François Bayrou a proposé, mardi 15 juillet 2025, la suppression de deux jours fériés dans le cadre de son plan pour le budget 2026, en citant comme exemples le lundi de Pâques et le 8 mai. Ces deux journées, actuellement payées mais non travaillées, deviendraient deux jours toujours payés, mais travaillés, pour les salariés du secteur privé comme pour les agents publics.
L’objectif affiché est d’augmenter la quantité de travail dans l’économie française et de dégager « plusieurs milliards » d’euros pour le budget de l’État. Matignon a estimé le gain potentiel à 4,2 milliards d’euros dès 2026, mais la mesure reste contestée, impopulaire et loin d’être définitivement adoptée.
Quels jours fériés sont menacés ?
Le Premier ministre a proposé, mardi 15 juillet 2025, la suppression de « deux jours fériés », citant « comme exemple » le « lundi de Pâques » et « le 8-Mai » tout en se disant « prêt à en accepter ou en examiner d’autres », lors de la présentation de son plan pour le budget 2026.
François Bayrou a présenté le plan pour le budget 2026, mardi 15 juillet 2025. Les ponts de mai et d’avril qui annoncent et précèdent les grandes vacances estivales sont-ils menacés ? François Bayrou propose la suppression de deux jours fériés.
Le gouvernement a confirmé son intention de supprimer deux jours fériés : le 8 mai et le lundi de Pâques pour les salariés du public et du privé. Dans un document transmis aux partenaires sociaux, l’exécutif explique que le choix de ces deux jours pourrait encore être discuté.
Concernant ces deux jours fériés il a cité « comme exemples » le « lundi de Pâques » et le « 8 mai » mais le Premier ministre français s’est dit « prêt à accepter d’autres idées ». Cette suppression sera « applicable à tous », salariés du privé comme agents publics, a de son côté précisé le ministère.
Une proposition encore soumise aux discussions budgétaires
Le plan Bayrou, qui propose la suppression de deux jours fériés en 2026 est critiqué par l’opposition et est loin d’avoir encore été acté. Les discussions sont loin d’être bouclées.
Comme c’est le cas pour les autres années, le budget 2026 sera présenté à l’automne au Parlement pour être soumis au vote de l’assemblée nationale. Sans aménagement, le texte du Premier ministre français qui se trouve déjà dans une position délicate, risque la censure.
Une censure qui provoquerait la démission du gouvernement. Reste à voir si la mesure sera votée par les parlementaires au terme de débats qui s’annoncent d’ores et déjà houleux.
François Bayrou persiste et signe. Le Premier ministre a maintenu sa mesure de suppression de deux jours fériés dans le cadre du plan d’économies pour le budget 2026.
Le maire de Pau a ainsi invité les partenaires sociaux à s’engager dans une négociation courant septembre dans un courrier envoyé vendredi soir. Une réunion intersyndicale est prévue le 1er septembre prochain pour discuter de la mesure.
Comment fonctionnerait la suppression de deux jours fériés ?
Pour faire simple : ces deux jours, qui sont actuellement payés mais non travaillés, deviendraient deux jours toujours payés, mais travaillés, précise France Info. Dans le détail, les salariés ne seront pas davantage rémunérés pour ces nouvelles heures de travail.
Les salariés mensualisés et les agents publics ne seront pas rémunérés davantage pour ces nouvelles heures de travail et, en contrepartie, les employeurs du secteur privé s’acquitteront d’une contribution qui sera affectée au budget de l’État.
Si les salariés dans les entreprises, les commerces et la fonction publique travaillent plus, cela reviendrait à produire mécaniquement plus. Il faut que toute la nation travaille plus (…) pour que l’activité du pays dans son ensemble soit plus importante dans l’année, pour que la situation de la France s’améliore.
