La série « Santons crèche - Fèves Brillantes - 1992 - Nordia » comprend 40 fèves numérotées, présentées comme des personnages de la crèche et répertoriées de 1 à 40. La première parution date de 1992 et la numérotation doit être suivie sur les images.
Le socle constitue un élément essentiel pour examiner, identifier et classer une fève ou un santon. Sous la base, l’inscription, la matière, la couleur et la forme du socle peuvent fournir des indices sur la série, l’atelier, la période de fabrication et l’authenticité de la pièce.

Fiche de la série de fèves Santons
| Élément | Information |
|---|---|
| Nom de la série | Santons crèche - Fèves Brillantes |
| Fabricant ou éditeur | Nordia |
| Première parution | 1992 |
| Numérotation | 1 à 40 |
| Thème | Santons de la crèche |
| Articles divers | Collection complète |
La série est organisée en deux ensembles : les fèves N°1 à N°20 et les fèves N°21 à N°40. La fiche indique que la collection complète peut être consultée en suivant la numérotation sur les images.
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Pourquoi l’inscription sur le socle est importante
Avant les marques et les signatures, il y a la matière, et elle se lit au même endroit sur toutes les pièces : sous le socle, laissé brut. C’est le premier tri que fait un collectionneur devant un carton de santons chinés, parce qu’il élimine d’emblée une partie des attributions impossibles.
Retournez la pièce. Sous la base ou à l’arrière, on trouve parfois :
| Ce qu’on voit | Ce que cela dit |
|---|---|
| Un nom ou des initiales en creux | La marque était dans le moule : elle date du modèle, pas du tirage |
| Un cachet encré ou peint | Apposé après cuisson ; peut varier au cours de la vie d’un atelier |
| Une étiquette papier | Souvent commerciale, parfois d’un revendeur et non du fabricant |
| Rien du tout | Très fréquent, y compris sur d’excellentes pièces |
L’absence de marque ne dit rien de la qualité. Une marque ne s’authentifie pas depuis une page web. Ce qui se fait, en revanche : photographier la marque et la montrer à un santonnier ou à un collectionneur expérimenté.
La plupart reconnaissent au premier coup d’œil les ateliers de leur région. Beaucoup d’ateliers n’ont jamais signé, et la marque n’est pas le seul indice : la matière lue au socle, la couleur du socle, la palette, la façon de traiter les visages et les mains, et la forme même du socle suffisent souvent à reconnaître une maison.
Lire une inscription sous le socle
Une inscription en creux ne doit pas être interprétée de la même façon qu’un cachet peint ou qu’une étiquette collée. La marque était dans le moule : elle date du modèle, pas du tirage. Un cachet encré ou peint est apposé après cuisson et peut varier au cours de la vie d’un atelier.
Dans une série de fèves numérotées, l’inscription sur le socle peut servir à confirmer l’appartenance à un ensemble, à distinguer une pièce d’une autre et à vérifier la position du personnage dans la numérotation. Il convient toutefois d’examiner l’ensemble de la pièce, car une inscription seule ne suffit pas toujours à déterminer la date ou le fabricant.
Photographiez systématiquement le dessous - c’est là que se trouve la moitié de l’information. Pour une identification, photographiez de face, de profil et surtout de dessous, puis soumettez les images à un forum de collectionneurs ou à un santonnier.
La matière visible sous le socle
Terre cuite
Terre cuite - grain fin, surface dure, teinte rouge, ocre ou blanche selon l’argile employée ; la pièce sonne clair. C’est le santon de Provence tel qu’on l’entend.
Argile crue
Argile crue - même teinte, mais la surface se raye à l’ongle et laisse une poussière de terre. Séchée et peinte sans cuisson : c’est le cas de beaucoup de santibellis anciens, et de figurines de souvenir plus récentes.
Plâtre
Plâtre - blanc franc, poreux, plus léger qu’il n’en a l’air, les arêtes s’écaillent. Très présent dans la production de la première moitié du XXe siècle.
