Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour l’ensemble des salariés en France. Un commerce peut toutefois ouvrir sans salarié, avec le commerçant indépendant éventuellement accompagné de membres de sa famille dans le cadre de l’entraide familiale, sous réserve du respect des éventuelles règles locales.
Les salariés ne peuvent travailler le 1er mai que dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Dans ce cas, chaque salarié doit recevoir, en plus de son salaire habituel, une indemnité égale au montant de ce salaire : le travail du 1er mai est donc payé double au minimum.
Le principe : le 1er mai est férié, chômé et payé
Le 1er mai bénéficie d’un statut tout à fait particulier en droit du travail : il s’agit d’un jour férié obligatoirement chômé et payé pour l’ensemble des salariés (article L. 3133‑4 du Code du travail). Le 1er mai est l’unique jour férié et chômé reconnu en France.
L’article L. 3133-4 du Code du travail stipule simplement que « Le 1er mai est jour férié et chômé ». Le terme chômé implique que les salariés ont interdiction de travailler ce jour et ont obligation de se reposer.
L’article L. 3133-5 du Code du travail prévoit que « Le chômage du 1er mai ne peut être une cause de réduction de salaire ». Les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou au rendement ont droit à une indemnité égale au salaire perdu du fait de ce chômage.
Cette indemnité est à la charge de l’employeur. L’article D. 3133-1 du Code du travail précise que l’indemnité de perte de salaire pour la journée du 1er mai est calculée sur la base de l’horaire de travail et de la répartition de la durée hebdomadaire du travail habituellement pratiquée dans l’établissement.
Un commerçant peut-il ouvrir son établissement le 1er mai ?
En vérité, aucune loi n’interdit aux boulangers et aux fleuristes d’ouvrir leur boutique le 1er mai. Le Code du travail leur permet déjà de travailler le jour de la fête du Travail, à condition que seul le patron ou la patronne travaille.
Un commerçant indépendant peut ouvrir son commerce un jour férié sans restriction particulière, y compris le 1er mai, dès lors qu’il ne fait pas travailler de salariés. Dans une structure qui ne peut se prévaloir de l’exception permettant de déroger au chômage du 1er mai, seuls les travailleurs non-salariés peuvent ouvrir librement ce jour-là, éventuellement accompagnés de membres de leur famille dans le cadre de l’entraide familiale.
Aucun salarié ne doit être présent lorsque l’activité ne relève pas d’une exception légale. L’ouverture du commerce reste également soumise aux éventuelles réglementations locales applicables.
Quels établissements peuvent faire travailler des salariés le 1er mai ?
L’article L. 3133-6 du Code du travail prévoit une exception concernant « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail ».
Les établissements qui sont concernés par cette exception sont les hôpitaux, les forces de l’ordre, les fournisseurs d’énergie ou encore les entreprises qui permettent à ces établissements de fonctionner correctement. À l’usage, cela vise notamment les hôpitaux, les transports, les forces de l’ordre et l’hôtellerie.
La loi ne précise pas les secteurs concernés. Si une entreprise fait travailler ses salariés un 1er mai, il faut qu’elle apporte la preuve que son activité professionnelle ne lui permet pas d’interrompre le travail ce jour férié.
Cette exception est interprétée de manière stricte : l’impossibilité d’interrompre le travail doit découler de la nature même de l’activité, et non d’un enjeu commercial, d’un pic d’activité ou d’une forte demande du public.
Ainsi, il n’existe pas de dérogation de principe pour les commerces qui souhaitent simplement profiter d’une forte fréquentation. Les partenaires sociaux ne peuvent pas créer par accord une dérogation que la loi ne prévoit pas.
| Situation | Ouverture le 1er mai | Présence de salariés |
|---|---|---|
| Commerce exploité par le commerçant indépendant | Possible | Non |
| Établissement dont l’activité ne peut être interrompue par nature | Possible | Possible dans le cadre de l’exception légale |
| Commerce ordinaire souhaitant profiter d’un pic d’activité | Possible sans salariés | Non, sauf exception légalement justifiée |
| Boulangerie, fleuriste ou restaurant traditionnel | Possible sans salariés | Pas de dérogation générale actuellement applicable |
Les boulangeries et les fleuristes peuvent-ils ouvrir le 1er mai ?
