Comment faire partir un hoquet rapidement ?

Pour faire partir rapidement un hoquet aigu, essayez de retenir votre respiration pendant une dizaine de secondes, puis expirez lentement, ou respirez profondément et régulièrement. Boire de petites gorgées d’eau fraîche, ramener les genoux contre la poitrine et se pencher légèrement en avant peuvent également aider à interrompre les spasmes.

Le hoquet disparaît en général naturellement, au bout de quelques secondes ou de quelques minutes. Si aucune méthode n’a été reconnue scientifiquement, certaines sont tout de même réputées pour soulager le hoquet plus rapidement.

Qu’est-ce que le hoquet ?

Le hoquet est un phénomène bénin et très fréquent. Le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique dans le langage médical, est un réflexe respiratoire involontaire qui se traduit par des contractions soudaines et répétées du diaphragme.

Ce muscle indispensable à la respiration se situe entre la cage thoracique et l'abdomen. Lorsque le diaphragme se contracte de manière spasmodique, les muscles intercostaux suivent ce mouvement involontaire.

Simultanément, la glotte se ferme brusquement environ 35 millisecondes après la contraction du diaphragme. Cette fermeture rapide des cordes vocales provoque le son caractéristique du hoquet, ce fameux "hic" que tout le monde connaît.

Les symptômes du hoquet sont facilement reconnaissables et peuvent être représentés par des secousses répétitives accompagnées de bruits gutturaux plus ou moins forts selon les personnes. Le hoquet peut toucher n'importe qui, du nourrisson à la personne âgée, et survient généralement sans prévenir après un repas ou la consommation d'une boisson gazeuse.

Le hoquet est un mouvement respiratoire complexe qui commence avant la naissance (les mouvements du fœtus ayant le hoquet sont d’ailleurs perceptibles par la future maman) et concerne tous les âges.

À ce jour, les recherches n’ont démontré aucune utilité réelle au hoquet chez l’adulte. Il semblerait que le hoquet soit, en fait, une phase préparatoire au processus de respiration développé par le fœtus et que notre corps en aurait conservé la mémoire.

Combien de temps dure le hoquet ?

Dans la majorité des cas, le hoquet reste bénin et disparaît spontanément en quelques minutes. Il affecte plus souvent l’homme que la femme, dure de quelques secondes à quelques minutes et peut revenir plusieurs fois dans la même journée.

Type de hoquetDurée
Hoquet aiguJusqu’à 2 jours
Hoquet persistantPlus de 2 jours
Hoquet chroniquePlus de 1 mois

Il existe trois types de hoquets : le bénin (le plus fréquent), le persistant (qui dure 48 heures et plus et qui revient souvent) et le réfractaire (qui dure des mois et des années).

Les hoquètements peuvent néanmoins être assez gênants (et parfois même douloureux, notamment lorsqu’ils surviennent pendant l’inspiration). Le hoquet persistant ou chronique peut gêner le sommeil et l’alimentation, et avoir un véritable impact sur la qualité de vie en général (insomnies, fatigue généralisée, difficultés à s’hydrater et à s’alimenter, perte de poids…).

Pourquoi a-t-on le hoquet ?

On ne connaît pas la cause exacte du hoquet. Celui-ci peut être provoqué par l’irritation des nerfs qui contrôlent les muscles participant à la respiration, dont le diaphragme.

L'irritation du nerf phrénique, qui innerve le diaphragme, reste la principale explication de ce phénomène. Certaines théories parlent également d’un «déséquilibre entre le circuit neuronal inspiratoire et expiratoire, causé par une stimulation ou un dommage au nerf vague, au nerf phrénique ou au tronc cérébral» que l’on pourrait également identifier comme centre du hoquet.

La distension de l'estomac représente la cause la plus fréquente du hoquet. Quand l'estomac se remplit d'air ou de liquide, il se dilate et irrite les nerfs situés près du diaphragme.

Cette situation survient typiquement après un repas copieux ingurgité trop rapidement, ou suite à la consommation de boissons gazeuses ou d'alcool. Bien qu’il puisse survenir sans raison, le hoquet se produit souvent lors d’un repas trop copieux ou pris trop rapidement, par l’ingestion de boissons gazeuses ou par de l’air avalé lors des repas, par l’absorption d’alcool ou encore par un changement subi dans la nourriture (soupe chaude, eau froide).

