Le trouble de la personnalité narcissique (TPN) altère généralement la conscience de soi, de sorte qu'il est difficile pour les individus de reconnaître leurs traits narcissiques, mais une thérapie professionnelle peut les aider à développer leur perspicacité, à améliorer leurs relations et à mettre en place des mécanismes d'adaptation plus sains grâce à des approches thérapeutiques fondées sur des données probantes. Les personnes présentant des traits narcissiques ont souvent une conscience limitée de leur comportement, mais elles peuvent apprendre à reconnaître leurs schémas grâce à une intervention thérapeutique.
Les personnes souffrant d’un trouble de la personnalité narcissique ont souvent un besoin intense d’admiration et de validation, et des félicitations jugées insuffisantes peuvent parfois provoquer frustration, offense ou colère. Toutefois, un compliment ne permet pas, à lui seul, de diagnostiquer un trouble narcissique : le diagnostic repose sur un ensemble durable de comportements, de difficultés relationnelles et de critères cliniques évalués par un professionnel.
Pourquoi les félicitations occupent-elles une place centrale dans le narcissisme ?
Le narcissisme fait partie de l’organisation de la personnalité d’un individu et représente la façon dont les gens maintiennent une image positive d’eux-mêmes, régulent leur estime de soi et gèrent leurs besoins d’affirmation et de validation de la part des autres. Il est normal qu’une personne ait une bonne estime d’elle-même, qu’elle accepte ses forces et ses limites et qu’elle conserve une image positive d’elle-même.
Le narcissisme clinique, en revanche, reflète des stratégies malsaines pour faire face aux déceptions et aux menaces qui pèsent sur l’image positive de soi. Une difficulté persistante dans ce domaine correspond généralement à un diagnostic clinique de trouble de la personnalité narcissique.
Comme les personnes atteintes d’un trouble de la personnalité narcissique ont besoin d’être admirées de façon excessive, leur amour propre dépend de la façon dont elles sont perçues par les autres. De ce fait, leur amour propre est généralement très fragile. Elles sont souvent sur le qui-vive pour apprendre ce que les autres pensent d’elles et évaluer leur propre performance.
Les individus présentant des traits narcissiques forts, qui pensent être formidables et avoir droit à une sorte de traitement de faveur, montrent en général un fort désir, et un fort besoin, d’être valorisés par autrui. Et souvent, un simple compliment ne leur suffit pas. Ils veulent vraiment être bien félicités.
Si les éloges ne sont pas assez positifs, ils se sentent parfois offensés, frustrés, voire furieux, et réagissent en conséquence. Les personnes atteintes du trouble de la personnalité narcissique sont sensibles et gênées par les critiques des autres et par l’échec, qui les fait se sentir humiliées et vaincues.
Féliciter quelqu’un, c’est aussi porter une évaluation
Tout éloge comporte une évaluation. De sorte que son auteur s’attribue d’une certaine façon la compétence et le pouvoir de juger son interlocuteur. Et en général, il le fait sans lui demander la permission, ce qui en dit long sur la relation entre les deux protagonistes : celui qui félicite est au moins sur un pied d’égalité avec l’individu dont il vante les mérites, si ce n’est au-dessus de lui.
C’est pourquoi il semble déplacé, par exemple, qu’un agent d’entretien dise au directeur de la société : « Dossier bien géré ! » Tout éloge représente une évaluation, de sorte que celui qui félicite est au moins sur un pied d'égalité avec le sujet dont il vante les mérites.
Une même louange peut se rapporter à différents faits ou actions. Par exemple, quand on découvre la nouvelle œuvre d’un peintre, on peut faire l’éloge de son activité - « il a beaucoup travaillé » -, du résultat - « quel beau tableau » -, ou d’un de ses traits de caractère - « quelle personne créative… ».
Ainsi, selon le cas, le degré de responsabilité de la personne félicitée varie : le peintre est lui-même responsable du tableau, mais guère de son intelligence créatrice. De plus, l’éloge est soit subjectif - « je le trouve beau, ton tableau » -, soit objectif - « c’est vraiment un excellent tableau ».
Le trouble de la personnalité narcissique ne se résume pas à l’arrogance
Le trouble de la personnalité narcissique est une affection mentale caractérisée par un sentiment constant de supériorité (mégalomanie), un besoin d’être admiré et un manque d’empathie. Les personnes atteintes du trouble de la personnalité narcissique surestiment leurs capacités, exagèrent leurs accomplissements et ont tendance à sous-estimer les capacités des autres.
Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-V), le trouble de la personnalité narcissique se caractérise typiquement par des schémas de comportement anormal à long terme découlant d’un sentiment exagéré de suffisance, d’un besoin excessif d’admiration et d’un manque d’empathie.
Les personnes atteintes du trouble de la personnalité narcissique ont une vision exagérée de leur valeur (mégalomanie). Elles ont aussi des problèmes de confiance en elles. Pour renforcer leur sentiment de supériorité et de confiance en elles, elles fréquentent des personnes spéciales, deviennent membres d’institutions importantes et dénigrent les autres.
