Comment faire deux sous-parties en français

Pour faire deux sous-parties en français, il faut vérifier qu’elles développent deux idées distinctes, clairement rattachées à la même grande partie et utiles pour répondre à la problématique. Un plan en deux parties comportant chacune deux sous-parties est donc possible, à condition d’être pertinent, équilibré et suffisamment développé.

Vaut mieux deux (sous-)parties solides qu'une troisième, bancale. Le plus important est de ne pas dire nimporte quoi il faut juste que tes parties soient équilibrées.

Comprendre la place des sous-parties

Dans un commentaire de texte, une sous-partie est un ensemble d'idées et d'analyses regroupées sous un même thème ou aspect du texte, venant après une partie principale. Elle permet d'approfondir l'analyse sur un point précis.

La structure est essentielle dans un commentaire de texte, car elle permet d'organiser les idées de manière claire et logique. Une bonne structure rend le commentaire plus facile à suivre pour le lecteur et montre la capacité de l'élève à hiérarchiser ses analyses.

La réussite du plan est un des aspects fondamentaux de la méthode du commentaire composé. Une fois ton analyse du texte terminée au brouillon, tu vas en effet organiser le fruit de ton travail dans un plan en deux ou trois grandes parties.

Un commentaire est composé quand tes remarques et analyses sont regroupées par centres d'intérêts. Tu dois donc absolument éviter le plan linéaire qui consiste à suivre la structure du texte (en consacrant par exemple une partie de commentaire à chaque paragraphe du texte).

Un plan à deux parties et deux sous-parties est-il possible ?

Tu as le droit de faire un plan en deux parties et deux sous parties même si l'idéal est de faire trois parties et trois sous-parties. Après si ton plan est pertinent c'est l'essentiel. Il faut que ce soit équilibré.

Pour tes sous parties, tu peux en faire 2, 3 ou 4 maximum. Mais assure-toi que celles-ci sont de taille assez équivalentes.

Chaque grande partie comportera entre 2 et 4 sous-parties qui devront marquer une progression. Le 1. étant la sous-partie la plus évidente, la plus simple.

Il est possible de faire seulement 2 parties ou seulement 2 sous-parties, si le devoir reste suffisamment construit. Ce n'est pas très grave (à l'oral, c'est plus souple) si tu as suffisamment à dire.

OrganisationCondition essentielle
2 parties et 2 sous-partiesUn plan pertinent, équilibré et développé
2 parties et 3 sous-partiesDes sous-parties distinctes et reliées à chaque axe
3 parties et 2 sous-parties dans l’une d’ellesUne progression cohérente et une justification par les idées du texte
3 parties et 3 sous-partiesUne organisation complète, sans ajout artificiel

Comment construire les deux sous-parties

Pour établir un plan, votre enfant doit se demander quelle est la problématique qui se dégage des informations précédemment recueillies. Cette question sera le fil rouge à suivre pour expliquer le texte.

Il peut construire un plan en trois parties avec deux ou trois sous-parties. Le plan vous est suggéré dans le sujet. Les deux pistes proposées à l'étude sont en fait vos axes I et II. Il ne vous reste plus alors qu'à trouver les sous-parties.

Un plan de commentaire littéraire ne s’élabore qu’à partir d’idées, et les idées viennent en se posant des questions sur le texte. Quel est le thème de ce texte ? Si le texte est argumentatif, quelle est la thèse de l’auteur ? Quel est son genre ? Son registre ? Sa structure ? son but ? Son mouvement littéraire ? Quels sont les procédés stylistiques marquants ? Comment décrire le style de l’auteur ? Comment sont les personnages ? Quelles sont leurs caractéristiques ?

Ces questions vont t’aider à dégager les enjeux principaux du texte que tu pourras alors organiser dans un plan. Pour classer tes idées, n’hésite pas à utiliser un code couleur pour rassembler les remarques qui vont vers la même interprétation.

Commencez par une phrase annonçant l’idée générale de cette sous-partie (le titre que vous avez écrit sur votre plan). Une sous-partie repose toujours sur des effets commentés et vous devez analyser 3 ou 4 procédés littéraires en citant à chaque fois le texte.

Ne pas fonder une sous-partie sur un procédé particulier (figure de style, temps verbaux : ce sont des outils d’analyse dont on se sert à l’intérieur d’une sous-partie), mais plutôt sur des pistes d’interprétation plus générales du texte (un personnage caricatural, une scène d’exposition traditionnelle ou originale, du comique au tragique…).

