique
La chaudière à bois est nettement plus confortable à utiliser avec un ballon tampon. De plus, le ballon tampon permet de réaliser des charges complètes de la chaudière à bois, allongeant les intervalles entre charges.
Le confort thermique va également être amélioré, dans la mesure où la réserve d'ECS va être disponible instantanément, contrairement à une installation sans ballon tampon, qui va nécessiter une attente de plusieurs dizaines de secondes avant d'avoir de l'eau chaude.
Ce confort sera particulièrement observé le matin, lorsque les appareils de chauffage sont encore froids, mais que l'ECS est disponible immédiatement. Le ballon tampon peut également fournir de l’eau chaude lorsque la chaudière ne fonctionne pas momentanément.
Une autonomie accrue
L'intérêt est ainsi de disposer d'une réserve d'énergie qui peut être utilisée pour augmenter l'autonomie de la chaudière : le ballon continue à chauffer la maison, même quand la chaudière est à l'arrêt. L'utilisateur gagne en confort d'usage.
Plus besoin de charger en bois la chaudière plusieurs fois par jour, une seule flambée associée à la réserve d'énergie du ballon tampon apporte une autonomie de 1 à 2 jours en moyenne.
La chaleur peut être restituée aux radiateurs alors que la chaudière est à l’arrêt pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours dans les maisons à très faibles consommation ou à l’entre-saison.
Une meilleure longévité du matériel
Le ballon tampon évite à la chaudière de devoir recommencer sans cesse le processus de combustion. Ainsi une meilleure durabilité du système est engendrée tout en permettant une combustion particulièrement efficace.
Prolongation de la durée de vie de la chaudière : en évitant les arrêts et les redémarrages fréquents qui peuvent causer une usure prématurée des composants de la chaudière, et réduit au passage les coûts d'entretien.
Associer un ballon tampon à une chaudière bois, ou même à un système de chauffage solaire va permettre de préserver votre appareil de chauffage. Ce moyen offre la possibilité de lisser la production d'ECS, ce qui va éviter les arrêts et les redémarrages fréquents.
Une fonction de sécurité
Le ballon tampon joue ici à la fois le rôle de stockage d'énergie et de sécurité. Quand une bûche brûle dans le foyer de la chaudière, on ne peut plus l'éteindre : elle continue à brûler et à produire de l'énergie.
Quand la température de consigne est atteinte, cette énergie excédentaire, qui n'a plus vocation à être absorbée par le réseau de radiateurs, est alors stockée dans le ballon tampon.
Le ballon tampon peut également jouer un rôle sécurité. La chaudière est bien sûr protégée des risques de surchauffe accidentelle par une soupape de sécurité. En cas de défaillance éventuelle de cette soupape, le ballon tampon constitue une sécurité supplémentaire pour protéger la chaudière.
Les possibilités offertes par le stockage d’énergie
- Possibilité de choisir une chaudière à bois surdimensionnée avec un plus gros volume de charge : réduction du nombre de charges nécessaires
- Possibilité de dégager momentanément une puissance plus importante que celle de la chaudière à bois : utile pour relancer une installation froide le matin.
- Possibilité de charger la chaudière à bois à l’avance : la veille au soir pour le lendemain matin, le vendredi pour le retour du weekend…
- Possibilité de produire son eau chaude sanitaire, même en été : la charge de bois servira à réchauffer le ballon tampon, qui restituera son énergie à l’eau chaude sanitaire pendant 4 à 10 jours, dépendant des consommations.
- Possibilité d’associer le ballon tampon avec une installation de panneaux solaires thermiques.
Les différents types de ballons tampons
La fonction du ballon tampon est de procéder au stockage du surplus de chaleur produit par un appareil de chauffage, que ce soit une chaudière bois, un équipement solaire ou une pompe à chaleur (PAC). Ce stock va ensuite être utilisé dès que vous allez solliciter de l'eau chaude sanitaire, ou dès que votre appareil de chauffage se met en fonctionnement.
Le ballon tampon pour chauffage seul
C'est le type de ballon tampon le moins complexe en terme de fonctionnement, et dont le prix est le moins élevé. Son principe de fonctionnement est simple.
