Le 4 septembre, on célèbre principalement la Sainte-Rosalie. Le prénom Rosalie est associé à sainte Rosalie, vierge et ermite du XIIe siècle, devenue la patronne de Palerme, en Sicile.
Le 4 septembre est également consacré à saint Marin, ermite et fondateur de Saint-Marin, à saint Moïse, législateur et prophète, ainsi qu’à saint Boniface Ier, pape. Cette date rappelle aussi un événement majeur de l’histoire de France : la proclamation de la IIIe République à Paris, le 4 septembre 1870.
Les prénoms fêtés le 4 septembre
Le 4 septembre, on célèbre la Sainte-Rosalie. Le prénom Rosalie est apparenté au terme latin rosalis qui fait référence à la rose et à sainte Rosalie, la sainte patronne de Palerme ayant quitté sa maison à quatorze ans pour préserver sa virginité en se réfugiant dans une grotte du mont Pellegrino.
D'autres prénoms sont fêtés le 4 septembre : Hermione, Iris, Moïse.
| Date | Fête principale | Autres prénoms célébrés |
|---|---|---|
| 4 septembre | Sainte-Rosalie | Hermione, Iris, Moïse |
Sainte Rosalie, patronne de Palerme
Rosalie naît à Palerme, en Sicile, vers 1125. De famille noble, très jeune, elle laisse la cour pour la vie d’ermite.
La sainte du jour est une vierge du XIIe siècle. Elle aurait vécu en ermite près de Palerme, en Sicile. Elle est devenue la patronne de la ville.
Elle meurt à 35 ans, mais sa popularité devient énorme lorsque durant la peste de 1624/25, ses reliques, portées en procession à travers la ville, guérissent les malades.
La tradition rapporte qu’elle s’est réfugiée dans une grotte du mont Pellegrino afin de préserver sa virginité. Son culte demeure particulièrement lié à Palerme et à la protection de la ville.

Saint Marin, ermite et fondateur de Saint-Marin
Unique Saint fondateur et patron d’un Etat, Marin arrive à Rimini de Dalmatie en 257 et travaille comme tailleur de pierres.
Pour échapper aux persécutions contre les chrétiens il se réfugie sur le Mont Titan où il fonde sa communauté ensemble avec sain Léon.
Devenu diacre, il meurt ermite en 366.
La figure de saint Marin est ainsi associée à la vie ascétique, à la fondation d’une communauté chrétienne et à l’origine traditionnelle de Saint-Marin.
Saint Moïse, législateur et prophète
Au XIV siècle av. JC, sauvé des eaux et élevé auprès du pharaon Moïse est choisi par Dieu pour libérer le peuple d’Israël; ses exploits sont racontés dans les 5 premiers livres de la Bible, le Pentateuque.
Par lui, Dieu donne aux Hébreux la Loi et les guide vers la Terre Promise. Il meurt à 120 ans.
Moïse figure parmi les prénoms célébrés le 4 septembre aux côtés de Rosalie, Hermione et Iris.
Saint Boniface Ier, pape
Saint Boniface Ier, pape, figure également parmi les saints associés au 4 septembre.
Le Saint du jour est une liste quotidienne des Saints gardés dans la mémoire de l'Église. Les histoires des maîtres de la vie chrétienne de tous les temps qui comme des phares radieux orientent notre chemin.
Le 4 septembre 1870 : proclamation de la République
La proclamation de la République à l’Hôtel de Ville de Paris a sans doute été l’événement historique essentiel de la journée du 4 septembre 1870.
Mais pour être bien compris, cet événement doit être rapproché d’un certain nombre d’autres survenus au Palais-Bourbon : l’envahissement de la Salle des Séances par des Parisiens et des gardes nationaux, la proclamation de la déchéance de l’Empereur et de sa dynastie par Léon Gambetta puis deux réunions de membres du Corps législatif dans la salle à manger de l’hôtel de la Présidence qui débouchent sur la dissolution de fait de cette assemblée.
Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République (c'est la IIIe du nom). En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du « Quatre Septembre ».

La séance de la nuit du 3 au 4 septembre
Malgré l’avis du gouvernement, Eugène Schneider, président du Corps législatif, accède à la demande de la majorité des membres de réunir une séance à une heure du matin, le dimanche 4 septembre 1870.
