En 2026, les œufs de Pâques ne se contentent plus d’être gourmands : ils deviennent manifestes. Sculpturaux, conceptuels, parfois même narratifs, ils traduisent une nouvelle vision du chocolat, à la croisée de l’art, du design et de la haute pâtisserie. Avec son œuf signature, Ladurée élève le chocolat au rang de pièce de haute couture. Imaginée par Julien Alvarez, la création se distingue par un travail d’orfèvre, où les reliefs floraux semblent sculptés dans la matière. À l’intérieur, les couches se succèdent comme un montage pâtissier : chocolat noir intense, dulcey enveloppant, éclats de cacahuètes caramélisées et sablé breton. Avec “Café-Croissant”, Le Burgundy Paris signe l’une des propositions les plus audacieuses de la saison. L’œuf détourne le rituel matinal parisien en une composition sophistiquée : praliné amande et café du Panama, éclats de croissant toastés, le tout enrobé d’un chocolat aux notes profondes. Avec “Panpan Mallow”, Claire Heitzler convoque une émotion immédiate. Derrière cette silhouette délicatement ludique se cache une guimauve fondante, enrobée de chocolat noir ou au lait. Chez ÉCOLE DUCASSE, l’œuf de Pâques devient une démonstration de maîtrise. Décliné en chocolat au lait Jivara ou en chocolat noir intense, il privilégie la précision et la lisibilité du goût. Garnie de friture, la pièce met en avant l’essentiel : la qualité du chocolat et la rigueur du geste. Le Café de la Paix imagine un œuf aux accents patrimoniaux, monté sur un socle et orné d’un médaillon délicat. Avec “La Ruche”, le Mandarin Oriental Paris explore une esthétique inspirée du vivant. Sculptée comme un objet précieux, la pièce renferme un cœur de praliné noisette et de caramel au miel. Avec “L’épi de blé”, Le Chambard propose une approche plus ancrée dans la matière et le goût. L’œuf, conçu comme une bonbonnière, dévoile un praliné au pain de campagne et un assortiment de fruits secs. À travers ces créations, l’œuf de Pâques s’impose en 2026 comme un objet culturel à part entière. Chaque maison y exprime son identité, entre héritage et expérimentation. Pâques fait indéniablement partie de nos fêtes favorites. En plus de nous faire profiter d'un long week-end au printemps, elle nous permet de partir à la chasse des plus beaux œufs de Pâques. Chaque année, les chocolatiers, les boulangers et les pâtissiers nous livrent des propositions de plus en plus gourmandes et de plus en plus recherchées. Comme à son habitude, l’œuf en chocolat de Pâques est une valeur sûre. Chez Pierre Hermé, Christophe Michalak, Yannick Alléno pour la Pâtisserie Dior, à la Grande Épicerie ou encore l'emblématique Kinder, il exprime à merveille tout l'esprit de Pâques. On craque aussi pour la version plus originale servie chez Ladurée, ornée de fleurs. La poule en chocolat, comme celle du Chocolat Alain Ducasse et le lapin en chocolat, quelque peu revisité par Le Café de la Paix et Lindt, sont les deux gourmandises emblématiques de cette fête. Chez La Maison du Chocolat, c'est l'univers des animaux en tout genre qui s'invite pour les fêtes de Pâques. On retrouve notamment de sublimes crocodiles. À la Pâtisserie de Cyril Lignac, on découvre plutôt d'adorables oursons tout moelleux et bien gourmand croquant. Pierre Hermé dévoile également une incroyable collection autour des jeux, du solitaire, des fléchettes, des dames, qu'on a bien envie de croquer. Si vous désirez varier les plaisirs, sachez qu’il existe également un incroyable trompe l'œil de noix chez Christophe Michalak, qui saura ravir les plus gourmandes, mais aussi une fleur merveilleuse au Peninsula Paris. Chez Petrossian, on dévoile une surprenante création à base de perles de chocolat. Hors de question de se ruiner avec un chocolat de Pâques. Si certaines créations exceptionnelles affichent des prix plutôt élevés, ce n'est pas le cas de tous les chocolats de Pâques 2026. Chez Kinder, Ferrero ou encore Lindt, les petits prix sont de la partie. On retrouve de nombreux chocolats de Pâques pas cher, pour se faire plaisir et offrir des douceurs à toute la famille ! Et bonne nouvelle, il y en a pour tous les goûts : chocolat noir, chocolat au lait, chocolat blanc... On retrouve même des préparations à base de noisettes, d'amandes, d'oranges confites ou de noix de coco.