Votre appareil de chauffage va produire de la chaleur, dont le surplus va être stocké sous forme d'eau chaude, dans le réservoir qui se trouve dans le ballon tampon. Grâce à une excellente isolation thermique, la chaleur est conservée pendant de nombreuses heures.
La température de l'eau est donc maintenue pour pouvoir être utilisée dans votre réseau de chauffage selon les besoins.
Le ballon tampon avec production d’eau chaude sanitaire
En plus d'apporter de l'eau chaude dans votre réseau de chauffage central, certains modèles de ballons tampon peuvent aussi alimenter la maison en eau chaude sanitaire.
Grâce à un échangeur en forme de serpentin, les calories produites par la chaudière bois sont récupérées pour chauffer la réserve d'eau, dont le volume va dépendre du modèle et du prix du ballon tampon.
Cette réserve d'eau va ensuite être utilisée en tant qu'ECS lors de l'utilisation de la douche ou du robinet de cuisine.
Le ballon tampon peut également être utilisé pour fournir de l'eau chaude sanitaire, en utilisant un échangeur de chaleur pour transférer la chaleur de l'eau chaude stockée dans le ballon tampon à l'eau courante.
Le ballon tampon solaire
Pour coupler votre ballon tampon à des panneaux solaires, il existe des modèles parfaitement adaptés. Ces derniers disposent d'un échangeur thermique supplémentaire.
En forme de serpentin, ce dernier transforme la chaleur captée par les panneaux en réserve d'eau chaude, grâce au transfert de la chaleur du fluide caloporteur situé dans le système solaire vers le réservoir d'ECS ou vers le réseau de chauffage.
Le second intérêt du ballon tampon est, si besoin, de permettre un fonctionnement avec plusieurs énergies, notamment quand il s'agit de coupler le générateur avec des capteurs solaires thermiques.
Dimensionnement du ballon tampon
Le choix d'un ballon tampon pour une chaudière à bois dépend de plusieurs facteurs, notamment de la taille de la chaudière, de la surface à chauffer, de la demande de chauffage et des besoins en eau chaude sanitaire.
En général, on recommande de dimensionner le ballon tampon d'au moins 50 litres par kW de puissance de la chaudière.
Pour une chaudière à bûches de bois, on préconise 50 à 55 litres de capacité par kW de puissance installé. Soit, par exemple, un ballon de 1.000 litres environ pour une chaudière de 20 kW.
| Puissance de la chaudière | Capacité indicative du ballon |
|---|---|
| 20 kW | 1000 L |
| 30 kW | 1500 L |
Le dimensionnement pour un ballon tampon est généralement de 50 L par kW soit une contenance 1000 L (20 kW) à 1500L (30 kW) pour le résidentiel.
Pour le volume, il est recommandé une capacité de stockage qui soit proportionnelle au volume de chargement de la chambre de combustion, soit 12 litres pour un décimètre cube (ou litre) dans l'enveloppe d'eau de la chaudière.
Exemple : pour une chaudière LCG 40, dont l'enveloppe d'eau représente de 103 dm3 (ou litres), le réservoir d’eau recommandé est de 1250 litres.
Le dimensionnement doit être réalisé en fonction de la puissance nominale, du volume de chargement, du niveau d’isolation du logement, des émetteurs de chaleur et des besoins d’eau chaude sanitaire. Un ballon trop petit absorbe mal l’énergie d’une flambée complète, tandis qu’un ballon trop grand augmente l’encombrement et les pertes thermiques.
Les pertes thermiques du ballon tampon
Les pertes thermiques d’un volume tampon dépendent de la différence de température entre l’eau contenue dans le volume tampon et l’ambiance. Pour une ambiance à 20°C, les pertes thermiques avec une isolation de 100 mm de laine de verre d’un tampon de 300 L sont ainsi de :
| Température de stockage | Pertes thermiques quotidiennes |
|---|---|
| 30°C | 0,29 kWh par jour |
| 50°C | 0,86 kWh par jour |
| 60°C | 1,16 kWh par jour |
| 80°C | 1,72 kWh par jour |
Extrapolons l’exemple fictif et exagéré d’une maison consommant 20 000 kWh/an pour le chauffage. Le ballon tampon est maintenu à 80°C 24/24h et 7/7j. La température ambiante est constante à 20°C toute l’année.