Les ministres y apparaissent malgré leurs réticences et le premier d’entre eux, ministre de la Guerre, le général Charles Cousin-Montauban, comte de Palikao, confirme la nouvelle du désastre de Sedan et la captivité de l’Empereur. Il demande l’ajournement de la séance jusqu’à midi.
Les Républicains membres du Corps législatif (30 sur un effectif total de 292) s’étaient cependant concertés pour proposer la déchéance.
C’est Jules Favre qui, après l’intervention du comte de Palikao, présente en leur nom une proposition de motion en ces termes :
Nous proposons à la Chambre de vouloir prendre en considération la motion suivante : « Art. 1er. - Louis Napoléon Bonaparte et sa dynastie sont déclarés déchus des pouvoirs que leur a conférés la Constitution. « Art. 2. - Il sera nommé par le Corps législatif une commission de Gouvernement composée de… » - Vous fixerez, messieurs, le nombre de membres que vous jugerez convenable dans votre majorité… qui sera investie de tous les pouvoirs du Gouvernement et qui a pour mission expresse de résister à outrance à l’invasion et de chasser l’ennemi du territoire. « Art. 3. - M. le général Trochu est maintenu dans ses fonctions de gouverneur général de la ville de Paris.
Après lecture de cette proposition signée par vingt-sept membres, seule une protestation se fait entendre, celle de Pierre Ernest Pinard, député du Nord et ancien ministre de l’Intérieur de l’Empire.
Le Président Schneider annonce la prochaine réunion de la Chambre pour midi, puis lève la séance à une heure et vingt minutes.
Le texte proposé par Jules Favre est en lui-même une mise en cause de l’ordre constitutionnel existant. Il attribue au Corps législatif seul, en raison de son élection au suffrage universel, le pouvoir de changer le régime.
La nouvelle du désastre de Sedan se propage dans Paris par voie de placards et de presse ; les Parisiens de plus en plus nombreux se rendent vers les Tuileries et vers la place de la Concorde.
À midi, une foule de Parisiens et de gardes nationaux est déjà massée près du pont de la Concorde.
La séance de l’après-midi du 4 septembre
Avec du retard, la séance du Corps législatif s’ouvre à une heure et quart de l’après-midi. Les tribunes sont pleines et agitées.
Le comte de Palikao présente à la Chambre un projet de loi afin de contrer la déchéance : « Art. 1. - Un conseil de Gouvernement et de défense nationale est institué. Ce conseil est composé de cinq membres. Chaque membre de ce conseil est nommé à la majorité absolue par le Corps législatif. « Art. 2. - Les ministres sont nommés sous le contreseing des membres de ce conseil. « Art. 3. - Le général comte de Palikao est nommé lieutenant général de ce conseil. »
Le ministre, ainsi que d’autres membres du Corps législatif réclament l’urgence et, conformément à la procédure alors en vigueur, le renvoi immédiat du texte dans les bureaux afin de constituer une commission en vue de son examen.
Jules Favre demande à ce que sa proposition déposée dans la nuit soit également admise à l’urgence, avant le texte du gouvernement, au motif notamment qu’elle accorde un pouvoir plus étendu à la Chambre.
Adolphe Thiers demande alors à ce qu’un troisième texte soit examiné, une proposition de motion signée par quarante-sept membres pris dans toutes les parties de la Chambre :
« Vu les circonstances, la Chambre nomme une commission de gouvernement et de défense nationale. « Une Constituante sera convoquée dès que les circonstances le permettront. »
Ce texte, très proche de celui de Jules Favre, ne déclare cependant pas explicitement la déchéance de l’Empereur. Sa rédaction initiale, qui comportait les mots « Vu la vacance du pouvoir » au lieu de « Vu les circonstances », avait été jugée trop radicale par une partie des signataires.
L’urgence est également demandée pour cette proposition. Finalement, sur proposition de Léon Gambetta, l’urgence est votée en bloc pour les trois textes, ainsi que le renvoi collectif aux bureaux.
Sur ce, la séance est suspendue à une heure et quarante minutes, afin de réunir les bureaux puis la commission.
