La communion fraternelle chez les chrétiens est la vie commune de croyants unis à Dieu par Jésus-Christ et liés les uns aux autres par l’amour, la foi, la prière, le partage et le service. Elle ne se réduit pas à assister au même culte : elle consiste à vivre comme les membres d’un seul corps, à veiller les uns sur les autres, à s’encourager et à porter ensemble les joies, les épreuves et les responsabilités de la vie chrétienne.
Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. Veillons les uns sur les autres pour nous inciter à l'amour et à de belles œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée, comme certains en ont l’habitude, mais encourageons-nous mutuellement.
Une communion fondée sur Dieu et sur Jésus-Christ
La communion fraternelle est d’abord un don d’amour gratuit de la Trinité. L’invitation à entrer dans la vie divine n’est pas seulement individuelle, chacun pour soi, mais plus fortement dans une communion de tous les croyants. L’Esprit-Saint par son action réalise cette communion vraie entre les hommes.
La communion des Trois Personnes divines devient le modèle de communion entre les croyants : Jésus dit « Qu’ils soient un, comme nous sommes un » (Jean 17,21-22). Dieu nous veut en communion avec Lui, mais aussi en communion les uns avec les autres.
« La grâce de Jésus-Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit-Saint soient toujours avec vous tous ! » 2 Corinthiens 13,13. « Notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (I Jean 1 :3).
Mais si nous marchons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
La double communion entre Dieu et entre nous est inséparable. Lorsque la communion avec Dieu est rompue, la communion fraternelle est aussi brisée, car elle n’est plus alimentée à sa source.
Que signifie la communion fraternelle ?
Une unité profonde
En français, le mot communier - abstraction faite de son usage sacramentel - fait penser à une profonde unité de pensée, de sentiment et d’intention. On dit que les auditeurs d’un concert ont communié dans une même exaltation esthétique, on parle de la communion de pensée des disciples d’un philosophe et, plus couramment, de la communion de deux époux.
Le mot Koinonia désignait des unions juridiquement bien établies, l’unité conjugale ou une amitié très étroite allant jusqu’à la communauté des biens. Or voici que les apôtres viennent proclamer ce message révolutionnaire, surtout en milieu juif : « Dieu vous appelle à la communion (Koinonia) de son Fils Jésus-Christ notre Seigneur » (I Corinthiens 1 :9).
Les croyants, bénéficiaires d’un « salut commun (Koinos) » (Jude 3) d’une « foi commune » (Tite 1 :4) entrent « en communion les uns avec les autres » (I Jean 1 :3). Ils pénètrent dans « la communion de la foi » (Philémon 6). Ayant trouvé en Dieu un Père, ils sont devenus les uns pour les autres des frères et des sœurs.
Une relation entre les enfants de Dieu
Seuls ceux qui, par Jésus-Christ leur Sauveur, sont entrés dans cette relation nouvelle avec Dieu et avec les autres rachetés, peuvent comprendre et expérimenter la communion fraternelle. Elle s’étend aussi loin que le cercle des « enfants de Dieu », par-delà toutes les barrières confessionnelles, dénominationnelles, nationales et raciales.
Tous ceux qui en ont fait l’expérience ont gardé le souvenir inoubliable d’un miracle : on s’est rencontré en inconnus, on a parlé du Seigneur et voilà qu’on s’est découvert « frères et sœurs en Christ » : immédiatement on s’est senti « en famille » comme si on se connaissait depuis des années.
Une conviction, implantée aux tréfonds de notre être, nous avertit que nous sommes enfants du même Père, animés du même Esprit, héritiers d’une espérance commune ; nous pouvons prier, louer Dieu et travailler « en commun ».
Une communion visible et concrète
La communion entre nous ne peut pas rester uniquement en paroles, elle doit aussi se rendre visible et matérielle. Elle est le partage, l’amour en action, le soutien, l’engagement les uns envers les autres, l’offrande personnelle de sa vie pour l’autre, la joie de faire partie de la même famille, d’avoir le même Père et le même Seigneur.
La communion fraternelle, c’est de se trouver le plus souvent ensemble, dans le même lieu, et aussi dans les maisons pour partager de bonnes choses avec la joie et la simplicité de coeur. La communion vit d’échanges.
Le modèle de l’Église primitive
La communion fraternelle constituait un des éléments essentiels de la vie de l’Église primitive. Les disciples persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.
Chaque jour, avec persévérance, ils se retrouvaient d’un commun accord au temple; ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés.
Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. La foule de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils mettaient tout en commun.
| Dimension de la vie chrétienne | Expression dans l’Église primitive |
|---|---|
| Enseignement | Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres |
| Communion | Ils vivaient comme des frères et sœurs |
| Partage | Ils mettaient en commun tout ce qu’ils avaient |
| Repas | Ils rompaient le pain dans les maisons |
| Prière | Ils priaient ensemble |
| Témoignage | Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple |
Cette unité intense entre les membres de l’Église première avait certainement une puissance d’attraction, égale, sinon supérieure à celle de l’enseignement des apôtres. Le témoignage apostolique tirait sa force de persuasion du témoignage d’amour mutuel de toute la communauté.
Le ministère des apôtres n’apparaît en fait qu’au milieu de celui de l’Église, porté et soutenu par elle. La communauté était ensemble, dans le temple et dans les maisons, ils se servaient les uns les autres, répondaient aux besoins les uns des autres, et tout devenait possible.

Pourquoi la communion fraternelle est-elle essentielle ?
Elle correspond au projet de Dieu
La communion fraternelle est un élément essentiel du plan de Dieu pour l’Église et pour le monde. Avant de quitter cette terre le Seigneur n’a laissé à ses disciples ni manuel d’organisation ecclésiastique, ni doctrine ecclésiologique ou éléments d’une théologie pastorale.
Il leur dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13 :34-35).
Il demande à son Père « qu’ils soient un comme nous sommes uns… et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » (Jean 17 :22-23). L’amour édifie.
Elle répond au besoin relationnel de l’être humain
L’Eternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis. (Genèse 2:18)
C’est la première fois que Dieu dit que quelque chose n’est pas bon dans un contexte où tout est bon, parfait. Ça concerne le fait d’être seul sur la terre, ça concerne l’absence de relation avec nos semblables.
Le mot aide, c’est le mot « Ezer » qui est traduit donc par aide, mais aussi par secours, par le fait de secourir. Dieu savait que nous avions besoin d’un vis-à-vis, de gens qui soient notre secours et pour qui nous serions un secours.
Je crois que c’est le fondement de la communauté des croyants, des gens qui sont redevables, qui s’entraident, qui se secourent les uns et les autres, qui dépendent les uns des autres. Dieu nous a créés à Son image, et Dieu est une communauté à Lui tout seul: Père, Fils et Saint-Esprit.
Elle forme un seul corps
En effet, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps et que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part.
Le corps forme un tout mais a pourtant plusieurs organes, et tous les organes du corps, malgré leur grand nombre, ne forment qu'un seul corps. Il en va de même pour Christ.
En effet, que nous soyons juifs ou grecs, esclaves ou libres, nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps et nous avons tous bu à un seul Esprit. Il n'y a plus ni Juif ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ.
Elle manifeste l’amour du Christ
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres. Mais par-dessus tout cela, revêtez-vous de l'amour, qui est le lien de la perfection.
On les reconnaîtra, parce qu'ils ont de l'amour les uns pour les autres. La communion fraternelle, c'est de vivre des choses intenses ensemble, ce n'est pas de devenir seulement des frères et des soeurs, une appellation trop ecclésiastique à mon goût, mais de devenir de véritables amis !
Une amitié solide, une amitié attachante, une amitié durable, une amitié sincère. La Bible dit que l'ami aime en tout temps, et dans la difficulté il se montre un frère, c'est qu'il accepte d'endurer avec son ami sa difficulté !
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.
La communion fraternelle comme secours
Porter les fardeaux
La communauté t’apporte du secours. Dans les maisons, on s’édifiait, on s’encourageait, on témoignait de ce que Dieu avait fait, on échangeait les uns avec les autres.
Mais également on priait les uns pour les autres, on se portait secours de cette manière-là aussi. La prière est nécessaire à la vie de la communauté.
Comment obtenir la délivrance, la guérison, comment ne plus vivre dans la honte, dans la culpabilité, dans un esprit d'exclusion, en vivant dans la communion fraternelle, en nous soutenant les uns les autres, en nous supportant les uns les autres, en étant unis les uns aux autres, alors seulement là, lorsque nous formons un seul corps, la puissance de Jésus se manifeste.
Prendre soin des absents et des fragiles
La communion fraternelle intervient aussi lorsque l'absence de quelqu'un se fait sentir. C'est le travail et la responsabilité de chacun de se mettre en peine pour celui qui commence à s'absenter de plus en plus régulièrement jusqu'à ce qu'il disparaisse de notre coeur.
Relève celui qui est découragé, accablé, tombé, sans le juger ! Honore les veuves qui sont vraiment veuves. Faites bien attention de ne pas mépriser un seul de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans le ciel sont continuellement en présence de mon Père céleste.