Les déperditions thermiques du ballon s’élèveraient alors à 630 kWh/an, soit 3 % des 20 000 kWh de chauffage consommés.
Dans la réalité, nous estimons en moyenne une surconsommation d’énergie de l’ordre de 5 à 10 % due à l’ajout d’un ballon tampon. Elles varient selon les variables citées plus haut.
Ces pertes doivent être comparées aux économies obtenues grâce à une combustion plus complète, à la réduction des cycles courts et à la diminution des redémarrages. Une isolation efficace du ballon, des canalisations correctement isolées et une régulation adaptée limitent les déperditions.
Installation hydraulique d’une chaudière à bûches avec ballon tampon
Les exemples de montages hydrauliques visualisés ci-après sont des schémas de principe ; de ce fait, ils peuvent tout à fait être personnalisés pour répondre aux besoins propres à la typologie d’installation considérée.
Une installation de chauffage doit être réalisée par un professionnel qui sera responsable du bon fonctionnement de la chaudière et qui endossera toutes responsabilités relatives aux éventuels dommages sur des biens ou des personnes consécutifs au non-respect des normes régissant la matière (NF EN 303-5).
Le ballon est généralement placé entre la chaudière à bois et les émetteurs de chaleur. La chaudière charge le ballon lorsque la production de chaleur dépasse la demande, puis le circuit de chauffage prélève l’eau chaude stockée selon les besoins.
Les organes principaux
| Repère | Désignation |
|---|---|
| 1 | Chaudière |
| 2 | Ballon tampon primaire |
| 3 | Pompe de circulation |
| 4 | Vanne thermique 3 voies (relève de température) |
| 5 | Vase d’expansion pour systèmes de chauffage fermés |
| 6 | Vase d’expansion « ouvert » |
Protection contre la surchauffe et la pression
Selon les normes européennes EN en vigueur, les générateurs de chaleur au bois doivent être obligatoirement installés avec les sécurités pression (fig. p2) et température nécessaires (fig. p1).
Pour cela l’installation d’un système d’évacuation de surchauffe (en plus de la soupape de pression 3 bars) est indispensable pour prévenir tout dommages, entre autres dans le cas d’un problème d’alimentation électrique de la chaudière pouvant remettre en cause la garantie du constructeur.
Cette décharge de température thermique doit nécessairement être associée à un dispositif de compensation d’eau de la ville « Ensemble C » (alimentation automatique (fig. p4) associé à un dispositif anti-polution (fig. p3)) et peut-être assurée de deux manières, soit avec :
- un vase ouvert « Ensemble A », installation en « circuit ouvert » ou en pression atmosphérique
- un vase fermé « Ensemble B » (à vessie/membrane et sous pression d’azote) + soupape thermique.
La mise en place de la soupape thermique T° de tarage 98 °C doit être faite suivant le schéma ci-dessous, en décharge sur le départ haut de la chaudière (tous les organes de coupure intermédiaire sont à proscrire).
Sa sonde de mesure doit être inséré également en partie haute de la chaudière dans l’orifice prévu à cet effet. Il est, dans tous les cas, obligatoire d’installer une soupape de sécurité certifiée avec une pression d’ouverture de 2,5 bars, un diamètre de siège minimal de 15 mm, un raccordement d’entrée minimal de ½’’, un raccordement de sortie minimal de ¾’’ (tous les organes de coupure intermédiaires sont également à proscrire).
Vase d’expansion
Dans le cas d’une installation de chauffage équipée d’un vase d’expansion « ouvert » (fig. p10), il est impératif de positionner celui-ci au-dessus du niveau de l’émetteur (radiateur) le plus élevé.
Si le vase d’expansion est situé à l’intérieur d’une pièce non chauffée, il doit alors être isolé. Pour une installation équipée d’un vase d’expansion sous pression d’azote ou « fermé » (fig. p11) et raccordé conformément aux normes en vigueur, la pression devra être établie par l’intermédiaire du robinet de remplissage prévu à cet effet sur l’alimentation en eau du réseau de ville et cela, à une valeur d’environ 0,8/1 bar lue directement sur le manomètre installé.