Cette mesure devrait rapporter « plusieurs milliards » au budget de l’État selon M. Bayrou. Un montant estimé à « 4,2 milliards » par Matignon.
| Élément du projet | Prévision |
|---|---|
| Jours concernés | Le lundi de Pâques et le 8 mai, à titre d’exemple |
| Salariés concernés | Salariés du privé et agents publics |
| Rémunération | Pas de rémunération supplémentaire pour les nouvelles heures de travail |
| Gain annoncé | 4,2 milliards d’euros dès 2026 |
Le lien avec la journée de solidarité
La suppression de deux jours fériés n’est pas du tout la même chose qu’une journée de solidarité dont on ne vérifierait pas vraiment si elle est accomplie ou pas, et qui se traduirait uniquement par des prélèvements sur les entreprises, a insisté le chef du gouvernement.
Pour rappel, la journée de solidarité, généralement le lundi de Pentecôte, a été instaurée en 2004. Cette journée a rapporté, en 2024, 3,5 milliards d’euros à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui finance les aides à l’autonomie pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.
Si ces jours ne sont plus fériés, ils pourraient fonctionner sur le même principe que la journée de solidarité. Pour cette dernière, les entreprises ont plusieurs options :
- Faire travailler leurs salariés pendant un jour férié (hors 1er Mai) sans qu’ils soient rémunérés, comme le lundi de Pentecôte ;
- Supprimer un jour de RTT ;
- Ne pas payer leurs collaborateurs pour sept heures précédemment non travaillées.
Les modalités de cette journée sont fixées par un accord d’entreprise ou d’établissement, par les dispositions de la convention collective ou l’accord de branche ou, à défaut, par l’employeur après consultation du CSE.
Quelle que soit l’option choisie, l’employeur doit obligatoirement verser une contribution solidarité autonomie à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Le taux de celle-ci est fixé à 0,30% et s’applique aux rémunérations versées par l’employeur.
Les entreprises, elles, généreront plus de richesses en contrepartie. Elles devront s’acquitter d’une contribution affectée au budget de l’État. Celle-ci pourrait s’élever à 0,6 % de leur masse salariale, de quoi rapporter 4,2 milliards d’euros à l’État.
Pourquoi le gouvernement veut-il supprimer deux jours fériés ?
En enlevant du calendrier deux jours fériés, l’objectif est de doper la production. Pour réaliser des économies, le Premier ministre, François Bayrou, a proposé, mardi 15 juillet, de supprimer deux jours fériés.
Par-là, le chef du gouvernement entend réaliser « plusieurs milliards » d’économies, alors qu’il s’est fixé un objectif global de 43,8 milliards d’euros d’économies d’ici 2026.
Une piste d’économies importantes : le gouvernement entend ainsi économiser pas moins de « 4,2 milliards d’euros dès 2026 ». Une manne financière non négligeable à l’heure où plus de 43 milliards sont à trouver.
François Bayrou dit vouloir combattre le désenchantement face au travail. Le chef du gouvernement a ainsi invité les partenaires sociaux à s’engager dans une négociation courant septembre.
François Bayrou aime rappeler qu’il a fait de la dette publique un de ses combats depuis plusieurs années. Alors, maintenant qu’il est aux manettes du pays, le Béarnais n’entend pas déroger à ses principes de réduction des déficits.
Combien de jours fériés compte la France ?
La France compte actuellement 11 jours fériés. 6 ont une connotation religieuse (Noël, Toussaint, Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption) et 5 sont à caractère civil (1er janvier, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre), comme le rappelle La Dépêche du Midi.
| Catégorie | Jours fériés |
|---|---|
| Jours à connotation religieuse | Noël, Toussaint, Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption |
| Jours à caractère civil | 1er janvier, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre |
| Total en France | 11 jours fériés |
Après le lundi de Pentecôte, transformé en jour de solidarité travaillé, l’idée de la suppression d’un deuxième jour férié ressurgit pour contribuer au redressement des comptes publics.
Le lundi de Pâques n’a aucune signification religieuse, a rappelé le chef du gouvernement, alors que cette date est fériée dans plus d’une centaine de pays dans le monde.
Le 8-Mai, considéré comme l’anniversaire de la victoire des Alliés en 1945, est devenu une journée de commémoration dès 1946, puis férié à partir de 1953 jusqu’en 1959. Le président François Mitterrand l’avait rétabli férié en 1981.
