Titres des films de lune de miel sortis entre 1950 et 1957

Le titre explicitement consacré à la lune de miel parmi les films sortis entre 1950 et 1957 est La lune de miel, également connu sous son titre original Honeymoon, un film britannique et espagnol réalisé par Michael Powell et produit en 1959.

Les éléments fournis ne recensent donc pas de film intitulé « Lune de miel » sorti entre 1950 et 1957. Ils mentionnent surtout deux œuvres homonymes ou proches, mais postérieures à cette période : Une hache pour la lune de miel, réalisé par Mario Bava en 1969, et Lune de miel, réalisé par Patrick Jamain en 1985.

Les titres associés à la lune de miel dans les informations disponibles

TitreAnnéeRéalisateurGenre ou indication
La lune de miel1959Michael PowellDrame, romance, comédie-ballet
Une hache pour la lune de miel1969Mario BavaGiallo, horreur, mystère, thriller
Lune de miel1985Patrick JamainThriller domestique

La lune de miel, un film de Michael Powell sorti en 1959

Une romance troublée avec en toile de fond la danse et de surcroît un film touristique: on visite toute l'Espagne!!!! C'est aussi une comédie-ballet qui comprend de nombreuses chorégraphies. Le film date de 9 ans après "les chaussons rouges".

Le film est indiqué comme une production réunissant la Grande-Bretagne et l’Espagne. Il s’agit d’un long métrage en couleur, en anglais, sorti en 1959.

Un film assez étrange et captivant en même temps. Mélange de fantastique et de magique. Doublé en Espagnol avec des acteurs qui parlent anglais je pense (c'est le petit point noir).

Informations générales

  • Titre : La lune de miel.
  • Titre original : Honeymoon.
  • Année de production : 1959.
  • Nationalités : Grande-Bretagne, Espagne.
  • Type de film : Long métrage.
  • Genre mentionné : Drame.
  • Langue : Anglais.
  • Format : Couleur.

Je savais que le Michael Powell des années 50 était beaucoup moins inspiré, beaucoup moins talentueux que celui prodigieux, immense des années 40, décennie pendant laquelle il a réalisé des pépites dont quatre chefs d'oeuvre absolus ("Colonel Blimp", "Une Question de vie ou de mort", "Le Narcisse noir" et "Les Chaussons rouges", qui font d'ailleurs partie des films favoris de votre serviteur !!!), mais je savais pas que cela pouvait être.

Une hache pour la lune de miel : un titre proche, mais sorti en 1969

Une hache pour la lune de miel n’appartient pas à la période 1950-1957 : le film est associé à Mario Bava et relève du giallo, de l’horreur, du mystère et du thriller.

John Harrington a hérité d’une maison de couture qui a des soucis financiers. Bien qu’il se présente comme une personne saine d’esprit, John est sous l'influence d'un traumatisme d'enfance qui le pousse à assassiner immédiatement toute femme vêtue d’une robe de mariée qu’il voit.

Patron d'une maison de couture spécialisée dans les robes de mariées, John Harrington ne peut s'empêcher de trucider quelques-uns de ses mannequins, ce qui ne tarde pas d'attirer la suspicion de la police.

Pas d'ambiguïté quant à l'identité du meurtrier dans UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL. Passée une séquence de meurtre plus stylisée que démonstrative, ce qui aurait pu apparenter le film à un giallo, la voix du personnage principal ne fait pas de mystère tout en annonçant la couleur.

Mario Bava Une hache pour la lune de miel

Un film centré sur la folie du personnage principal

John Harrington se sait timbré et prend un malin plaisir à commettre des meurtres fétichistes. Nous sommes là plus proches de l'étude cinématographique d'un tueur en série à la MANIAC ou PSYCHOSE que d'une nouvelle mouture de SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN, pierre angulaire du giallo, réalisé plusieurs années auparavant par Mario Bava, même si un atelier de couture se trouve être au centre des deux films.

Mario Bava s'amuse avec son sujet en jouant de nombreux et divers effets : zooms, images déformées, reflets, transitions hétéroclites… Le film ne vire pas à l'exercice expérimental mais à force, alourdit la narration.

Cette dernière est d'ailleurs assez particulière puisque plus l'histoire se déroule et plus le spectateur en vient à partager la folie du personnage principal jusqu'à sombrer avec lui dans un cauchemar.

Une partie du film assez angoissante puisque l'on ne sait plus trop quel peut être la part de réalité. Sommes-nous en train de partager les visions pleines de culpabilité du tueur ? Y'a t'il une part de surnaturel ? Un mélange entre rêve et réalité qui revient d'ailleurs assez souvent dans la filmographie de Mario Bava.