Vitrines parisiennes et genevoises : des variations autour d’un même thème
Top TenLes plus belles créations de Pâques à GenèvePour Pâques 2026, l'œuf en chocolat se pare de mille et une couleurs, saveurs et textures.Nouhad Monpays | 26 mars 2026 - 08:00H Hôtel Intercontinental
Une coque de chocolat noir qui renferme un praliné aux noisettes et fleur de sel, des éclats de noisettes. Dans cet œuf se cache… un autre œuf, délicatement enrobé de noisettes et d'amandes grillées. Maison Renou. Cette année, la maison Renou présente une gamme particulièrement élégante composée de trois œufs parfaits pour sublimer vos tables de fêtes: le Vibrato, l'Origami et le Drapé (photo). La RéservePierre-Alain Rouchon et son équipe se sont inspirés du printemps et de la délicatesse des fleurs en épanouissement. L'oeuf est réalisé à partir de chocolat au lait. Le Comptoir Woodward Le «Pâtissier de l'année» 2025, Titouan Claudet, réitère cette année avec un nouveau trompe-l'œil: un élégant cappuccino. Enrobé de chocolat blond, il renferme un praliné café aux amandes caramélisées, associé à la douceur du chocolat au lait. Hôtel des BerguesPour l’édition 2026, le prolifique chef pâtissier Lyece Major signe une création en série limitée. Conçue à partir d’un chocolat grand cru, cette œuvre célèbre la beauté naturelle du cacao. Maison Guillaume BichetGalerie Jean-Malbuisson 20 et Rue de Berne 3, Genève6Pierre & JeanComme chaque année, le duo de pâtissiers genevois présente une collection d'œufs inspirants et tous plus tentants les uns que les autres. Notre chouchou? Avenue de Miremont 7B, Genève89Tout ChocolatLa maison genevoise signe une collection d'œufs de Pâques qui s'inspire de la cabosse de cacao. 1222 VésenazBeau-Rivage GenèveMême durant les travaux, rien n'arrête la créativité du chef Kévin Ollivier. 022 716 66 66
Photos: Guillaume Cottancin, Nicolas Stajic & établissements susmentionnés.Nouhad MonpaysNouvelle adresse? Nouvelle spécialité? Nouveau produit? À Paris et en région, palaces, grandes maisons et chocolatiers indépendants renouvellent l'exercice de Pâques avec des créations toujours plus spectaculaires et inspirées. Voici notre sélection des plus beaux œufs en chocolat à chasser cette année. La coque ajourée laisse apparaître en son cœur un second œuf doré, secret précieux révélé par le jeu de lumière et de transparence. Né bien avant le chocolat, l’œuf de Pâques puise ses racines dans des rites païens célébrant le retour du printemps et la renaissance de la nature. Devenu symbole chrétien de résurrection, il s’est peu à peu transformé en terrain d’expression pour les artisans chocolatiers. À Paris et en province, grandes maisons et chocolatiers indépendants rivalisent d’audace pour faire de cette tradition un véritable exercice de style.
Exemples emblématiques et parcours thématiques
1. L'Art déco fête son centenaire et le Prince de Galles, l'un des plus beaux hôtels du 8e arrondissement avenue George V, en fait son terrain de jeu chocolaté. Le principe de la pièce est dans sa structure : la coque ajourée laisse apparaître en son cœur un second œuf doré, secret précieux révélé par le jeu de lumière et de transparence. Ce petit œuf renferme une collection de bonbons reprenant les motifs du grand, chacun garni d'une guimauve à la vanille de Madagascar, au contraste fondant et aérien soigné. Le socle, biseauté et épuré, porte les inscriptions Prince de Galles et Ich Dien (Je Sers, la devise de la maison) et cache un praliné noisette-vanille de Madagascar.
2. Gianluca Fusto signe pour le Bvlgari Hotel Paris un œuf de Pâques inspiré de l’univers du joaillier, dont la coque en relief reprend le motif en éventail de la collection Diva’s Dream. La dégustation s'organise en plusieurs strates autour du chocolat au lait (long en bouche, à la fois parfaitement maîtrisé et totalement régressif), de la framboise acidulée et de l’amande sicilienne, avec quelques dragées pour accentuer encore le jeu de textures. Les amandes, torréfiées ou légèrement caramélisées, apportent à l’ensemble beaucoup de profondeur, du croquant et de la rondeur. Mention spéciale pour la packaging princier. Une petite merveille de technicité (et de plaisir !) dont la rédaction de Yonder n'a fait qu'une bouchée.