Malgré l’idée reçue selon laquelle les personnes souffrant de NPD ont une énorme estime de soi, elles peuvent en réalité se sentir peu sûres d’elles-mêmes et vides à l’intérieur, en raison de leur incapacité à établir des relations avec les autres et de leur manque d’estime de soi.
Les critères cliniques principaux
Les cliniciens diagnostiquent ce trouble lorsqu’une personne répond à au moins cinq des critères suivants du DSM-5 :
- Un sens grandiose de sa propre importance.
- Une absorption par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d’amour idéal.
- La conviction d’être spécial et unique.
- Un besoin excessif d’être admiré.
- Le sentiment que tout lui est dû.
- L’utilisation d’autrui pour parvenir à ses propres fins.
- Un manque d’empathie.
- Des attitudes et des comportements arrogants et hautains.
Les médecins diagnostiquent un trouble de la personnalité narcissique quand, de façon persistante, la personne a une perception exagérée de sa valeur, un besoin d’admiration et un manque d’empathie, comme en témoignent au moins 5 des éléments suivants :
- Elle a un sens exagéré et non fondé de son importance et de ses talents (mégalomanie).
- Elle est absorbée par des fantasmes de succès illimité, d’influence, de pouvoir, d’intelligence, de beauté, ou d’amour idéal.
- Elle croit qu’elle est spéciale et unique et qu’elle ne devrait fréquenter que des personnes du plus haut calibre.
- Elle a besoin d’être admirée sans réserve.
- Elle pense que tout lui est dû.
- Elle exploite les autres pour parvenir à ses propres fins.
- Elle manque d’empathie.
- Elle envie les autres, et croit que les autres l’envient.
- Elle est arrogante et hautaine.
En outre, les symptômes doivent avoir fait leur apparition au début de l’âge adulte. Les signes de narcissisme apparaissent généralement au début de l’âge adulte et peuvent toucher jusqu’à 5 % de la population.
Narcissisme grandiose et narcissisme vulnérable
Lorsqu’on pense au narcissisme, on imagine généralement quelqu’un qui affiche un narcissisme grandiose ou qui adopte un comportement d’arrogance, de domination et de recherche d’attention. Ces traits de caractère correspondent à certains aspects du trouble de la personnalité narcissique, notamment des stratégies de valorisation excessive de soi, une empathie réduite et un comportement désagréable.
Cependant, l’incapacité à réguler les émotions et les comportements associés aux besoins de valorisation de soi est à l’origine du narcissisme pathologique, défini comme un narcissisme vulnérable. Le narcissisme vulnérable se caractérise par une image de soi fragile et une faible estime de soi qui dépend de la validation externe.
Elle implique une sensibilité accrue aux menaces pesant sur l’image de soi, qui se traduit par de l’anxiété, de l’impuissance, des émotions négatives persistantes, une méfiance à l’égard des autres et un retrait social. Les narcissiques cliniques oscillent entre des états de grandeur et de vulnérabilité.
Comme les deux se produisent en tandem, il n’existe pas de sous-types officiellement reconnus de narcissisme clinique ou de trouble de la personnalité narcissique. En outre, le narcissisme peut s’exprimer de façon manifeste (comportements, attitudes et émotions) ou de manière cachée (cognitions internes, motivations, besoins et sentiments).
Les personnes présentant un trouble de la personnalité narcissique ont tendance à afficher des traits grandioses et vulnérables à la fois manifestes et cachés, à des moments différents, voire simultanément. Par exemple, un comportement ouvertement arrogant peut masquer des sentiments sous-jacents d’inadéquation et de vulnérabilité.
Comment reconnaître les comportements narcissiques liés aux félicitations ?
Les personnes souffrant de NPD présentent généralement un besoin excessif d’admiration de la part des autres, un énorme sentiment de suffisance, des pensées constantes sur le fait d’être plus puissant, d’avoir plus de succès, d’être plus attirant, d’être plus intelligent ou plus aimé que les autres, un sentiment d’avoir droit à quelque chose et une volonté de profiter des autres pour atteindre leurs propres objectifs.
Les comportements associés peuvent inclure le fait de monopoliser les conversations, de devenir dédaigneux lorsque les autres parlent d’eux-mêmes et de réagir avec une colère disproportionnée lorsqu’on les corrige ou qu’on leur reproche un comportement inapproprié.
De nombreuses personnes souffrant de NPD considèrent les sentiments blessés des autres comme un signe de faiblesse et peuvent les traiter avec mépris. Elles peuvent tenter de contrôler les autres et les insulter ou les blâmer si leur propre ego est blessé.
Le besoin d’être au centre de l’attention
Les narcissiques adorent parler d’eux-mêmes. Ils embelliront et mentiront pour briller et donner une image très valorisante d’eux même. Pour cela ils n’hésiteront pas à écraser les autres et à gonfler leurs réalisations.