La structure interne d’une sous-partie

Une sous-partie défend toujours une idée. Vous ne pouvez pas rester hésitant : vous devez prendre position, soutenir clairement quelque chose.

Vous allez utiliser une idée simple, qui n’a pas besoin d’être originale et qui peut avoir des défauts. L’important est que l’idée fasse avancer vers la résolution du problème posé en introduction.

  • Simple. Vous devriez pouvoir l’expliquer en une phrase courte, sans connecteur logique (et, ou, car, donc, etc.) et prononçable à l’oral en moins de 10 secondes.
  • Courante, sans grande originalité. Les idées très originales sont difficiles à comprendre et à expliquer.
  • Dont vous voyez au moins un défaut, une limite.
  • Plausible, vraisemblable.
  • Qui permet d’approfondir le sens des mots du sujet.

Chaque sous-partie doit développer un argument clairement affirmé dès la première phrase. Il est important d’annoncer explicitement l’argument que tu vas développer.

Ensuite, il faut expliquer ton argument et montrer en quoi il est pertinent pour répondre à la problématique générale de la dissertation. Il est conseillé de se limiter à un argument par sous-partie et une sous-partie par argument.

Illustrer chaque argument par un exemple tiré d’un auteur, d’une œuvre ou d’un mouvement. Les citations entre guillemets peuvent être puisées dans les textes du corpus ou dans les connaissances personnelles.

Dans les sous-parties, il ne suffit pas d’identifier une figure de style du texte en guise d'exemple, il faut aussi expliquer l’intérêt de son utilisation ! Vérifier que l’analyse diffère de la citation vous aidera à éviter la paraphrase.

Exemple de développement d’une analyse

Le poète utilise la métaphore « géant vert » pour désigner l’arbre, ce qui produit une exagération et met en valeur la grandeur de ce dernier. On peut considérer qu’il s’agit d’une personnification, puisque le terme « géant » sert à désigner un homme à la hauteur disproportionnée. L’effet produit est double : l’arbre est humanisé et grandiose, ce qui rend la description du paysage plus poétique.

Les éléments formels doivent être reliés à une signification, tandis que toutes les interprétations doivent être étayées par des preuves formelles. Vous pouvez aborder l’analyse en partant de la forme pour découvrir le sens, ou en partant du sens pour trouver des indices formels pertinents.

Le but du commentaire est d’analyser la forme pour en trouver le sens et inversement.

Comment distinguer deux sous-parties

Les deux sous-parties d’une même partie ne doivent pas répéter la même idée. Elles doivent apporter deux éclairages différents sur un même axe de lecture.

Une partie principale doit être subdivisée en sous-parties afin de couvrir de manière exhaustive chaque aspect du texte. Une sous-partie peut se concentrer sur l'usage des métaphores amoureuses si la partie principale traite du thème de l'amour dans un poème.

Il est recommandé de structurer la sous-partie en plusieurs paragraphes. Le premier paragraphe peut énoncer l'idée directrice et poser les bases de l'analyse. Les paragraphes suivants doivent développer cette idée en apportant des exemples précis tirés du texte, accompagnés d'analyses détaillées.

Pour moi un paragraphe ce n’est pas une sous-partie mais un élément de la ppsous-partie: la vieille règle que je ne trouvais pas mauvaise était un paragraphe par « idée » ( argument) une idée par paragraphe : ça permet de faire entrer qu’une « idée » ça se défend et se justifie, ça ne se « gaspille » pas en la balançant au détour d’une phrase.( et incidemment qu’il faut des « idées !…)

Je donne aussi comme règle d'or 1 idée = 1 paragraphe. Un exemple : disons qu'une partie soit consacrée à la critique de la médecine par Molière, et qu'une sous-partie soit consacrée au charlatanisme qui repose sur les apparences. Rien n'empêche d'avoir plusieurs sous-parties dans le paragraphe : l'habit, le langage savant, le latin. On reste avec une seule grande idée sur laquelle on apporte trois précisions.

Cette organisation permet d’éviter qu’un seul paragraphe rassemble trop d’idées différentes. Ça, pourquoi pas ; mais les gros pavés avec plein d'idées différentes, vraiment je trouve que ça n'aide ni le correcteur, ni l'élève à clarifier sa pensée.

Une sous-partie n’est pas une liste de procédés

Le plan fond-forme est un plan qui distingue le sens du texte et les procédés littéraires. Par exemple, un plan qui distingue le fond et la forme serait : I - Un poème sur la nature II - Figures de style utilisés.

Un tel plan est à bannir car le but de ton commentaire n’est pas de lister les figures de style mais de montrer comment le style de l’auteur et la signification du texte sont intimement liés et produisent un effet global.