3. Pour sa première collection, le chef Joris Theysset a imaginé cette création aussi ludique que gourmande qui détourne avec élégance un souvenir d’enfance bien connu : la gaufrette croustillante garnie... de pâte à tartiner ! Sous sa coque de chocolat lisse se cache une succession de fines gaufrettes croustillantes, séparées par une pâte à tartiner chocolat-noisette intensément fondante et ponctuée d’éclats de noisettes torréfiées. Le tout est enveloppé dans un chocolat profond qui laisse apparaître par endroits un trompe-l’œil de biscuit, clin d’œil au goûter régressif revisité en version haute gourmandise. Impossible également de passer à côté de la Madeleine, véritable icône de la maison qui pour l’occasion se fait chocolatée : madeleines moulées en chocolat (noir ou lait praliné noisette, blanc praliné coco) et fourrées d'un praliné complètement addictive.
4. Timothy Lam imagine cette création spectaculaire inspirée de l’univers des abeilles. Le chef a conçu une ruche architecturale en chocolat noir 65 % d’origine Colombie, sur laquelle viennent se poser de délicates abeilles dorées. La structure réserve plusieurs surprises gourmandes : un mélange croquant de noisettes et d’amandes caramélisées, un praliné amande-noisette enrichi d’éclats de sablé croustillant au pollen, ainsi qu’une tablette dissimulée garnie d’un gel au pollen et d'une ganache au miel aux notes florales. Le prix ? 5.

5. Le Chocolat Alain Ducasse transporte Pâques dans un univers champêtre baptisé la Ferme à Cabosses, clin d’œil au fruit du cacaoyer dont sont issues les précieuses fèves. Imaginée par le chef chocolatier Quentin Francis-Gaigneux avec le designer Pierre Tachon, la collection décline tout un bestiaire gourmand où cabosses et animaux de la basse-cour se rencontrent avec malice. Parmi les pièces, le Caboussin - mi-cabosse, mi-poussin - rend hommage au fruit du cacao. La collection s’amuse également avec les classiques de Pâques : lapins, poules et œufs aux lignes épurées, moulés à la main dans les ateliers de la Manufacture. L’Œuf Facetté, sculpté d’hexagones comme une pierre précieuse, cache un praliné amande-noisette à la texture onctueuse, tandis que l’Œuf tourné joue sur une forme spiralée hypnotique avant de révéler ses fritures pralinées. Le prix ? Les pétales, façonnés en chocolat au lait du Pérou, se détachent pour être partagés comme autant de bouchées.
6. Anne Coruble imagine pour l'hôtel 5 étoiles imagine une création poétique et gourmande en forme de tournesol inspirée par les tableaux de tournesols de son grand-père et par la nature qui s’éveille au printemps. La structure repose sur une coque de chocolat noir du Venezuela, tandis que les pétales, façonnés en chocolat au lait du Pérou, se détachent pour être partagés comme autant de bouchées. Au cœur de la fleur se dévoile un jeu de textures : guimauve à la vanille de Tahiti, croustillant sablé Linzer à la vanille et praliné aérien à la graine de tournesol, aux notes toastées régressives. Récemment nommée pâtissière de l’année par Gault & Millau, Anne Coruble confirme sa signature : des desserts épurés où nature, saisonnalité et précision technique se rencontrent.
7. Matthieu Carlin ne fait pas dans le symbole facile. Pour Pâques 2026, le chef pâtissier du Crillon s'est tourné vers le lampadaire de la place de la Concorde, dessiné au XIXe siècle par Jacques-Ignace Hittorff, pour en faire une sculpture chocolatée d'une finesse remarquable. Le sommet et la base livrent un praliné amande-noisette enrichi de brisures de gavotte pour ce jeu de textures fondant-croquant dont Carlin a le secret. Une pièce décorative autant que gourmande, en édition très limitée. Bon à savoir : jusqu’au 3 mai, le tea time du Jardin d’Hiver met le chocolat à l’honneur sous trois formes : noir, lait et blanc.
8. Le chef pâtissier Jordan Talbot a puisé dans ses souvenirs d'enfance bretonne pour réinventer le Paris-Brest en œuf de Pâques. Le chapeau et le socle, eux, jouent la carte du craquelin : praliné d'amandes Valencia, grué de cacao caramélisé pour le croquant et un caramel coulant à la fleur de sel et vanille grillée qui emmène la dégustation vers quelque chose d'infiniment réconfortant. Une pièce sculpturale, en édition limitée. Prix : 99 euros. À noter : Les 4, 5 et 6 avril, le palace accueille la deuxième édition de sa formule L’Instant Gourmand dans la Bibliothèque Duc de Morny, avec quelques créations sucrées exclusives et un cocktail imaginé pour l’occasion au Bar Le Gaspard. Trois jours seulement, et c'est terminé.
