Quel saint fête-t-on le 15 novembre ?

Le 15 novembre, on fête principalement saint Albert le Grand et saint Malo, également appelé saint Maclou. Les personnes prénommées Albert, Malo ou Maclou sont donc à l’honneur ce jour-là.

Le 15 novembre rend également hommage à saint Albert le Grand, figure emblématique du savoir médiéval. On célèbre aussi la mémoire de saint Albert le Grand. Le 15 novembre célèbre deux prénoms chargés d’histoire : Albert, d'origine germanique signifiant « noble et illustre », et Malo, ou Maclou, tiré du celte pour « gage de lumière ».

Les saints célébrés le 15 novembre

Saint célébréÉléments principaux
Saint Albert le GrandÉvêque, docteur de l’Église, dominicain et patron des scientifiques
Saint Malo ou saint MaclouMoine gallois, évangélisateur et fondateur breton

Le «docteur universel», grand réformateur de l’Ordre dominicain, Albert, déjà de son vivant il est appelé le Grand. Maître de saint Thomas d’Aquin, toute sa vie se déroule entre l’enseignement, qu’il privilégie, et les charges qui lui sont confiées, jusqu’à sa mort en 1280.

Saint Albert Le Grand, évêque et docteur de l’Église, dominicain. D’une noble famille espagnole, Joseph entre tôt dans la Compagnie de Jésus, où il se fait remarquer par sa charité et son humilité. Expulsé du Pays ensemble avec des confrères, il travailla pour la restauration de la Compagnie dans toute l’Europe et en fut le principal artisan.

Saint Albert le Grand, le « docteur universel »

Éminent théologien, saint Albert le Grand fut le maître et ami de saint Thomas d'Aquin. Il est surnommé "le docteur universel" car sa science était encyclopédique : philosophie, théologie, exégèse, mais aussi astronomie, botanique, chimie, zoologie.

Dominicain allemand du XIIe siècle, saint Albert le Grand fut un enseignant hors pair. Il est le patron des scientifiques.

Né vers 1200 en Bavière, ce dominicain fut repéré très jeune pour son intelligence remarquable. Professeur passionné, il captivait ses étudiants - dont beaucoup restaient des heures debout pour l’écouter parler d’Aristote, alors presque inconnu dans le monde latin.

Surnommé le « docteur universel », il s’intéressait à tout : grec, arabe, alchimie, magie, zoologie, astrologie, philosophie et théologie. À Paris, il devint le maître de saint Thomas d’Aquin, qu’il sut défendre face à l’accusation d’hérésie.

Par obéissance, mais à contrecœur, il accepta la charge d’évêque de Ratisbonne, poste qu’il occupera à peine deux ans, mal compris par le peuple à cause de sa vie simple. Il mourut à Cologne le 15 novembre 1280, entouré de ses frères et reconnu pour avoir uni la sagesse des saints à la science naturelle et humaine.

Saint Albert le Grand est ainsi associé à la recherche du savoir, à l’enseignement et à la réflexion chrétienne. Sa mémoire rappelle que la foi et l’étude peuvent se répondre dans une même quête de vérité.

Saint Albert le Grand enseignant ses étudiants

Saint Malo ou saint Maclou

Saint Malo ou Saint Maclou. Saint Malo (ou Maclou) serait né au pays de Galles quand l'inspiration lui vint d'évangéliser les Bretons au non loin de la ville d'Aleth qui désormais porte son nom.

Il a vécu entre le VIè et le VIIè siècle, serait mort en 649, et on le fête le 15 novembre de chaque année.

Malo, prénom aujourd’hui en vogue, désigne l’un des sept saints fondateurs de Bretagne. Moine gallois du VIIe siècle, il débarqua sur les côtes bretonnes, près de la future ville d’Alette, pour évangéliser l’Armorique.

Fondateur de plusieurs monastères, il dut affronter l’hostilité des habitants locaux d’Alette, ce qui le poussa à renoncer à sa charge d’évêque et à se réfugier en Saintonge. C’est là qu’il mourut le 16 novembre 649, laissant son empreinte sur la région.

