Les noces de Cana racontent le premier signe accompli par Jésus : à Cana de Galilée, alors que le vin vient à manquer pendant un mariage, Jésus fait remplir six grandes jarres d’eau, puis cette eau devient du très bon vin. Le récit se trouve dans l’Évangile de Jean, au chapitre 2, versets 1 à 11.
Cette activité biblique aide les enfants à découvrir que Jésus est présent dans les moments ordinaires et joyeux de la vie, qu’il accueille les hommes dans une alliance de bonheur et qu’il peut transformer une situation de manque. Elle permet aussi de réfléchir à la confiance, à l’écoute et au service des autres.
Le texte biblique : Jean 2, 1-11
01 Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. 02 Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. 03 Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » 04 Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » 05 Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
06 Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). 07 Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. 08 Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
09 Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié 10 et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » 11 Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
Repères pour comprendre le récit
La « Galilée », c’est le pays de Jésus au nord du pays. Cana, de l’hébreu qaneh, « roseau ». Petite localité de Galilée, sa localisation reste incertaine, certains la plaçant à Kafr Kanna à 8 kms au nord de Nazareth, mais il semble plus cohérent de la placer à 14kms au nord de Nazareth, à Khirbet Qana dont l’environnement marécageux pourrait justifier la racine de son nom.
Une « mesure » c’est une unité de volume importante : 40 litres. Les jarres sont donc très grandes et font plus de 100 litres. Les « vases destinés à la purification » font référence à la Loi juive obligeant les juifs à se laver souvent. Ce sont des rites de purification appelés ablutions.
Les jarres étaient destinées aux purifications rituelles des Juifs. Jésus ne transforme donc pas simplement une petite quantité d’eau commune : il fait remplir jusqu’au bord de grandes jarres de pierre, puis l’eau devient du vin.

Les personnages principaux
Jésus
Au cours de son périple à travers la Galilée et la Judée, Jésus est invité à des noces à Cana de Galilée, le troisième jour après la promesse qu’il a faite à Nathanaël, disciple originaire de Cana, de voir de grandes choses s’il se met à sa suite. Cette fête à Cana inaugure ce que l’on appelle « la vie publique de Jésus ».
C'est le premier geste public de Jésus, donc ce récit est essentiel. Et pourtant ce geste est curieux, il semble sans grande importance, il ne guérit personne, juste permet à des gens de faire encore plus la fête.
À Cana, Jésus n’enseigne pas par des paroles, il agit. Il manifeste la puissance divine. Toute la force de cet épisode réside dans le geste, accompagné de peu de mots.
Marie, la mère de Jésus
La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Marie est invitée à cette fête. Avant les autres, elle voit ce qui va manquer pour que le bonheur des convives se poursuive. Elle en parle à Jésus.
Invitée, elle agit comme si elle se sentait concernée par la désorganisation du repas de noces. Pour cela, elle incite son fils à agir, sachant au fond d’elle-même qu’il peut intervenir, mais à un moment qui n’est pas encore celui que Dieu a choisi pour manifester le Christ comme Dieu sauveur.
Marie intercède auprès du Fils, en lui faisant remarquer que les convives ont terminés le vin et, de cette manière, se fait porteuse d’une supplication commune de la part des hommes vis-à-vis de Jésus.
Pour la première fois la Vierge arrête d’être simplement une mère et se fait porte-parole de l’humanité auprès de Son Fils, en instruisant les présents à suivre Sa parole en s’abandonnant à elle en toute confiance : « Faites ce qu’Il vous dira ».
Jésus exprime la différence qui existe entre lui, le Fils de Dieu et Marie. Certes, elle est sa mère, mais elle n’a pas d’ordres à donner au Seigneur ni à s’immiscer dans son ministère. Il ne lui manque pas de respect, mais lui donne à comprendre qu’il agit indépendamment, en vertu de sa seule autorité, et que dans l’exercice de sa mission, il n’est tributaire d’aucun lien naturel.