9. La cheffe pâtissière Lena Thiam, supervisée par Eric Frechon, livre deux créations aux partis pris saisissantes. D'abord The Lion, mascotte dorée du groupe Publicis réinterprétée en sculpture chocolatée : crinière en relief, regard en or, contours quasi joailliers. La coque se décline en noir Caraïbe 66 % pour les amateurs d'intensité ou en lait Jivara 35 % pour ceux qui préfèrent la rondeur avec croustillant de noisettes du Piémont à l'intérieur dans les deux cas. À l'intérieur, le classique praliné amande-noisette aux éclats torréfiés, fondant, rassurant, exactement ce qu'on attendait.
10. Ce grand restaurant à Paris, repaire littéraire de l'Opéra dont les dorures Napoléon III n'ont pas pris une ride, joue la carte de l'enfance et du conte avec un œuf à l'imagerie rétro : Pierre Lapin trône en médaillon sur la coque, façon camée précieux, comme sorti d'un livre d'images ancien. La coque en chocolat noir 63 %, parsemée de fritures aux trois chocolats, repose sur un piédestal en chocolat ivoire 33 % qui achève de donner à la pièce ses allures de trophée gourmand. À l'intérieur, le classique praliné amande-noisette aux éclats torréfiés, fondant, rassurant, exactement ce qu'on attendait.
11. Un croissant monumental posé sur une tasse de café, mousse débordante, sculpté en chocolat de la base aux strates de feuilletage : Léandre Vivier, chef pâtissier à l'hôtel de Paris 8 signe une pièce insolite. La forme joue sur le contraste entre l'ampleur du croissant et la miniature de la tasse estampillée du « B » de Burgundy ; les lignes répétées des feuillets donnent à la sculpture une lisibilité graphique immédiate. À la dégustation, le chocolat dark milk Sioka 56 % Valrhona de Côte d'Ivoire cadre un praliné amandes et café Panama signé Maison Verlet, ponctué d'éclats de croissant toastés et légèrement caramélisés.
12. À La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes, Vincent Guerlais propose pour Pâques une collection de chocolats à la fois ludique et généreuse, pensée pour tous les âges et tous les budgets. On y retrouve tout un bestiaire en chocolat : poules, poussins, lapins aux prénoms à l'ancienne : Bertille, Sidonie, Prosper, Barnabé en noir, lait ou blanc, tous garnis de fritures et d'œufs gourmands mais aussi quelques animaux marins. La maison propose aussi plusieurs œufs signature, ainsi qu'une sélection de sujets expédiables partout en France.
13. Yannick Alléno n'a pas son pareil pour décliner son univers au-delà de l'assiette. Pour Pâques, il s’amuse à transformer les ustensiles du chef en objets de dégustation. Toques, vestes de cuisinier, casseroles et cuillères passent donc au chocolat, avec cette rigueur dans le sourcing qui caractérise la maison. La pièce maîtresse, l'Œuf Toqué, coiffé d'une toque amovible et vêtu de sa veste blanche, révèle un chocolat noir 55 % d'Équateur associé à un duo de pistaches d'Iran et de Sicile. Deux terroirs, deux caractères. La Toque, elle, regorge de mignardises et s'impose comme la pièce à poser sur la table. Et pour la première fois cette année, six nouvelles saveurs d'œufs viennent étoffer la gamme. La maison brésilienne certifiée B Corp revendique un « chocolat fermier » cultivé et transformé au Brésil en circuit court, des forêts de Cabruca jusqu'aux boutiques. Ovni solaire, Dengo est l'un des meilleurs chocolatiers de Paris. La collection est inspirée des saveurs du Brésil : cupuaçu, cajou, banane ou encore doce de leite. La maison propose pour Pâques plusieurs œufs croquants et fourrés, dans un esprit généreux et très identifiable, avec des emballages colorés et réutilisables qui tranchent franchement avec le classicisme des palaces.
14. Ladurée ne fait pas dans la demi-mesure quand il s'agit de Pâques. Cette année, Julien Alvarez, chef exécutif de la maison fondée en 1862, livre une pièce sculpturale qui tient autant de la marqueterie que de la chocolaterie. L'Œuf Fleur Signature se présente comme une fleur en pleine éclosion, huit couches de chocolat superposées, du noir le plus intense au dulcey le plus doux, qui forment des pétales texturés s'ouvrant sur un cœur garni de cacahuètes caramélisées. Le socle, lui, dévoile un sablé breton croustillant et beurre de cacahuètes praliné enrobé de chocolat. Le résultat est visuellement saisissant.
