Deux ans après l’attentat du 14 juillet 2016 et ses 86 morts, la promenade des Anglais de Nice va renouer pour la première fois avec son traditionnel feu d'artifice, le 15 août, a indiqué le maire LR de la ville Christian Estrosi. L’élu a indiqué avoir pris cette décision en concertation avec les associations de victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, qui avaient déjà validé le retour d’un feu d’artifice à Nice, mais depuis le port, lors des fêtes du port du 9 juin dernier. D'autres discussions auront lieu avec ces associations sur l'éventualité d'un retour du feu d'artifice en juillet 2019, mais le 13 ou le 15, a ajouté Christian Estrosi. Mi-avril, la ville de Nice avait parlé d'un éventuel feu d'artifice sur la promenade des Anglais le 15 juillet 2019.
Un lâcher de 86 ballons a précédé l’annonce du retour. Pour le 15 août, le feu d'artifice sera tiré non plus au large de la plage du Ruhl, comme le 14 juillet 2016, mais un peu plus loin, au large de la plage de l'Opéra, quai des Etats-Unis. Comme le 14 juillet 2016, la promenade des Anglais sera ce soir-là interdite à la circulation depuis l’avenue Gambetta, mais sans le dispositif habituel de « Prom Party ». Le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien vivant à Nice, avait causé la mort de 86 personnes et blessé 206 autres, au volant d’un camion de location, avant d’être abattu par les forces de l’ordre. L’attentat avait été revendiqué deux jours plus tard par le groupe Etat islamique.
Le contexte des dernières années s’inscrit dans une période de vigilance et de mémoire. Le 14 juillet dernier, deux ans après l’attentat de 2016, un hommage avait été rendu sur la promenade des Anglais en hommage aux 86 victimes, en présence du Premier ministre, Edouard Philippe. À Nice Côte d’Azur, chaque jour a sa couleur, son tempo, son éclat. On traverse une place baignée de soleil, on s’arrête devant une scène en plein air, on lève les yeux vers un ciel traversé de lumière. La ville vibre, l’arrière-pays respire. Vous préparez votre séjour et déjà, les images affluent. Une exposition qui attire le regard. Un concert au crépuscule. Une fête traditionnelle où l’on goûte aux saveurs d’ici, simplement, entouré de rires et d’accents mêlés. On passe de l’effervescence d’un grand rendez-vous culturel à la douceur d’un village perché où le temps semble ralentir. Notre agenda rassemble cette diversité vivante. Des manifestations emblématiques aux découvertes plus confidentielles, des scènes contemporaines aux traditions revisitées, chaque rendez-vous devient une porte ouverte sur le territoire. On s’émerveille, on apprend, on partage. Parfois, on improvise. Nous cultivons cette richesse avec respect et audace, en faisant dialoguer patrimoine et création, nature et culture, intimité et fête.
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Société Nice renoue, samedi, avec les feux d’artifice à l’occasion de la fête du port. Deux ans après l’attentat du 14-Juillet sur la promenade des Anglais, les Niçois renouent, samedi 9 juin, avec la tradition des feux d’artifice, à l’occasion de la fête du port, un spectacle pyrotechnique auquel environ 30 000 personnes devraient participer. Des mesures de sécurité ont été prises, avec notamment des accès gardés par des agents de sécurité pour le contrôle des sacs et la détection de métaux, ainsi que des restrictions de circulation. Les animations commencent l’après-midi et les feux d’artifice sont annoncés à 22 h 45.
Feu d’artifice le 15 juillet. Depuis l’attentat, Nice avait décidé de ne plus rien organiser sur la promenade des Anglais en signe de deuil, mais au bout d’une année les manifestations populaires en tout genre ont repris, marathon, course cycliste. Seul le carnaval, organisé fin février-début mars grâce au soutien de l’Etat, n’a pas repris ses quartiers sur le célèbre boulevard de front de mer emblématique de la ville et se cantonne désormais sur des promenoirs autour de la place Massena, abrités par des panneaux occultants. En avril, la mairie avait annoncé qu’un feu d’artifice serait à nouveau tiré sur la promenade des Anglais pour la fête nationale à compter de 2019, mais le 15 juillet, et non le 14 comme c’était traditionnellement le cas jusqu’en 2016. Le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien domicilié à Nice, avait causé la mort de 86 personnes venues assister sur la promenade des Anglais au traditionnel feu d’artifice de la Fête nationale, en les fauchant avec un camion de location, avant d’être abattu par la police. L’attentat avait été revendiqué deux jours plus tard par l’organisation Etat islamique.