Les serviteurs
Les serviteurs sont les témoins directs de l’eau changée en vin et les acteurs impliqués dans le travail de remplir les 6 jarres jusqu’au bord. Ils obéissent à l’injonction d’une invitée leur demandant de faire ce qu’un autre invité leur ordonnera.
Malgré le côté insolite de la situation, ils restent discrets après le signe manifesté. Rien n’est dit quant à leur foi éventuelle en Jésus Christ.
Le maître du repas
Le maître du repas, l’intendant, rappelle la coutume d’organisation du repas en positionnant le vin moins bon après que les papilles des invités soient quelque peu diminuées par les premières coupes.
D’ailleurs il se trompe en croyant le marié responsable de la qualité du vin servi jusqu’alors.
Le marié et l’épouse
En donnant lui-même du vin destiné aux invités, Jésus prend la place de l’époux, bien silencieux par ailleurs. La remarque du maître du festin au marié, à qui il attribue le mérite d’avoir gardé le meilleur vin pour la fin, semble indiquer que c’était au marié que revenait une certaine responsabilité quant au vin.
Par ailleurs rien n’est dit quant à l’épouse. Quand on demande où est la mariée dans cette scène champêtre au village de Cana, on est bien en peine de répondre. Jean ne la décrit pas, ne signale pas sa présence. Cet indice invite à rechercher la dimension spirituelle que Jean a voulu donner à son récit.
Les disciples
Chez l’évangéliste Jean, le signe manifesté est souvent le point de départ de la foi des disciples du Christ. Jésus vient de leur révéler son identité. Les disciples commencent à entrer dans la foi.
La présence de Jésus à ce banquet et le signe qu’il accomplit conduisent les disciples à croire en lui : « Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. »
Le premier signe de Jésus
Les Noces de Cana racontent le premier miracle accompli par Jésus. L’évangéliste Jean nous raconte dans son Évangile le premier miracle que Jésus aurait accompli.
Il s’agit là du premier « signe » ou « œuvre » - ce sont les noms donnés par Jean aux miracles - de Jésus. La présence de Marie au miracle des Noces de Cana a une signification encore plus profonde.
Il s’agit en effet du premier des Sept Signes, les sept miracles que dans l’Évangile de Jean racontent le parcours entrepris par Jésus afin de montrer aux disciples Ses pouvoirs et ce à quoi il est destiné, avant d’arriver à la Cène, à la Passion et à la mort.
| Les sept signes de l’Évangile de Jean |
|---|
| Les Noces de Cana en Galilée |
| La guérison du fils du capitaine |
| La guérison du malade de trente-huit ans à Béthesda |
| La multiplication des pains |
| Jésus qui marche sur l’eau |
| La guérison de l’aveugle-né |
| La résurrection de Lazare |
Moïse, afin de convaincre Pharaon de laisser partir le peuple d’Israël, avait changé l’eau du Nil en sang (Ex 7,14-25). Jésus est présenté ici comme un nouveau Moïse.
Les messages essentiels pour les enfants
Jésus n’est pas contre la joie
Mais c’est déjà un message considérable : Jésus n’est pas contre la joie et la fête. On a le droit d’être chrétien et de se marier, et de s’amuser.
L’épisode de Cana est un moment festif au cours duquel Jésus transforme beaucoup d’eau en vin. C’est jour de fête à Cana. C’est jour de joie. C’est jour d’Alliance. On rit, on parle, on se sent bien. On est en communion les uns avec les autres.
Et même le fait qu’il ait été présent permettra aux convives d’avoir encore plus de joie et de fête. Quand on invite Jésus dans sa vie, on a une source infinie de joie.
L’eau et le vin
Le vin, dans la Bible, c’est symbole de joie et de fête, (comme le champagne de nos jours), ou une délicieuse boisson que nous pouvons aimer. L’eau, ça permet de survivre, mais sans grand plaisir.