Le style visuel de Mario Bava

En plus de charger son film de nombreux effets cinématographiques, Mario Bava en profite pour insérer l'air de rien un extrait de l'un de ses films les plus réussis durant une séquence mettant en scène une télévision.

Une séquence pour laquelle, il fallait un film d'horreur alors autant réutiliser un passage des TROIS VISAGES DE LA PEUR et plus particulièrement le sketch avec Boris Karloff.

La séquence ayant une légitimité dans l'histoire, l'inspecteur de police mentionnera de nouveau cette partie, il ne s'agit en rien d'un clin d'œil gratuit.

Stephen Forsyth avait tout pour incarner les play-boys ringards à l'écran. Toutefois, Mario Bava le transforme en dandy inquiétant en faisant ressortir son regard halluciné.

Interprètes et carrière

UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL a du marquer sa carrière puisqu'il n'a apparemment plus jamais tourné par la suite alors qu'il venait à peine de débuter en enfilant quelques Westerns et polars européens bien Bis (LA MORT PAYE EN DOLLARS, QUAND L'HEURE DE LA VENGEANCE SONNERA. ).

Laura Betti quant à elle aura une filmographie bien plus chargée entre cinéma d'auteur (Pasolini, Bertolucci. ) et commercial (Aldo Lado, Corbucci. ) alors qu'elle retrouvera un peu plus tard Mario Bava dans LA BAIE SANGLANTE.

A ce propos, il est amusant de constater qu'un éditeur vidéo français avait eu l'idée saugrenue de sortir UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL sous le titre de LA BAIE SANGLANTE II.

Les deux films n'ont rien à voir dans leurs styles respectifs alors que UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL fut tourné bien avant LA BAIE SANGLANTE.

Le réalisateur

Mario Bava est un cinéaste italien qui a travaillé comme réalisateur, directeur de la photographie, créateur d'effets spéciaux et scénariste.

Surnommé le « Maître de l'horreur italien » et le « Maître du macabre », il est considéré comme un pionnier du cinéma de genre italien et comme l'un des plus importants auteurs de films d'horreur.

Ses films de genre à petit budget, reconnus pour leur style visuel distinctif et leur ingéniosité technique, abordent souvent des thèmes liés au conflit entre illusion et réalité, ainsi qu'à la part destructrice de la nature humaine.

Après avoir travaillé sur les effets spéciaux et avoir fourni d'autres aides sur des productions telles que Les vampires (1957), Hercule (1958) et Caltiki - Le monstre immortel (1959), Bava fait ses débuts officiels comme réalisateur avec le film d'horreur gothique Le masque du démon, sorti en 1960.

Il réalise ensuite des films tels que La fille qui en savait trop, Les trois visages de la peur, Le corps et le fouet (tous sortis en 1963), Six femmes pour l'assassion (1964), La planète des vampires (1965), Opération peur (1966), Danger: Diabolik (1968), La baie sanglante (1971), Baron vampire (1972), Lisa et le diable (1974) et Les chiens enragés (1974).

Selon le British Film Institute (BFI), « Bava a joué un rôle crucial dans la création du film d'horreur moderne ».

Réception de l’œuvre

UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL nous présente quelques bons moments mais tout le récit est un peu surchargé par une forme graphique et esthétique bien trop présente.

Cela fait tout de même partie de son charme. Au choix, la piste anglaise ou le doublage français s'offrent à vous.

Deux bandes sonores en mono qui n'appellent pas tellement plus de commentaires puisqu'elles ne comportent pas de réels défauts. On notera tout au plus une meilleure clarté sur la version française.

Édition vidéo

Par contre, pour l'image c'est une autre affaire. Des trois premiers titres de la collection, UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL est le seul à proposer un transfert 16/9 au format cinéma respecté.

A l'exception de quelques défauts de pellicule, on sera surtout surpris par la qualité de l'image qui affiche une excellente définition et des couleurs bien saturées.

Tout le contraire des deux premiers titres que sont BARON BLOOD et LISA ET LE DIABLE.

Le supplément le plus pertinent de cette édition DVD est la conjonction de quatre textes s'attelant à réaliser une analyse d'éléments contenus dans le film.

L'atelier, les mannequins, les armes blanches et son personnage central ce qui amène à replacer ainsi tout cela dans la filmographie de Mario Bava.

Pertinent mais peu commode à lire puisque vous n'avez aucun contrôle sur le texte qui défile inéxorablement.

La galerie d'affiches contient en réalité surtout des jaquettes vidéo (VHS et Laserdisc).

Avec ce troisième DVD de la collection Mario Bava de One Plus One, il n'y a rien de surprenant à trouver un troisième court-métrage sans aucun rapport avec le film lui-même.

24h/24 ne peut même pas être considéré comme fantastique puisqu'il ne comporte pas d'éléments surnaturels et pas plus de sang que dans n'importe quel thriller.