Il n’y a pas de place pour parler de vos réalisations et ils ne s’en soucient pas vraiment. Parler de vos réussites déclenchera chez eux de l’insécurité et la jalousie. Pour cela ils n’hésiteront pas à vous couper la parole ou à détourner les conversations.
Ils parleront négativement de vous ou inventeront des mensonges pour vous discréditer ainsi que vos réussites. Une personne atteinte d’un trouble de la personnalité narcissique doit avoir raison et rester au centre de l’attention.
La réaction aux compliments jugés insuffisants
Les personnes atteintes du trouble de la personnalité narcissique peuvent répondre avec rage ou mépris, ou elles peuvent riposter violemment. Ou encore, elles peuvent se retirer ou accepter extérieurement la situation dans le but de protéger le sens de leur valeur propre.
Elles peuvent éviter les situations dans lesquelles elles pourraient échouer. Leur besoin de validation n’est donc pas seulement lié au plaisir d’entendre des compliments : il peut devenir une manière de protéger une estime de soi fragile contre la honte, la critique et le sentiment d’échec.
La dévalorisation des réussites des autres
Au lieu de vous développer et de vous féliciter pour vos réalisations importantes, le narcissique trouve un moyen de vous démolir et de rivaliser avec vous. Cela continue le cycle consistant à gonfler leur ego et à ignorer vos besoins de reconnaissance.
Ils ne supportent pas que vous ayez des qualités dont ils ne sont pas pourvu. Ils ont tendance à profiter de leur entourage, à adopter une attitude arrogante à l’égard des autres et à ne vouloir fréquenter que des personnes de haut rang.
Pourquoi certains compliments peuvent-ils renforcer le narcissisme ?
De façon réciproque, des félicitations excessives renforcent parfois les traits de personnalité narcissiques. Si l’on félicite trop son enfant - « tu fais ça de manière fantastique ! » - et qu’on le place constamment sur un piédestal, c’est-à-dire qu’on lui laisse trop souvent entendre qu’il est le meilleur, le plus grand, le plus intelligent ou le plus rapide, il est probable qu’il finisse par le penser vraiment.
Mais comme cela ne correspond pas toujours à la réalité, l’enfant rencontrera inévitablement des déceptions qui, elles, sont de nature à diminuer son estime de soi. Les compliments exagérés peuvent donc nourrir une image grandiose tout en rendant la personne plus vulnérable lorsque la réalité ne confirme pas cette image.
En matière de félicitations, la forme est également cruciale. Un « waouh, c’était absolument fantastique ! » ou « c’est tout simplement parfait ! » ont vite fait de mettre la pression sur son destinataire qui se doit alors d’atteindre ce niveau d’excellence à chaque fois qu’il réitère son action.
Certes, ce genre d’exagération trouve un terrain fertile chez les enfants à l’ego hypertrophié, comme l’a rapporté en 2022 l’équipe du psychologue du développement Eddie Brummelman, à l’université d’Amsterdam. Mais cette dernière a aussi montré que les jeunes moins sûrs d’eux-mêmes et moins confiants risquent d’être découragés par ce type de déclarations.
La juste dose de félicitations
En 2016, des psychologues de l’université Yonsei, à Séoul, ont demandé à plus de 300 élèves d’écoles primaires sud-coréennes de déterminer dans quelle mesure ils trouvaient les félicitations de leur papa ou maman appropriées. Les enfants et leurs parents ayant participé à l’étude ont évalué divers compliments sur une échelle allant de 1, pour une reconnaissance trop faible des performances, à 7, pour des éloges excessifs.
Il s’est avéré que la réussite scolaire et le bien-être des jeunes dépendaient de la forme et de la dose des félicitations. Ainsi, quand les enfants recevaient des louanges « moyennes », donc plutôt appropriées, ils avaient de meilleures notes et étaient plus heureux (on relevait chez eux moins de signes dépressifs) que lorsque les compliments étaient sous- ou surévalués.
Toutefois, un éloge un brin exagéré semblait convenir aux élèves : pour eux, la plage optimale des valeurs de félicitations se situait autour de 5, tandis que pour les parents, plus stricts, elle était à 4. Quelques études ont confirmé ces résultats dans d’autres pays : les jeunes apprécient souvent des louanges un peu excessives.
| Intensité des félicitations | Effets observés |
|---|---|
| Reconnaissance trop faible | Elle peut manquer son objectif d’encouragement. |
| Louange modérée et appropriée | Elle est associée à de meilleures notes et à un plus grand bien-être. |
| Louange excessive | Elle peut encourager certains enfants sûrs d’eux, mais décourager les plus timides et renforcer des traits narcissiques. |
Féliciter l’action plutôt que la personnalité
Ce qui nous amène au deuxième conseil important pour apprendre à bien féliciter : mettre l’accent sur l’action, plutôt que sur le résultat. Certes, il n’est pas toujours évident de faire la part des choses.
Mais, par exemple, si un enfant a réussi un devoir de mathématiques, il est en général plus encourageant de lui dire « c’est bien d’avoir travaillé dur pour réaliser ce devoir », plutôt que « super, tu as eu un A. » Du moins, il ne faut pas toujours se focaliser sur la note, et davantage reconnaître les efforts fournis pour y parvenir.