Donc quand Jésus est présent, ça apporte de la joie dans une vie. Une vie sans Christ, c’est comme une vie avec du pain et de l’eau, on n’en meurt pas, mais ça manque de joie.
Avoir la foi ne fait pas vivre plus vieux matériellement, mais ajoute une autre dimension. Certes il y a des joies terrestres même sans le Christ (comme le vin du début du récit) mais elles ont une limite et ne durent pas toute la vie.
La joie de Jésus vient en plus et est sans fin. La joie de la présence du Christ, c’est une joie infiniment durable, infinie et quelle que soit la circonstance.
L’abondance comme don de Dieu
Un autre aspect du vin qui mérite d’être abordé est celui de la fête. En effet il ne peut y avoir de réjouissances sans le vin.
Dans l’Ancien Testament, particulièrement chez les prophètes, on trouve le vin lors du festin messianique (« Yahvé Sabaot prépare pour tous les peuples, sur cette montagne, un festin de viandes grasses, un festin de bons vins, de viandes moelleuses, de vin dépouillés ») ou dans des descriptions eschatologiques (« Ce jour-là, les montagnes dégoutteront de vin nouveau » ; « Les montagnes suinteront de jus de raisin, toutes les collines deviendront liquides. ».
L’abondance dans les textes bibliques rappelle le don de Dieu. Toute abondance trouve sa source dans le don que Dieu fait aux hommes.
Non seulement Jésus transforme en vin l’eau destinée à la purification rituelle, et non pas de l’eau commune, et la transforme en un excellent vin, le meilleur.
Jésus transforme les situations de manque
Dans notre vie c’est pareil, Jésus n’est pas forcément très actif, ou peut sembler ne pas nous apporter beaucoup, mais s’il est invité et présent quand même, il est prêt pour agir le jour où il faudra.
Pour découvrir un jour cette joie, il faut que Jésus ait été invité. Même s’il ne fait rien au départ, un jour il peut apporter beaucoup.
C’est ce qu’on donne à l’École Biblique : Jésus est présent dans votre vie, un jour ça pourra transformer vos vies quand vous en aurez besoin, mais pour ça il faut qu’il soit déjà présent, même en étant inactif au départ.
L’évangile des Noces de Cana nous invite à ne pas oublier que Dieu seul peut combler tous nos manques, que Dieu seul peut nous aider pleinement à étancher notre soif, que Dieu seul peut réellement transformer nos vies.
Une activité de découverte : le manque et la confiance
Demandez à l’enfant ce qu’est un miracle. Expliquez qu’un miracle est quelque chose qui n’est pas explicable par des moyens normaux, mais qui se produit par l’intervention de Dieu.
Parlez de la façon dont Jésus a fait du vin à partir de l’eau. Demander si c’était un miracle ou non ? Vous pouvez choisir d’énumérer certaines choses et demander si elles sont un miracle.
Prenez un pichet transparent et remplissez-le avec de l’eau. Demandez à l’enfant s’il pense que vous pouvez en faire du jus. Vous pouvez demander à l’enfant si le fait de parler ou de chanter à l’eau la transformerait en jus.
Ensuite, prenez un mélange pour faire du jus, ajoutez-le à l’eau et remuez. Parlez de la façon dont vous faites du jus en utilisant un mélange pour faire du jus. Demandez à l’enfant si c’est un miracle.
Faites remarquer que ce n’est pas le cas. Alors demandez si ce que Jésus a fait quand il a transformé l’eau en vin était un miracle ou pas. Faites remarquer que Jésus n’a pas utilisé de mélange pour faire du jus ou quoi que ce soit d’autre, mais il a quand même créé du vin.
Activité sur la confiance
Parler de la confiance. Expliquez que la confiance, c’est quand nous comptons sur quelqu’un. Parlez des fois où votre enfant doit vous faire confiance, par exemple pour sa sécurité lorsqu’il traverse la rue.