Les déclencheurs courants du hoquet sont les suivants :

  • ballonnements d’estomac - après avoir trop mangé ou avoir bu des boissons gazéifiées;
  • reflux gastrique;
  • consommation d’alcool;
  • consommation d’aliments épicés - des piments rouges, par exemple;
  • tabagisme;
  • avaler de l’air;
  • changement émotionnel soudain (p. ex.: surexcitation ou anxiété).

D'autres facteurs peuvent déclencher le hoquet chez certaines personnes comme :

  • L'aérophagie causée par la mastication de chewing-gum
  • Un repas trop épicé ou trop chaud
  • Le stress intense
  • Une forte émotion
  • Le tabac

Le hoquet peut enfin survenir après la consommation d’alcool, en cas d’épisode de stress ou après une forte émotion, ou lorsque la personne souffre d’une irritation de l’œsophage.

Les méthodes les plus rapides à essayer

Différentes techniques ont fait leurs preuves pour interrompre le hoquet comme le fait de retenir sa respiration ou encore de boire très lentement de l'eau fraîche. Elles reposent toutes sur deux principes essentiels : l’apnée (ou la suspension volontaire de la respiration, puisque le hoquet est un mécanisme respiratoire) et la distraction (ou tout simplement, le fait de penser à autre chose).

Il est aussi conseillé de rester au calme, et d’éviter de rire ou de tousser. Malheureusement, aucun truc n'est infaillible ! Vous devrez trouver celui qui vous convient.

1. Retenir sa respiration

Cette technique consiste à bloquer sa respiration pendant une dizaine de secondes après avoir inspiré profondément. L'apnée ou suspension volontaire de la respiration augmente le niveau de dioxyde de carbone dans le sang, ce qui aide à détendre le diaphragme et à stopper les spasmes.

Pour optimiser cette méthode, inspirez profondément, retenez votre souffle en comptant jusqu'à 10, puis expirez lentement. Répétez l'opération 2 à 3 fois si nécessaire.

Cette approche simple peut suffire à arrêter le hoquet dans de nombreux cas. Retenez votre souffle le plus longtemps possible (dans la mesure de vos capacités et du raisonnable !).

2. Respirer lentement et profondément

La respiration contrôlée est une excellente manière de réguler le fonctionnement du diaphragme et des muscles respiratoires. Inspirez lentement par le nez en comptant jusqu'à 5, maintenez l'air quelques secondes, puis expirez doucement par la bouche en comptant à nouveau jusqu'à 5.

Cette technique de relaxation par la respiration, proche des exercices pratiqués en sophrologie caycédienne, apaise le système nerveux et permet de mettre fin au hoquet de manière douce et naturelle.

Respirer profondément et lentement, en inspirant et en expirant l'air lentement en comptant jusqu'à 5, permet de faire travailler le diaphragme et les muscles respiratoires, ce qui met fin au hoquet.

3. Boire de l’eau fraîche

Boire un verre d'eau fraîche par petites gorgées stimule le nerf vague et favorise la déglutition, ce qui peut interrompre le cycle du hoquet. Vous pouvez aussi sucer des glaçons pour obtenir un effet similaire.

Le choc thermique provoqué par l'eau froide allié au mouvement de déglutition agit comme un puissant stimulus sur le système nerveux impliqué dans le réflexe du hoquet. Le fait de boire un verre d'eau gelée ou de sucer un petit morceau de glace, stimule le nerf vague, aidant ainsi l'organisme à stopper le hoquet.

Vous pouvez boire un verre d’eau froide, mais pas glacée, rapidement et en retenant votre respiration. Il est aussi possible de boire un peu d'eau avec le torse penché vers l'avant ou avec la tête à l'envers, ce qui favorise la relaxation du diaphragme et ainsi l'arrêt du hoquet.

L'effet est renforcé si vous buvez lentement de l'eau, en vous penchant légèrement en avant ou en buvant à l'envers depuis le bord opposé du verre. Prenez de l’eau dans votre bouche, bouchez-vous les oreilles et avalez doucement l’eau par petites gorgées.

4. Ramener les genoux contre la poitrine

Cette position consiste à s'asseoir confortablement et à ramener ses genoux contre sa poitrine en les tenant avec les bras pendant une trentaine de secondes. La compression exercée sur le diaphragme aide à détendre ce muscle et à arrêter ses contractions involontaires.