Résine
Résine - surface lisse et régulière, parfois une fine ligne de moule sur le flanc, socle souvent creux. Production industrielle, généralement sans intérêt de collection.
Le test simple : grattez discrètement un éclat sous la base. Le plâtre est blanc et pulvérulent, l’argile cuite est colorée et dure.
Pour une petite fève de série, ce test doit rester exceptionnel et être réalisé avec une grande prudence, car il peut endommager la pièce. L’examen visuel du dessous, des arêtes et de l’inscription est généralement préférable.
La couleur du socle comme indice de datation
Un indice de datation que peu de guides mentionnent : la couleur du socle. Plusieurs maisons en ont changé au fil des décennies, et les collectionneurs s’en servent pour situer une pièce à dix ou vingt ans près à l’intérieur d’une même production.
La couleur du socle doit être comparée à la matière, à la peinture, à l’usure du moule et au type d’inscription. Aucun indice ne suffit seul ; c’est le faisceau qui compte.
Les autres indices pour dater une fève ou un santon
La matière
Argile crue non cuite oriente vers une production ancienne ou artisanale traditionnelle. La résine et le plâtre coulé industriel sont, eux, tardifs.
L’usure du moule
Un modelé mou, des plis fondus, un visage peu lisible peuvent indiquer un tirage tardif dans la vie d’un moule - pas nécessairement une pièce ancienne. Voir le moule.
La peinture
La gouache mate et légèrement poudreuse est plus ancienne que l’acrylique satinée. Une peinture qui s’écaille en petites plaques dures évoque une couche ancienne.
Les sujets représentés
Les sujets. Certains métiers disparaissent du répertoire, d’autres apparaissent. Un santon représentant un métier oublié est en général plus ancien qu’un santon générique.
L’encrassement
Une saleté logée dans les creux, homogène et ancienne, ne s’imite pas facilement. Un objet trop propre pour son apparente ancienneté a peut-être été nettoyé - ou repeint.
Deux réflexes de prudence : une pièce repeinte perd beaucoup de son intérêt et de sa valeur, et une pièce recollée à la colle instantanée porte souvent une auréole sombre irréversible autour du joint. Examinez les cous et les poignets, qui sont les points de casse habituels. Voir réparer une casse.
La tradition des fèves et de la galette des rois
Tout à commencé comme souvent, avec une fête païenne, chez les romains. Début janvier, ceux-ci célébraient les saturnales, fête pendant laquelle un domestique ou esclave était élu roi du festin grâce à une fève.
Pour que l'élection soit juste, on mettait un enfant sous la table et c'est lui qui attribuait les parts. Ce n'est qu'au XIV siècle que l'Eglise de France s'est appropriée cette célébration païenne et l'a associé progressivement à l'épiphanie.
Dans la tradition, la galette est partagée en autant de portions que d'invités, plus une part. Une portion supplémentaire appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge" généralement donnée à un pauvre.
Il y avait aussi à l'époque "la part des Absents". Aujourd'hui, la galette des rois est devenue une tradition familiale.
Le chanceux qui trouvera la fève sera couronné roi et choisira sa reine. Et la tradition romaine, qui voulait que le plus jeune des invités, le plus innocent, se glisse sous la table pour désigner à qui revient les parts, perdure toujours.
Les premières fèves en porcelaine commencent à remplacer la graine de fève au milieu du XVIIIe siècle. Jusqu'à la Révolution, elles représentaient systématiquement l'enfant Jésus, puis un bonnet phrygien.
Il en existe aujourd'hui de toutes sortes. Les collectionneurs de fèves sont appelés les fabophiles.
Les santons représentés dans les séries de fèves
Chaque fève représente un personnage emblématique de la crèche provençale : le berger, l’ange, l’enfant Jésus, la Vierge, Joseph, les rois mages et bien d’autres figures traditionnelles.
La série « Santons crèche - Fèves Brillantes - 1992 - Nordia » s’inscrit dans cette tradition de reproduction miniature des personnages de la crèche. Sa numérotation de 1 à 40 permet de rechercher les pièces manquantes et de vérifier la progression de la collection.