Accueillez celui qui est faible dans la foi sans discuter ses opinions. N'aie pas honte de tes frères, de tes soeurs, même avec leur faiblesse, leur manquement, leur maladresse, car Jésus est en eux.
Encourager dans les épreuves
Paul s'était mis en peine pour un de ses enfants : Au reste, lorsque je fus arrivé à Troas pour l'Evangile de Christ, quoique le Seigneur m'y eût ouvert une porte, je n'eus point de repos d'esprit, parce que je ne trouvai pas Tite, mon frère; c'est pourquoi, ayant pris congé d'eux, je partis pour la Macédoine.
Il parlera aussi d’Onésiphore : Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé, et il n’a pas eu honte de mes chaînes.
Prier ensemble
Tous persévéraient d'un commun accord dans la prière avec les femmes, avec Marie la mère de Jésus et avec les frères de Jésus. Pierre était donc gardé dans la prison et l'Eglise adressait d'ardentes prières à Dieu pour lui.
La communauté priait pour Pierre et Pierre a vécu le miracle. Quand la communauté se rassemble pour prier, Dieu opère des miracles.
Redonner courage
De Rome vinrent à notre rencontre, jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois Tavernes, les frères qui avaient entendu parler de nous. Paul, en les voyant, rendit grâces à Dieu, et reprit courage. (Actes 28:15)
Le fait de voir des gens qui partagent notre foi, notre mission, notre appel nous pousse à louer Dieu et nous redonne courage. C’est la puissance de la communauté.
Les relations ne changent pas la destination, mais le voyage qui te mène à destination.
Les formes concrètes de la communion fraternelle
Se réunir avec persévérance
N’abandonnons pas notre assemblée, comme certains en ont l’habitude, mais encourageons-nous mutuellement. Faites cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour.
Le Saint-Esprit a souligné le mot : persévérer : continuité, assiduité, unité. Beaucoup de chrétiens viennent pour la prédication, certains pour la sainte Cène, mais ce n'est pas là le but, le but c'est d'avoir une communion fraternelle, de vivre en tant que frères et soeurs, d'avoir une relation d'amour, de connaître un attachement profond, unis à Christ mais automatiquement unis aux autres.
Partager les repas et les maisons
La communion fraternelle, c'est de se trouver le plus souvent ensemble, dans le même lieu, et aussi dans les maisons pour partager de bonnes choses avec la joie et la simplicité de coeur.
La formule reste idéale pour les Églises naissantes : tout est plus spontané, plus naturel, plus familier dans le cadre d’un foyer. Dans ces rencontres, les témoignages, les partages d’expériences sont plus faciles que dans une réunion officielle.
Savoir prier ensemble, savoir pleurer ensemble, savoir se réjouir ensemble, savoir manger ensemble, savoir vivre ensemble, savoir devenir généreux ensemble, savoir aider celui qui a besoin.
Servir selon ses dons
De même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps et que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part.
La communauté rend ce qui nous est impossible possible pour que toute la communauté soit bénie et voit la main de Dieu au milieu d’elle. Les apôtres sans les diacres, les serviteurs au sein de la communauté n’auraient pas pu se consacrer à leur mission et répandre l’évangile comme ils l’ont fait.
Pour nous fortifier, il nous faut de l’exercice : nous devons travailler - avec les autres - à l’œuvre de Dieu. La communauté rend l’impossible possible.
Partager les biens et répondre aux besoins
Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu'ils ont.
Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l'argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. La communion fraternelle vécue authentiquement est un témoignage visible pour ceux qui sont à l’extérieur de l’Eglise.
La responsabilité personnelle de chaque chrétien
Une partie de votre responsabilité, en tant que croyant, est de protéger l’unité dans l’assemblée à laquelle vous appartenez. Vous devez vous considérer comme un agent de l’unité, mandaté par Jésus Christ pour promouvoir et préserver la communion fraternelle parmi les croyants.
Être authentique et s’encourager
- Faire part de ses vraies croyances et pensées (authenticité) : « Renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres » (Éphésiens 4.25).
- S’encourager réciproquement (mutualité) : « C’est pourquoi encouragez-vous les uns les autres et aidez-vous mutuellement à grandir dans la foi, comme vous le faites déjà » (1 Thessaloniciens 5.11).
- Se soutenir les uns les autres (empathie) : « Ayez de l’affection les uns pour les autres comme des frères qui s’aiment; mettez du zèle à vous respecter les uns les autres » (Romains 12.10).