Cette technique peut aussi être réalisée en se penchant en avant depuis une position assise, ce qui crée une pression similaire sur la zone abdominale et thoracique. Le fait de serrer les genoux permet également d'arrêter le hoquet.

Sur un lit ou au sol, remontez vos jambes sur votre ventre et penchez-vous vers l’avant, en boule. Relaxez en vous couchant sur le ventre et prenez de grandes respirations.

5. Se boucher le nez et expirer

Se boucher le nez et forcer pour expirer l'air en contractant la poitrine, est un autre moyen de stimuler les nerfs de la poitrine et d'arrêter le hoquet. Cette technique est également appelée la manœuvre de Valsalva.

6. Stimuler le palais et la bouche

Chose certaine, stimuler le palais modifierait les influx nerveux du centre du hoquet et aurait pour effet de faire cesser les spasmes. Le CO2 (dioxyde de carbone) pourrait aussi venir vaincre le hoquet, tout comme la compression du diaphragme.

  • Tirez doucement sur votre langue.
  • Sucez un glaçon.
  • Prenez une cuillère de sucre et laissez-le fondre sur votre langue.
  • Gargarisez-vous avec de l’eau froide.
  • Mangez du pain sec.
  • Provoquez un éternuement en respirant du poivre.

Manger une cuillère de sucre, de miel, de citron, de gingembre ou de vinaigre, par exemple, stimule les papilles gustatives, surchargent les nerfs de la bouche et occupent le cerveau avec d'autres stimuli, ce qui entraîne le relâchement du diaphragme.

7. Utiliser le froid

Vous pouvez aussi essayer de placer une compresse froide ou un glaçon sur votre nuque pendant quelques secondes. Cette stimulation du nerf vague modifie les signaux nerveux et contribue à stopper efficacement le hoquet.

Appliquer une compresse froide sur le visage régule la respiration et stoppe le hoquet. Placez un sac de glace sur votre diaphragme (situé au-dessous de la cage thoracique, en bas du plexus solaire).

8. Se laisser surprendre

Plusieurs méthodes visent à stimuler le nerf vague, qui joue un rôle dans le contrôle du diaphragme. Faire sursauter légèrement la personne qui hoquette, ou bien provoquer une surprise ou un petit choc émotionnel peut interrompre le cycle du hoquet.

Le fait de se faire surprendre, libère de l'adrénaline et interfère dans le fonctionnement cérébral, stimulant les nerfs musculaires et stoppant le hoquet. La personne qui souffre de hoquet peut aussi demander à l’un de ses proches de lui faire peur ou de la surprendre, pour détourner son attention et faire passer plus rapidement le hoquet.

9. D’autres réflexes parfois utilisés

Les méthodes suivantes sont parfois proposées pour modifier les influx nerveux impliqués dans le hoquet :

  • Provoquer des haut-le-cœur en s’enfonçant un doigt au fond de la gorge.
  • Soulevez la luette à l’aide d’une cuillère ou de votre doigt.
  • Frottez votre palais avec votre doigt.
  • Déposez des cubes de glace sur votre pomme d’Adam.
  • Faire des mouvements d'éternuement.

Ces gestes peuvent provoquer une contraction du diaphragme ou stimuler la bouche et la gorge. Ils doivent être réalisés avec prudence, car aucune méthode n’est garantie et certaines peuvent entraîner des nausées ou une fausse route.

Faut-il respirer dans un sac en papier ?

Respirer profondément dans un sac en papier, rapidement et plusieurs fois d’affilée, est une technique parfois proposée pour augmenter le dioxyde de carbone. Cette technique ne doit jamais être réalisée sans surveillance chez les enfants.

Respirez dans un sac brun, comme si vous faisiez de l’hyperventilation, et expirez une dizaine de fois, très profondément. Respirer rapidement est donc inutile.

Cette méthode n’est pas adaptée à tout le monde et ne doit pas être utilisée en cas de difficulté respiratoire, de malaise ou de maladie cardiaque ou pulmonaire connue. Si elle provoque un inconfort, il faut l’arrêter immédiatement.

Comment faire passer le hoquet chez un bébé ?

Chez les bébés, le hoquet apparaît fréquemment après la tétée ou le biberon, avant même qu'ils ne fassent leur rot. Pour apaiser rapidement le hoquet chez un bébé, il est recommandé de le mettre en position verticale, de vérifier la prise du biberon ou du sein et de favoriser un moment calme pour détendre sa respiration.