Les fèves consacrées aux santons peuvent être conservées comme une crèche miniature, classées par numéro, regroupées par personnage ou comparées avec des santons de taille réelle.

Les différentes façons de constituer une collection
Il y a plusieurs façons de constituer une collection, et il vaut mieux en choisir une que de tout acheter au hasard.
- Par atelier - la plus courante. On suit un santonnier et on complète sa gamme au fil des ans. Avantage décisif : la cohérence d’échelle et de style est garantie.
- Par personnage - le même ravi vu par dix ateliers différents. Une collection thématique, souvent exposée à part de la crèche.
- Par époque - les santons anciens, du XIXe siècle ou de la première moitié du XXe. La plus exigeante, et celle qui demande le plus de discernement.
- Par tradition - un santon provençal, une figure napolitaine, un caganer, une figure de szopka. Une collection de comparaison plutôt que de crèche.
- Par usage - tout simplement, ce dont votre crèche a besoin. C’est la plus légitime de toutes.
Pour une série comme celle des fèves Santons Nordia, le classement par numéro constitue la méthode la plus directe. Il peut être complété par un classement par personnage, par couleur de socle ou par type d’inscription.
Santon ou santibelli ?
Confusion fréquente en brocante, et la distinction est nette une fois connue. Les santibelli sont des figures de plâtre polychrome vendues au XIXe siècle par des colporteurs italiens, souvent sous globe de verre.
Le mot vient de l’italien santi belli, « beaux saints ». Ce sont des objets de dévotion domestique, pas des figures de crèche.
| Critère | Santon | Santibelli |
|---|---|---|
| Matière | Argile, crue ou cuite | Plâtre |
| Poids | Dense pour sa taille | Plus léger, plus friable |
| Sujet | Nativité et village | Saints, Vierges, sujets de dévotion isolés |
| Taille | Petite, faite pour un groupe | Souvent plus grande, faite pour être seule |
| Présentation | Base plate, à poser | Fréquemment sous globe, sur un socle |
Ce qui fait la valeur d’une pièce
Nous ne donnons pas de prix - ils varient selon les pays, les marchés et les années. La hiérarchie des critères, en revanche, est stable.
L’état
De loin le premier critère. Une pièce intacte vaut plusieurs fois la même pièce recollée. Peinture d’origine, pas de manque, pas de repeint.
La pièce unique contre la série
Une pièce modelée à la main, non moulée, appartient à un autre marché - celui de la sculpture.
La rareté du sujet
Un métier peu produit vaut plus qu’un berger, dont chaque atelier a fait des milliers.
L’atelier
Certains noms sont recherchés. C’est le critère le plus dépendant du marché local.
La complétude
Un ensemble homogène du même atelier et de la même époque vaut davantage que la somme de ses pièces.
La provenance
Savoir d’où vient une pièce et depuis quand, c’est ce qui distingue un objet d’une collection. D’où la section suivante.
Pour une série numérotée de fèves, la complétude peut également être appréciée à partir de la liste des numéros disponibles. Une collection réunissant les 40 pièces de la série est plus facile à identifier et à présenter qu’un ensemble composé de quelques fèves isolées.
Conserver une collection de fèves et de santons
Les principes de base sont dans l’entretien et le rangement. Trois points sont propres aux collections :
- La lumière est l’ennemi n° 1 des pièces exposées toute l’année. Les pigments passent, le rouge en premier, et les étoffes des santons habillés encore plus vite. Une vitrine à l’abri du soleil direct, ou une exposition saisonnière.
- Une hygrométrie stable compte plus qu’une hygrométrie basse. Ce sont les variations qui font travailler les collages et écailler les peintures. Une pièce de vie vaut mieux qu’un grenier ou une cave.
- Ne restaurez pas vous-même une pièce de valeur. Un manque est une marque d’âge ; une retouche maladroite est un dommage définitif. Pour les pièces qui comptent, la restauration est un métier.
Les petites fèves doivent être manipulées avec précaution, notamment lors du rangement, du déplacement des boîtes et de l’examen des inscriptions. Un inventaire séparant les numéros présents et les numéros manquants permet d’éviter les doublons et de suivre l’évolution de la série.