Les attaques terroristes en France depuis trois ans. Depuis 2015, les services de lutte antiterroriste ont recensé des dizaines de projets d’attaque sur le sol français. Voici une liste de ceux qui ont abouti : 7 janvier 2015 : 12 morts. Les frères Saïd et Chérif Kouachi assassinent douze personnes dans les locaux de Charlie Hebdo, à Paris : huit membres de la rédaction, un invité, deux policiers et un agent d’entretien de l’immeuble. Après deux jours de traque, ils sont tués par les forces de l’ordre à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne). 8-9 janvier 2015 : 4 morts. Amedy Coulibaly, un proche des frères Kouachi, tue une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) le 8 janvier. Le lendemain, il tue quatre personnes dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, avant d’être abattu par les forces de police. 19 avril 2015 : 1 mort. Sid Ahmed Ghlam, un Algérien de 30 ans, est arrêté à Paris en possession d’une arme de poing et de plusieurs fusils d’assaut. Il a tué quelques heures plus tôt une jeune femme à Villejuif (Val-de-Marne). L’enquête a établi que son projet initial était de commettre une attaque contre une église de Villejuif. 26 juin 2015 : 1 mort. Yassin Salhi, 35 ans, décapite son patron avant de précipiter sa voiture contre un stock de bonbonnes de gaz dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). 13 novembre 2015 : 130 morts, plus de 400 blessés. Neuf djihadistes rentrés de Syrie en suivant la route des migrants mènent trois attaques simultanées devant le Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dans la salle du Bataclan et devant des terrasses de cafés à Paris. Les assaillants sont belges, français et irakiens. Le dixième membre du commando, Salah Abdeslam, sera arrêté quelques mois plus tard à Bruxelles. 13 juin 2016 : 2 morts. Larossi Abballa assassine un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines). Il est abattu par le RAID. 14 juillet 2016 : 86 morts et plus de 450 blessés. Un chauffeur de poids lourd tunisien, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, précipite son camion sur la foule massée sur la promenade des Anglais, à Nice (Alpes-Maritimes), pour assister au feu d’artifice du 14-Juillet. Il est abattu par des policiers tandis qu’il tire des coups de feu depuis la cabine. 26 juillet 2016 : 1 mort. Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean prennent en otage cinq personnes dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) avant d’égorger le père Hamel. 20 avril 2017 : 1 mort. Karim Cheurfi, 39 ans, tire au fusil d’assaut sur une fourgonnette de police stationnée sur les Champs-Elysées, à Paris. Il tue un policier et fait deux blessés avant d’être abattu. 1er octobre 2017 : 2 morts. Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans en situation irrégulière, tue deux jeunes femmes à l’aide d’un couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles de Marseille (Bouches-du-Rhône). 23 mars 2018 : 3 morts. Après avoir attaqué les passagers d’une voiture puis des CRS à Carcassonne, Redouane Lakdim, un homme de 26 ans connu pour des faits de petite délinquance, s’est retranché dans le supermarché Super U de Trèbes, dans l’Aude, prenant des individus en otages. Il a été abattu quelques heures après. Un bilan du ministère de l’intérieur fait état de trois morts et au moins trois blessés dans ces attaques.
Le Monde avec AFP Un feu d'artifice sera tiré depuis la promenade des Anglais ce samedi 1ᵉʳ mars 2025 à Nice. Il ponctue les deux semaines de festivités liées au Carnaval de Nice. Un bain frais le lendemain En petit bonus, le grand bain de Carnaval se tiendra le dimanche 2 mars à 11 h 45, comme tous les ans. Les plus courageux auront l’occasion de se jeter à l’eau avant un buffet qui ouvrira à 12h. Depuis l'attentat de 2016, il n'y a plus de feu d'artifice à Nice, mais les communes aux alentours en proposent. Trois jours de commémorations à Nice À Nice, le 14 juillet 2026 marque les dix ans de l’attentat de 2016. Cette année encore, aucun feu d’artifice ne sera tiré. La Ville organise trois jours de commémorations, du 12 au 14 juillet, en hommage aux 86 victimes : marche participative, cérémonie officielle à la Villa Masséna en présence d’Emmanuel Macron, et un spectacle de drones avec 86 faisceaux lumineux sur la Promenade des Anglais à la tombée de la nuit. 14 juillet à Nice : dix ans après l'attentat, trois jours de commémoration Mais pour ceux qui souhaitent tout de même célébrer la République avec des étincelles dans les yeux, plusieurs communes de la Métropole ou proches de Nice ont prévu des spectacles pyrotechniques, souvent accompagnés de bals et animations. Les feux d’artifice à voir autour de Nice Antibes - Juan-les-Pins Deux dates cette année : le feu d’artifice d’Antibes est tiré le lundi 13 juillet à 22h15, route du bord de mer entre le Fort Carré et les plages de la Brague.
- Retour du feu d'artifice sur la promenade des Anglais après l'attentat de 2016, avec un tir prévu le 15 août et un aménagement du lieu de tir.
- Mesures de sécurité renforcées lors des manifestations publiques et des feux d'artifice, notamment contrôle des sacs et détection de métaux.
- Contexte mémoriel et volonté de préserver la tradition tout en assurant la sécurité et le respect des victimes.
Tableau récapitulatif des éléments clés:
| Événement | Date | Lieu | ||
|---|---|---|---|---|
| Retour du feu d'artifice | 15 août (année après 2016) | Promenade des Anglais, entre l’Opéra et le quai des Etats-Unis | Interdiction de circulation depuis l’avenue Gambetta | En concertation avec les associations de victimes |
| Fête du port | 9 juin | Port de Nice | Accès contrôlés, détection de métaux | Spectacle pyrotechnique environ 30 000 participants |
Pour les lecteurs préparant leur séjour, Nice se présente comme une ville où chaque jour a sa couleur et son tempo. Des mesures de sécurité et un engagement mémoriel coexistent avec des animations culturelles et des fêtes traditionnelles qui dessinent le paysage vivant de la cité. Le retour des feux d’artifice s’inscrit ainsi dans une dynamique de mémoire collective et de renouveau récréatif, tout en restant soumis à des discussions continues avec les associations de victimes et les autorités locales.
