Le Bûcher des vanités (1990) : synopsis, casting et analyse du film de Brian De Palma

Le Bûcher des vanités est un drame américain réalisé par Brian De Palma en 1990, adapté du roman homonyme de Tom Wolfe. Le film suit Sherman McCoy, un golden boy de la finance new-yorkaise dont l’existence privilégiée s’effondre après un banal incident survenu dans le Bronx.

Devenu le sujet d’un fait divers, Sherman McCoy se retrouve pris au piège des médias, des politiciens et de la justice, qui exploitent l’affaire pour servir leurs propres intérêts. Porté par Tom Hanks, Melanie Griffith, Bruce Willis et Morgan Freeman, le film mêle satire sociale, comédie noire et critique du lynchage médiatique.

Synopsis du Bûcher des vanités

Marié, séduisant et ambitieux, le jeune Sherman McCoy gagne des millions à la Bourse, possède un magnifique appartement sur Park Avenue, en plein coeur de Manhattan, et se délasse en compagnie de sa ravissante maîtresse, Maria. Sherman McCoy est un « Maître de l'univers ».

Un travail qui peut lui rapporter jusqu'à un million de dollars par jour dans sa société de bourse, un appartement tendu de soie et dallé de marbre sur Park Avenue, et, comble de la réussite, une ravissante maîtresse, Maria. Mais la vie du jeune « golden boy » bascule le jour où il se trompe de file sur l'autoroute et s'enfonce dans le Bronx au lieu de rejoindre Manhattan.

Un jour, une stupide erreur d'aiguillage sur l'autoroute les conduit dans le Bronx. Une altercation avec deux jeunes Noirs, un démarrage en trombe, un choc sourd sous la voiture et la vie bien ordonnée de Sherman bascule brusquement dans l'angoisse.

Peter Fallow, un journaliste en mal de scoop, s'empare de l'affaire et dénonce, sans la moindre preuve, une agression raciste. Un procureur ambitieux lui emboîte le pas.

À la suite d'un banal fait divers, Sherman McCoy, élite de la haute finance new-yorkaise, devient la proie des politiciens, des médias et de la justice qui ont besoin de redorer leur blason.

New York Manhattan et Bronx carte urbaine

Une satire de la société new-yorkaise

Le film met en scène la chute d’un homme qui croyait avoir tout contrôlé : sa fortune, son statut social, son mariage et ses relations. En quelques heures, Sherman passe de l’assurance des puissants à la peur d’être désigné comme coupable par l’opinion publique.

La progression dans la dérive est savoureuse, nous distillant de grandes scènes, des séquences à la limite du fantastique, comme sait le faire De Palma. Le scénario, tiré de l'excellent roman de Tom Wolfe, nous conte une histoire ou la théorie du chaos mène cette intrigue, mêlant racisme et politique.

La façon de critiquer le lynchage médiatique et les calculs politiques est astucieuse, car elle permet un mélange de satire et de comédie. Le film s’intéresse ainsi moins à la seule reconstitution d’un fait divers qu’aux mécanismes de récupération de l’événement.

Devenu le sujet d'un banal fait divers, Sherman McCoy, élite de la haute finance new-yorkaise, se retrouve la proie des politiciens, des médias et de la justice.

Réalisation et mise en scène

Brian De Palma adapte le roman de Tom Wolfe en s’éloignant de son style de prédilection, le film à suspense hitchcockien, pour s’attaquer à la satire sociale. Le public s'attendait peut-être à revoir Brian De Palma dans un rôle ou un registre plus proche du film à suspense.

Les ingrédients chers à ce dernier sont bien présents et utilisés à bon escient, comme le fameux split screen ou les plans-séquences. Cette bonne réalisation de Brian De Palma nous offre un film noir au rythme enlevé soutenu par une jolie BO classique.