Troisième règle : il est préférable de complimenter ce que la personne concernée est capable de maîtriser par elle-même. C’est uniquement dans ce cas qu’elle s’attribue le mérite de la louange.
Recevoir un compliment sur notre couleur de cheveux naturelle fait évidemment plaisir, mais peut aussi laisser un goût d’inachevé car on n’a rien fait pour cela, ce n’est pas le résultat de notre propre action ni de notre mérite. En revanche, on sera déjà un peu plus sensible à des compliments sur ses choix vestimentaires élégants ou sur un corps que l’on a opiniâtrement musclé.
Selon la psychologue Carol Dweck, de l’université de Stanford, en Californie, les compliments adressés à des traits de caractère - qui sont difficilement contrôlables ! - sont même souvent contreproductifs : la personne félicitée a alors tendance à croire que son niveau de performance ne peut guère évoluer, ce qui entraîne une baisse de motivation et d’ambition.
De plus, un « que tu es intelligent(e) ! », lancé à la volée, laisse planer le soupçon : la personne visée risque de se demander si elle n’est pas justement un peu lente ou empruntée.
Les compliments exagérés peuvent mettre sous pression
À l’inverse, les exigences envers la personne encouragée ne doivent pas être trop faibles. Car se voir félicité pour quelque chose qui semble banal ou trop facile engendre le sentiment que l’autre avait une bien piètre image de nous, pour être aussi positivement surpris d’un résultat aussi simple.
Dans tous les cas, il s’agit donc de bien doser ses éloges, pour ne pas affaiblir leur valeur ni leur portée. C’est encore plus vrai avec les enfants : il vaut la peine de vérifier que les félicitations servent vraiment à encourager les comportements souhaités.
En effet, à partir d’un certain âge, les enfants comprennent tout à fait qu’ils ne sont pas vraiment des « champions du vidage de lave-vaisselle », comme le prétendent souvent les adultes pour les encourager à participer aux tâches de la maison. Et cela à un prix pour celui qui les félicite : la confiance que l’on a en lui diminue.
Il faut également faire preuve de retenue lorsque les jeunes aiment déjà quelque chose. Par exemple, si un enfant apprécie beaucoup de jouer au handball et que l’on ne cesse de le féliciter - « c’est bien que tu joues autant au handball » -, sa motivation intrinsèque - « parce que c’est amusant » - peut se transformer en motivation extrinsèque - « parce que je plais ainsi à mes parents. »
Il n’est plus certain alors que le jeune ait longtemps envie de pratiquer son sport. Les compliments doivent soutenir l’intérêt et les efforts sans remplacer la motivation personnelle par le besoin de satisfaire le regard d’autrui.
Pourquoi les compliments feints ou ironiques peuvent blesser
« Bravo ! Tu as bien réussi ton coup ! » Sarcasme ou éloge ? En général, ce genre d’exclamation relève davantage de l’ironie que de la mise en valeur, mais elle met bien en avant l’ambivalence des félicitations.
Certains éloges sont certes ironiques ou excessifs, voire « empoisonnés » quand il s’agit de critiques cachées. Mais est-ce si grave ? Pour l’ambiance du bureau, les compliments feints entre collaborateurs ne sont-ils pas plus bénéfiques que des injures ?
Une chose est claire : certaines louanges partent d’une bonne intention mais manquent leur but, tandis que d’autres sont vraiment efficaces. Voilà pourquoi féliciter correctement quelqu’un, surtout un jeune, est un art difficile.
Les enfants doivent atteindre un certain âge pour comprendre que les adultes disent parfois des choses qu’ils ne pensent pas vraiment. En moyenne, les jeunes franchissent ce cap intellectuel vers l’âge de 5 à 6 ans quand ils acquièrent les dernières étapes de ce que l’on nomme les « théories de l’esprit ».
En revanche, les participants plus âgés et plus mûrs se sentaient tristes, ou pas du tout pris au sérieux, lorsqu’ils étaient félicités alors qu’ils avaient échoué. Les compliments excessifs ou déconnectés de la réalité peuvent donc donner l’impression que l’adulte ne comprend pas la situation ou ne prend pas l’enfant au sérieux.
La comparaison avec les autres renforce la pression
Dernier conseil pour bien complimenter : ne pas mettre l’accent sur une comparaison avec autrui. Dans ce cas, la personne félicitée risque de se soucier moins de ce qu’elle a réalisé que du fait qu’elle a réussi à surpasser les autres.
La pression de la concurrence, même si elle peut être stimulante dans certains cas, a globalement pour effet de freiner les efforts ultérieurs de l’individu. Le fait de dire « tu es le meilleur ! » peut plutôt nous faire craindre de ne plus être aussi performant la prochaine fois.