Les boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes peuvent ouvrir leur boutique sans salariés. En revanche, aucune dérogation légale ou jurisprudentielle ne permet aujourd’hui aux boulangeries-pâtisseries artisanales, aux artisans fleuristes ou aux restaurants traditionnels de faire travailler leurs salariés le 1er mai.
Une boulangerie artisanale assurant des livraisons à des hôpitaux ou des EHPAD pourrait, sous conditions strictes, invoquer l’article L. 3133-6. Dans ce cas, l’activité contribue à un besoin essentiel du public, dont la continuité ne peut être interrompue.
La charge de la preuve repose entièrement sur l’employeur, qui, en cas de contrôle, devra démontrer que son activité entre réellement dans ce cadre exceptionnel. Une boulangerie qui ouvre uniquement pour répondre à une demande commerciale ou pour profiter des ventes du 1er mai ne bénéficie pas automatiquement de cette exception.
Le cas des fleuristes est particulièrement discuté, car la vente de muguet constitue une activité traditionnellement associée au 1er mai. Toutefois, l’usage commercial de cette journée ne suffit pas, à lui seul, à établir une impossibilité d’interrompre le travail au sens de l’article L. 3133-6.
La situation particulière du 1er mai 2026
Le débat sur l’ouverture des commerces le 1er mai n’est pas nouveau, mais l’édition 2026 est particulièrement sensible. Entre le rejet le 10 avril 2026 par l’Assemblée nationale d’une proposition de loi déposée un an auparavant, les annonces gouvernementales récentes, les informations relayées dans les médias et l’absence de texte officiel, il est difficile pour les professionnels intéressés de savoir ce qui leur est possible de faire, de manière sécurisée.
Le 13 avril 2026, le ministre du Travail a annoncé que le 1er mai resterait férié, chômé et payé. La proposition de loi visant à autoriser plus largement le travail le 1er mai a été abandonnée.
Le 17 avril 2026, le gouvernement a annoncé sa décision de « sécuriser » l’activité des boulangers-pâtissiers artisanaux, qualifiés d’« indispensables à la continuité de la vie sociale », et des artisans fleuristes, « dont l’activité est traditionnellement associée au 1er mai ».
Pour le 1er mai 2026, l’exécutif entendait agir par instructions adressées aux services de l’État, afin que les employeurs des secteurs concernés ne soient pas sanctionnés s’ils ouvraient dans le respect des conditions annoncées pour la future loi.
Ces annonces n’ont aucune valeur normative. Elles ne modifient pas la réglementation en vigueur, qui demeure applicable, et aucune immunité juridique n’est offerte aux employeurs.
Il ne faut pas confondre 2026 et 2027 : le projet de loi annoncé, s’il est adopté par le Parlement, n’entrerait en vigueur qu’au 1er mai 2027. Pour le 1er mai 2026, les instructions données aux services de l’État ne constituent pas un texte légal.
Les conditions annoncées pour les boulangers et les fleuristes artisanaux
Si, dans ce contexte, certains boulangers-pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes décident malgré tout de faire travailler des salariés le 1er mai 2026, ils devraient a minima se conformer aux conditions annoncées et en conserver une trace écrite.
Un appel au volontariat doit être formalisé par note de service, communiquée au moins 24 à 48 heures avant le 1er mai. Chaque salarié doit signer individuellement son accord. Aucun salarié ne peut être contraint.
Chaque heure travaillée le 1er mai doit être payée au double du taux horaire habituel du salarié. Ces conditions ne figurent dans aucun texte officiel et leur respect ne garantit pas l’absence de sanction.
Il est recommandé de conserver la note de service, l’accord signé de chaque salarié volontaire, la date, les horaires et la rémunération prévue. Dans le cadre de l’établissement des bulletins de paie du mois de mai 2026, il sera nécessaire de transmettre les heures travaillées au titre du 1er mai par chaque salarié concerné ainsi que les modalités d’indemnisation.
Respecter ce formalisme n’exclut pas le risque de sanction en cas de contrôle de l’Inspection du travail. Il limite ce risque dans le contexte d’un appel à la clémence par les services centraux de l’État, mais aucun employeur ne dispose aujourd’hui d’une immunité garantie.
Les restaurants traditionnels
En principe, aucune dérogation spécifique ne permet au secteur de la restauration traditionnelle de faire travailler des salariés le 1er mai. Les restaurateurs sont exclus du champ du communiqué du 17 avril 2026.