15. Pierre Hermé a le chic pour trouver le fil directeur qui transforme une collection de Pâques en manifeste créatif. Pour 2026, c'est le jeu dans tous ses états qui s'empare du chocolat. Fléchettes, solitaire, jeu de dames, puzzle, dominos, cavalier d'échecs : chaque pièce est une transposition bluffante de précision, où l'on admire autant le savoir-faire technique que l'idée. Pièce d'exception, le Dialogue des Formes s'inspire d'une sculpture de Christopher Curtis : près de 4 kg de chocolat noir Belize et lait, sur un socle-table de jeu dont chaque tiroir dévoile dominos, pièces d’échec, tablette fourrée... Extravagance absolue, la Machine attrape-peluches de fête foraine entièrement en chocolat (6,5 kg) fabriquée en deux exemplaires seulement, restera la pièce la plus mémorable de Pâques 2026.
16. Le chocolatier Edwin Yansané ne se prend jamais trop au sérieux, et c'est précisément ce qui rend ses collections réjouissantes. Pour 2026, sa Ferme de La Fontaine distille un univers poétique peuplé d'animaux-artistes aux noms malicieux : Jean de la Souris, perchée sur un socle à la vanille grillée et remplie de grignotines croustillantes ou Vincent Van Bœuf, peintre distrait en chocolat de caractère sur socle Ker Edwart, cœur de fritures inclus. La galerie est complète, le casting impeccable. La Poupoule aux œufs d'or, est un tableau en chocolat noir, lait et blanc à la composition sculpturale découpée avec une précision d'ébéniste.

17. La haute couture s'empare de la chocolaterie bruxelloise ! Ciseaux, boutons, dés à coudre, mètres-rubans deviennent les motifs d'une collection cohérente de bout en bout. La pièce maîtresse, l'Œuf Haute Couture XL en chocolat noir fèves d'Équateur et São Tomé, trône sur un écrin à deux tiroirs, Malline d'œufs drapés et Malline à couture incluses. Les œufs Couture en noir ou lait, garnis de délicats éléments de mercerie en trois nuances de chocolat, se déclinent en médium et large. Les œufs drapés, eux, dévoilent six nouvelles recettes de pralinés à l'ancienne dont pistache-kataïfi blanc, noisette du Piémont lait, noix-orange confite, pour les amateurs de précision gustative.
18. Pour cette collection de Pâques, Nicolas Cloiseau s’est associé au sculpteur animalier Jacques Owczarek autour d’une même sensibilité pour la matière et le volume. De cette rencontre est née une pièce signature en forme de crocodile, working comme une sculpture et gourmande, mêlant chocolat noir, chocolat au lait et praliné. Pièce maîtresse de la collection, Tanakio est directement inspiré d’un bronze de Jacques Owczarek. Ce crocodile de 40 cm, réalisé dans un moule sur mesure, associe chocolat noir 56 % et chocolat au lait 35 % autour d’un praliné amande vanillé aux notes de crêpe dentelle. La collection se décline aussi en plusieurs moulages aux lignes facettées : œuf, crocodile, lapin, ainsi qu’en bouchées pralinées.
19. Chez Ginko, l’œuf de Pâques se réinvente avec délicatesse : une fine coque en chocolat blanc décorée à la main, quelques touches jaunes comme un souffle de printemps, et, à l’intérieur, un praliné au maïs soufflé à la fois croquant, caramélisé et légèrement salin. Autour de cet œuf Fleur, Sayo Yamagata et Othman El Ouraoui, installés rue des Alouettes depuis 2022, ont imaginé une collection de saison cohérente… Avis aux gourmands !
Œuf de Pâques aux 3 chocolats | Yann Couvreur
Les festivités de Pâques approchent à grands pas et avec elles, leur lot de douceurs. Cette année, pâtissiers et chocolatiers ont rivalisé de créativité pour nous en mettre plein les yeux. Au-delà de nous régaler avec de classiques œufs de Pâques au chocolat, les professionnels ont su faire preuve d'originalité en imaginant des pièces toutes plus belles les unes que les autres. Si les poules et autres sujets traditionnels de Pâques ont évidemment toute leur place, les lampadaires, les fleurs ou encore les animaux sauvages s'invitent dans cet univers plein de gourmandise. Des créations au chocolat au lait à celles au praliné, en passant par celles à la vanille et celles infusées aux fruits, il y en a pour tous les goûts, et surtout pour toutes les bourses !