Faites remarquer que Marie a fait confiance à Jésus pour résoudre le problème. Rappelez à l’enfant que, nous aussi, nous avons un problème et que nous avons besoin de Jésus pour le résoudre.
Faites remarquer qu’en tant que pécheurs, nous avons besoin d’un Sauveur et que Jésus est le Sauveur. Rappelez à l’enfant que Dieu l’aime et s’occupe de lui.
Partagez comment nous pouvons apporter tous nos soucis et nos besoins à Jésus et que nous pouvons lui faire confiance.
Jeu du guide et de la confiance
Jouez à un jeu en mettant un bandeau sur les yeux de votre enfant. Assurez-vous d’avoir un espace ouvert sans objets dangereux.
Mettez de petits articles sur le sol comme des bonbons ou des petits jouets. Dites à l’enfant qu’il devra vous faire confiance pour le guider vers les objets. Intervertissez les rôles.
Faites remarquer que même si aucun de vous ne pouvait voir, vous vous faisiez confiance. Parlez de la façon dont nous n’avons pas besoin d’être aveugles sur ce qui est bien, puisque Jésus nous a dit ce qui est juste.
Jeu « Jésus dirait-il ? »
Demandez à l’enfant où Jésus nous dit ce qui est bien ou mal. Faites remarquer que Jésus nous dira toujours de faire ce qu’il faut.
Vous pouvez choisir de poser des questions sur le thème « Jésus dirait-il ? » Les questions devraient être par exemple «Est-ce que Jésus te dirait de taper ta sœur? » ou « Est-ce que Jésus te dirait d’être gentil? »
Faites remarquer que nous pouvons toujours faire confiance à Jésus pour faire ce qui est le mieux. Il ne s’est pas contenté de faire du vin; Il a fait le meilleur vin.
Activité « bon, mieux, meilleur »
Placez des choses ou des photos de choses et demandez à votre enfant de choisir ce qui est bon, mieux et meilleur. Par exemple, certains aliments, jouets ou activités.
Offrez trois options et demandez-lui de les mettre en ordre. Rappelez-leur comment l’homme a goûté le vin et a découvert que Jésus avait fait le meilleur vin.
Activité manuelle : le tableau collectif des jarres
Réaliser un tableau collectif : chaque enfant reçoit un dessin représentant une jarre et écrit dessus ce que Jésus apporte en abondance dans notre vie quotidienne (joie, paix, amour…).
Comprendre que Jésus transforme non seulement l’eau en vin, mais aussi nos vies par son amour et sa mission.
Les enfants peuvent décorer les jarres avec des couleurs, des mots ou des dessins. Les jarres peuvent ensuite être réunies sur une grande feuille afin de former un tableau collectif.

Le bricolage « changer l’eau en vin »
Ce dont vous avez besoin :
- Page du modèle
- Crayons ou feutres
- Ciseaux
- Attache parisienne
Que faire :
- Coloriez la page du modèle.
- Coupez sur les pointillés.
- Fixez le cercle à la page avec l’attache parisienne.
Relais d’eau : remplir les tasses
Placez un seau plein d’eau d’un côté de la pièce. (Ce serait mieux de faire ce jeu à l’extérieur). De l’autre côté, placez quelques gobelets en plastique.
Donnez à l’enfant une cruche et demandez-lui de marcher jusqu’au seau, de le remplir d’eau, et de retourner verser l’eau dans les tasses.
Répéter l’opération jusqu’à ce que toutes les tasses soient pleines. Si vous avez plus d’un enfant, vous pourriez en faire un concours. Quelle équipe peut remplir toutes ses tasses le plus rapidement ?
Test du goût : reconnaître le meilleur
Assurez-vous qu’il n’y a pas d’allergies alimentaires avant de commencer cette activité. Selon l’âge de l’enfant, vous pouvez également choisir de les bander les yeux.
