Les santons, les clés et les arlésiennes appartiennent à l’univers des traditions provençales et trouvent naturellement leur place dans une crèche ou un village provençal. Parmi ces personnages, l’Arlésienne occupe une place particulière grâce à son costume, sa coiffure et les récits qui l’associent à Arles, à la Camargue et à l’œuvre de Frédéric Mistral.
Dans la crèche, l’Arlésienne apporte élégance et intensité, enrichissant les scènes d’une figure féminine emblématique. Elle est très souvent présente dans la crèche en compagnie de son inséparable gardian, et le couple évoque Vincent et Mireille popularisés par Frédéric Mistral dans sa Mirèio.

L’Arlésienne, une figure majeure des traditions provençales
Ce santon de Provence représente une Arlésienne, également appelée “Arlatenco” en pays d’Arles, vêtue d’un élégant costume pourpre et tenant un bouquet de fleurs. Jeune femme issue de la paysannerie aisée, elle incarne l’élégance des traditions arlésiennes.
Son bouquet évoque les gestes d’offrande et rappelle les Reines d’Arles, figures emblématiques des fêtes provençales. Elle est parfois associée à Mireille, héroïne de Frédéric Mistral, symbole de la culture provençale.
Chaque santonnier se fait un devoir de représenter l’Arlésienne selon ses goûts, jeune ou vieille, mais toujours revêtue de ses plus beaux atours, le costume d’Arles. Un santon de Provence incontournable.
Le costume d’Arles
Elle porte le costume traditionnel d’Arles fixé au XIXe siècle : châle blanc, jupon ample et coiffure caractéristique avec chignon recouvert de mousseline. Drapée dans une élégante robe claire aux motifs délicats et coiffée de son traditionnel chignon arlésien, cette Arlésienne porte un superbe châle bleu dont les nuances rappellent la lumière douce de la Camargue.
Sa posture droite, son maintien noble et la finesse de son costume évoquent les grandes silhouettes féminines qui ont fait la renommée de l’Arlésienne dans tout le Midi. Le costume d’Arles, porté indifféremment par les femmes de toutes conditions, a traversé la Révolution, tout en continuant à évoluer d’une façon naturelle.
Il se distingue d’abord par une coiffe spéciale qui nécessite le port de cheveux longs. En fonction des jours de la semaine et des tâches à accomplir, cette coiffure était retenue sur le sommet de la tête par un ruban, une cravate ou un nœud de dentelles.

Une tradition liée à Arles et à la Camargue
Ville d’art et d’histoire, Arles demeure un centre majeur des traditions provençales. D’Arles, le costume s’est étendu à l’Est par-delà la Crau, jusqu’à la Durance et au golfe de Fos.
L’Arlésienne est très souvent présente dans la crèche en compagnie de son inséparable gardian, santonification du marquis Folco de Baroncelli-Javon, 1869-1943, restaurateur des madades en Camargue. Celui-ci est toujours représenté à cheval avec sa cavalière.
Le couple évoque Vincent et Mireille popularisés par Frédéric Mistral dans sa Mirèio. Cette association relie ainsi la scène de crèche à la culture littéraire, pastorale et camarguaise de la Provence.
Les différentes représentations des arlésiennes
Les représentations peuvent varier selon l’âge du personnage, la posture, la couleur du costume et les accessoires. La jeune Arlésienne peut être vêtue d’un costume pourpre et tenir un bouquet de fleurs, tandis qu’une figure plus raffinée peut porter un châle bleu, une robe claire et un chignon arlésien.
Mireille, l’aïeule, est en pèlerine noire. Marie, la mère, a mis son costume en ruban. Et Esterelle, la nine, sa belle coiffe à cornette. Nous sommes si heureuses d’être réunies en ce jour béni !
La beauté n’a pas d’âge, le croirez-vous en nous voyant ? Des provençales, nous sommes les plus élégantes, notre grâce est souveraine… Les poètes nous le disent depuis si longtemps !
Les santons et la scène provençale
Les santons de Provence réalisés dans un atelier aixois peuvent être réunis en groupes représentant des scènes de la vie locale. Un lot de 3 santons dansant la farandole illustre par exemple la dimension collective et festive des traditions provençales.
Les personnages peuvent être associés à d’autres figures de la crèche, comme le tambourinaire, la femme au tambour ou le gardian. L’ensemble permet de composer un village provençal vivant, où les costumes, les métiers, les gestes et les liens entre personnages donnent du relief à la scène.
Les Arlésiennes s’intègrent harmonieusement aux crèches traditionnelles. Leur présence souligne la diversité des personnages provençaux et introduit une figure féminine immédiatement reconnaissable par sa coiffe, son châle et son maintien.
La fabrication artisanale des santons
Modelée et peinte entièrement à la main dans nos ateliers marseillais, cette pièce unique met en valeur la grâce discrète mais puissante de ce personnage emblématique : plis du châle, broderies fines, harmonie des couleurs et expression délicate du visage.
Une figure lumineuse et raffinée, qui apporte à la crèche ou au village provençal une touche d’élégance intemporelle. La fabrication artisanale et la peinture à la main permettent de faire ressortir les détails du costume, de la coiffure et des accessoires.
La matière utilisée est l’argile de Provence cuite puis décorée. Les santons de Provence sont réalisés de manière artisanale et peints à la main.
Formats et caractéristiques
| Type de représentation | Taille | Matière | Fabrication |
|---|---|---|---|
| Arlésienne traditionnelle | N°2 | Argile cuite | Artisanale, peinte à la main |
| Arlésienne en pièce unique | N°5 - environ 15 cm | Argile de Provence cuite puis décorée | Modelée et peinte entièrement à la main |
| Collection de santons | 7,6 x 3,8 x 7,7 cm | Argile | Santon de Provence |
La place des clés dans l’imaginaire provençal
Les clés s’inscrivent dans l’univers des objets symboliques qui accompagnent les personnages et les décors provençaux. Elles peuvent évoquer l’entrée dans une maison, la responsabilité d’un lieu ou le rôle d’un personnage dans la communauté.
Associées aux santons et aux arlésiennes, elles participent à la construction d’un décor où chaque élément rappelle un aspect de la vie traditionnelle : les habitants, les familles, les métiers, les fêtes et les lieux du village.
Dans une composition consacrée aux traditions provençales, les clés peuvent ainsi compléter les personnages sans détourner l’attention des éléments essentiels que sont le costume d’Arles, la coiffe, le châle et les scènes de la vie locale.
Une présence féminine entre élégance et mémoire
La figure de l’Arlésienne réunit plusieurs dimensions de la culture provençale : l’élégance du costume, la permanence des traditions, la mémoire d’Arles, l’univers camarguais et la poésie de Frédéric Mistral.
Qu’elle soit représentée seule, accompagnée d’un bouquet, placée auprès d’un gardian ou intégrée à une farandole, elle conserve une identité visuelle forte. Son chignon, sa coiffe, son châle et son maintien noble permettent de la reconnaître immédiatement.
Les santons, les clés et les arlésiennes composent ainsi un ensemble cohérent pour représenter une Provence attachée à ses personnages, à ses costumes et à ses récits. L’Arlésienne y apparaît comme une figure lumineuse, raffinée et profondément enracinée dans le patrimoine du Midi.