Le volume du vase d’expansion est calculé dans l’optique d’absorber le volume d’eau supplémentaire dans l’installation généré par la chauffe (changement de t°) Il sera défini suivant la règle suivante et en prenant en compte le volume total de l’installation du circuit concerné :
- Pour un vase ouvert, environ 7 %
- Pour un vase fermé, environ 10 %
Pompe de recyclage et charge du ballon
La pompe d’irrigation de la chaudière (fig. p12) et de charge du ballon primaire (tampon) doit être installée sur le retour de la chaudière (partie basse) en aval de la vanne (ou groupe) de relève de température thermostatique.
Elle doit obligatoirement être raccordée électriquement au contrôleur (branchement latéral) de la chaudière qui la pilote en fonction de la température de l’eau de celle-ci, évitant ainsi d'atteindre le point de rosée et donc la formation de condensation dans la chambre de combustion.
Vanne anti-condensation
Il est impératif, pour un bon fonctionnement de la chaudière, de prévoir son raccordement associé à un dispositif assurant une relève de température pour éviter des retours d’eau en provenance de l’installation de chauffage à trop basse température (inférieurs à 55°C), qui pourraient compromettre la durée de vie du corps de chauffe en acier.
Cette relève est habituellement assurée soit par une vanne à cartouche, une vanne de mélange motorisée, une vanne de mélange commandée par une tête à bulbe déporté, le tout soit en composants dissociés, soit par un ensemble prémonté appelé groupe de relevage.
Afin de rehausser la température de retour sur la chaudière, il est conseillé d'installer cette vanne anti-condensation (Repère 2) sur le retour du circuit hydraulique primaire.
Les fluides cherchant toujours à prendre le chemin le plus simple, il est impératif, dans le cas de l’installation d’une vanne à cartouche, de monter une vanne de réglage (Repère 1) sur le by-pass pour créer des pertes de charge dans le but de favoriser la charge du ballon plutôt que le recyclage au moment de l'ouverture de la cartouche.
Raccordement des canalisations
Le tuyau de raccordement en eau de la chaudière au système de chauffage central ne doit pas passer au-dessus du couvercle supérieur du carénage de la chaudière, sinon l’enlèvement des turbulateurs et le nettoyage des tubes de gaz de combustion sont impossibles.
Avant de raccorder la chaudière au système de chauffage central, le réseau d'eau de chauffe doit être rincé pour éliminer les impuretés restantes dans l’installation, les ballons et la chaudière elle-même.
Ces résidus peuvent par la suite entrainer un dysfonctionnement des équipements, des nuisances sonores, la formation de bouchons pouvant entraîner une surchauffe de la chaudière.
La chaudière ne doit jamais être reliée au système de chauffage central par soudage directe, mais par l’intermédiaire de connecteurs démontable et associé à des vannes d’isolement autant que possible.
Étapes générales d’installation
- Préparation de la plomberie : avant d'installer le ballon tampon, il est important de préparer la plomberie en fonction de la configuration de votre système de chauffage. Cela implique de déterminer les emplacements des vannes de régulation, des raccords, des tuyaux et des accessoires.
- Installation des vannes de régulation : les vannes de régulation sont utilisées pour contrôler le débit d'eau dans le système de chauffage. Il convient de les installer correctement pour éviter tout problème de surchauffe ou de sous-chauffage.
- Installation du ballon : une fois que la plomberie est prête, vous pouvez installer l'appareil. Il est important de suivre les instructions du fabricant.
- Branchement électrique : le ballon tampon nécessite souvent une connexion électrique pour fonctionner correctement. Il est important de suivre les instructions du fabricant pour le raccordement électrique.
- Remplissage et purge du système : une fois que le ballon tampon est installé, il est important de remplir le système avec de l'eau et de purger l'air.
- Mise en service : une fois que le système est rempli, il faut le mettre en service et de vérifier qu'il fonctionne correctement.
Il est généralement installé entre la chaudière à bois et les radiateurs pour stocker l'eau chaude et éviter les fluctuations de température. Généralement, cet équipement est connecté à une source d'électricité avec une protection de circuit appropriée, telle qu'un disjoncteur.
Pour cela, il est recommandé d'utiliser une pompe de remplissage et une clé de purge pour éliminer l'air du système. Il est recommandé de surveiller les températures et les pressions du système pour s'assurer qu'il est bien équilibré.