Le film fut parfois considéré comme un film mineur de Brian De Palma. Pourtant, son approche visuelle accompagne la confusion croissante qui s’empare de Sherman et souligne la distance entre les faits, leur représentation médiatique et les intérêts de ceux qui les commentent.

Cinémathèque : la rétrospective Brian De Palma

Fiche technique

ÉlémentInformation
Titre françaisLe Bûcher des vanités
Titre originalThe Bonfire of the Vanities
RéalisationBrian De Palma
Année1990
Date de sortie21/12/1990
Durée2 h 6 minutes
Durée indiquée dans le générique125 min
GenreDrame, thriller, satire sociale
NationalitéÉtats-Unis
LangueAnglais
FormatCouleur, 2.35
SonDolby digital
ScénarioMichael Cristofer
Œuvre originaleLe roman The Bonfire of the Vanities de Tom Wolfe
MusiqueDave Grusin
PhotographieVilmos Zsigmond
MontageBill Pankow, David Ray, Beth Jochem Besterveld
DécorsRichard Sylbert, Joe D. Mitchell
Direction artistiqueGregory Bolton
CostumesAnn Roth
Sociétés de productionThe Guber-Peters Company, Warner Bros.
DistributionWarner Bros. France
Budget47 000 000 USD

Distribution et personnages

  • Tom Hanks : Sherman McCoy
  • Melanie Griffith : Maria Ruskin
  • Bruce Willis : Peter Fallow
  • Kim Cattrall : Judy McCoy
  • Morgan Freeman : le juge Leonard White
  • Saul Rubinek : Jed Kramer
  • John Hancock : le révérend Bacon
  • Clifton James : Albert Fox
  • Kevin Dunn : Tom Killian
  • Louis Giambalvo : Ray Andruitti
  • Barton Heyman : l’inspecteur Martin
  • Norman Parker : l’inspecteur Goldberg
  • Donald Moffat : Monsieur McCoy
  • Alan King : Arthur Ruskin
  • Beth Broderick : Caroline Heftshank
  • Kurt Fuller : Pollard Browning
  • Adam LeFevre : Rawlie Thorpe
  • Richard Libertini : Ed Rifkin
  • Andre Gregory : Aubrey Buffing
  • Mary Alice : Annie Lamb
  • Robert Stephens : Sir Gerald Moore
  • Marjorie Monaghan : Evelyn Moore
  • Rita Wilson : la chargée de relations publiques
  • Kirsten Dunst : Campbell McCoy
  • Camryn Manheim : une manifestante
  • F. Murray Abraham : Abe Weiss

Tom Hanks, Sherman McCoy

Tom Hanks interprète Sherman McCoy, un financier privilégié dont l’assurance se fissure progressivement sous la pression de l’affaire. Le personnage incarne une élite convaincue que son argent et son statut peuvent le protéger des conséquences ordinaires de ses actes.

La trajectoire de Sherman repose sur un contraste permanent entre l’image du « Maître de l’univers » et celle d’un homme soudainement vulnérable. Son appartement, sa réussite professionnelle et son mode de vie deviennent les signes visibles d’un monde social séparé du reste de la ville.

Melanie Griffith et Bruce Willis

Melanie Griffith joue Maria Ruskin, la maîtresse de Sherman, avec laquelle il se trouve au moment où l’erreur d’aiguillage les conduit dans le Bronx. Maria appartient au même univers de luxe et de représentation que Sherman, mais sa présence contribue également à révéler la fragilité de l’équilibre qu’il tente de préserver.

Bruce Willis interprète Peter Fallow, un journaliste en quête de scoop. En s’emparant de l’affaire et en dénonçant, sans la moindre preuve, une agression raciste, il participe à la transformation d’un incident en scandale public.

Le film réunit ainsi Tom Hanks et Bruce Willis dans des rôles très éloignés de l’image héroïque ou spectaculaire souvent associée à leurs carrières. Une satire politique et sociale rondement menée par Tom Hanks et Bruce Willis, tous les deux excellents dans leurs rôles respectifs.