Les psychologues ont donné à des élèves de CM1 et de CM2, après qu’ils ont réalisé des puzzles difficiles, un retour sur leur performance qui soulignait soit leurs efforts - « super, tu as fait de mieux en mieux » -, soit leur supériorité par rapport à leurs camarades - « tu es meilleur que la plupart des élèves de ton âge ! »
Lorsque les chercheurs ont laissé les enfants bricoler de façon libre dans une sorte de « laboratoire créatif », ceux qui avaient reçu des félicitations se rapportant à eux-mêmes se sont montrés bien plus intéressés et joueurs que ceux ayant été valorisés comparativement à autrui.
Selon l’équipe de Jennifer Henderlong, la « motivation intrinsèque » souffre donc de la pression de la concurrence. Cet effet était d’ailleurs, en moyenne, plus prononcé chez les filles que chez les garçons, et était particulièrement flagrant chez les enfants peu sûrs d’eux-mêmes.
Quand une personne narcissique monopolise la conversation
Les personnes narcissiques savent-elles qu’elles sont narcissiques ? Lorsqu’une personne de votre entourage présente des comportements narcissiques, ses traits peuvent vous sembler évidents. Cependant, vous pouvez vous demander si cette personne est consciente de ces caractéristiques en elle-même.
Ce sont ceux qui vous interrompent quand vous évoquez vos soucis amoureux. Ce sont ceux qui élèvent la voix pour ramener la conversation dans leurs filets. Ce sont ceux qui détournent le regard pour vous faire comprendre que « bon, vos histoires ça va un moment mais là quand même ! » alors que vous avez prononcé deux phrases.
Ce sont ceux qui vous abreuvent de leurs tourments pendant votre repas de midi, même si vous n’avez que 20 minutes pour avaler un sandwich assis à votre bureau tout en envoyant un mail, et en terminant de lire et compléter votre dossier super urgent à rendre maintenant.
Bref, ce sont ceux qui font de leurs préoccupations une priorité pour le monde entier. Même et surtout quand ce n’est pas le moment. Ils n’en ont cure.
Paradoxalement, si le Narcisse agace et exaspère, mettant en péril l’échange et le rapport amical ou professionnel sain et équilibré, il est souvent attachant. Gais et animés, ses récits semblent enflammés. C’est qu’il y met du cœur. Normal, il évoque son sujet préféré : lui.
On aimerait pourtant qu’il nous demande de nos nouvelles de temps en temps. Et qu’il écoute la réponse. Jusqu’au bout. Voire qu’il rebondisse sur un détail de notre vie en posant quelques questions.
Comment répondre à une personne qui cherche constamment des félicitations ?
Comme dans toute relation, le meilleur moyen pour communiquer c’est souvent de se connecter aux besoins et aux désirs de l’autre. On le remarque au premier coup d’œil, le narcissique a besoin de se valoriser.
Il n’aime pas seulement se vanter pour jouir de toutes les facettes de l’image qu’il renvoie, c’est un réel besoin. Le Narcissique sans miroir flatteur s’éteint. Et derrière certains besoins, il y a une faille.
Dans leur livre « Comment gérer les personnalités difficiles », François Lelord et Christophe André proposent de renoncer à l’opposition systématique, qui peut renforcer le conflit, pour privilégier l’approbation et le compliment, mais uniquement s’il est sincère.
Cette approche ne signifie pas qu’il faut flatter constamment, excuser les comportements nuisibles ou renoncer à ses propres besoins. Elle consiste plutôt à reconnaître un fait précis lorsqu’il mérite de l’être, puis à formuler clairement ce que l’on attend dans l’échange.
Exprimer une limite claire
« Maintenant, ça suffit ! J’ai bien compris que tu voulais parler de tes vacances pendant tout le repas. Je me sens frustré parce que tu ne me poses pas de questions et que j’ai aussi envie et besoin de te parler. J’aimerais que tu t’intéresses à moi maintenant. »
« Maintenant, ça suffit ! J’ai compris que vous avez brillé dans la situation que vous me décrivez avec vos collègues. Je constate que vous dévalorisez le travail de vos collègues au bénéfice du vôtre, en les raillant sans cesse. J’aimerais que vous me parliez un peu de leurs atouts. »
« Maintenant, ça suffit ! J’ai compris que tu étais malheureux à cause du dentiste qui t’a fait mal ce matin. Je l’ai même bien compris parce que ça fait deux heures que tu me tiens au téléphone pour te plaindre. J’ai l’impression que tu utilises mon oreille comme un déversoir sans fond, prêt à cesser toute activité pour entendre tes plaintes. Je vais raccrocher maintenant et la prochaine fois que tu m’appelles, tu me demandes de mes nouvelles. »
Sauf exception, on a tout intérêt à reprendre les rênes de la relation au lieu d’en subir les conséquences. Une limite devient utile lorsqu’elle précise le comportement observé, son effet sur soi et la décision que l’on prendra si le comportement continue.
Quand les félicitations deviennent une forme de contrôle
L’abus narcissique se produit lorsqu’une personne narcissique manipule et maltraite progressivement son entourage. Ainsi, elle prend progressivement le contrôle sur son environnement créant divers préjudices toxiques.