Pourquoi le 8 mai suscite-t-il une opposition particulière ?
Le 8 mai, déjà supprimé par le passé entre 1959 et 1981, fait lui aussi partie des jours fériés envisagés. Charles de Gaulle l’avait écarté afin de « ne pas nuire à l’activité nationale », avant que François Mitterrand ne décide de le rétablir.
Le 11 novembre reste, lui, un symbole fort, mais dont l’impact semble s’atténuer avec le temps, estiment certains. Toutefois, sa suppression pourrait susciter la colère des anciens combattants.
Une très mauvaise idée pour les salariés de cette entreprise industrielle. « Le 8 mai représente la fin de la guerre et c’est une date qui doit rester dans les mémoires. Je pense qu’ils ont assez souffert pour qu’on retienne cette date et qu’on ne travaille pas ce jour-là », affirme une employée.
« Travailler un jour de plus ou de moins, ça ne va pas me changer grand-chose à ma vie et, de toute façon, on n’a pas trop le choix », rétorque un membre de l’entreprise.
Quelles autres dates ont été évoquées ?
Reste à savoir quelle journée serait la moins difficile à supprimer. Plusieurs pistes reviennent souvent dans les discussions, comme celle du 15 août (Assomption) considéré « facile à accepter » puisqu’il coïncide souvent avec une période de congés.
La Toussaint (1er novembre) est, elle, perçue comme une célébration moins universelle tandis que le jeudi de l’Ascension est économiquement coûteux.
Concernant ces deux jours fériés, le Premier ministre s’est dit prêt à accepter d’autres idées. Le Premier ministre se dit prêt à en accepter ou en examiner d’autres.
La France travaille-t-elle plus ou moins que ses voisins européens ?
Mais globalement, les Français travaillent-ils actuellement plus ou moins que leurs voisins européens ? De combien de jours fériés et de jours de congés payés légaux bénéficient-ils par rapport aux Belges, par exemple ? Voici les chiffres au niveau de l’Union européenne.
Tout d’abord, concernant le nombre de jours fériés annuels, les chiffres compilés au niveau européen reprennent des jours fériés « nationaux ». Il peut exister des disparités, même au sein du même pays, en raison de « jours fériés » plus régionaux, culturels ou communautaires.
En Allemagne, par exemple, Libération indique que ce chiffre varie selon les régions. Les habitants de la Bavière peuvent par exemple avoir jusqu’à quatorze jours fériés, soit 5 de plus que ceux prévus au niveau national.
Si l’on observe ces chiffres « nationaux » ou « officiels », on constate un différentiel de 5 jours entre les pays qui en comptent le plus en 2025 et ceux qui en ont le moins.
| Pays ou groupe de pays | Nombre de jours fériés en 2025 |
|---|---|
| Chypre | 15 |
| Bulgarie, Croatie, Espagne, Malte, Roumanie et Slovaquie | 14 |
| France | 11 |
| Belgique | 10 |
| Allemagne, Danemark et Pays-Bas | 9 |
La Bulgarie, Chypre, la Croatie, l’Espagne, Malte, la Roumanie et la Slovaquie comptent 14 jours fériés cette année. Ce sont les pays qui occupent la tête du classement des pays de l’UE.
Ils sont néanmoins devancés par Chypre qui compte 15 jours fériés annuels en 2025. L’Allemagne, le Danemark et les Pays-Bas occupent le bas du classement avec 9 jours fériés.
La France comptera au total 11 jours fériés cette année. C’est un de plus que la Belgique qui en compte 10.
Par exemple, les Français sont en congé le 8 mai pour le jour de la commémoration la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais pas les Belges.
Combien de congés payés légaux en France et en Belgique ?
Pour avoir une vision plus large des jours qui ne sont pas travaillés dans chaque pays, il faut aussi regarder du côté des jours de congés payés légaux. Des chiffres qui concernent les travailleurs à temps plein mais pas les travailleurs indépendants.