Se pardonner et se dire la vérité avec amour
- Se pardonner (miséricorde) : « Supportez-vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre, pardonnez-vous mutuellement; le Seigneur vous a pardonné : vous aussi, pardonnez-vous de la même manière » (Colossiens 3.13).
- Se dire la vérité avec amour (franchise) : « Celui qui répond franchement donne une preuve de son amitié » (Proverbes 24.2).
- Redresser avec douceur : « Frères, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur » (Galates 6.1-2).
Vivre dans l’humilité et le respect
Vivez en plein accord les uns avec les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour des sages.
Ne faites donc rien par esprit de rivalité, ou par un vain désir de vous mettre en avant; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes; et que chacun regarde, non ses propres qualités, mais celle des autres.
- Se voir tel que Dieu nous voit (humilité).
- Respecter les autres (courtoisie) : « Que chacun de nous recherche la satisfaction de son prochain pour le bien de celui-ci, en vue de l’aider à grandir dans la foi » (Romains 15.2).
- Faire preuve d’une parfaite amabilité envers tous les hommes.
Préserver l’unité de l’Église
Dieu aime l’unité. « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme …. Tout était commun entre eux. » Actes 4.32. « Vivez en harmonie les uns avec les autres. » Romains 12.16.
L’unité est le cœur de la communion fraternelle. Détruisez-la, et vous arrachez le cœur du corps de Christ. Sans unité il n’y a pas de communion fraternelle - et sans communion fraternelle il n’y a pas d’église.
La Trinité est unie et Dieu veut que nous soyons aussi unis. Dans Ses derniers moments, avant d’être arrêté, Jésus a prié avec passion pour notre unité. Et c’est le Saint Esprit qui nous unit dans l’amour.
Se concentrer sur ce qui est commun
En tant que croyants, la Bible nous dit que nous avons un seul Seigneur, un seul Corps, un seul objectif, un seul Père, un seul Saint Esprit, une seule espérance, une seule foi, un seul baptême, et un seul amour.
Nous partageons le même salut, la même vie et le même futur - des facteurs bien plus importants que toutes les différences que nous pourrions énumérer. Dieu veut l’unité et non l’uniformité.
Mais par égard pour l’unité, nous ne devrions jamais laisser des différences mineures nous diviser. Nous devons rester centrés sur les objectifs communs que Dieu a pour nous et Son église.
Renoncer aux critiques et aux commérages
Choisissez d’encourager plutôt que de critiquer. Il est toujours plus facile de se tenir sur la touche et de tirer sur ceux qui servent que de s’impliquer et d’apporter sa contribution.
Toutes les fois que je juge un autre croyant, quatre choses arrivent instantanément : je perds ma communion avec Dieu, j’expose mon propre orgueil et mon insécurité, je me place en position d’être jugé par Dieu, et je cause du tort à la communion fraternelle dans mon église.
Le commérage, c’est quand vous transmettez une information alors que vous ne faites ni partie du problème, ni partie de la solution. Ecouter des commérages c’est comme accepter des biens volés, vous devenez tout aussi coupable de l’infraction.
Le fourbe sème la discorde, et le rapporteur sème la brouille entre des amis. La façon la plus rapide de clore un conflit dans l’église est de confronter avec amour ceux qui font les commérages et insister sur le fait qu’ils doivent arrêter.
Résoudre les conflits selon une démarche fraternelle
Qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais soyez parfaitement unis dans le même état d’esprit et dans la même pensée. Efforcez-vous de conserver l'unité de l'Esprit par le lien de la paix.
Pendant les conflits, il est dans la nature humaine d’aller se plaindre à une tierce personne au lieu d’aller courageusement dire la vérité, dans l’amour, à la personne qui vous a contrarié. Ceci envenime la situation.
Vous devriez, au contraire, aller directement à la personne en question. Une confrontation en privé est toujours le premier pas et vous devriez le faire dès que possible.
Si vous n’êtes pas capable de résoudre le problème entre vous deux, le pas suivant est d’aller chercher quelques témoins qui aideront à confirmer le problème et réconcilier la relation.
Accueillir les faiblesses et rester fidèle
Une fois que vous avez découvert ce que Dieu entend par la vraie communion fraternelle, c’est facile de se décourager en voyant le fossé entre l’idéal et la réalité dans votre église. Pourtant, nous devons aimer passionnément l’église en dépit de ses imperfections.
Les croyants vont vous décevoir et vous faire faux bond, mais ce n’est pas une excuse pour cesser de communier fraternellement avec eux. Ils sont votre famille, même quand ils n’agissent pas comme tels, et vous ne devez pas les laisser tomber.