Ces préjudices ou communément appelé abus narcissique sont à la fois émotionnels, psychologiques, financiers, sexuels ou physiques. Les narcissiques exploitent ceux qui les entourent.
Ils utilisent le gaslighting, le sabotage, le love bombing, les mensonges et déforment les situations et la réalité pour répondre à leurs besoins et non aux besoins de leurs proches. Par conséquent, les victimes souffrent des effets des différents abus narcissiques et ce même sur le long terme.
Le love bombing consiste à faire preuve d’attention et d’affection dans le but d’influencer quelqu’un. Cela peut provoquer des conflits internes et de la confusion chez les victimes.
Le narcissique utilise le « bombardement amoureux » pour contrôler la personne afin qu’elle devienne sa prochaine source d’énergie. Et il continuera à le faire pour que la personne reste en relation avec lui.
Les bombardements amoureux sont intenses et le narcissique peut « trop » partager ou vous faire pression pour que vous vous y engageriez trop tôt et rapidement dans la relation.
Le chaud et le froid
Souffler le chaud et le froid dans une relation permet de « ramener » quelqu’un dans la relation, généralement après une série de traitements silencieux ou une période froide. Cette technique de manipulation est qualifiée de chantage émotionnel.
Si le narcissique sent qu’il perd le contrôle, il changera de tactique. Ils vous valideront, seront intimes avec vous ou vous feront du bien. Une fois que les choses vont mieux et que la victime pense que le narcissique a changé, le narcissique recommence ses comportements abusifs.
Les narcissiques s’attendent à recevoir un traitement spécial. Ils agiront si vous ne vous pliez pas à chacun de leurs souhaits ou demandes. Vous pouvez recevoir des « sentiments froids » ou un « traitement silencieux », ou être confronté à des injures ou à des violences physiques.
La promesse de changer
La promesse de changement n’arrive jamais par hasard. Elle survient précisément au moment où le narcissique sent que son « réservoir » d’attention et de contrôle commence à se vider.
Cette promesse arrive généralement après des mois, voire des années de comportements toxiques parfaitement assumés. Certains iront jusqu’à proposer la thérapie, d’autres vous donneront accès à leur téléphone, et les plus créatifs nettoieront même leurs réseaux sociaux sous vos yeux.
Le narcissique devient soudainement attentif, présent, presque méconnaissable. Il adopte temporairement tous les comportements que vous avez désespérément réclamés pendant des mois ou des années.
Le plus ironique, c’est qu’ils mettent plus d’énergie à faire semblant de changer qu’il n’en faudrait pour changer réellement. Maintenir cette façade est épuisant pour eux et le retour à la normale peut être brutal.
Ce qui rend cette situation particulièrement problématique, c’est que ces promesses de changement réveillent souvent l’espoir que nous avions au début de la relation. Nous voulons tellement croire que cette fois, c’est différent.
Le problème fondamental réside dans la motivation du changement. Changer pour garder quelqu’un, est-ce vraiment un changement durable ? Le véritable changement ne survient que lorsque la personne décide de changer pour elle-même.
La proposition d’une séparation temporaire est en réalité le test ultime de la sincérité de leur engagement au changement. Un véritable désir de changement persisterait même en l’absence d’une audience immédiate.
S’ils acceptent, surveillez attentivement leurs actions plutôt que leurs paroles. S’ils refusent ou tentent de négocier, vous avez votre réponse.
Les mécanismes de manipulation et leurs conséquences
La projection narcissique implique que l’abuseur rejette ses problèmes sur la victime au lieu d’en assumer la pleine responsabilité. Par exemple, un agresseur narcissique peut accuser son partenaire de mentir alors qu’il a menti lui-même.
C’est nier son propre mensonge, attaquer la victime, transformer la victime en agresseur, en inversant ainsi les rôles. Si la conscience n’est plus présente, la projection des affects de l’abuseur crée une grande confusion chez la victime qui ne se reconnaîtra plus.
En créant un lien de dépendance, les narcissiques vont vous obliger à devenir tributaires d’eux. Par cette ruse, leur but est de progressivement vous isoler de votre famille et de vos amis.
Cela passera par un subtil dénigrement en disant du mal de vos amis ou votre famille. Ils pourront aussi vous reprocher de passer trop de temps avec vos proches et ceux que vous aimez.
La manipulation provoque de la confusion mentale, affaiblit l’estime de la victime, augmente les émotions d’anxiété, de honte et de culpabilité. Vous pouvez également être manipulé en étant maintenu à la maison, en étant empêché d’aller travailler, en subissant des actes sexuels ou des dépenses d’argent en faveur du narcissique.
La rage est un trait commun chez tous les narcissiques. Mais cette rage n’équivaut pas toujours à de la violence physique et heureusement. C’est pourquoi les narcissiques peuvent utiliser les menaces comme tactique de contrôle.