Contraintes d’espace et de fumisterie
L'installation d'une chaudière à bois nécessite généralement un grand espace. Des conduits d'évacuation de fumée sont également à prévoir dans l'installation.
Le stock de bûches à entreposer à proximité de la chaudière pour plus de facilité nécessite également une surface conséquente. Le ballon tampon occupe lui aussi un volume important, en particulier lorsqu’il atteint 1000 à 1500 litres.
L’installation d'une chaudière bois doit respecter les normes d’installation et de fumisterie du DTU 24.1. Ce dernier oblige notamment une ventilation de la chaufferie en position haute et basse et une fumisterie qui débouche au-dessus du faîtage (zone 1).
Une chaudière bois mesure généralement 70 cm de large pour 120 cm de profondeur mais il faut aussi considérer un espace de circulation tout autour. Le ballon tampon a lui un diamètre de 80 cm (1000 L) à 100 cm (1500L). Le sol doit pouvoir supporter la charge de l’installation.
Choisir une chaudière à bois bûches
Le choix d’une chaudière à bûches dépend de la puissance nécessaire, du volume à chauffer, de la disponibilité du bois, de l’espace de stockage et de la capacité à assurer les rechargements manuels.
Un rendement optimal pour une chaudière bois bûches nécessite l’utilisation de bois sec à moins de 20 % d’humidité, un entretien régulier ainsi qu'une isolation thermique performante du bâti (isolation des murs et de la toiture à minima).
Les performances de combustion
Depuis janvier 2020, la norme EcoDesign 2022 interdit les chaudières biomasses ayant un rendement énergétique saisonnier inférieur à 75%. Cela exclut du marché les chaudières à bois à tirage naturel au profit des chaudières à tirage forcé (aussi appelées « turbo »).
Ces dernières sont très performantes grâce à plusieurs optimisations :
- Chambre de combustion : Elle est constituée de matériaux réfractaires pour atteindre de hautes températures. La chaudière est en outre isolée pour éviter les pertes dans la chaufferie.
- Combustion inversée : Cette technique permet de brûler les bûches plus lentement car elles ne s’enflamment pas toute en même temps comme sur une flamme ascendante.
- Tirage forcé (turbo) : La combustion est aussi améliorée grâce à un tirage forcé qui favorise le brassage des gaz et améliore les échanges de chaleur.
- Sonde Lambda : Cette combustion est contrôlée par une sonde Lambda qui mesure en permanence la quantité d’oxygène présente dans la chambre de combustion.
- Echangeurs de chaleur : Les fumées circulent dans des tubes de fumées équipés de turbulateurs.
La sonde Lambda ajuste la quantité d’air comburant en jouant sur le moteur d’extracteur des fumées et l’orientation des volets d’air primaire (combustion des bûches) et secondaire (combustion des gaz).
Ces spirales en métal ralentissent les fumées et augmentent leur temps de parcours de manière à capter le plus d’énergie possible. Notons qu’un bon rendement ne peut s’obtenir qu’avec du bois sec (moins de 20% d’humidité).
Critères techniques
- Classe 5 : Les chaudières bois de « classe 5 » selon la norme EN 303.5 garantissent un bon rendement et de faibles émissions de polluants.
- Masse : Les chaudières à bûches sont très massives et un poids inférieur à 400 kg doit vous interpeller sur la qualité de fabrication.
- Taille de bûches : Le standard est généralement de 50 cm pour le secteur résidentiel.
- Entretien des échangeurs de chaleur : La plupart du temps, une manette est accessible depuis l’extérieur.
- Compatibilité fonction « granulés » : Certains appareils sont prévus pour évoluer en chaudières mixtes.
- Garantie : La garantie la plus commune est de 2 ans sur l’électronique et de 5 ans sur le corps de chauffe.
Les foyers peuvent accepter des bûches jusqu’à 1m50 pour des besoins spécifiques. Elles offrent ainsi la possibilité d’un fonctionnement plus souple grâce aux granulés de bois (allumage et alimentation automatiques).
Utilisation quotidienne et entretien
Un apprentissage est nécessaire au début (3-4 jours) pour trouver la juste fréquence de rechargement. En effet, il ne faut pas dépasser le volume « batterie » du ballon tampon au risque de dégrader la combustion.