Les indications consacrées à sa mort diffèrent selon les notices : saint Malo est fêté le 15 novembre, tandis que sa mort est également située au 16 novembre 649. Son nom reste étroitement lié à la Bretagne et à la ville qui porte aujourd’hui le nom de Saint-Malo.

Saint Malo évangélisant la Bretagne

Pourquoi célèbre-t-on les saints ?

Tous les jours, c’est la fête. Il y a un ou plusieurs saints à fêter chaque jour. Ce calendrier des anniversaires des saints à date fixe compose le sanctoral.

En marge des grandes fêtes qui ont la préséance, la fête des saints est un coup de pouce pédagogique, comme un réseau à la disposition des chrétiens qui n’adorent pas les saints, mais les invoquent pour qu’ils intercèdent pour eux au près de Dieu.

Derrière le saint du jour se cache tout un patrimoine linguistique, folklorique mais aussi et surtout spirituel. Le saint du jour, c’est aussi une belle vie inspirante et une belle perche tendue du haut du ciel pour nous hisser vers Dieu, un homme, une femme ou un enfant qui ont suivi le Christ d’une manière bien particulière.

Les saints sont des milliers. Depuis le XIe siècle, ce titre est réservé à ceux que le Saint-Siège a canonisés et que l’Eglise vénère.

La liste détaillée mais non exhaustive de ces prédécesseurs remplit le martyrologe, un recueil de brèves notices sur les saints à fêter. Ce livre liturgique comportait 6538 noms lors de sa dernière mise à jour.

Autant dire qu’il y a plus de saints que de jours dans l’année civile, aussi ne fête-t-on en réalité non pas un mais plusieurs saints chaque jour. L’usage est de commémorer l’anniversaire de leur mort ou un jour exceptionnel de leur vie.

Ainsi la fête du récent saint Jean Paul II, a-t-elle été fixée au 22 octobre, jour anniversaire de l’inauguration de son pontificat. À travers les saints, l’Église présente des modèles d’amour et de vie chrétienne.

Les saints, des intercesseurs et des modèles

Ces témoins reconnaissables à leur auréole sont en réalité de très proches alliés des croyants. Les chrétiens reçoivent au baptême le prénom d’un saint qui devient leur saint patron.

Papes ou époux, soldats, martyrs, ermite, roi, reine, entrepreneur ou mendiant, chaque jour, ces grands témoins sont honorés dans le monde entier.

Les saints contemplent Dieu, ils le louent et ne cessent pas de prendre soin de ceux qu’ils ont laissé sur la terre. Sainte Thérèse de Lisieux passe ainsi son ciel à faire du bien sur la terre.

Leur intercession est le plus haut service du dessein de Dieu. Nous pouvons les prier d’intercéder pour nous et pour le monde entier.

L’Église en chemin sur la terre s’associe ainsi à l’Église victorieuse du ciel dont elle sollicite l’intercession.

Par exemple le 25 août pour la saint Louis, on priera pour les chefs d’Etat et les hommes politiques, à la saint Jean de Dieu, le 8 mars, on prie pour les soignants tandis que pour la sainte Barbe, le 4 décembre, on prie pour les pompiers et les soldats du feu.

Ainsi chaque profession a son saint patron. Fêter les saints, c’est encore et toujours glorifier Dieu.

Le 15 novembre dans le calendrier chrétien

La fête d’un saint est généralement fixée à une date particulière de sa vie, le plus souvent celle de sa mort. Dans la tradition ancienne de l’Église, le jour de la mort d’un baptisé était appelé « dies natalis », ce qui signifie « jour de naissance » en Dieu, pour toujours.

Le 15 novembre correspond ainsi à la fête de saint Albert le Grand, mort à Cologne le 15 novembre 1280, tandis que saint Malo ou saint Maclou appartient également aux saints commémorés à cette date.