Placer sur la table 3 variétés de choses similaires. Par exemple, trois types de jus de fruits, trois types de fruits, trois types de chocolat et ainsi de suite.
Permettez aux enfants de goûter chacune des choses et de voter pour le meilleur. Rappelez-leur comment l’homme a goûté le vin et a découvert que Jésus avait fait le meilleur vin.
Organiser une mini-célébration
Planifiez et organisez une mini célébration. Prévoyez d’avoir une mini célébration. Faites une liste des choses dont vous aurez besoin.
Par exemple, musique, jeux, ballons, boissons, collations, gâteaux et ainsi de suite. Si vous avez du temps et ce qu’il faut, vous pourriez avoir une mini célébration avec votre enfant.
Parlez de ce que serait une fête d’anniversaire sans gâteau d’anniversaire. Qu’est-ce que ça leur ferait ? Comment les gens sans gâteau se sentiraient-ils ? Expliquez que cela est similaire à ce qui s’est passé au mariage.
Activité : écouter et devenir serviteur
Invités, nous le sommes! Serviteurs, nous avons à le devenir. A Cana, Marie et Jésus sont de simples invités. Ils n'ont normalement pas à se préoccuper du déroulement du repas. Pourtant, Marie regarde, voit, intervient. Et Jésus se lève et dit aux employés ce qu'ils doivent faire.
Marie et Jésus se mettent naturellement au service des autres. Les serviteurs officiels, eux, entendent la parole (« Faites tout ce qu'il vous dira. »), l'accueillent et agissent.
C'est grâce à leur écoute, leur confiance, leur participation que la fête de Noces est débordement de joie! C'est important de voir cela! C'est important, car cela nous concerne: Pour que la fête du Royaume batte son plein, nous avons, nous aussi à écouter et à devenir serviteurs!
N'ayons pas peur, il ne nous sera demandé que des choses simples, des choses que nous sommes capables d'effectuer: « Remplissez d'eau ces jarres. » Dieu nous connaît! Il ne nous demandera jamais l'impossible. mais juste ce que nous sommes capables d'accomplir.
Jeu du meilleur service
Demandez aux enfants de proposer des actions simples qui peuvent aider quelqu’un : écouter un camarade, partager, accueillir une personne seule, aider à ranger ou encourager quelqu’un.
Pour que la fête du Royaume batte son plein, nous avons, nous aussi à écouter et à devenir serviteurs!
Activité sur l’Alliance
Ce repas de noces nous concerne-t-il? Dans le Premier Testament, il est dit que Dieu invite chacun de ses enfants à vivre une Alliance avec LUI, une Alliance de Bonheur, une Alliance d'Amour!
« Tu compte beaucoup à mes yeux; Tu es précieux pour moi. Je t'aime! » Rappelons-nous le récit de la création: Tout ce que Dieu crée est bon et beau! Tout ce qu'il crée est pour l'humain.
Aujourd'hui, Dieu nous invite toujours à entrer dans l'Alliance de Bonheur, Il veut toujours rejoindre le cœur de l'homme pour l'inonder de Joie et d'Amour. Nous sommes donc tous invités à vivre notre vie comme un merveilleux repas de Noces!
Lorsqu'on fait alliance avec une personne, c'est que l'on se sent bien avec elle, c'est qu'on a envie de passer du temps avec elle, de partager des choses avec elle.
Si l'on fait Alliance avec Dieu, il faut passer du temps avec Lui (en lui parlant, en le priant, en faisant silence pour l'écouter,. ). Lorsqu'on fait alliance avec une personne, on reçoit d'elle. on lui donne aussi.
Si l'on fait Alliance avec Dieu, il faut lui donner un peu de nous (se laisser conduire, lui laisser une place en nos vies, lui faire plaisir en aimant nos frères,. ).
Activité des deux alliances
Tu pourras compléter l'image en écrivant ton prénom sur une alliance et Dieu sur l'autre. N'oublie pas de répondre à la question.