Avec cette nouvelle création exclusive, Les Prés d'Eugénie cultivent une fois de plus leur partition joyeuse, faite de poésie et de malice ! Avec son équipe, le chef pâtissier Quentin Lemmery réinvente avec gourmandise l'étonnante presse dadaïste de Michel Guérard. Pour Pâques, Anne Coruble, cheffe pâtissière du Peninsula Paris, dévoile une pièce à la fois gourmande et élégante. Ce tournesol nommé "Fleur de Lumière" inspire renouveau et émerveillement. Il met à l'honneur le chocolat et la vanille, ingrédients fétiches d'Anne Coruble, ainsi que les graines de tournesol. Le chef Matthieu Carlin dévoile une pièce chocolatée inédite, inspirée du lampadaire emblématique de la Place de la Concorde ! Véritable objet décoratif, cette création rend hommage à l’histoire de la place et à son patrimoine architectural. Lenôtre dévoile Le Jardin Éveillé, une collection inspirée par le renouveau du printemps. Les tulipes ouvrent le bal et annoncent une saison aussi joyeuse que gourmande. Œufs, bouchées, entremets... "La Belle Envolée" : tel est le nom de ce somptueux dirigeable proposé par Maxime Frédéric, chef pâtissier de Cheval Blanc Paris pour Pâques. Ode aux rêves de voyages, cette sculpture chocolatée mêle les textures et les saveurs, tout en rendant hommage aux progrès scientifiques et techniques de l’aviation. Nicolas Guercio, le chef pâtissier de Mandarin Oriental Lutetia, Paris, dévoile une œuvre aussi poétique que gourmande : un somptueux bouquet de pivoines renfermant un œuf en chocolat noir Manjari bi-couche, garni d'un délicieux praliné noisette. Chaque fleur révèle une surprise : guimauve aérienne, chocolat à la framboise, chocolat blanc et lait... Pour Pâques, le chef pâtissier Léandre Vivier célèbre l’art de vivre à la parisienne ! Sa création, intitulée "Café-croissant", est un clin d'œil gourmand à un rituel emblématique de la capitale. Croustillant du feuilletage, parfumé du café... Louis Fouquet s'associe avec le Château de Versailles et présente une création chocolatée inspirée par les jardins du château ! La caisse à orangers, travaillée en chocolat Grand Cru Nicaragua 65%, sert de piédestal à un œuf aux subtils reflets bronze, et renferme une multitude de gourmandises. Pour Pâques, Ladurée vous invite au cœur de son jardin imaginaire. Julien Alvarez y rend hommage à la beauté naturelle des fleurs, en présentant cet œuf Signature magistral ! Cette sculpture, qui se présente comme une fleur en pleine éclosion, se compose de huit couches de chocolat qui s'entrelacent pour former des pétales. Imaginée par Yazid Ichemrahen, chef pâtissier du Royal Monceau-Raffles Paris, ainsi que son chef exécutif Alexandre Favre, cette pièce d'exception s'inspire des techniques traditionnelles de cannage et de vannerie. Sous sa coque en chocolat noir, cet œuf dévoile un cœur gourmand aux multiples textures.
Pour cet œuf des plus poétiques, Jonathan Bunel s'est inspiré des arbres du parc de la Villa René Lalique. Plusieurs éléments de cette sculpture gourmande ont également été pensés comme un clin d'œil à l'univers de la cristallerie voisine. Pour son premier œuf de Pâques imaginé pour Ritz Paris Le Comptoir, le chef Joris Theysset a puisé dans les souvenirs les plus gourmands de son enfance. Il réinterprète ainsi la gaufrette croustillante à la pâte à tartiner, qui prend la forme d'un œuf des plus élégants. Pour Pâques, Pierre Hermé propose une collection des plus ludiques. Sa création signature, inspirée de l’œuvre "Mini Puzzle" Stone de Christopher Curtis, associe chocolat noir et chocolat au lait, le tout sur un socle de Praliné Infiniment Noisette. Éric Raynal, chef pâtissier du Château de Berne, revisite l'œuf de Pâques propose une création aussi graphique que gourmande ! Entièrement réalisée en chocolat, cette pièce dévoile un éclat de grains d’épeautre, comme un hommage à cette céréale ancienne et au travail du blé. Ce crocodile surnommé Tanakio se découvre comme une sculpture à déguster. Cette pièce artistique signature de Nicolas Cloiseau, réalisée à la main à partir d’un moule sur mesure, joue sur les textures, les intensités et les nuances de chocolat. Tanakio multiplie ainsi les sensations, passe