Tu dois donc montrer comment la forme du texte (les figures de style par exemple) accompagnent le sens du texte.

La forme correspond à la façon de le dire (figure de style, prose, champ lexical, temps verbaux utilisés, rythme, …). En résumé, le fond correspond au sens du texte et le message qui est transmis.

Relier les deux sous-parties

Une sous-partie n’est jamais autonome : elle s’appuie sur ce qui a été dit avant et prépare ce qu’on va dire ensuite. On ne pose pas ses idées les unes après les autres sans aucun lien.

Au contraire, on élabore une réflexion unie, qui s’expose en plusieurs parties connectées entre elles. Chaque sous-partie est comme une pièce d’un jeu de construction (façon Kapla).

Il est aussi important de lier la sous-partie à ce qui précède ou à ce qui va suivre. Une transition efficace doit lier la sous-partie précédente à la suivante, montrant ainsi le lien logique entre les différentes analyses.

Elle peut prendre la forme d'une phrase introductive qui rappelle l'idée précédemment abordée tout en annonçant la nouvelle idée qui sera développée.

Faites une petite transition entre les sous-parties et une plus grande transition entre les grandes parties. Utilisez des connecteurs logiques : « tout d’abord », « ensuite », « cependant », « du reste », « de plus », « en outre », etc.

Pour exprimer l’addition, il est possible d’utiliser des mots de liaison tels que « de plus », « de surcroît », « en outre », « par ailleurs ». Pour exprimer une objection, les mots de liaison peuvent être « cependant », « en revanche », « toutefois ».

Il n’est pas nécessaire de faire des phrases de transition entre les sous-parties et les paragraphes. Un simple mot de liaison suffit.

La progression entre les sous-parties

Ton plan doit être progressif. Pars toujours des idées les plus simples ou évidentes aux idées le plus complexes ou subtiles.

Ainsi, les remarques de ta première partie vont servir de base, de tremplin pour les idées suivantes qui seront plus approfondies ou complexes.

La première partie met en relief ce qui est immédiatement perceptible par le lecteur, les premières impressions, tandis que les parties suivantes mettent à jour l’implicite du texte ou un sens plus littéraire, réservé aux lecteurs attentifs.

Cette progression peut aussi conduire d’une première idée à une seconde sans contradiction artificielle.

Cette sous-partie ne rejette pas ce qui a été dit juste avant. Oui, la technique change les conditions de vie de l’homme. Oui, elle peut le faire de façon importante. Mais, non, ce n’est pas une transformation profonde. L’existence humaine reste la même.

Il ne s’agit pas de changer d’avis en passant de « oui » à « non » entre deux sous-parties. Il s’agit d’envisager différents points de vue qui ne sont pas forcément incompatibles.

Notre point de vue final sera plus riche et plus nuancé, car nous aurons pris en compte de nouveaux éléments.

La longueur et l’équilibre

L'idée selon laquelle les parties et sous-parties doivent être forcément équilibrées en masse et nombre, et que c'est là l'essentiel est effectivement un des bastions les plus inexpugnables du formalisme.

Ton plan doit être équilibré en quantité mais aussi en qualité. Chaque axe de lecture (ou « grandes parties ») doit être de longueur équivalente.

Bien sûr, ton correcteur ne compte pas le nombre de lignes dans chaque partie ! Cette appréciation est globale. Par ailleurs, il est fréquent que la troisième partie soit un peu plus courte que les deux autres : cela ne pose aucun souci.

En revanche, vérifie que tes axes de lecture sont quand même de longueur équivalentes. Il n’est pas possible d’avoir une grande partie de deux pages suivie d’une partie de 10 lignes. Si c’était le cas, la partie de 10 lignes apparaîtrait artificielle et superficielle.

Ce n'est pas très grave si tu as suffisamment à dire. Vaut mieux deux (sous-)parties solides qu'une troisième, bancale.

Il ne faut toutefois pas ajouter une troisième sous-partie uniquement pour respecter une forme. La forme du plan dépend des idées, arguments, exemples disponibles trouvés dans la phase d'invention, et non le contraire.

Une sous-partie peut contenir plusieurs paragraphes

Tu considères que sous-partie = paragraphe, forcément ? Oui. Et comme je leur dis aussi qu'un paragraphe peut faire par exemple cinq lignes et le suivant trente, ça laisse la possibilité de faire des sous-sous parties à l'intérieur d'un paragraphe, marquées par des connecteurs logiques.