L’envahissement du Palais-Bourbon
Pendant que les bureaux délibèrent et désignent les commissaires, la foule envahit le Palais-Bourbon et les tribunes publiques : « Dans l’intervalle de la suspension, la foule stationnant sur le pont de la Concorde et devant la façade du Palais-Bourbon, envahit la cour, les couloirs et les escaliers de la Chambre, et se précipite dans les tribunes publiques en poussant le cri “La Déchéance !” mêlé aux cris : “Vive la France ! Vive la République” ».
La séance reprend à deux heures et demie passées, avec la présence de seulement « douze ou quinze députés » et du comte de Palikao au banc du gouvernement.
Les tribunes sont pleines, la tribune des anciens représentants est remplie d’hommes de 1848 et de proscrits. L’agitation du public pousse divers députés (Adolphe Crémieux, Léon Gambetta) à demander le calme et le silence pour la poursuite des débats.
Le député républicain Alexandre Glais-Bizoin demande que la déchéance soit prononcée, tout en réclamant le calme.
Le comte de Palikao a quitté l’hémicycle après que Gambetta a promis à la foule de ne pas quitter la Salle des Séances sans que la déchéance ait été prononcée (« il va sans dire que nous ne sortirons pas d’ici sans un résultat affirmatif »).
Cependant l’agitation ne diminue pas et le Président Schneider décide de lever la séance. Il est trois heures et quelques minutes.
À ce moment, grâce à l’aide des gardes nationaux qui avaient remplacé la police et les troupes de ligne autour du Palais-Bourbon, une foule d’hommes et de femmes envahit la Salle des Séances.
La déchéance de l’Empereur
Après la fin de la séance et le départ du Président Schneider, quelques députés sont restés dans la salle ; Gambetta s’adresse à la foule en ces termes :
« Citoyens, Attendu que la patrie est en danger ; Attendu que tout le temps nécessaire a été donné à la représentation nationale pour prononcer la déchéance ; Attendu que nous sommes et que nous constituons le pouvoir régulier issu du suffrage universel libre ; Nous déclarons que Louis Napoléon Bonaparte et sa dynastie ont à jamais cessé d’exercer les pouvoirs qui lui avaient été conférés. »
La foule applaudit à cette décision et réclame désormais « La République ! ».
Les députés républicains (Adolphe Crémieux, Jules Favre, Jules Ferry, Léon Gambetta, Emile de Kératry) craignant de se faire déborder par les blanquistes, par les partisans de la République sociale et ceux de l’Internationale exhortent alors la foule à les accompagner pour proclamer la République à l’Hôtel de Ville dans l’attente d’une ratification populaire, comme en février 1848.
Jules Favre déclare ainsi : « Citoyens, vous ne voulez pas la guerre civile ? Et bien ! Un gouvernement provisoire va aller à l’Hôtel de ville. Il prendra en mains les destinées du pays, il combattra l’étranger, il marchera avec vous, et chacun de ses membres se fera tuer, jusqu’au dernier, pour repousser l’invasion (…) Nous ne pouvons pas proclamer la République ici… Mais elle est proclamée de fait (…) Nous consulterons le peuple, et quand le peuple aura été consulté, la République sera proclamée… Le gouvernement provisoire va se rendre à l’Hôtel de ville… »
La proposition soutenue par Gambetta qui la scande, est relayée dans le public par un papier sur lequel est inscrit « À l’Hôtel de Ville » accroché à une baïonnette.
La marche vers l’Hôtel de Ville
Le Palais-Bourbon se vide en partie, certains y restant pour empêcher que le Corps législatif siège à nouveau, les autres suivant la grande majorité des députés républicains qui ont pris la tête de deux cortèges en marche vers l’Hôtel de Ville ; Favre et Ferry par la rive droite, Gambetta et Kératry suivant les quais de la rive gauche.
De son côté, le général Louis Trochu, gouverneur de Paris, alors populaire en raison de ses prises de position critiques à l’égard de la politique militaire de l’Empire, part à la rencontre des manifestants dans l’intention déclarée d’inviter les cortèges à se disperser mais il se joint à celui de Favre au niveau du pont de Solférino.
La République est proclamée à l’Hôtel de Ville le 4 septembre 1870.
La formation du Gouvernement de la Défense nationale
Quatre-vingt dix-neuf députés décident de siéger dans la Salle à Manger de l’Hôtel de la Présidence à quatre heures et demie (la Salle des Séances étant toujours occupée).