Par ailleurs, ces chiffres sont des minima imposés et des entreprises peuvent décider d’octroyer davantage de congés annuels que le minimum prévu par la loi. Chaque pays a aussi des législations spécifiques concernant les heures prestées par semaine, considérées comme « temps plein » ou des aménagements spécifiques pour des congés parentaux, par exemple.
En Europe, le minimum légal de congés payés pour les travailleurs est de 4 semaines, soit 20 jours ouvrables, par an pour tous les États membres, selon la législation de l’Union européenne.
Ce minimum légal de 20 jours imposé par l’UE est la norme reprise par une majorité des pays membres, comme la Belgique. Certains pays ont néanmoins une législation sociale plus favorable aux travailleurs en termes de congés annuels.
En tête de ces pays, l’Espagne et Malte figurent dans le haut du classement avec 30 jours. De leurs côtés, les travailleurs français bénéficient de minimum 25 jours de congés payés.
| Pays | Jours fériés | Congés payés légaux | Total de jours « off » |
|---|---|---|---|
| France | 11 | 25 | 36 |
| Belgique | 10 | 20 | 30 |
| Espagne | 14 | 30 | 44 |
| Malte | 14 | 30 | 44 |
| Pays-Bas | 9 | 20 | 29 |
Au total, les Belges ont 30 jours « off » par an, les Français 36. Si l’on additionne les jours fériés et les jours de congés payés par pays, cela permet d’avoir une vision globale du nombre de jours « sans travail » ou de jours « off » chaque année avec les réserves nécessaires et au-delà des jours de repos légalement prévus comme les week-ends ou les récupérations, par exemple.
Avec 14 jours fériés et 30 jours de congés payés annuels, l’Espagne et Malte sont en tête avec 44 jours « sans travail » chaque année. Les Pays-Bas figurent en queue de peloton avec 29 jours « off ».
De leurs côtés les Belges avec 10 jours fériés et 20 jours de congés payés occupent l’avant-dernière place du classement avec 30 jours « sans travail » au total, juste un de plus que les Pays-Bas et à égalité avec l’Irlande.
Avec onze jours fériés par an, la France est en deçà de la moyenne des pays de l’Union européenne. Au niveau des jours de congés payés, elle est par contre plutôt bien lotie par rapport aux autres États membres.
En termes de jours « non travaillés », l’hexagone se situe même à la sixième place sur 27.
Quels seraient les effets sur l’activité économique ?
Mais au-delà du débat symbolique, l’enjeu économique est de taille, et ce mois de mai avec ses ponts illustre bien l’impact des jours fériés : baisse de l’activité, retards administratifs, production au ralenti, comme le souligne La Dépêche du Midi.
Selon l’Insee, ces jours chômés représenteraient une perte annuelle comprise entre 4 et 6 milliards d’euros.
Le gouvernement estime, de son côté, que le fait de travailler davantage permettrait d’augmenter la production et de renforcer les recettes publiques. Les entreprises, elles, généreraient plus de richesses en contrepartie.
Il faut que toute la nation travaille plus (…) pour que l’activité du pays dans son ensemble soit plus importante dans l’année, pour que la situation de la France s’améliore.
Pourquoi le tourisme redoute-t-il la suppression de ces jours ?
Du côté des professionnels du tourisme, le projet est également décrié. Pareilles mesures pourraient fragiliser un secteur majeur en France : le tourisme, qui représente deux millions d’emplois et 70 milliards d’euros de recettes.
Les professionnels redoutent notamment la disparition des ponts de mai, qui favorisent les séjours de plusieurs jours et les pics d’activité dans les villes touristiques.
Dans un hôtel près du port d’Honfleur, en Normandie, Clément fait grise mine. Le réceptionniste redoute une chute du nombre de clients en mai 2026 : « Avec tous les ponts qu’on a eus, on était complet sur les 3 et 4 jours, ou presque. Ça inquiète un peu si on perd ces jours fériés car c’est dans ces moments que l’on peut avoir un pic d’activité. Ils ne vont pas faire deux heures de route juste pour une journée. S’ils viennent, c’est vraiment pour plusieurs jours, pour profiter de leur séjour », note Clément.