Je ne sais pas d'où ça vient mais beaucoup d'élèves croient qu'ils vont perdre des points si leurs paragraphes ne font pas à peu près la même taille.

Pour moi, les grandes parties sont séparés par deux lignes sautées - avec, je le conseille, une étoile, pour parer aux problèmes posés par les sauts de page. Les sous-parties sont séparées par un blanc, c'est-à-dire une ligne sautée. Les sous-sous parties sont distinguées par un simple alinéa.

On pourrait concevoir une simplification, avec seulement parties et sous-parties, à condition, me semble-t-il, que les nouvelles sous-parties correspondent aux anciennes sous-sous parties.

Dans ce cas, on dirait qu'une grande partie est divisée au moins en trois paragraphes, mais qu'elle peut fort bien l'être en quatre, cinq, six, sept, huit, neuf sous-parties.

La complexité serait réduite dans la mesure où on ne demanderait pas à regrouper les sous-sous parties en sous-parties.

La mise en page des deux sous-parties

Mettre en page correctement, c'est à dire que chaque paragraphe est précédé d'un alinéa (1 ou 2 carreaux libres).

Rappel : on saute des lignes entre les grandes parties mais pas entre les sous-parties (l'alinéa de deux carreaux suffit à les distinguer). Chaque paragraphe commence par un alinéa (introduction, grande partie, sous-partie, conclusion).

Pour une présentation aérée et claire, il est préférable de sauter deux lignes après l’introduction et avant la conclusion, ainsi qu’entre chaque grande partie. Entre chaque sous-partie, il suffit de sauter une ligne.

Même si cela peut sembler anodin, la mise en forme de la copie est essentielle pour mettre en valeur la structure de la pensée et faciliter la lecture pour le correcteur.

Schéma simple d’un plan en deux parties et deux sous-parties

Introduction

Saute deux lignes

I) Première grande partie

A) Première sous-partie

B) Deuxième sous-partie

Saute deux lignes

II) Deuxième grande partie

A) Première sous-partie

B) Deuxième sous-partie

Saute deux lignes

Conclusion

Les erreurs à éviter

  • Le plan linéaire
  • Le plan fond-forme
  • Le plan morcelé en de multiples paragraphes
  • Le plan déséquilibré
  • La paraphrase
  • L’absence de citations
  • L’absence de transitions
  • La confusion entre une idée et un procédé littéraire
  • L’ajout d’une sous-partie artificielle

Le plan linéaire consiste à commenter le texte ligne par ligne. Tu pourras être amené à faire des plans linéaires si tu poursuis des études littéraires, mais au bac de français, il faut absolument éviter ce type de plan qui ne correspond pas aux exigences de l’examen de l’EAF.

Il arrive qu’un élève rende une copie comprenant huit ou neuf paragraphes par parties. Cette multiplication des paragraphes donne une impression d’éparpillement. L’élève ne parvient pas à synthétiser sa pensée en deux ou trois idées clés.

Si tu te retrouves avec une multitude de paragraphes, il te faut soit faire des choix en éliminant certains points soit regrouper encore davantage les idées qui vont ensemble.

Dans tous les cas, veille à respecter la structure du commentaire littéraire : fais deux ou trois axes de lecture contenant chacun deux à quatre paragraphes maximum.

Ne pas faire de transition entre les parties. Ne pas aérer la présentation du texte sur la copie double. Oublier de citer le texte pour illustrer les propos de l’auteur.

Ne pas prendre le temps de se relire et laisser des fautes d’orthographe.

Vérifier son plan avant de rédiger

Pour t’assurer que ton plan est convaincant, vérifie que tes axes de lecture répondent à ta problématique.

En effet, un commentaire est un devoir argumentatif. Chaque grande partie est une thèse qui répond à la problématique de l’introduction.

Cette thèse est appuyée par plusieurs arguments : ce sont tes deux ou trois sous-parties. Ces arguments sont eux-mêmes illustrés par des exemples précis : ce sont tes analyses et citations du texte.

Votre développement doit suivre une structure logique, être clair, ne pas s'éparpiller, être équilibré et approfondi.

C'est seulement en construisant un plan que vous pourrez obtenir ce résultat et classer vos idées.

Sur votre brouillon, vous rassemblez vos idées, extraits de texte, repérages dans les champs lexicaux, que vous souhaitez avancer comme arguments pour soutenir votre réflexion.

Il est conseillé de se limiter à un argument par sous-partie et une sous-partie par argument. Une sous-partie doit être organisée autour d'une idée directrice claire, structurée en plusieurs paragraphes et reliée par des transitions efficaces aux autres parties du commentaire.

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