Un ajout qui ne mange pas de pain mais dont on se demande encore l'utilité de sa présence sur le disque.

Lune de miel : le thriller de Patrick Jamain sorti en 1985

Lune de miel de Patrick Jamain est également postérieur à la période 1950-1957. Il s’agit d’un thriller franco-canadien sorti en 1985, dont l’intérêt repose notamment sur l’interprétation de Nathalie Baye.

Thriller mollasson, Lune de miel de Patrick Jamain vaut surtout un coup d’œil pour le jeu inspiré de la grande Nathalie Baye. Le rythme, lui, est loin d’être trépidant.

Michel est arrêté à New York par la police qui a trouvé sur lui quelques grammes de cocaïne. Sa compagne, Cécile Carline, décide de rester sur place afin de l’aider.

Mais, ne pouvant renouveler son visa, elle envisage alors un mariage blanc pour pouvoir rester aux États-Unis.

Pour ce faire, elle passe par Novak qui lui présente plusieurs profils. Au hasard, elle tire celui d’un certain Zacharie S. Freestamp, qui devient bientôt son époux de papier… et qui se prendra un peu trop au jeu.

Mais cet homme au passé trouble s’avère être un dangereux psychopathe et Cécile ne tardera pas à tomber dans un terrible engrenage.

lune de miel bande annonce

Une coproduction franco-canadienne

Fils de Daniel Gélin et Danièle Delorme, Xavier Gélin a débuté sa carrière de producteur au sein de la société de sa mère et d’Yves Robert, Les Productions de La Guéville.

Par la suite, il a pu monter sa propre société de production nommée Hugo Films (du nom de son fils Hugo Gélin) et a tenté une aventure américaine au milieu des années 80.

Ainsi, il a participé à la production de L’Homme à la chaussure rouge (Stan Dragoti, 1985), remake du Grand blond avec une chaussure noire (Yves Robert, 1972), avec Tom Hanks à la place de Pierre Richard.

Dans la foulée, toujours aidé par Yves Robert et Danièle Delorme, il envisage une coproduction franco-canadienne intitulée Lune de miel (1985) d’après un scénario du très en vogue Philippe Setbon.

Pour concrétiser ce projet ambitieux et plutôt coûteux, il reçoit une avance sur recettes de 2 000 000 de francs (comme l’indique un rapport du Sénat du 17 novembre 1986, consultable ici) et peut ensuite envisager un partenariat avec le Québec.

Ainsi, le budget est réparti de la façon suivante : 80 % de fonds français et 20% canadiens.

Distribution et tournage

Afin de mettre toutes les chances de son côté, le producteur engage le cinéaste Patrick Jamain qui est un spécialiste du cinéma policier depuis L’Affaire Crazy Capo (1973), pourtant peu réussi, et surtout des dizaines de téléfilms et épisodes de séries télé.

Il est surtout connu pour être un technicien efficace et sachant respecter les budgets alloués.

Au niveau du casting, la très populaire Nathalie Baye est rapidement impliquée, d’autant qu’elle connaît déjà le scénariste Philippe Setbon qu’elle a croisé sur Détective (Jean-Luc Godard, 1985).

Pour mémoire, l’actrice est alors une véritable star qui parvient à déplacer des millions de spectateurs, comme le prouvent les succès de Le Retour de Martin Guerre (Daniel Vigne, 1982), La Balance (Bob Swaim, 1982), J’ai épousé une ombre (Robin Davis, 1983), Rive droite, rive gauche (Philippe Labro, 1984).

Même si le film a déçu en termes d’entrées, elle a aussi joué face à Alain Delon dans l’ambitieux Notre histoire (Bertrand Blier, 1984).

De plus, les producteurs parviennent à convaincre Richard Berry de jouer un second rôle, lui qui donnait déjà la réplique à Nathalie Baye dans La Balance (un phénomène à 4,1 millions d’entrées).

Plus confidentielle est la carrière de l’acteur américain John Shea qui vient surtout de marquer les esprits avec la Palme d’or Missing - porté disparu (Costa-Gavras, 1982).

Il est toutefois sollicité pour interpréter le rôle du mari psychotique de Lune de miel.

Un emploi d’autant plus difficile qu’il doit s’exprimer en français durant la totalité du film.

Tourné quelques jours à New York pour donner l’impression que l’intégralité de l’intrigue y est située, Lune de miel est surtout réalisé à Montréal, au Québec, ainsi qu’en France pour certains intérieurs.

On notera d’ailleurs que ce sont trois équipes distinctes qui ont officié sur ces tournages, ce qui limitait les déplacements coûteux.