Comme le comportement narcissique est souvent incohérent et imprévisible, les victimes vivent avec un niveau d’anxiété élevé et constant. En effet les narcissiques apprécient de sentir la peur et la vulnérabilité de leurs victimes.
Les victimes de pervers narcissiques développent fréquemment des troubles anxieux ou des dépressions, en raison du stress chronique et de la dévalorisation subis. L’estime de soi est souvent profondément atteinte.
Dans les cas les plus graves, notamment après des années d’emprise, certaines victimes développent un SSPT, avec des symptômes comme des cauchemars, des flashbacks, ou une hypervigilance.
Les victimes peuvent également développer une méfiance généralisée envers les autres, ou au contraire, une tendance à se mettre en danger en répétant des schémas relationnels toxiques.
Les facteurs associés au trouble narcissique
Bien qu’il n’y ait pas de consensus sur la cause exacte de la NPD, la recherche suggère qu’elle peut résulter d’une combinaison de facteurs : dysfonctionnement dans les relations précoces avec les parents, les membres de la famille ou d’autres êtres chers, génétique, traumatismes de l’enfance, sensibilité sensorielle dans l’enfance et personnalité ou tempérament prédisposé.
Les expériences vécues dans la petite enfance, notamment la survalorisation parentale, l’admiration excessive, les louanges et la conviction que l’enfant a des capacités exceptionnelles, ont été associées au narcissisme à l’âge adulte.
À l’inverse, des expériences négatives vécues dans la petite enfance, telles que la froideur des parents, la maltraitance parentale, le sentiment d’être rejeté et la fragilité de l’ego durant l’enfance, peuvent également prédire le narcissisme à l’âge adulte.
Des facteurs génétiques et environnementaux pourraient contribuer au développement du trouble de la personnalité narcissique. Une théorie suggère que les personnes chargées des soins de l’enfant pourraient avoir interagi avec lui d’une manière qui n’a pas permis à l’enfant de développer une identité propre stable.
Par exemple, il se peut que les personnes qui s’occupaient de l’enfant aient été trop critiques ou trop indulgentes envers lui, ou l’aient trop complimenté ou admiré.
Ces épisodes de vie difficiles ne constituent pas pour autant une excuse pour les violences émotionnelles et/ou physiques infligées à leurs victimes aujourd’hui.
Les troubles associés et les risques cliniques
La NPD s’accompagne souvent d’autres troubles mentaux. Une personne avec NPD may experience episodes of depression and might also live with bipolar disorder, substance use disorder, or other personality disorders, such as borderline, histrionic, antisocial, and paranoid personality disorders.
Le trouble de la personnalité narcissique peut s’accompagner d’autres pathologies, telles que des troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives, des troubles de l’humeur et de l’anxiété et d’autres troubles de la personnalité.
Il peut donc être difficile de porter avec certitude un diagnostic de trouble de la personnalité narcissique. Un risque plus élevé de décès par suicide peut également être associé à ce trouble.
Une hostilité et une agressivité plus marquées accroissent les difficultés interpersonnelles et compliquent le traitement. Les personnes qui présentent un trouble de la personnalité narcissique présentent un risque accru de suicide.
Si vous remarquez des signes de repli sur soi ou si vous pensez que votre proche envisage des actes d’autodestruction, faites-lui part de vos inquiétudes de manière directe et avec compassion. S’il est en danger immédiat, contactez immédiatement les services d’urgence.
Comment se protéger face à une relation narcissique ?
La première étape est de reconnaître l’abus et de cesser de minimiser les comportements toxiques. Tenir un journal, en parler à un professionnel, ou lire des témoignages peut aider à y voir plus clair.
Essayez de fixer et de maintenir des limites saines. Les personnes qui présentent un trouble de la personnalité narcissique peuvent avoir tendance à se fier sur les autres pour répondre à leurs besoins ou à leurs attentes avec une intensité qui peut sembler insoutenable.
Exprimez clairement ce que vous êtes prêt à faire et ce que vous êtes capable de faire, et maintenez fermement ces limites. Évitez les confrontations directes lorsque celles-ci risquent d’aggraver la situation.
Veillez à prendre soin de vos propres besoins et de votre santé mentale. Évitez de laisser le trouble de votre proche prendre le dessus sur votre vie. Faites de votre mieux pour maintenir vos relations avec votre cercle social et vos systèmes de soutien.
Dans la plupart des cas, la seule solution pour se protéger est de rompre tout contact avec le pervers narcissique. Cela peut être difficile, surtout s’il y a des enfants ou des liens familiaux, mais c’est souvent nécessaire pour commencer à guérir.
Reste le dernier recours, si vos nerfs vous lâchent, si le narcissique vous a sucé jusqu’à la moelle, pompant au passage votre estime de vous-même : la fuite. Mais gardez-vous bien de retomber dans les filets d’un autre Narcisse : les nombrilistes sont plutôt nombreux.
