Dragged Across Concrete: Traîné sur le bitume, un thriller policier noir et sec

Deux policiers sont suspendus pour usage abusif de la force après une arrestation musclée. A court d’argent, ces deux représentants de l’ordre basculent de l’autre côté de la loi pour s’arroger une compensation. J'ai vu un film... d'une force incroyable avec des personnages embarqués dans des Histoires qui s'entremêlent pour se percuter avec puissance et violence...

Tout n'est pas expliqué, et finalement le film casse les codes du films noir. C'est une immense belle et on se laisse emporter par un tel maelstrom de violence. Peu d'explication, pas de contexte. Juste des personnages qui se cherchent, se recherchent et finissent pour beaucoup par en...

Ce thriller policier est hors norme. Quasiment envoûtant du début à la fin. De plus c'est finement monté et la mise en scène ne cesse de nous "enferrer" dans une logique qui (n'est pas la bonne). Les avis ont failli me faire passer a coté d'une petite pépite. Je l'ai lancé sans trop d'espoir et surprise, le film est vraiment bon, voir très bon.

C'est froid, dark, violent, mais jamais trop. Les 2 seuls questions que l'on se pose, c'est pourquoi Zalher aime autant ... Voilà un polar quasi jubilatoire qui sort des sentiers battus. La mise en scène est béton, le scénario tout aussi excellent. C'est noir, violent, gore et terriblement drôle.

Mel Gibson et Vince Vaughn forment un duo aussi détonant qu'hilarant. Une très bonne surprise. Film de S. Craig Zahler. Année de sortie : 2018. Titre français : Traîné sur le bitume. Pays : États-Unis. Scénario : S. Craig Zahler. Photographie : Benji Bakshi. Montage : Greg D’Auria. Musique : Jeff Herriott.

Dragged Across Concrete (Traîné sur le bitume) se distingue par une remarquable gestion du rythme et une caractérisation aboutie des personnages et de leur environnement. Privé temporairement de salaire, Brett rumine sa frustration d’habiter, avec sa femme Melanie et sa fille Sara, dans un quartier mal fréquenté, ses revenus ne lui permettant pas d’espérer beaucoup mieux. Un soir, alors que Brett vient d’apprendre que sa fille a subi une nouvelle agression, il convainc Friedrich, un homme d’affaires véreux qui lui doit une faveur, de lui donner le nom d’un trafiquant important.

Je ne suis pas du tout stimulé par la politique, a dit S. Craig Zahler au cours d’une interview où on le questionnait, comme il est de bon ton de le faire aujourd’hui, sur le potentiel discours de son dernier film par rapport à la société américaine actuelle. Et pour cause, de discours, il n’y en a pas dans Dragged Across Concrete, encore moins de message. Ici, le réalisateur et scénariste américain, dont Dragged Across Concrete est le troisième long métrage, s’attache avant tout à bien caractériser ses différents personnages et à les faire évoluer, parfois se confronter, au sein d’un environnement urbain, en l’occurrence une ville imaginaire (Bulwark) qui est d’ailleurs, d’une certaine façon, un personnage à part entière.

La mise en place, qui est devenu un concept presque désuet dans un certain cinéma hollywoodien obsédé par la peur d’ennuyer son public, est exemplaire à bien des égards. Cette démarche patiente et méticuleuse nécessite d’enchaîner des séquences qui, dans l’absolu, ne font pas avancer l’intrigue à proprement parler - une intrigue d’ailleurs minimaliste. Plusieurs de mes scènes préférées dans mes films et dans mes livres sont des scènes qui ne font pas avancer l’intrigue, explique le cinéaste et écrivain. Catherine Breillat et Maurice Pialat, à l’époque où ils écrivaient Police, témoignaient de la même volonté de s’attarder sur des détails sans influence directe sur la trame principale. La gestion du temps et de l’espace, la manière dont Zahler faire durer des scènes où il ne se passe concrètement rien de particulier, porte clairement la marque d’un cinéaste précieux, qui maîtrise l’une des choses les plus essentielles au cinéma (le rythme) et possède un sens aigu de la narration (qu’il a probablement dû affuter à l’occasion de l’écriture de ses différents romans.

Ceux-ci évoluent au sein d’un récit dur (à l’image de son titre), moderne tout en s’inscrivant dans une certaine tradition du cinéma noir hard-boiled, et qui évite habilement toute forme de pathos et de dramatisation excessive. On peut penser, de prime abord, à un certain William Friedkin mais c’est Sidney Lumet et son Prince de New-York que cite spontanément S. Craig Zahler. Ce qui n’a rien d’étonnant : en termes de richesse et de qualité de la narration, le réalisateur de The Offence demeure une référence incontournable. S’il continue sur cette lancée, il est probable que S. Principal contributeur du blog Citizen Poulpe.

illustration personnages et dynamique du film

Thèmes et approche du style

Le film s’attache à caractériser des personnages et à les mettre en conflit dans un cadre urbain, tout en privilégiant une mise en scène qui nie le pathos au profit d’un réalisme brutal et mesuré. Le polar hard-boiled est ici réinterprété par une approche moderne et sèche, où chaque décision des protagonistes peut basculer l’histoire.

Le rythme est maîtrisé par une construction qui privilégie l’observation des détails et des interactions plutôt que l’accumulation d’événements spectaculaires. Cette patience narrative rappelle les enseignements d’auteurs et réalisateurs qui valorisent le temps et l’espace comme moteurs dramatiques.

Réception et aspect esthétique

La critique évoque une mise en scène béton, un montage soigné et une direction d’acteurs qui donne à voir des personnages marqués par leur environnement et leur passé. Le duo principal, incarné par des acteurs au jeu à la fois dur et incisif, porte l’ensemble avec une énergie qui surprend et séduit.

Le film se démarque aussi par une tonalité sombre, parfois gore, tout en gardant une dose d’humour noir qui contribue à la singularité du registre.

  1. Contexte et motivations des personnages
  2. Construction du décor et effet de Bulwark
  3. Rythme et gestion du temps à travers des scènes non progressives
  4. Références et influences du cinéma noir

COMMENT METTRE EN SCÈNE, Drive - L'Analyse

Dragged Across Concrete se distingue ainsi par une gestion du rythme et une caractérisation aboutie qui en font une œuvre marquante du thriller policier contemporain.

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