Bousculé par la foule aux cris de « misérable, canaille, assassin du Creusot » alors qu’il quittait l’hémicycle, le Président Schneider ne rejoint pas ses collègues.
La présidence de séance est donc confiée à Alfred Le Roux (vice-président du Corps législatif).
Sur la proposition de la Commission, les membres adoptent le texte proposé par Thiers modifié notamment pour y réintroduire la formulation « vu la vacance du pouvoir ».
Le texte adopté dispose que « la Chambre nomme une Commission de Gouvernement et de défense nationale (…) composée de membres choisis par la Chambre, (…) nomm[ant] les ministres ».
Il prévoit que dès lors « que les circonstances le permettront, la nation sera appelée par une Assemblée Constituante à se prononcer sur la forme de son Gouvernement ».
Malgré une protestation du député Louis Buffet sur la violence faite à la Chambre, une délégation de huit membres (Louis Garnier-Pagès, Antonin Lefèvre-Pontalis, Louis Martel, Jules Grévy, Alexandre de Guiraud, Adolphe Cochery, Nathaniel Johnston, Jules Barthélemy Saint-Hilaire) est désignée pour trouver un accord avec les autres députés siégeant à l’Hôtel de Ville, sur la base de la proposition votée.
Il est alors décidé d’ajourner la réunion à huit heures du soir, jusqu’au retour de cette délégation. Il est cinq heures et demie.
La délégation arrive cependant trop tard, le Gouvernement de la Défense nationale ayant déjà été constitué et acclamé à l’Hôtel de Ville.
Il est constitué des députés républicains, élus dans le département de la Seine ou qui y avaient été élus en 1869 avant de choisir un autre département : Emmanuel Arago, Adolphe Crémieux, Jules Favre, Jules Ferry, Léon Gambetta, Louis Garnier-Pagès, Alexandre Glais-Bizoin, Eugène Pelletan ainsi que Henri Rochefort, libéré le jour même de prison.
Henri Rochefort avait été condamné le 22 janvier 1870 par le tribunal correctionnel pour appel à l’insurrection à la suite d’un article qu’il avait publié dans son journal La Marseillaise après la mort du journaliste Victor Noir, tué par le prince Pierre Bonaparte le 10 janvier 1870.
La présidence du gouvernement a été offerte au général Trochu. Thiers pourtant lui aussi élu dans la Seine n’a pas voulu y participer.

Autres événements historiques du 4 septembre
476 : fin de l’Occident romain
Le 4 septembre 476, Odoacre dépose l'empereur romain d'Occident, un certain Romulus Augustule. C'est la fin de l'empire romain d'Occident.
626 : avènement de l’empereur Taizong
Le 4 septembre 626, à Chang'an, capitale de la Chine classique (aujourd'hui, Xi'an), le jeune Li Shimin monte sur le trône impérial au lieu et place de son père qu'il avait lui-même intronisé peu de temps auparavant.
Il se fait reconnaître empereur sous le nom de Taizong. Ce jeune ambitieux, fils d'un gouverneur provincial, a mené le combat contre la dynastie Sui, disqualifiée par ses échecs militaires, sa corruption et une fiscalité trop pesante.
Une fois au pouvoir, il restaure l'empire dans toute sa grandeur et fonde la dynastie des Tang, qui règnera sur la Chine pendant trois siècles.
1090 : prise d’Alamout
Le 4 septembre 1090, un Perse, Hassan ben Sabbah, s'empare de la forteresse d'Alamout. Il est à l'origine de la secte des Assassins.
De ce nid d'aigle imprenable, lui-même et ses successeurs vont établir pendant deux siècles une domination occulte sur l'ensemble du Moyen-Orient par le crime et le pillage.
1797 : coup d’État de Fructidor
Le 4 septembre 1797 (18 fructidor An V), le Directoire, présidé par Larevellière, organise un coup d'État contre les royalistes, redevenus majoritaires à l'Assemblée, avec le concours d'un général de Bonaparte, Pierre Augereau.
1838 : guerre de la pâtisserie
Le 4 septembre 1838, le saccage à Mexico d'une pâtisserie tenue par un Français entraîne une guerre entre la France de Louis-Philippe et le tout jeune Mexique.
Cette « guerre de la pâtisserie » se soldera par la destruction du port de Veracruz. À cette occasion s'illustreront le prince de Joinville, François d'Orléans, et le général Antonio López de Santa Anna.