du craquant au fondant, du noir intense à des notes plus douces. Pour Pâques, Jordan Talbot dévoile une création chocolatée inédite et ludique ! Le chef pâtissier de La Réserve Paris s'est amusé à décliner l'un des desserts phares de son enfance bretonne : le Paris-Brest ! Cet œuf est un hommage ludique et gourmand au chef Yannick Alléno ! Toque amovible, veste de cuisinier... Pour Pâques, Dior révèle un œuf en chocolat aux proportions inédites. Pensée par le chef multi-étoilé Yannick Alléno, cette création, réalisée en chocolat noir et chocolat blanc, s’inspire d’un emblème signature de Christian Dior : le médaillon, ponctué de son irrésistible nœud ! Pour célébrer Pâques, Thibault Leroy, chef pâtissier de La Grande Épicerie de Paris et son chocolatier Mathieu Mooc, ont imaginé un bestiaire des plus gourmands ! Lapins, poussins ou encore moutons viennent faire leur nid dans des œufs en chocolat. Sur les toits de la rue Saint-Honoré, des ruches veillent discrètement. À l’occasion de Pâques, Mandarin Oriental, Paris célèbre ce dialogue entre ville et nature à travers une création d’exception intitulée La Ruche. Imaginée par le chef pâtissier consultant Julien Dugourd, cet œuf séduit par sa générosité et son allure élégante. Le chocolatier-pâtissier et Meilleur Ouvrier de France Arnaud Larher place les fêtes de Pâques sous le signe de la musique ! Avec leurs looks hauts en couleurs, ses deux rockeurs nommés Edge et Ringo se croquent sans modération. L'un est au chocolat au lait 36%, l'autre au chocolat noir 70%. Pour Pâques, le chocolatier Famille CLUIZEL rend hommage à la Plantation Mokaya, au Mexique, en imaginant un toucan aussi beau que bon ! L'oiseau emblématique de la forêt tropicale offre d'abord des notes de caramel blond vanillé, puis de cacao légèrement épicé. À l'heure où la nature s’éveille à nouveau, Sébastien Papion dévoile une collection de créations délicates qui figent l'instant présent. Pensé comme un clin d’oeil aux 20 ans de la Maison, l'œuf Origine incarne cette renaissance tant attendue. Cette année encore, les cloches de Pâques résonneront dans Paris grâce aux créations incroyables des meilleurs chocolatiers qui, une fois de plus, se sont pliés en quatre pour nous faire rêver. Imaginé par la talentueuse cheffe pâtissière Anne Coruble, le tournesol de chocolat Fleur de Lumière est une véritable déclaration gourmande annonçant les beaux jours. Fleur de Lumière, 85 €. Précommande requise 72h à l’avance jusqu’au 2 avril. Retrait sur place du 1er au 5 avril. 19 avenue Kléber, paris 16. Pierre Marcolini signe une collection ultra-raffinée, dédiée à l’univers de la Haute couture. Œuf couture, 45 € en large. Pierre Marcolini. Conçu par Yazid Ichemrahen et Alexandre Favre, ce majestueux Œuf Cannage est un véritable objet de collection. Inspiré des techniques traditionnelles du cannage et de la vannerie, il célèbre ces arts ancestraux dans les moindres détails. Œuf Cannage, 95 €. Précommandes ouvertes. Pour annoncer le printemps, on opte pour la Tulipe pralinée signée Lenôtre, une merveille florale au cœur praliné et au caramel fleur de sel. Tulipe Lenôtre, 45 €. Maison Lenôtre, toutes les adresses à retrouver en ligne. Succombez sans attendre à ce puzzle en deux parties signé Pierre Hermé, rempli de surprises. Fritures exquises et œufs miniatures se cachent dans cet œuf intrigant dont les parois cachent un cœur de praliné amande. Oeuf Puzzle, 89 €. L’allure est graphique, le goût hautement addictif : Nicolas Cloiseau signe une collection de Pâques comme un défilé de haute chocolaterie. On craque pour l’Œuf au damier iconique, le Lapin ou le Crocodile au chic texturé, tous sculptés à la main pour flatter nos envies de printemps. Œufs, Lapin et Crocodile maison, à partir de 28 €. Collection disponible en boutique et sur le site internet La Maison du Chocolat. C’est l’objet de tous les désirs : une Ruche de 28 cm signée Julien Dugourd pour le Mandarin Oriental, membre du Comité du Faubourg Saint-Honoré. La Ruche, 75 €. Uniquement sur commande en ligne au moins 24h à l’avance. Disponible au Cake Shop du 27 mars au 12 avril. Quand l’art chocolat rencontre l’art abstrait : Jacques Genin confie