Les enfants peuvent ensuite expliquer ce que signifie pour eux passer du temps avec Dieu, lui parler, l’écouter et laisser une place à Dieu dans leur vie.
Les manques dans notre vie
Nous sommes tous invités à entrer dans l'Alliance de Bonheur. mais notre vie reste trop souvent grise (Il y a les soucis, les peurs, les déceptions, la démoralisation, la maladie, la jalousie, l'orgueil, l'égoïsme, le refus de pardonner, de nombreux manques,. ).
Notre vie avec Dieu ressemble à un repas de noces sans vin; elle est souvent terne, sans joie, sans aucun éclat. Elle ne résonne pas alentour. Elle ne "chante" pas.
C'est sûr, le vin qui réjouit semble nous faire souvent défaut. Chaque jour, n'oublions pas de regarder nos vies pour y découvrir les creux à combler, les manques à enrichir.
N'oublions pas non plus de nous confier, de présenter nos manques au Ciel (comme Marie l'a fait à Jésus), ensuite, restons confiants! Soyons sûrs que Dieu agit.
Il saura transfigurer nos vies pour qu'elles rayonnent de la joie, de la lumière, du bonheur du Royaume.
Jeu des manques et des transformations
Jésus vient pour combler nos manques. De quel manque peut-il s'agir?
- Parfois, nous sommes aveugles au monde qui nous entoure (égoïsme). Jésus peut ouvrir nos yeux et les rendre sensibles à la pauvreté, aux petits, à la maladie,.
- Parfois, nous sommes comme prisonniers: nous n'osons pas marcher vers les autres (peur). Jésus peut nous rendre libres!
- Notre manque premier, celui duquel découle tous les autres, est celui de l'amour: Nous avons besoin d'être aimés pour nous épanouir. Nous avons aussi besoin d'aimer.
On cherche dans nos vies des exemples de manque: par exemple, lorsque je souffre est-ce que je pense à me tourner vers Jésus pour lui demander sa paix? Lorsque je suis inconsolable, est-ce que je me tourne vers Jésus pour lui demander sa joie?
Jeu du mémory
Pour trouver d'autres idées joue au jeu du mémory. Photocopier la feuille puis découper tous les rectangles.
En groupe, on regarde d'abord les cartes qui vont ensemble: prison/liberté, aveugle/voyant, obscurité/lumière, tristesse/joie, solitude/communion, souffrance/apaisement, désespoir/espérance, exclusion/accueil, péchés/pardon.
Ensuite, place au jeu! On retourne toutes les cartes et on joue avec la règle du jeu Mémory.
La parabole de Cana à l’envers
« C’est l’histoire d’un maître de repas qui avait convié ses invités à un repas de noces. Il avait tout prévu de manière magnifique, mais il eut l'idée de responsabiliser les invités en demandant à chacun d'apporter une bouteille d'un vin de grande qualité pour que la réunion soit une belle fête vivante et joyeuse! Toutes les bouteilles seraient rassemblées dans un grand tonneau où chacun pourrait venir puiser.
Un «petit malin» se dit en lui-même: «Si j’apporte une bouteille d’eau et que je la verse dans ce grand tonneau, personne ne verra la différence». Le problème, c'est que ce jour-là, tous les invités au repas de noces étaient des "petits malins" Le vin de la noce fut remplacé par un tonneau d’eau!
Les invités, tous honteux d'avoir été découverts et d'avoir trompé leur ami, ne se réjouirent pas!
Dans nos vies: Nous sommes tous invités à entrer dans l'Alliance de Bonheur! Nous sommes tous invités à vivre pleinement la Joie! Mais nous sommes aussi tous invités à agir pour ce bonheur.
Si chacun apporte le meilleur de lui-même, le monde sera transformé! La JOIE du Royaume débordera!