1843 : drame familial à Villequier
Le 4 septembre 1843, en villégiature à Villequier, sur la Seine, Léopoldine Hugo, fille de Victor Hugo, monte dans un canot avec son mari Charles Vacquerie.
1970 : Salvador Allende élu président du Chili
Le 4 septembre 1970, le socialiste Salvador Allende est élu président de la République du Chili.
Le candidat socialiste n'obtient cependant que 37% des voix avec une coalition fragile qui va du centre à l'extrême-gauche maoïste. Le reste des voix se partage entre ses deux adversaires de droite.
L'opposition au président ne cessera de se renforcer jusqu'à sa mort tragique.
1983 : l’extrême droite entre au conseil municipal de Dreux
À Dreux (Eure-et-Loir), aux élections municipales partielles des 4 et 11 septembre 1983, l'alliance de la droite et de l'extrême-droite l'emporte au second tour, le 11 septembre, avec 55,3% des suffrages, et quatre représentants du FN dont la tête de liste Jean-Pierre Stirbois entrent au conseil municipal.
C'est une première en France. Jean-Pierre qualifie son succès de « tonnerre de Dreux ».
Jacques Chirac tente quant à lui de relativiser le choc : « Cela n’a aucune espèce d’importance d’avoir quatre pèlerins du FN à Dreux, comparé aux quatre ministres communistes au Conseil des ministres ».
Contre l'avis de son conseiller Charles Pasqua, il va toutefois renoncer à constituer au niveau national un front de droite intégrant le FN, en opposition au front de gauche.
Personnalités nées un 4 septembre
Axel von Fersen
Axel von Fersen naît le 4 septembre 1755 à Stockholm, en Suède. Il meurt le 20 juin 1810 à Stockholm.
Axel de Fersen, officier de dragons de la garde royale suédoise, sert aux côtés de Rochambeau pendant la guerre d'Indépendance américaine.
Il est présenté à la cour de Versailles et rencontre Marie-Antoinette le 25 août 1778. C'est alors un bel homme de 23 ans.
La reine, qui a son âge et souffre du peu d'amour que lui manifeste Louis XVI, s'éprend de lui. Le sentiment est partagé. Il est possible que Fersen devienne l'amant de la reine. En tout cas, il est son ami et son confident.
Aux heures graves de la Révolution, il ne va avoir de cesse de l'inciter à résister au gouvernement issu des assemblées, portant une responsabilité certaine dans la rupture entre la monarchie et la Révolution.
Après l'échec de la fuite à Varennes, qui est son oeuvre, il tente de secourir la famille royale incarcérée au Temple.
De retour en Suède, il devient feld-maréchal. Proche du roi Charles XIII, il est même nommé chancelier de l'Université d'Upsal.
Mais, accusé par la rumeur d'avoir empoisonné le prince héritier, il est lapidé par la foule le jour des funérailles, le 20 juin 1810, jour anniversaire de la fuite à Varennes !
Notons que le 20 août 1810, le roi désignera comme nouveau prince héritier le maréchal français Jean-Baptiste Bernadotte, roi de Suède sous le nom de Charles XIV le 5 février 1818. Ainsi l'histoire des deux pays reste-t-elle curieusement imbriquée.
François-René de Chateaubriand
François-René de Chateaubriand naît le 4 septembre 1768 à Saint-Malo. Il meurt le 4 juillet 1848 à Paris.
Avec les romans Atala (1801) et René (1802), le vicomte François-René de Chateaubriand apparaît comme le précurseur du romantisme.
C'est aussi le premier des grands hommes de lettres du XIXe siècle à s'engager activement dans la vie politique.
Manifestant son soutien au Premier Consul Bonaparte et au Concordat, il publie en 1802 le Génie du christianisme.
Mais il prend ses distances avec Napoléon Bonaparte après l'exécution du duc d'Enghien, se retire à la Vallée-aux-Loups, au sud de Paris.
En 1814, il s'érige en champion de la Restauration monarchique. Ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII, il prend prétexte d'une insurrection libérale en Espagne pour offrir à l'armée française un succès facile et aux Bourbons une revanche après les humiliations de l'ère révolutionnaire.
L'oeuvre la plus notable qui reste de lui sont les Mémoires d'outre-tombe, écrites en vue d'une publication posthume.