Nous sommes spécialisés dans la création de santons de Provence et de décors de crèches. Depuis plus de 20 ans, Gilbert et Anthony MACCIOCU mettent leur passion et leur savoir-faire au service de vos traditions. Nous réalisons également une large gamme de décors de crèches : des étables, cabanons, maisons de village, moulins et pigeonniers. Chaque pièce est fabriquée avec soin, utilisant des techniques traditionnelles de moulage et de cuisson au four à 980°, garantissant durabilité et réalisme.
Pour ceux qui souhaitent s'immerger dans l'artisanat, nous offrons des stages de modelage de santons à Marseille dans les Bouches-du-Rhône. Née dans le Panier, la tradition des santons de Provence se perpétue depuis près de 250 ans à Marseille. Ces dernières années, les artisans santonniers se battent pour transmettre leurs entreprises et protéger ce patrimoine local. Installé en enfilade sur les étals de la foire aux santons de Marseille, chaque petit personnage d’argile raconte une histoire.
La tradition provençale, d’abord, qui se passe de main en main depuis le 18e siècle pour composer la crèche. C’est aussi le cordon ombilical d’une tradition familiale. Les Escoffier, les Saurel, les Rampal, les Carbonel, les Allamand-Bouvier, les Gonzagues, les Gâteau.
En 2016, l’Union des Fabricants des Santons de Provence (UFSP) recensait 151 maîtres santonniers dans les Bouches-du-Rhône, dans le Gard et le Vaucluse. Cette tendance est visible sur le Vieux-Port. Ils sont aujourd’hui 22 santonniers quand ils étaient 40 en haut de la Canebière, allées de Meilhan, 50 ans auparavant. Certains, comme les santons Escoffier, se portent même très bien.
Les ateliers Marcel Carbonel font aussi partie des « gros » réalisant 1,6 million d’euros l’année dernière. Son fondateur, premier artisan distingué Meilleur Ouvrier de France en 1961, a « donné ses lettres de noblesse au métier car il a réussi à en vivre. » Ce petit-fils de santonnier a fait toute sa carrière comme neurobiologiste, directeur de recherche au CNRS de Marseille. Mais, quand sa maman est décédée il y a près de 20 ans : « je n’ai pas pu laisser mourir la tradition », confie-t-il. Le santonnier est de ces artisans plus confidentiels qui fabriquent seuls ou à deux, à la maison, pour écouler les stocks pendant la foire à Marseille.
Gérard Stratta a rejoint sa femme Nadine Saurel, fille de santonniers, après sa retraite. Aujourd’hui, ils se posent la question de la transmission de l’entreprise car les enfants, âgés de 27 et 30 ans, ont d’autres projets pour le moment. Mais pour l’expert-comptable de métier, désormais trésorier de l’association de la foire, « pas question de vendre ». Pour Les Rampal, aussi, transmettre ou vendre « c’est le sujet du moment », confie leur petite-fille Julie. Le grand-père est souffrant. Mais ni les enfants ni les petits-enfants ne veulent se lancer.
Quant aux santons Marcel Carbonel, faute de transmission familiale, ils ont été repris par deux jeunes frères entrepreneurs, Hugo et Baptiste Vitali, qui connaissaient bien la famille Carbonel. Nous avions d’ailleurs fait un reportage dans les coulisses des ateliers en 2022. « À l’époque sur la Canebière, quand on se retrouvait à la fin, ça diminuait beaucoup les recettes. C’est lui qui a mené la bataille, en 2014, contre un des santonniers qui produisait en Tunisie « loin du savoir-faire provençal ». Grâce au maire de l’époque, Jean-Claude Gaudin, il a créé son association précisant dans ses statuts le « fait en Provence ». Michel Bouvier travaille depuis 2016, avec ses confrères, à la création d’une « Indication Géographique » pour protéger le santon de Provence comme la porcelaine de Limoges.
Basé dans le Panier, « le berceau du santon » aime-t-il rappeler, cet informaticien de formation a fondé son entreprise en faisant évoluer les règles de la tradition. D’autres, se sont aussi mis aux footballeurs de l’Olympique de Marseille ou aux joueurs de la partie de cartes de Marcel Pagnol. Mais tous affichent fièrement la pancarte « Santons de Provence » sur le devant de leur stand. « On a bien évolué, ajoute Christophe Hernandez, car on arrive à toucher des jeunes acheteurs grâce aux santons plus modernes ».
- Histoires et transmission: un patrimoine vivant
- État des lieux des maîtres santonniers et des ateliers
- Protection et reconnaissance: indications géographiques et labels
Les tableaux et chiffres ci-contre résument la dynamique du secteur:
| Élément | Données clés |
|---|---|
| Nombre de maîtres santonniers (UFSP, 2016) | 151 |
| Évolution récente | 22 santonniers aujourd’hui vs 40 il y a 50 ans |
| Chiffre d’affaires Marcel Carbonel (année récente) | 1,6 million d’euros |
Les initiatives pour protéger le savoir-faire incluent des projets d’Indication Géographique et des campagnes locales de valorisation. Le travail des artisans s’inscrit aussi dans une dynamique pédagogique, avec des stages et des démonstrations publiques qui permettent de faire connaître les techniques traditionnelles tout en s’adaptant à une clientèle moderne.

À la découverte de la fabrication des santons dans l'atelier Marcel Carbonel
En somme, la transmission du santon de Provence est à la fois un héritage et une activité économique moderne, portée par des familles historiques et de jeunes entrepreneurs qui réinventent les modes de production et de commercialisation sans renier les racines artisanales.