Une chaudière bûches nécessite un entretien quotidien. Il se réalise avec des gants une fois l’appareil refroidi et hors tension.
Avant chaque démarrage, on actionne plusieurs fois la manette pour racler les échangeurs de chaleur. Avec un tisonnier, on fait tomber les cendres depuis la chambre de remplissage vers la chambre de combustion.
Cela a pour effet de libérer les orifices d’air comburant. On évacue ensuite les résidus à l’aide d’une pelle vers un réservoir amovible. De temps à autre, on nettoie plus en profondeur à l’aide d’un aspirateur à cendres.
La chaudière bois doit également être inspectée tous les ans pour un contrôle approfondi (joints de porte, nettoyage des canaux et des composants, ramonage du conduit).
Les échangeurs de chaleur sont par exemple brossés pour maintenir leurs performances. On y accède en ouvrant la trappe supérieure et en retirant les turbulateurs.
Entretien du ballon tampon
- Nettoyage : nettoyer régulièrement le ballon tampon pour éviter l'accumulation de saletés et de sédiments à l'intérieur du réservoir.
- Contrôle de la pression : vérifier régulièrement la pression du ballon tampon pour s'assurer qu'elle est dans la plage recommandée.
- Vérification des composants : les raccords et les vannes de votre ballon tampon doivent être vérifiés régulièrement pour s'assurer qu'ils sont bien serrés et qu'ils ne fuient pas.
- Check des paramètres de fonctionnement : vérifier les paramètres de fonctionnement tels que la température et la pression de l'eau.
Si la pression est trop élevée ou trop basse, elle peut affecter le fonctionnement du système de chauffage. Si vous remarquez une fuite, il est important de la réparer immédiatement pour éviter tout dommage à votre ballon tampon.
Il est recommandé de faire appel à un professionnel pour effectuer un entretien annuel complet de votre système de chauffage. Un professionnel pourra vérifier tous les composants de votre système, y compris le ballon tampon, et effectuer les réparations ou les ajustements nécessaires.
Chaudière à bois sans ballon tampon
Nous vous conseillons vivement d’étudier l’ajout d’un ballon sur votre installation de chauffage existante. L’investissement sera rapidement amorti (moindre consommation, meilleure durée de vie du matériel, moindre encrassement) et le gain de confort est très appréciable.
Néanmoins, si vous ne souhaitez pas de ballon tampon ou n’avez pas la possibilité d’en rajouter un, voici nos conseils :
- Sous-dimensionnez la puissance de la chaudière par rapport à votre bâtiment.
- Ne chargez pas de trop grosses quantités de bois en une fois, surtout lorsque les températures extérieures sont clémentes et que le besoin de chaleur du bâtiment est faible.
- Limitez l’utilisation de votre chaudière en entre-saison et arrêtez-la en été pour l’eau chaude sanitaire.
Tous ces inconvénients peuvent être évités grâce au placement d’un ou plusieurs ballons tampons. Différentes solutions existent pour les cas où la place près de la chaudière à bois est limitée.
L’absence de ballon tampon augmente le risque de cycles courts, de combustion incomplète, d’encrassement, de fumées plus importantes et de consommation excessive de bois. Elle réduit également l’autonomie et oblige à adapter plus précisément les quantités de bois chargées à la demande immédiate.
Pour quel logement et quel utilisateur ?
Les chaudières bois, pour quel public ? Les chaudières bûches ne sont pas « tout public » et demandent 3 disponibilités :
- Du bois
- De l’espace
- Du temps
L’investissement dans une chaudière à bûches n’est pertinent que si l’utilisateur a du bois à disposition qu’il ne paye pas (ou très peu). Les bûches restent par ailleurs un des combustibles les moins coûteux : 5 cts le kWh contre 12 cts pour le granulés ou 23 cts pour l’électricité.
Il faut également de la place pour stocker son bois. Les installations sont volumineuses. Il faut compter 2 rechargements par jour en plein hiver d’environ 15 minutes chacun.