Morgan Freeman dans le rôle du juge Leonard White

Morgan Freeman interprète le juge Leonard White. Le personnage devait à l'origine être joué par Alan Arkin et devait s'appeler Myron Kovitzky.

Mais des retards dans le tournage du Bûcher des vanités ont empêché l'acteur, devant tourner un autre film, d'honorer ses engagements. Il fut donc remplacé par Morgan Freeman pour la somme de 2 millions de dollars et le personnage fut rebaptisé Leonard White.

Une adaptation du roman de Tom Wolfe

Le scénario est signé Michael Cristofer, d’après l’œuvre de Tom Wolfe. Le roman homonyme, adapté par Brian De Palma, s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires aux États-Unis.

Le Bûcher des vanités est le dernier roman de Tom Wolfe à avoir été adapté au cinéma. Tom Wolfe avait été auparavant adapté par Philip Kaufman dans L'Étoffe des héros avec beaucoup plus de succès.

L’adaptation conserve le cœur satirique du récit : l’observation d’une société dominée par les apparences, les rapports de classe, les calculs politiques et la puissance des médias. Le fait divers devient alors le révélateur d’un système plus vaste.

Musique, photographie et décors

Dave Grusin compose la musique originale, tandis que Vilmos Zsigmond assure la photographie. La production visuelle s’appuie sur les décors de Richard Sylbert et Joe D. Mitchell, la direction artistique de Gregory Bolton et les costumes d’Ann Roth.

Le contraste entre Manhattan et le Bronx structure l’espace du film. L’appartement de Sherman, tendu de soie et dallé de marbre sur Park Avenue, représente son univers protégé, tandis que la déviation vers le Bronx provoque l’entrée brutale dans une réalité sociale qu’il ne maîtrise pas.

Les plans-séquences et le split screen renforcent la sensation de simultanéité et de désordre. La mise en scène accompagne la propagation de l’affaire à travers les rues, les tribunaux, les bureaux de presse et les cercles politiques.

Un échec commercial malgré une production ambitieuse

Le film fut un échec commercial très important, avec 15 millions de dollars de recettes, malgré l'ampleur de son casting. Son budget était de 47 000 000 USD.

ÉlémentDonnée
Année de production1990
Budget47 000 000 USD
Recettes indiquées15 millions de dollars
Durée125 min
Date de sortie DVD14/12/1999
Date de sortie VOD01/11/2009

Un bide total à sa sortie, tant critique que financier, et pourtant c'est une excellente adaptation d'un roman très populaire. Le public a peut-être été décontenancé de voir Brian De Palma aussi éloigné de son style de prédilection, le film à suspense Hitchcockien, pour s'attaquer à la satire sociale à la Lumet, Ferrara ou Spike Lee.

Le film a également pu surprendre les spectateurs qui s’attendaient à retrouver Bruce Willis dans un rôle à la John McLane. Cette distance avec les attentes liées aux acteurs et au réalisateur a contribué à l’accueil contrasté de l’œuvre.

Réception et appréciations

Les spectateurs lui ont attribué une note de 2,9 pour 1095 notes et 104 critiques. Cette réception ne résume toutefois pas les qualités formelles et thématiques du film, régulièrement relevées par certains commentaires.

  • Cette bonne réalisation de Brian De Palma nous offre un film noir au rythme enlevé soutenu par une jolie BO classique.
  • Le scénario, tiré de l'excellent roman de Tom Wolfe, nous conte une histoire ou la théorie du chaos mène cette intrigue, mêlant racisme et politique.
  • La progression dans la dérive est savoureuse, nous distillant de grandes scènes, des séquences à la limite du fantastique, comme sait le faire De Palma.
  • Une satire politique et sociale rondement menée par Tom Hanks et Bruce Willis, tous les deux excellents dans leurs rôles respectifs.
  • Les ingrédients chers à Brian De Palma sont bien présents et utilisés à bon escient, comme le fameux split screen ou les plans-séquences.
  • La façon de critiquer le lynchage médiatique et les calculs politiques est astucieuse, car elle permet un mélange de satire et de comédie.