ses œufs miroirs à l’artiste Hélène Blanc pour une collab' d’une sensualité folle. Entre volcans de couleurs et spirales hypnotiques, chaque pièce devient un tableau abstrait qu'on hésite presque à briser. À l’intérieur ? Un chocolat Madagascar 71%, un cru spécifique à la Maison. Vertigo, à partir de 85 €. Chic absolu au Bristol : les chemises Johan Giacchetti et Maxence Barbot figent l’iconique pochage du Saint-Honoré dans une sculpture en chocolat noir du Venezuela 70 %. Cette coque couture, aux courbes voluptueuses et précises, cache un cœur indécent de praliné cacao, fève tonka et noisettes du Piémont. Œuf Saint-Honoré, 115 €. Disponible en édition limitée à l’Épicerie des Ateliers du Bristol. L’indispensable de votre table de Pâques : un œuf au chic intemporel, aussi pur que redoutablement gourmand. En version noir ou lait, sa coque élégante s’ouvre sur un trésor de fritures aux formes ludiques et gourmandes. L’Œuf de Pâques, 68 €. L'élégance technique signée École Ducasse s’invite à votre table avec cet œuf au pédigrée impeccable. Entre la douceur maltée du Jivara 40% et le tempérament épicé du noir 62%, les chefs signent une pièce d'orfèvre garnie de fritures couture. Œuf Ducasse, 29 €. Disponible à la boutique d’École Ducasse Paris Campus, 16 Av. du Maréchal Juin, 92360 Meudon. Cap sur les tropiques avec le Toucan de la Maison Cluizel, une pièce d'orfèvre qui exige 5 heures de haute voltige artisanale. Façonné à partir du cacao rare de la plantation Mokaya, ce totem exotique cache des œufs pralinés et pâte à tartiner sous un plumage chocolaté noir et lait. Toucan Cluizel, 120 € .
Le chocolat haute couture
Les plus beaux œufs de Pâques 2026, prouesses techniques et inventivités gustatives[La gourmandise gastronomique] Pâques 2026 consacre plus que jamais l’œuf comme manifeste de style pour réinventer la tradition des œufs de Pâques. Les chocolatiers rivalisent d’inventivité, entre fèves rares, pralinés architecturés et grandes mises en scène narratives. Une sélection à regarder comme une petite exposition temporaire où chaque œuf devient sculpture. Avec « Des œufs et des graines », Patrick Roger assume son statut de chocolatier-sculpteur en présentant jusqu’au 26 mai, ses créations en aluminium et en bronze aux cotés des « graines » de la sculptrice Marie Laure Viebel. Chez les chocolatiers « haute couture », l’innovation se niche dans le détail. Première obsession: Les fèves “grand cru”, micro‑origines travaillées comme des vins de terroir, avec profil aromatique et récit de plantation à la clé. Nina Métayer travaille par exemple un chocolat noir Mayan Red 70% origine Honduras Xoco Gourmet, présenté comme une fève d’exception, à la fois très aromatique et produite en micro‑lots. Deuxième terrain de jeu: Des pralinés ultra travaillés, mariant fruits secs rares, graines grillées, éclats de viennoiseries ou touches épicées pour composer de véritables paysages de textures. Ces strates permettent une dramaturgie en bouche (croquant, fondant, torréfié) qui justifie en partie le discours d’“expérience” plus que de simple chocolat. Enfin, la narration visuelle s’impose: Oeufs‑papillons en éclosion, cloches végétales, faux œufs à la coque ou machines à pince pleines d’œufs miniatures. Nombre de créations 2026 mobilisent ainsi des récits de voyage, de forêt tropicale ou de Paris‑café‑croissant pour habiller l’innovation technique d’une couche narrative très travaillée. En creux, ces innovations et ingrédients rares fonctionnent aussi comme alibi du luxe. Ils distinguent une poignée d’œufs “d’exception” du reste de l’offre de Pâques, au risque de transformer le chocolat artisanal en produit de niche spectaculaire plutôt qu’en plaisir partagé.
14/15. Ces sections récapitulatives illustrent comment les maisons et artisans élèvent Pâques au rang d’art vivant et accessible à la fois, entre pièces uniques et collections en édition limitée. Des noms comme Nina Métayer, Patrick Roger, Pierre Hermé, Ladurée, Le Bristol, Ritz, Mandarin Oriental, et bien d’autres croisent les thèmes de la botanique, du voyage, de l’architecture et du cinéma gourmand pour créer des œufs qui parlent autant de technique que d’émotion.