Le soutien psychologique pour la personne concernée et son entourage
La difficulté d’aider une personne atteinte de NPD consiste souvent à lui faire admettre qu’elle pourrait bénéficier d’un soutien. En raison de la fragilité potentielle de son ego et de sa volonté d’éviter toute critique, il peut lui être difficile d’admettre qu’elle a besoin d’aide.
Souvent, le diagnostic de NPD n’est posé qu’après avoir cherché de l’aide pour d’autres problèmes de santé mentale. Elles peuvent également accepter de consulter un professionnel de la santé sur l’insistance de leurs amis et de leur famille.
Un traitement est possible pour les personnes souffrant de NPD si elles reconnaissent qu’elles peuvent en bénéficier. Les professionnels de la santé mentale utilisent généralement une combinaison d’approches thérapeutiques pour le traitement.
La thérapie peut aider les personnes atteintes de NPD à apprendre des stratégies positives pour établir des relations avec les autres. Avec les conseils d’un travailleur social clinique agréé, elles peuvent travailler à développer une meilleure estime de soi, apprendre à avoir des attentes plus réalistes vis-à-vis des autres, cultiver la conscience de soi et développer des mécanismes d’adaptation pour gérer les symptômes de la dépression ou de l’anxiété.
La psychothérapie, ou thérapie par la parole, est une approche de traitement à long terme axée sur l’établissement d’une relation solide entre patient et thérapeute. La psychothérapie psychodynamique peut être efficace, car elle se concentre sur les conflits sous-jacents.
La thérapie basée sur la mentalisation aide la personne à réfléchir sur son état d’esprit et celui des autres et à les comprendre, notamment ce qu’elle et ce qu’ils ressentent et pourquoi.
La psychothérapie centrée sur le transfert repose sur l’interaction entre la personne et le thérapeute. Ces approches se concentrent sur les perturbations dans la façon dont les personnes se perçoivent elles-mêmes et perçoivent les autres émotionnellement.
Le traitement centré sur les schémas vise à aider les patients à identifier et à ajuster les schémas cognitifs et comportementaux qui sont à l’origine des traits narcissiques. Les schémas narcissiques, tels que le sentiment exagéré de sa propre importance, sont des croyances durables qui se développent tôt dans la vie.
La thérapie cognitivo-comportementale peut plaire aux personnes atteintes d’un trouble de la personnalité narcissique. Leur besoin d’être complimentées peut permettre à un thérapeute de façonner leur comportement.
Il n’existe actuellement aucun médicament pour traiter le trouble de la personnalité narcissique. Cependant, de nombreux patients présentant ce trouble bénéficient de l’utilisation de médicaments pour gérer les symptômes tels que l’anxiété et la dépression.
Les amis ou les membres de la famille d’une personne souffrant de NPD peuvent également bénéficier d’une thérapie, même s’ils sont par ailleurs en bonne santé. Cela peut être particulièrement vrai pour ceux qui ont été victimes d’abus émotionnels de la part d’une personne souffrant de NPD.
La psychoéducation peut aider ces personnes à comprendre les complexités du narcissisme, à fixer des limites saines et à développer des stratégies d’adaptation efficaces. Les groupes de parole peuvent aussi être bénéfiques.
Les services de télésanté peuvent s’avérer particulièrement bénéfiques dans le cadre d’une thérapie pour un trouble de la personnalité narcissique. Des études montrent que la thérapie en ligne peut être efficace dans le traitement des troubles de la personnalité.
Comment soutenir un proche qui présente des tendances narcissiques ?
Renseignez-vous sur le trouble de la personnalité narcissique afin de comprendre les nuances de ce trouble et les options possibles de traitement ou de gestion des symptômes. Incitez votre proche à se faire soigner, mais reconnaissez que vous ne pouvez pas l’obliger à changer.
Bien qu’il puisse être frustrant qu’il résiste à l’aide, rappelez-vous que son comportement relève de sa responsabilité, pas de la vôtre. Faites savoir à votre proche qui présente un trouble de la personnalité narcissique que vous l’acceptez.
Rappelez-vous que ses comportements sont le résultat de la douleur qu’il éprouve en raison de sa maladie mentale. Le fait de lui faire sentir que vous l’aimez et que vous le soutenez peut l’aider à se diriger vers le traitement approprié.
La meilleure façon de soutenir une personne ayant des tendances narcissiques est de l’encourager à rechercher une aide professionnelle par le biais d’une thérapie. Maintenez des limites saines tout en la soutenant, évitez les approches conflictuelles et concentrez-vous sur des comportements spécifiques plutôt que sur des jugements de caractère.
Envisagez une thérapie familiale ou une thérapie de couple si la relation est très affectée. Songez à la possibilité de suivre une thérapie ou de vous joindre à un groupe de soutien.
- Décrire le comportement précis plutôt que d’utiliser une étiquette globale.
- Reconnaître uniquement ce qui est réellement positif et vérifiable.
- Exprimer clairement l’effet du comportement sur la relation.
- Fixer une limite concrète et réaliste.
- Observer la constance des actes plutôt que les promesses ou les félicitations reçues.
- Préserver ses propres relations et ses ressources de soutien.

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