À quelques mètres de là, même constat pour Nathalie avec son bateau aménagé en restaurant. La suppression des deux jours fériés engendrerait une baisse du chiffre d’affaires. « Ça fera au moins 20% du chiffre d’affaires. Ça fera moins de personnes qui vont venir, qui vont dépenser. Beaucoup moins de travail », énumère la commerçante.
Dans les rues pavées du centre-ville, Marie désapprouve l’idée du gouvernement. La mère de famille profite chaque année des ponts du mois de mai pour voyager.
« Quand on a des enfants, éventuellement, c’est vrai qu’eux, ils n’ont pas école à ce moment-là, donc ça permet de nous faire des activités, de prévoir des week-ends un peu plus longs, et puis ça fait une coupure pour tout le monde », confie-t-elle.
Les syndicats du secteur évaluent à 100 millions d’euros le manque à gagner pour chaque jour férié supprimé.

Une mesure très impopulaire
Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 75% des Français sont opposés à ce projet de suppression de deux jours fériés.
La proposition de supprimer deux jours fériés est confirmée par le gouvernement, mais elle divise les Français. « Je trouve que ce n’est pas assez bien expliqué, que c’est un petit peu abusif, et qu’au final, c’est toujours l’individu, en particulier le salarié, qui est impacté », affirme une passante.
« Je ne suis pas contre la suppression de deux jours fériés, mais on doit savoir à quoi sert cet argent », renchérit un homme. « Travailler plus pour gagner moins, c’est quelque chose qui est un peu compliqué à accepter », déplore un autre.
Pour l’instant, la plupart des syndicats et patronats refusent de négocier. Certains dénoncent une mesure injuste.
« On va voler 8 milliards d’euros aux Français sans rien produire de plus. Ces 8 milliards vont être divisés en deux : 4 milliards pour le patronat et 4 milliards pour le Trésor public. Donc, dans cette mesure, il n’y a absolument rien à négocier », fustige François Hommeril, président de la Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres (CFE - CGC).
Une hypothèse déjà évoquée auparavant
L’idée de supprimer un autre jour férié n’est pas nouvelle. Elle figurait déjà dans un rapport sénatorial publié en septembre 2024 et avait refait surface lors des débats autour du projet de loi de finances de la Sécurité sociale au Parlement à l’automne dernier.
Après le lundi de Pentecôte, transformé en jour de solidarité travaillé, l’idée de la suppression d’un deuxième jour férié ressurgit pour contribuer au redressement des comptes publics.
Supprimer deux jours fériés, voire une cinquième semaine de congés payés, voilà deux pistes examinées par le gouvernement pour faire des économies. Mais attention aux effets pervers.
Une marge de négociation limitée
François Bayrou appelle les syndicats à la table des négociations. Mais pour débattre de quoi ? Tout est spécifié dans le document d’orientation, évacue-t-on à Matignon.
Le Premier ministre se dit simplement ouvert pour discuter des jours fériés identifiés supprimés, le lundi de Pâques et le 8 mai, ou pour laisser des marges de manœuvre aux entreprises pour les salariés travaillant à ces dates.
Pas question donc de transiger sur la suppression des jours fériés, malgré l’opposition frontale de l’intersyndicale. « C’est un devoir de citoyens […] pour éviter la catastrophe », a encore défendu François Bayrou dans une nouvelle vidéo YouTube ce lundi.
Au vu des réactions courroucées de toutes les oppositions, qui lui promettent la censure, certains s’interrogent : et si François Bayrou utilisait cette proposition controversée pour mieux négocier cet automne ?
« Cela ressemble à un leurre pour lâcher quelque chose à quelqu’un au bon moment », analyse le proche d’un ministre de premier plan à franceinfo.
En clair, le Premier ministre pourrait y renoncer afin de montrer patte blanche et convaincre une partie de l’opposition de ne pas faire chuter son gouvernement.