Aussi, il n’y a pas véritablement de mode « hors-gel » sur ces appareils car ils nécessitent un rechargement manuel. En cas d’absence prolongée, il faut pouvoir compter sur ses voisins, sur une autre source d’énergie reliée au ballon tampon, ou avoir un appoint en granulés de bois (chaudière mixte).
Ces conditions sont donc plutôt réunies en milieu rural où la chaudière bois permet de chauffer de grandes habitations pour un très faible coût d’utilisation. Pour ceux qui préfèrent une solution totalement automatique, la chaudière à granulés reste la meilleure alternative.
Compatibilité avec les chaudières biomasse
En principe, tous les types de chaudières biomasse peuvent être raccordés à un ballon tampon : à bûches, à pellets, mixte bois/pellets. Toutefois, il est nécessaire de vérifier la compatibilité technique et les spécifications du fabricant pour s'assurer que le système fonctionne de manière efficace et en toute sécurité.
Certaines chaudières sont conçues pour être utilisées avec un ballon tampon, tandis que d'autres nécessitent des modifications ou des ajustements pour pouvoir être raccordées à un ballon tampon.
Généralement, les chaudières biomasse avec une puissance nominale supérieure à 10 kW sont plus susceptibles d'être compatibles avec un ballon tampon.
Un ballon tampon peut aussi être mis en place avec une chaudière à granulés. Rien d'obligatoire pour autant. Les bénéfices sont les mêmes que dans le cas d'une pompe à chaleur, à savoir optimiser le fonctionnement en réduisant les courts cycles et ainsi améliorer la longévité du générateur.
Prix d’une chaudière à bois avec ballon tampon
Le prix d'une chaudière à bois avec ballon tampon varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que la puissance de la chaudière, la capacité, la marque et les options supplémentaires éventuelles. En général, les chaudières à bois avec ballon tampon coûtent plus cher que les chaudières à bois simples en raison de la présence du ballon tampon
Les chaudières bois bûches à tirage forcé coûtent entre 7 000 et 15 000€. Il faut plutôt compter 15 à 20 000€ pour une installation complète avec ballon tampon.
| Type de chaudière bois | Prix moyen |
|---|---|
| À tirage assisté | 8 000 - 12 000 € |
| À tirage assisté avec ECS | 9 000 - 14 000 € |
| À combustion inversée | 8 000 - 10 000 € |
| À combustion inversée avec ECS | 9 000 - 11 000 € |
Alors que ce type de chaudière coûte plusieurs milliers d'euros selon le modèle et selon le prix de la pose, le prix d'un ballon tampon oscille entre 400 et 5000 euros.
Ce prix varie en fonction de nombreux éléments, dont le volume et les fonctionnalités (Ballon tampon avec production d'ECS ou pour chauffage seul). Le choix de la marque est également un facteur déterminant.
Le prix du ballon tampon dépend d'abord de sa contenance. Il varie également en fonction de sa conception :
- Du simple réservoir tampon en acier utilisé pour le seul chauffage ;
- Au ballon tampon intégrant un serpentin pour, en plus du chauffage, produire de l'eau chaude sanitaire ;
- Jusqu'au ballon tampon multifonctions intégrant un second serpentin pour, en plus des fonctions précédentes, être couplé avec une énergie renouvelable.
Comptez quelques centaines à plus d'un millier d'euros en moyenne. L'installation est très simple mais l'encombrement est à prendre en compte. Aucun entretien particulier n'est à prévoir.
Les points forts et les limites
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| Utilise une énergie renouvelable | Investissement initial élevé |
| Excellent rendement | Espace de stockage du bois important |
| Réduction de la consommation de bois | Manutention régulière pour alimenter le foyer |
| Autonomie accrue grâce au ballon tampon | Volume important de l’installation |
| Possibilité de produire l’ECS | Pas de mode hors-gel |
| Réduction des cycles courts | Stockage du combustible nécessaire |
Les chaudières bois bûches permettent de chauffer efficacement de grandes habitations pour un coût d’utilisation très faible. Elles présentent cependant des contraintes de manutention importantes et ne sont pas adaptées à tous les publics.
Une chaudière à bois avec ballon tampon est une solution particulièrement cohérente lorsque le bois est disponible, que la chaufferie peut accueillir une cuve de grande capacité et que les rechargements manuels sont compatibles avec le mode de vie des occupants.