Documenter les fèves et les santons
C’est ce qui transforme un ensemble d’objets en collection, et cela prend deux minutes par pièce.
Une ligne par santon : le personnage, l’atelier si connu, la taille, la matière, l’année et le lieu d’acquisition, le prix, l’état, et une note libre - qui l’a choisi, à quelle occasion.
Une photo par pièce, de face et de dessous pour la marque. Plus une photo de groupe par boîte au moment du rangement, qui sert d’inventaire visuel et de plan de remontage.
Pour les fèves de la série Nordia, il est utile de noter le numéro, le personnage représenté, la couleur, l’état du socle et toute inscription visible. Une photographie du dessous peut compléter la fiche de chaque pièce.
Trois raisons, dont la dernière est la vraie :
- Une collection documentée est assurable.
- Elle évite les doublons, ce qui arrive vite au-delà de cinquante pièces.
- Elle se transmet.
Un santon dont on sait qu’il a été acheté à la foire aux santons tel hiver, et par qui, n’est plus tout à fait le même objet. C’est même, au fond, tout ce qui distingue une crèche de famille d’un lot de figurines.
Questions fréquentes sur l’identification par le socle
Une fève sans inscription peut-elle appartenir à la série ?
L’absence de marque ne dit rien de la qualité. Beaucoup d’ateliers n’ont jamais signé, et la marque n’est pas le seul indice : la matière lue au socle, la couleur du socle, la palette, la façon de traiter les visages et les mains, et la forme même du socle suffisent souvent à reconnaître une maison.
Dans une série de fèves, la forme du personnage, la finition brillante, la correspondance avec la numérotation et la comparaison avec les autres pièces peuvent compléter l’examen de l’inscription.
Comment photographier l’inscription ?
Photographiez de face, de profil et surtout de dessous, puis soumettez les images à un forum de collectionneurs ou à un santonnier. Photographiez systématiquement le dessous - c’est là que se trouve la moitié de l’information.
Une marque permet-elle de dater précisément la pièce ?
Aucun indice ne suffit seul ; c’est le faisceau qui compte. La marque en creux date le modèle, pas nécessairement le tirage, tandis qu’un cachet encré ou peint peut varier au cours de la vie d’un atelier.
La matière, l’usure du moule, la peinture, les sujets représentés, l’encrassement et la couleur du socle doivent être considérés ensemble.
Combien vaut un santon ancien ?
Tout dépend de la main et du tirage, et aucune cote publiée n’existe. Les prix demandés sur les sites de petites annonces ne sont pas des prix de marché.
Le seul étalon fiable est le résultat de vente publique : les ventes marseillaises spécialisées donnent une hiérarchie réelle, des pièces courantes de quelques euros aux santons d’église estimés en milliers.
Mes santons n’ont aucune marque - peut-on quand même les identifier ?
Souvent, oui. Beaucoup d’ateliers n’ont jamais signé, et la marque n’est pas le seul indice : la matière lue au socle, la couleur du socle, la palette, la façon de traiter les visages et les mains, et la forme même du socle suffisent souvent à reconnaître une maison.
Où vendre une collection de santons ?
Pour une collection constituée, la vente aux enchères spécialisée est la voie qui obtient les meilleurs résultats, parce qu’elle met en concurrence des acheteurs qui savent ce qu’ils regardent. Pour des pièces isolées et courantes, les petites annonces et les foires locales suffisent.
Ne vendez jamais un lot entier au poids ou « en bloc » sans l’avoir fait regarder : c’est ainsi que partent les pièces rares.
Faut-il assurer une collection de santons ?
Au-delà d’une certaine valeur, l’assurance habitation standard ne couvre pas un objet de collection à sa valeur réelle, et impose souvent un plafond par objet.
Un inventaire photographié et daté, avec l’origine et le prix d’acquisition de chaque pièce, est de toute façon la première chose à constituer - c’est ce qu’on vous demandera en cas de sinistre comme en cas de succession.