Anecdotes de tournage

Le changement d’interprète du juge

Le personnage du juge devait à l'origine être joué par Alan Arkin et devait s'appeler Myron Kovitzky. Mais des retards dans le tournage du Bûcher des vanités ont empêché l'acteur, devant tourner un autre film, d'honorer ses engagements.

Il fut donc remplacé par Morgan Freeman pour la somme de 2 millions de dollars et le personnage fut rebaptisé Leonard White.

Le contrat de F. Murray Abraham

Le contrat de F. Murray Abraham stipulait que son nom apparaisse soit au-dessus du titre sur l'affiche soit n'apparaisse pas du tout au générique. La production ayant déjà au casting Bruce Willis, Melanie Griffith, Tom Hanks et Morgan Freeman, elle ne put mettre le nom d'Abraham au-dessus du titre.

F. Murray Abraham n'est donc pas du tout crédité au générique du film Le Bûcher des vanités.

Générique complet

Équipe technique

  • Réalisateur : Brian De Palma
  • Réalisateur seconde équipe : Eric Schwab
  • Assistants réalisateurs : Chris Soldo, Richard Patrick, Douglas Ornstein, Jeff Okabayashi
  • Scénariste : Michael Cristofer
  • Auteur de l’œuvre originale : Tom Wolfe, d’après le roman « The Bonfire of the Vanities »
  • Sociétés de production : The Guber-Peters Company, Warner Bros.
  • Producteurs : Brian De Palma, Fred Caruso
  • Productrice associée : Monica Goldstein
  • Producteurs exécutifs : Peter Guber, Jon Peters
  • Directeurs de production : Robert J. Anderson, Peter A. Runfolo
  • Distributeur d'origine : Warner Bros. Entertainment France
  • Directeur de la photographie : Vilmos Zsigmond
  • Cadreur : Doug Ryan
  • Opérateurs steadycam : Larry McConkey, Randy Nolen, Jeff Mart
  • Ingénieurs du son : Les Lazarowitz, James Tanenbaum
  • Compositeur de la musique originale : Dave Grusin
  • Créateur des décors : Richard Sylbert
  • Directeurs artistiques : Peter Landsdown Smith, Greg Bolton
  • Décorateur : Justin Scoppa
  • Costumiers : Ann Roth, Bruce Erickson pour les hommes, Donna Maloney pour les femmes, Charles Mercuri pour Bruce Willis
  • Maquilleurs : Dan Striepeke, Leonard Engleman, Coree Lear, Scott Eddo pour Bruce Willis
  • Monteurs : David Ray, Bill Pankow
  • Directeur de casting : Lynn Stalmaster
  • Coordinateurs des effets spéciaux : Eddie Drohan, William B. Doane
  • Cascadeurs : Gary Hymes, Phil Neilson