Un restaurant peut ouvrir à condition qu’il n’y ait aucun salarié, dès lors que seul le chef d’entreprise est présent, éventuellement accompagné de membres de sa famille dans le cadre de l’entraide familiale.
Un restaurant pourrait également tenter de justifier que la nature de son activité ne permet pas d’interrompre le travail le 1er mai. Dès lors qu’un restaurant peut organiser une fermeture hebdomadaire, il paraît très difficile de se prévaloir de cette seconde exception.
En cas de contrôle, l’entreprise qui entend invoquer l’impossibilité d’interrompre le travail devra être en mesure de justifier son motif, preuves à l’appui. En cas de désaccord, seul un juge peut trancher la validité de l’emploi de salariés le 1er mai.
Quelles sanctions en cas de travail illégal le 1er mai ?
Les employeurs qui ne respectent pas la loi s’exposent à payer une amende de 750 euros par salarié employé le 1er mai. Ces montants s’appliquent par salarié, ce qui peut représenter un risque financier important.
Lorsque l’infraction concerne un jeune de moins de 18 ans, l’amende peut atteindre 1 500 euros par salarié concerné. L’amende est prévue au titre d’une contravention de 5e classe.
Plusieurs boulangers vendéens avaient été poursuivis en justice après des contrôles de l’Inspection du travail le 1er mai 2024, mais ils avaient finalement été relaxés. Cette décision ne constitue toutefois pas une autorisation générale d’employer des salariés le 1er mai.
La rémunération du salarié qui travaille le 1er mai
Dans les établissements bénéficiant de l’exception prévue par l’article L. 3133-6, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire.
Lorsqu’un salarié travaille le 1er mai, sa rémunération doit obligatoirement être doublée. Certaines conventions collectives peuvent prévoir des dispositions encore plus favorables.
L’indemnité correspondant au salaire de la journée est à la charge de l’employeur. Elle s’ajoute au salaire dû pour les heures effectivement travaillées.
Les autres jours fériés : des règles différentes
En dehors du cas particulier du 1er mai, tous les jours fériés sont non chômés et peuvent donc être travaillés. En France, aucun texte n’impose une fermeture générale des commerces les autres jours fériés.
Fondamentalement, en vertu de la liberté du commerce et de l’industrie, vous êtes en droit d’ouvrir votre commerce tous les jours de la semaine, dimanches et jours fériés compris. En l’absence d’une réglementation locale, rien ne vous empêche d’accueillir des clients dans votre commerce un jour férié.
En revanche, de nombreuses municipalités et préfectures imposent aux commerçants une fermeture hebdomadaire dominicale et parfois la fermeture certains jours fériés. L’ouverture doit donc être vérifiée au regard des règles locales.
Les salariés peuvent-ils être obligés de travailler un autre jour férié ?
Le principal frein réside dans le fait de savoir si la présence d’un ou plusieurs salariés est absolument requise pour l’ouverture du commerce. Si la présence d’un ou plusieurs salariés est requise, il est nécessaire de se référer à la convention collective ou à l’accord de branche applicable au secteur d’activité.
Dans la plupart des cas, les conventions collectives en France ou les accords de branche prévoient que le repos doit être donné aux salariés les jours fériés. Ces jours seront alors toujours chômés, ou le salarié bénéficiera d’une contrepartie en repos un autre jour.
Il ne s’agit toutefois pas d’une règle imposée par le droit du travail pour les jours fériés autres que le 1er mai. En l’absence de clauses spécifiques prévues dans la convention collective ou l’accord de branche, un employeur peut obliger ses salariés à travailler les jours fériés, sans contrepartie de repos.
Le refus d’un salarié peut alors être susceptible de constituer une absence irrégulière, autorisant l’employeur à retenir les heures non travaillées sur son salaire. Les salariés ne peuvent pas refuser de travailler un jour férié sauf disposition particulière.
Les conventions collectives et les compensations
La majoration pour travail un jour férié n’est pas automatique, sauf pour le 1er mai. Certaines conventions collectives prévoient des compensations, mais d’autres non.