La fête de notre fondatrice a été placée dans le calendrier liturgique à la date anniversaire de son décès (15 novembre), selon la tradition ancienne de l’Église qui appelait je jour de la mort d’un baptisé « dies natalis », ce qui signifie ‘jour de naissance’ (en Dieu, pour toujours).

Les prénoms fêtés le 15 novembre

Les Malo, en hommage au saint du jour. Le prénom Albert, d'origine germanique signifiant « noble et illustre », rappelle la figure de saint Albert le Grand.

Le prénom Malo, ou Maclou, tiré du celte pour « gage de lumière », est associé au moine gallois considéré comme l’un des sept saints fondateurs de Bretagne.

La célébration du 15 novembre concerne donc principalement les Albert, les Malo et les Maclou. Selon les calendriers et les traditions locales, d’autres saints peuvent également être mentionnés à cette date.

Une journée tournée vers la sainteté

Et vous ? Serez-vous, un jour, le saint du jour ? « La sainteté n’est pas un luxe pour quelques hommes, c’est tout simplement un devoir pour toi et moi », répond Mère Teresa, la sainte de Calcutta.

Que voulait-elle dire lorsque, dans ses lettres communes comme dans sa correspondance privée, Marie de la Passion appelait avec insistance ses filles à la sainteté ?

Voici ce qu’elle écrivait à M. M. de Saint-Damien, le 12 juin 1886 : « Tâchons d’obtenir qu’amour, désirs, pensées, enfin que tout ce qui est du cœur de Jésus soit aussi dans notre cœur. Nous y arriverons si nous nous faisons vraiment une avec sa sainte volonté par l’abandon. Demandez cette grâce pour moi, ma chérie, que l’amour du cœur de Jésus coule dans mon cœur. Je la demanderai pour vous et, afin que nous l’obtenions, je vous bénis… »

Il est touchant de noter avec quelle simplicité elle-même se confie dans son désir profond à la prière d’une de ses premières compagnes, avant de lui promettre de demander cette même grâce pour elle. Elle sait que c’est d’abord une grâce, reçue de Celui dont elle avait un jour entendu cette merveilleuse promesse : ‘Je t’aimerai toujours plus que tu ne m’aimeras …’.

C’est son être même qui devient la réponse d’amour que Dieu attendait d’elle. Elle s’est laissée purifier, enseigner, diriger, modeler, Le laissant entièrement prendre possession d’elle dans les méandres très concrets des évènements de sa vie.

Elle n’oublie pas que c’est aussi une tâche à accomplir, un long travail d’abandon. Presque toujours le mot sainteté se trouve dans ses écrits associé à ‘faire tout ce qui Lui plait’, ‘fiat’, ‘dépouillement’, ‘obéissance’, ‘abandon’.

« Je me sens en repos parce que je m’abandonne à Jésus et, pour Lui, à l’obéissance, non pas comme un enfant à sa mère, non, je veux plus encore : je me livre, ou mieux, voudrais me livrer comme Jésus et Marie se livraient à Dieu. » (compte-rendu d’oraison, 6 janvier 1886, dans ‘Il me parle au cœur de son Église’ n° 167).

On peut affirmer que Marie de la Passion a vécu elle-même ce à quoi elle nous exhortait si souvent. Et quand nous apprenons d’elle à nous mettre sur le chemin de la suite du Christ, acceptant amoureusement de livrer nos vies en disponibilité totale comme Marie, chaque FMM peut en expérimenter la puissance de transformation.

L’Esprit créateur, l’Esprit Saint remis par Jésus, est libre alors, à son rythme, d’accomplir en nous et à travers l’Institut quelque chose du dessein du Père pour l’Église et le salut du monde…

Célébrer chaque année dans la joie la fête de Marie de la Passion, n’est-ce pas réveiller en nous cet appel ?

Rediffusion de la messe Solennelle de Sainte Rose de Lima, Pilate | Dimanche 30 Août 2026

tags: #quel #saint #fete #le #15 #novembre