Plutôt que de quitter l’église, nous devons rester et trouver une solution si c’est possible. Plutôt que la fuite, la réconciliation est le chemin vers l’acquisition d’un caractère plus solide et d’une communion fraternelle plus profonde.
Soyez patients les uns envers les autres, vous montrant indulgents envers les fautes des autres à cause de votre amour. Toute église a sa propre collection de faiblesses et de problèmes.
Soutenir les responsables
Il n’y a pas de dirigeants parfaits mais Dieu leur donne la responsabilité et l’autorité de maintenir l’unité dans l’église. Pendant les conflits, c’est souvent un travail ingrat d’essayer de réconcilier des opinions qui s’opposent.
Ayez de bonnes réactions envers ceux qui vous dirigent. Ecoutez leurs conseils. Ils sont vigilants quant à vos conditions de vie et travaillent sous la stricte supervision de Dieu.
Les pasteurs et les anciens ont besoin de nos encouragements, de nos prières, de notre appréciation et de notre amour. Nous protégeons la communion fraternelle lorsque nous honorons ceux qui nous servent en dirigeant.
La communion fraternelle et le témoignage chrétien
La communion fraternelle répond aussi à la vocation de l’Église envers le monde. Les relations nouvelles que les païens voyaient dans ce groupe honni et calomnié, les attiraient à l’Église : « Voyez comme ils s’aiment ».
Le monde cherche, non une philosophie ou une doctrine, mais la démonstration vécue d’une vie transformée. La communion fraternelle vécue authentiquement est un témoignage visible pour ceux qui sont à l’extérieur de l’Eglise.
La manière de vivre des chrétiens plaisait au Seigneur. Le Seigneur faisait don à la communauté chrétienne tous les jours de nouveaux disciples.
La communion fraternelle déclenche la puissance de Dieu, elle déclenche la vague de guérison, elle déclenche l’impact chez ceux qui nous observent, elle engendre la conversion.
Dieu bénit l’église qui est unie. Tout le monde a besoin d’amour, et quand les croyants s’aiment vraiment, il serait difficile d’empêcher les gens d’entrer.
Les dangers d’une fraternité détournée
Cependant, soyons bien vigilants à construire la communion fraternelle comme le Christ nous l’a enseignée. Nous savons bien que la fraternité peut être déviée.
Caïn tue son frère Abel. Les hommes s’unissaient dans le mal. L’histoire du déluge n’a pas été une leçon suffisante pour les hommes. Ils se sont unis de nouveaux pour construire la tour de Babel.
Cette fraternité est orgueilleuse. L’homme finit par se diviser et se disperser, c’est ce qui est décrit après la construction de la tour de Babel.
A chaque génération, les hommes construisent leur propre tour de Babel qui les emmène à se diviser, à s’écraser, à s’entretuer, à ne pas se comprendre car chacun essaie d’être au dessus de l’autre.
Je vous en supplie, frères et sœurs, méfiez-vous de ceux qui provoquent des divisions et font trébucher les autres en s'opposant à l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux.
La communion fraternelle dans la vie quotidienne
Les relations sont un élément capital dans notre vie, un pilier de notre quotidien. Les temps que nous vivons sont marqués par une forme de repli sur soi, par une forme d’isolement.
On limite les contacts, on limite les échanges, on limite les relations, on limite les sorties pour diverses raisons. Ceci étant, nous devons comprendre l’importance fondamentale des relations. Elles sont essentielles à la vie.
La communion fraternelle, c’est savoir prier ensemble, savoir pleurer ensemble, savoir se réjouir ensemble, savoir manger ensemble, savoir vivre ensemble, savoir devenir généreux ensemble, savoir aider celui qui a besoin.
Elle demande de la continuité, de l’assiduité, de la fidélité, de la loyauté, de la solidarité de cœur et une attention réelle aux personnes.
La communion fraternelle est un aspect prioritaire de la vie chrétienne, nous ne pouvons pas la mettre en option. Posons-nous la question : nos cellules paroissiales vivent-elles bien cette communion fraternelle, que reflètent-elles autour d’elles ?
Voulons-nous voir notre église grandir ? Alors, il faut persévérer, et que chacun soit conscient de la valeur que Jésus attache à la vie d'une âme, celle de ton frère et de ta soeur.
Il faut vivre dans la crainte du Seigneur, dans la persévérance, dans la Foi, dans la libéralité, la générosité, dans la joie, dans l'unité qui annule toute division.