« Saint-Valentin » de Jean-Luc Fonck : un sketch musical de Mets ta ceinture !

« Saint-Valentin » est un épisode musical de Mets ta ceinture !, une série de sketches télévisés comiques créée en Belgique par Jean-Luc Fonck, Christian Martin et Claude Martin. Cet épisode fait partie des 38 épisodes réunis dans le DVD Best of associé au « Double » de Sttellla.

La série repose sur des séquences très courtes, généralement d’environ une minute, dans lesquelles les personnages jouent, chantent ou se déguisent dans une camionnette, avant de conclure par le même échange : Fonck dit à Christian « Mets ta ceinture », et celui-ci répond « Mais j’ai ma ceinture ».

Une Saint-Valentin traitée sous le signe de l’humour belge

L’épisode « Saint-Valentin » appartient aux sketches dans lesquels les protagonistes chantent, aux côtés de « Claudia Schiffer ». Le sujet de la fête des amoureux est ainsi intégré à l’univers absurde et volontairement peu sophistiqué de Mets ta ceinture !.

Point n’est besoin de dire qu’ici il n’est pas vraiment question de pédagogie ni de prévention routière. Ce serait même plutôt le contraire puisque les acolytes (pas) anonymes jouent de la guitare dans leur véhicule, font du ping-pong en roulant, l’époussètent, s’y déguisent et y accueillent même dans un aquarium un terrible grand rouquin blanc !

« Les aventures de trois gros lourds qui hésitent entre dire des choses bêtes et dire des choses très bêtes… mais… rassurez-vous : ils n’hésiteront pas longtemps ! »

Mets ta ceinture ! : une série de sketches très courts

Mets ta ceinture ! est une série de sketchs télévisés comiques produite en Belgique entre 2000 et 2001. Ses auteurs et interprètes sont Jean-Luc Fonck, Christian Martin et Claude Martin.

C’est pour l’émission Les @llumés.be qu’il a réalisé il y a une dizaine d’années, en compagnie de deux autres joyeux drilles, les doubles Slashes (c’est-à-dire Philippe et Claude Martin), une flopée d’épisodes dits camionnettistes (car tournés dans une camionnette) et titrés Mets ta ceinture !.

C’est ainsi présentés qu’on peut retrouver 38 épisodes de Mets ta ceinture ! dans le « Double » de Sttellla comportant un CD Best of et un DVD Best of.

ÉlémentInformation
TitreMets ta ceinture !
Épisode lié à la fête des amoureux« Saint-Valentin »
OrigineBelgique
GenreSketchs télé / Comédie
Période2000 - 2001
Auteurs et interprètesJean-Luc Fonck, Christian Martin et Claude Martin
Nombre d’épisodes réunis38
Jean-Luc Fonck dans une camionnette

Jean-Luc Fonck, figure centrale du projet

En Belgique, il n’y a pas de vaches sacrées mais certaines choses en tiennent lieu, ou presque : la bière, qu’elle soit blonde, brune ou ambrée ; les frites (fraîches, bien sûr, et servies dans un cornet !) ; la sauce qui les accompagne, variant d’une région à l’autre, mayonnaise ici, picalili là, andalouse ailleurs, etc ; le Manneken Pis, aussi petit que connu ; le carnaval ; et enfin Sttellla.

C’est-à-dire essentiellement Jean-Luc Fonck, auteur, compositeur interprète de chansons à calembours bons (donc très mauvais car les mauvais jeux de mots sont souvent les meilleurs), dont les titres d’albums donnent une petite idée (« Manneken Pis not War », « The Dark Side of the Moule », le live de la tournée (et quelle tournée !) « Huy-Chimay-Sète-Maredsous-Troyes-Caen-Paris-Orange », « Fuite au prochain lavabo », etc).

S’il est loin d’être un musicien génial et un chanteur à la voix d’or, Fonck possède deux atouts majeurs : une jovialité et une bonne humeur à toute épreuve. Pour l’avoir vu sur scène, je peux dire qu’il transcende la modestie de ses synthés et de son timbre pour faire jaillir de ses mélodies et de ses textes souvent poilants une joie extrêmement communicative.

Parallèlement à cette carrière musicale et discographique, Jean-Luc, un peu comme son compatriote Geluck (et, tout comme lui, au risque de lasser par son omniprésence), s’est lancé dans l’écriture, la radio et même la télé !

Les ressorts comiques de l’épisode

Chaque épisode ne durant qu’une minute environ (et même souvent un peu moins), on retrouve une concision proche du strip de bande dessinée. Mêmes personnages, même décor, quelques dialogues et c’est emballé, avec une chute toujours identique, Fonck disant à Christian « Mets ta ceinture, » celui-ci lui répondant « Mais j’ai ma ceinture ».

La brièveté impose une construction immédiate : une situation, quelques répliques, un accessoire ou une chanson, puis une chute. La fête de la Saint-Valentin devient ainsi un prétexte à jouer avec les attitudes, les paroles et les réactions des personnages plutôt qu’un sujet traité de manière sentimentale.

Parfois réussis, parfois moins, ces sketches humoristiques font rire quand on est bien luné et d’humeur enjouée.

À l’aide de quelques accessoires : masques, costumes, gants, marionnettes, feuilles, ponchos, ces trois pieds nickelés belges tiennent le pari un peu fou de la répétition et du renouvellement tout à la fois.

Chansons, déguisements et accessoires

Qu’ils chantent (épisodes « Claudia Schiffer », « Saint-Valentin »), qu’ils se déguisent (« Les Petites abeilles », « Les Sorcières ») ou qu’ils ne fassent que déblatérer en éclatant régulièrement de rire (pas mal d’épisodes), ils parviennent à créer un petit univers confiné et cohérent dans lequel leurs conneries verbales ou jouées atteignent leurs buts : amuser et divertir.

Le principe de la série repose sur une combinaison entre la répétition et la surprise. Le décor reste limité, les personnages sont familiers et la structure revient d’un épisode à l’autre, mais les chansons, les costumes et les accessoires introduisent à chaque fois une variation comique.

Très belges dans l’esprit et dans l’accent, quelques épisodes sortent un peu du lot : celui des ponchos où nos trois chaperons rouges tentent de faire deviner chacun un personnage différent, les parodies du Jardin extraordinaire (surtout pour ceux qui connaissent cette émission de la RTBF !), celui des masques horribles (un sketch destiné aux enfants avant de les mettre au lit !) ou celui du camouflage à l’aide de feuilles et de branches…

Coluche Le belge

Un humour fondé sur la répétition et le décalage

Le tout premier, dans lequel le duo de camionnettistes passe en chantant la frontière entre « la Belgique et l’Angleterre » (sic) pour voir si cette brève expatriation produit un quelconque changement est aussi une petite réussite : si les deux lascars n’ont rien constaté, le spectateur, lui, a vu le volant changer de côté et les paroles passer du français à l’anglais, certes approximatif !

Le genre de petit truc de mise en scène qui caractérise cette série : des petites idées assez simples, à visée comique, qui arrivent à faire rire ou sourire.

Dans « Saint-Valentin », comme dans les autres épisodes, l’efficacité comique vient donc moins d’une intrigue développée que de l’association entre une situation reconnaissable, une interprétation volontairement décalée et une chute récurrente. Le sketch s’inscrit ainsi dans une série où l’excès, les jeux de mots et la bonne humeur remplacent toute ambition réaliste.

L’occasion de se marrer un peu en compagnie de deux puis trois comparses à l’humour peu finaud mais aux éclats de rire entraînants.

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