Un thriller inspiré du cinéma américain

Largement inspiré par le thriller américain, le long métrage tentait donc de surfer sur la vague des films de psycho-killer et donc de proposer un toilettage du polar à la française pour le faire entrer dans la modernité.

Certes, le cadre nord-américain offre à Patrick Jamain un cadre contemporain idéal, mais il n’en fait malheureusement pas grand-chose, par la faute d’un script un peu pauvre.

En fait, le jeu de John Shea laisse apparaître les failles de son personnage dès le début et son évolution vers la folie meurtrière semble bien trop lente pour permettre au spectateur de ressentir le grand frisson attendu.

Assez mollasson, Lune de miel ne propose qu’un canevas très classique dont le spectateur connaît par avance la résolution.

Dès lors, l’ennui se fait sentir à plusieurs reprises.

En fait, le seul véritable intérêt tient dans le jeu très impliqué de la regrettée Nathalie Baye qui illumine chaque plan de sa puissance d’incarnation.

Elle parvient à sublimer chaque plan où elle apparaît et confirme ici son statut d’actrice avec qui il fallait compter.

Face à elle, John Shea est correct, mais un peu irritant dans sa volonté de surjouer la fausse gentillesse.

Quant à Richard Berry, son rôle est trop peu développé pour que le comédien puisse s’y épanouir pleinement.

Accueil et parcours en salles

Disposant d’une jolie photographie de Daniel Diot, Lune de miel suscite aussi le suspense grâce à quelques thèmes musicaux efficaces signés Robert Charlebois.

Toutefois, les chansons paraissent un peu faiblardes, tandis que l’usage intensif du saxophone (très à la mode dans les années 80) peut aussi lasser à long terme.

Dépourvu de grands rebondissements, Lune de miel est donc un thriller globalement agréable à suivre, mais qui demeure finalement bien trop routinier pour retenir vraiment l’attention.

Le grand public ne s’y est pas trompé puisque le métrage n’a pas performé comme il le devait lors de sa sortie le 20 novembre 1985 par le distributeur A.A.A.

Sur Paris / Périphérie, le thriller ne démarre qu’à la sixième place du classement hebdomadaire avec seulement 72 870 spectateurs dans les salles, tandis que la comédie La Cage aux folles 3, “elles” se marient (Georges Lautner) déboulait en première position avec 170 083 fidèles de la franchise.

La même semaine, Nastassja Kinski arrivait en troisième position avec Harem (Arthur Joffé) et ses 88 232 prétendants.

Lune de Miel était pourtant présent dans 16 cinémas à Paris intra-muros.

En deuxième septaine, Lune de miel décroche déjà avec 49 200 retardataires, tandis que sortent sur les écrans le Disney Taram et le chaudron magique et la comédie Scout toujours… (Gérard Jugnot).

En troisième semaine, le thriller rameute encore 33 874 femmes traquées et dépasse les 150 000 spectateurs.

Le métrage terminera sa carrière parisienne avec 190 260 entrées, bien loin des espoirs placés en lui.

Une réception plus favorable en province

Sur la France entière, Lune de miel entre à la 7ème place du box-office national avec 175 174 curieux.

Le métrage tient encore la route en deuxième tournée avec 136 376 spectateurs supplémentaires, franchissant ainsi la barre des 300 000 tickets vendus.

La province semble répondre plus positivement à la proposition de Patrick Jamain et se maintient bien avec 125 240 retardataires en troisième service.

Pourtant, comme le film est considéré comme une déception, il chute sévèrement au bout d’un mois avec seulement 65 723 psychopathes et un franchissement des 500 000 entrées dans la douleur.

A l’arrivée des fêtes de fin d’années, les exploitants cherchent à libérer des salles et le thriller y perd des plumes, ne réunissant plus que 35 999 spectatrices en semaine 5.

Finalement, les vacances redonnent tout de même au polar un petit coup de jeune avec un sursaut de 48 519 entrées en septaine 6.

Comme quoi Nathalie Baye attire encore un peu.

Soutenu par son distributeur A.A.A., le thriller fait de la résistance au début janvier et continue une carrière discrète qui va mener le long métrage à 714 810 entrées.

Postérité

Il s’agit donc d’une réelle déception pour une œuvre avec Nathalie Baye qui allait d’ailleurs entamer une légère traversée du désert à la fin des années 80 et jusqu’au début des années 90.

Par la suite, le film a été édité en VHS par la société détenue par Yves Robert et Danièle Delorme, à savoir LGV (La Guéville Vidéo).

Depuis, le thriller a été largement oublié, mais il est réapparu en blu-ray fin 2025 chez l’éditeur Le Chat qui Fume dans une jolie copie.

L’occasion de célébrer la grande Nathalie Baye qui vient tristement de nous quitter.

tags: #luna #de #miel #1950 #1957 #titres