Il est donc indispensable de consulter la convention collective ou l’accord de branche applicable à l’entreprise afin de connaître précisément les droits et obligations de l’employeur.
| Secteur | Règles prévues |
|---|---|
| Commerces de détail alimentaires non spécialisés (IDCC 1505) | Choix en début d’année par l’employeur de cinq jours fériés qui seront chômés et payés. Un jour férié travaillé donne droit à un jour de repos compensateur. |
| Boulangerie-Pâtisserie (IDCC 0843) | Si l’un des jours fériés n’est pas travaillé, sa rémunération est maintenue. Le travail un jour férié donne droit au doublement de la rémunération. |
| Entreprises de la coiffure (IDCC 2596) | Trois jours chômés et payés : 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Les jours fériés travaillés bénéficient d’une majoration de 100 % de la rémunération ou d’une journée de compensation, au choix de l’employeur. |
| Commerces de détail non alimentaires (IDCC 1517) | L’employeur choisit au moins trois jours fériés qui seront chômés et payés chaque année. Un jour férié travaillé donne droit à une indemnité de 50 % des heures travaillées ou à un repos compensateur correspondant à 50 % du temps travaillé, au choix de l’employé. |
Le paiement d’un jour férié chômé
Lorsqu’ils sont chômés, les jours fériés ne peuvent engendrer aucune perte de salaire. Les heures perdues par suite de ce chômage ne peuvent pas être récupérées.
Pour les jours fériés autres que le 1er mai, le salaire est maintenu pour les salariés ayant au minimum trois mois d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement. Pour le 1er mai, le salaire est maintenu quelle que soit l’ancienneté du salarié.
Si le jour férié tombe un dimanche ou un jour de repos habituel de l’entreprise, aucune indemnisation supplémentaire ni repos complémentaire n’est prévu pour le salarié, sauf dispositions plus favorables de la convention collective.
Si le jour férié tombe un dimanche et que la convention collective prévoit une majoration pour les jours fériés et une majoration pour le travail le dimanche, ces deux majorations ne se cumulent pas.
Que se passe-t-il lorsqu’un jour férié tombe pendant les congés payés ?
Lorsqu’un jour férié tombe pendant les congés payés d’un salarié, deux cas de figure se présentent. Si ce jour férié est chômé par le reste des salariés, alors il n’est pas décompté des congés payés.
En revanche, si le commerce est ouvert et que le jour férié est habituellement travaillé, il est décompté des congés payés. Les conventions collectives peuvent prévoir des règles plus favorables.
Les salariés de moins de 18 ans
Un salarié de moins de 18 ans bénéficie toujours des jours fériés chômés, sauf dans les secteurs listés par l’article R. 3164-2 du Code du travail.
Les secteurs bénéficiant de dérogations comprennent notamment les commerces de bouche, la restauration, les traiteurs, l’organisation de réceptions, l’hôtellerie, les fleuristes et jardineries, les cafés, tabacs et débits de boissons ainsi que les spectacles.
Un jeune de moins de 18 ans qui travaille un jour férié a droit à un repos hebdomadaire d’au moins 36 heures consécutives. Le travail d’un mineur le 1er mai expose l’employeur à une amende pouvant atteindre 1 500 euros par salarié concerné.
Les secteurs commerciaux soumis à des règles particulières
Dans le secteur CHR, c’est-à-dire les cafés, hôtels et restaurants, les jours fériés ne sont pas obligatoirement tous chômés. Cette particularité s’applique aussi à de nombreux autres secteurs du commerce, notamment les activités de bouche comme la boulangerie artisanale, la boucherie, les épiceries et les primeurs.
Certains secteurs, comme la pharmacie, les buralistes, les magasins de bricolage ou encore les fleuristes, disposent également de règles spécifiques concernant le travail des salariés les jours fériés.
Il est ainsi absolument impératif de consulter la convention collective ou l’accord de branche applicable à l’entreprise afin de connaître précisément les droits et obligations de l’employeur.
Le cas particulier de l’Alsace-Moselle
Dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, les jours fériés légaux sont obligatoirement chômés. Il en est de même des deux jours fériés supplémentaires prévus par le droit local : le 26 décembre et le vendredi avant Pâques.
Dans ces départements, les activités de restauration, d’hôtellerie et de débit de boissons bénéficient d’une dérogation de droit, sans autorisation administrative, qui leur permet d’employer du personnel les dimanches et les jours fériés.
Pour les autres formes de commerce, des dérogations peuvent également être accordées localement par les préfets et les maires. Le travail des dimanches et jours fériés implique obligatoirement une rémunération plus élevée pour les salariés dans ces trois départements.
Les ponts autour des jours fériés
Une journée de pont précédant ou suivant un jour férié peut être prévue dans l’entreprise. Cette pratique ne fait l’objet d’aucune réglementation générale.