Interprètes

  • Tom Hanks : Sherman McCoy
  • Bruce Willis : Peter Fallow
  • Melanie Griffith : Maria Ruskin
  • Kim Cattrall : Judy McCoy
  • Morgan Freeman : le juge Leonard White
  • F. Murray Abraham : Abe Weiss
  • John Hancock : le révérend Bacon
  • Kevin Dunn : Tom Killian
  • Clifton James : Albert Fox
  • Louis Giambalvo : Ray Andruitti
  • Barton Heyman : l'inspecteur Martin
  • Norman Parker : l'inspecteur Goldberg
  • Donald Moffat : Monsieur McCoy
  • Alan King : Arthur Ruskin
  • Beth Broderick : Caroline Heftshank
  • Kurt Fuller : Pollard Browning
  • Adam LeFevre : Rawlie Thorpe
  • Richard Libertini : Ed Rifkin
  • Andre Gregory : Aubrey Buffing
  • Mary Alice : Annie Lamb
  • Robert Stephens : Sir Gerald Moore
  • Marjorie Monaghan : Evelyn Moore
  • Rita Wilson : la chargée de relations publiques
  • Kirsten Dunst : Campbell McCoy
  • Troy Windbush : Roland Auburn
  • Patrick Malone : Henry Lamb
  • Emmanuel Xuereb : Filippo Chirazzi
  • Scotty Bloch : Sally Rawthrote
  • Hansford Rowe : Leon Bavardage
  • Elizabeth Owens : Inez Bavardage
  • Malachy McCourt : Tony
  • John Bentley : Bill
  • William Clark : Eddie
  • Jack Brooks : un garant
  • T.J. Coan : un garant
  • Don McManus : un garant
  • James Lally : un garant
  • Marcia Mitzman : une garante
  • William Woodson : Gene Lopwitz
  • Nelson Vasquez : le souteneur
  • Fanni Green : la prostituée
  • Roy Milton Davis : l'homme latino
  • Shiek Mahmud-Bey : Lockwood
  • Stewart J. Zully : le greffier
  • Helen Stenborg : Madame McCoy
  • Timothy Jenkins : Billy Cortez
  • Sam Jenkins : l'assistant de Fox
  • Vito D'Ambrosio : l'homme à l'interphone
  • Paul Bates : Buck
  • Camryn Manheim : une manifestante
  • J.D. Wyatt : un manifestant
  • Edye Byrde : une manifestante
  • David Lipman : un manifestant
  • George Merritt : un manifestant
  • Kirk Taylor : l'assistant
  • O. LaRon Clark : Cecil Hayden
  • Louis P. Lebherz : le Commandatori
  • Walker Joyce : Bobby Shaflett/Don Giovanni
  • Anatoly Davydov : Boris Karelskov
  • Nancy McDonald : une journaliste acharnée
  • Kimberleigh Aarn : une journaliste acharnée
  • Ernestine Jackson : une journaliste acharnée
  • Novella Nelson : une journaliste acharnée
  • Ray Iannicelli : un journaliste acharné
  • Daniel Hagen : un journaliste acharné
  • Walter Flanagan : un journaliste acharné
  • Mike Hodge : un journaliste acharné
  • Nicholas Levitin : un journaliste acharné
  • Noble Lee Lester : un journaliste acharné
  • Adina Winston : l'invitée
  • Richard Belzer : le producteur TV
  • Cynthia Mason : l'employée de maison
  • Ermal Williamson : le majordome
  • W.M. Hunt : Nunnally Void
  • Gian-Carlo Scandiuzzi : le maître d'hôtel
  • Jon Rashad Kamal : le serveur français
  • Channing Chase : la femme choquée
  • Hal England : un client du restaurant français
  • Joy Claussen : une cliente du restaurant français
  • John Fink : un client du restaurant français
  • Judith Burke : une cliente du restaurant français
  • Barry Michlin : l'entrepreneur de pompes funèbres
  • Connie Sawyer : un membre de la famille Ruskin
  • Johnny Crear : Manny Leerman
  • Sherri Paysinger : la présentatrice TV
  • Stacy Francis : une chanteuse de gospel
  • Barbara Gooding : une chanteuse de gospel
  • Kathleen Murphy Palmer : une chanteuse de gospel
  • Lorraine Moore : une chanteuse de gospel
  • Doris Leggett : une chanteuse de gospel
  • Kathryn Danielle : l'assistante attachée de relations publiques
  • Oliver Dixon : le diplomate
  • Jennifer Bassey : la femme du diplomate
  • Katrina Braque : la fille du diplomate
  • Richard Gilbert-Hill : un assistant de Weiss
  • Barry Neikrug : un assistant de Weiss
  • Marie Chambers : une assistante de Weiss
  • George Plimpton : un ami
  • Susan Forristal : une amie

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