Pour faire passer le hoquet chez un nourrisson ou un bébé, il faut d’abord essayer de le changer de position lorsqu’il s’alimente (pendant la tétée ou la prise d’un biberon). Il est aussi possible de faire une pause, pour l’aider à faire un rot.

Réflexe physiologique, le rot permet en effet d’évacuer l’air présent dans l’estomac du bébé, avalé pendant la tétée ou le biberon. Mais dans certains cas, c’est le fait de continuer à boire qui permet de faire passer le hoquet chez le bébé.

Bon à savoir : n’oubliez pas que le hoquet n’est pas douloureux pour l’enfant, et que les rots ne sont pas systématiques (notamment lorsque le bébé est allaité).

Vous pouvez ensuite attendre que le hoquet passe avant de lui redonner à téter. Au contraire, selon son état, lui donner quelques gorgées de lait peut parfois faire passer son hoquet.

Pour prévenir les épisodes de hoquet chez le nourrisson ou le bébé, il est aussi important de le nourrir dans un environnement apaisé et calme. L’enfant doit manger lentement, et faire des petites pauses pendant le biberon.

Comment prévenir les épisodes de hoquet ?

Adopter quelques habitudes simples permet de réduire considérablement les risques d'apparition du hoquet. La manière dont vous mangez et buvez a son importance dans le cadre de la prévention de ce phénomène.

Prenez vos repas calmement, en mâchant bien chaque bouchée et en évitant de parler en mangeant pour limiter l'ingestion d'air. Évitez les repas copieux qui distendent l'estomac et préférez des portions plus petites réparties sur la journée.

La consommation de boissons gazeuses et d'alcool doit rester modérée, car ces liquides favorisent l'apparition du hoquet. Limitez les aliments très épicés ou trop chauds qui peuvent irriter l'œsophage et le diaphragme.

Pour prévenir et éviter le hoquet, il est notamment recommandé de :

  • prendre ses repas dans le calme, manger lentement et sans parler ;
  • limiter les repas copieux, trop riches ou trop épicés, ne pas consommer d’aliments trop chauds, et éviter de passer trop rapidement d’un aliment très froid à un aliment très chaud ;
  • éviter de mâcher du chewing-gum, limiter les boissons gazeuses et alcoolisées ;
  • limiter le stress au quotidien.

Si les épisodes de hoquet sont fréquents, il est conseillé d’identifier les facteurs ou les contextes qui favorisent leur apparition. Il suffit ensuite d’adopter de nouvelles habitudes.

La gestion du stress et de l'anxiété est aussi un facteur préventif important, car les émotions fortes peuvent déclencher le hoquet chez certaines personnes sensibles. En outre, certaines études montrent que la méditation avec des techniques de relaxation, la réduction du stress et l'acupuncture peuvent contribuer à réduire les crises de hoquet.

Quand consulter un médecin ?

Le hoquet chronique, qui persiste au-delà de 48 heures ou revient régulièrement, nécessite impérativement de consulter un médecin généraliste. Si le hoquet dure plus d'une journée, il est recommandé de consulter un médecin généraliste.

Il est donc recommandé de consulter un médecin si le hoquet ne disparaît pas au bout de 48 heures, ou s’il revient fréquemment et sans raison. Il faut aussi consulter si le hoquet survient après la prise d’un médicament ou s’il s’accompagne d’autres symptômes.

Consultez rapidement un professionnel de santé en cas de hoquet accompagné de symptômes inquiétants comme des douleurs abdominales intenses, de la fièvre, des vomissements ou une difficulté à respirer.

  • des douleurs abdominales;
  • des douleurs à la poitrine;
  • des régurgitations ou des vomissements;
  • de la fièvre;
  • des difficultés à respirer;
  • des troubles de la déglutition;
  • des symptômes neurologiques.

Cette forme de hoquet peut perturber l'alimentation, le sommeil et la qualité de vie de manière significative. Un hoquet persistant peut révéler diverses affections sous-jacentes comme un reflux gastro-oesophagien, une hernie hiatale, un ulcère gastroduodénal ou une gastrite.