Sauf dispositions contraires de la convention collective, l’employeur n’est donc pas tenu d’accorder un pont. La décision est prise au niveau de chaque entreprise par l’employeur.
La convention collective, un accord de branche ou l’employeur peut toutefois prévoir un jour de repos supplémentaire. Pour en bénéficier, le salarié doit alors poser une journée de congés ou récupérer les heures non travaillées dans les 12 mois précédant ou suivant le pont.
Le lundi de Pentecôte et la journée de solidarité
Comme tous les jours fériés sauf le 1er mai, le lundi de Pentecôte peut être travaillé ou non. C’est l’accord d’entreprise, de convention ou de branche qui le décide.
Sans accord, la décision revient à l’employeur. Le lundi de Pentecôte n’est plus obligatoirement la Journée de solidarité.
Cette journée offerte par les salariés peut être accomplie par le travail d’un jour férié autre que le 1er mai normalement chômé dans l’entreprise, par le travail d’un jour de réduction du temps de travail ou encore par le fractionnement de 7 heures de travail supplémentaire sur l’année.
Les jours fériés de l’année 2026
La liste des jours fériés est inscrite dans l’article L. 3133-1 du Code du travail. Pour l’année 2026, la France compte 11 jours fériés officiels.
| Fête | Date en 2026 |
|---|---|
| Jour de l’An | jeudi 1er janvier |
| Lundi de Pâques | lundi 6 avril |
| Fête du Travail | vendredi 1er mai |
| Victoire de la Seconde Guerre mondiale | vendredi 8 mai |
| Ascension | jeudi 14 mai |
| Lundi de Pentecôte | lundi 25 mai |
| Fête nationale | mardi 14 juillet |
| Assomption | samedi 15 août |
| Toussaint | dimanche 1er novembre |
| Armistice de la Première Guerre mondiale | mercredi 11 novembre |
| Noël | vendredi 25 décembre |
Certaines régions françaises de Métropole et d’Outre-mer bénéficient de jours fériés supplémentaires, parmi lesquels le Vendredi Saint et la Saint-Étienne dans les trois départements d’Alsace-Moselle, la mi-Carême en Guadeloupe et à Saint-Martin, ainsi que les dates de commémoration de l’abolition de l’esclavage dans plusieurs territoires ultramarins.
La vente de muguet le 1er mai
La vente de muguet à la sauvette est faiblement réglementée. N’importe qui peut vendre du muguet à la sauvette s’il respecte certaines conditions.
- Vendre uniquement du muguet sauvage cueilli dans les bois, son ramassage étant néanmoins réglementé, les produits de la forêt appartenant à leurs propriétaires.
- Vendre en petite quantité.
- Vendre en brin sans ajouter d’autres fleurs au bouquet et sans emballage.
- Ne pas s’installer à proximité d’un fleuriste.
- Ne pas utiliser de tables, tréteaux ou chaises pouvant matérialiser le point de vente.
- Ne pas constituer un danger ou une gêne pour les piétons et les véhicules.
La distance pour la vente de muguet près d’un fleuriste peut varier selon l’arrêté municipal applicable. La distance varie entre 40 et 50 mètres.

Les règles locales et l’ouverture des commerces
En dehors du régime particulier du 1er mai, un commerce peut ouvrir un jour férié, mais certaines municipalités et préfectures peuvent imposer des restrictions.
L’ouverture des commerces les jours fériés est encadrée localement dans certaines zones comme l’Alsace-Moselle. Il est donc recommandé de vérifier la réglementation locale avant d’ouvrir son commerce.
La liste des jours fériés est uniforme sur la majorité du territoire, mais il existe quelques spécificités régionales, notamment dans les départements d’Alsace-Moselle et dans les départements et régions d’Outre-mer.
Informer les clients de l’ouverture ou de la fermeture
Que le commerce soit ouvert ou fermé, il est important d’en informer les clients en amont. Une affichette peut être accrochée sur la porte de la boutique afin de préciser les horaires d’ouverture le jour concerné ou d’indiquer que le commerce sera exceptionnellement fermé.
Un message peut également être publié sur les réseaux sociaux du commerce une semaine avant la date et le jour même. Le message du répondeur téléphonique peut être modifié et les horaires peuvent être paramétrés sur la fiche Google My Business.
De cette manière, les clients disposent d’une information claire sur la disponibilité du commerce et évitent de se déplacer pour trouver porte close.