Plus rarement, des troubles neurologiques, des troubles du larynx ou du pharynx, une pneumonie ou une pleurésie peuvent être en cause. Si votre hoquet devient persistant, il peut être le signe d’atteintes métaboliques (diabète, insuffisance rénale, infections pulmonaires), cérébrales (maladie de Parkinson, accidents vasculaires cérébraux) ou d’affections moins graves (reflux gastro-œsophagien, péritonite, hernie hiatale).

Certains médicaments comme les corticostéroïdes, les benzodiazépines ou les anticancéreux peuvent aussi provoquer un hoquet chronique comme effet secondaire. Si vous prenez ce type de traitement et souffrez d'un hoquet persistant, parlez-en à votre médecin.

Quelles causes peuvent expliquer un hoquet persistant ?

Le plus souvent, le hoquet chronique est dû à une irritation de l’œsophage (à cause d’un RGO - reflux gastro-œsophagien), ou à une hernie hiatale (lorsque l’estomac remonte dans la poitrine par le hiatus, une ouverture dans le diaphragme).

Mais d’autres maladies peuvent être en cause : un ulcère gastroduodénal, une gastrite, une maladie neurologique, une maladie du larynx ou du pharynx, une pleurésie, une pneumonie, une hépatite, une pancréatite, une péricardite…

Une cause psychologique peut aussi être recherchée. Il est donc recommandé de consulter dès l’apparition des symptômes.

Les personnes atteintes de cancer peuvent avoir le hoquet pour d’autres raisons, telles que :

  • cancer de l’œsophage;
  • tumeurs au cerveau;
  • infection générale (affectant tout le corps);
  • cancer du pancréas;
  • tumeurs du médiastin;
  • chirurgie;
  • médicaments;
  • déséquilibre des électrolytes.

Comment le hoquet persistant est-il pris en charge ?

Si votre hoquet est persistant ou chronique, votre médecin essaiera d’en trouver la cause. Il pourrait vous poser des questions sur vos antécédents médicaux et procéder à un examen physique.

Après avoir interrogé son patient sur ses habitudes alimentaires, ses antécédents médicaux et ses symptômes (circonstances d’apparition, intensité, fréquence), le médecin l’examine. Mais l’examen clinique suffit rarement à faire apparaître la cause d’un hoquet récalcitrant.

Il a donc souvent recours à des examens complémentaires :

  • une fibroscopie haute (endoscopie digestive par la bouche);
  • une mesure de la pression dans l’œsophage (manométrie);
  • une mesure du pH (pHmétrie oesophagienne);
  • un bilan sanguin;
  • une IRM cérébrale;
  • un scanner du thorax.

Une fois la cause du hoquet identifiée, le médecin peut prescrire le traitement adapté. Généralement, c’est le traitement de la maladie en cause qui permet de faire disparaître un hoquet chronique.

Si le hoquet est dû à un reflux gastro-œsophagien, le médecin prescrit par exemple des médicaments inhibiteurs de la pompe à protons. Si c’est une infection bactérienne qui est en cause, il a recours à un traitement antibiotique.

Plus ou moins efficaces, plusieurs types de médicaments peuvent être testés, notamment la chlorpromazine, le métoclopramide, le baclofène et la gabapentine. Ces traitements doivent être prescrits et suivis par un professionnel de santé.

Le médecin peut aussi bloquer le nerf phrénique (responsable des contractions du diaphragme), à l’aide d’un anesthésique local. Si le hoquet revient, le nerf peut aussi être sectionné chirurgicalement.

L’acupuncture peut être efficace pour traiter le hoquet persistant ou chronique. Certaines thérapies alternatives peuvent enfin être recommandées (relaxation, méditation, hypnose…).

Questions fréquentes

Pourquoi mon hoquet ne passe-t-il pas ?

Le hoquet peut persister lorsqu’il est lié à un stress important, un reflux gastro-œsophagien, une irritation du diaphragme ou un trouble digestif sous-jacent.

Où appuyer pour faire passer le hoquet ?

Appuyer doucement sous le sternum ou masser la zone du diaphragme peut aider à relâcher le spasme responsable du hoquet.

Quelle position adopter quand on a le hoquet ?

S’asseoir droit, épaules relâchées, ou se pencher légèrement en avant facilite la détente du diaphragme et peut calmer le hoquet.

Pourquoi a-t-on le hoquet ?

Le hoquet survient à cause d’une contraction involontaire et répétée du diaphragme, qui est généralement déclenchée par l’alimentation, le stress ou une irritation digestive.

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