Jeux et fiches d’activités
Mots cachés
Préparez une grille de mots cachés sur le thème des Noces de Cana. Les enfants peuvent rechercher les mots : disciples, mariage, serviteur, maître, eau, cuves, Jésus, Marie, vin et manque.
Mots croisés
Les réponses proposées sont : Disciples, mariage, serviteur, maître, eau, cuves, Jésus, Marie, vin, manque.
Jeu des différences
Les enfants doivent trouver sept différences entre les deux dessins représentant les noces de Cana.
Phrase codée
Que fait Jésus durant les noces de Cana ? Pour le savoir, il suffit de remettre la phrase dans l’ordre en suivant le code.
Une autre phrase codée peut porter sur la parole de Marie : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Texte à compléter
Les enfants peuvent compléter avec les phrases de l’évangile, puis colorier.
Coloriage
Préparez une page à colorier représentant Jésus, Marie, les serviteurs, les jarres et le maître du repas.
Questions pour faire parler les enfants
- Où se déroule le mariage ?
- Qui est présent à la fête ?
- Quel problème survient pendant le repas ?
- Que dit Marie à Jésus ?
- Que dit Marie aux serviteurs ?
- Combien y a-t-il de jarres ?
- Que doivent faire les serviteurs ?
- Que goûte le maître du repas ?
- Pourquoi le maître du repas est-il étonné ?
- Qui sait d’où vient le vin ?
- Pourquoi ce récit est-il appelé le premier signe de Jésus ?
- Que peut représenter le vin dans la Bible ?
- À qui pouvons-nous confier nos manques et nos soucis ?
- Comment pouvons-nous devenir serviteurs des autres ?
Une activité de mise en ordre du récit
Distribuez aux enfants des phrases ou des images représentant les différentes étapes du récit. Ils doivent les remettre dans l’ordre.
- Jésus est invité à un mariage avec sa mère et ses disciples.
- Le vin vient à manquer.
- Marie parle de la situation à Jésus.
- Marie dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
- Jésus demande de remplir les jarres d’eau.
- Les serviteurs remplissent les jarres jusqu’au bord.
- Ils portent le contenu au maître du repas.
- Le maître du repas goûte l’eau changée en vin.
- Les disciples commencent à croire en Jésus.
Le temps et la patience
Le récit des Noces de Cana est un récit qui nous invite à entrer dans le bonheur de l'Alliance. Mais, il faut savoir que ce bonheur ne nous est pas donné subitement; il ne vient pas en un jour (« Mon heure n’est pas encore venue » dit Jésus).
Il faut s'armer de patience, puis se préparer en écoutant, en faisant confiance et en suivant le chemin de Jésus. (« Faites tout ce qu’il vous dira. »).
C'est peu à peu que l'eau de notre cœur se transformera en vin: c'est peu à peu que nous découvrirons la joie, le bonheur de vivre avec Dieu.
Chez les évangélistes, l'emploi des mots: « le troisième jour » est une manière de parler de la Résurrection. En lisant le texte des Noces de Cana, nous sommes donc, dès les premiers mots, invités à relire les textes de la Passion et de la Résurrection de Jésus.
Jésus ressuscité, c'est Jésus toujours présent! Jésus qui peut encore aujourd'hui nous ouvrir à l'Alliance.
Le miracle et sa signification
Quant au miracle, que s'est-il réellement passé pendant le mariage ? Cela n'a pas beaucoup d'importance pour notre vie de connaître la vérité.
Certains croient au miracle en disant que Jésus fils de Dieu peut bien faire tout ce qu'il veut, d’autres ne croient pas trop aux miracles et disent qu’il a dû se passer quelque chose de plus ordinaire qu’on peut expliquer et qui a été raconté comme ça.
Mais c’est sans réelle importance. Ce qu’il faut, c’est comprendre ce que ça peut signifier pour nous aujourd’hui qui n’attendons de toute façon pas un miracle matériel de cet ordre.
Cette semaine, nous allons voir le premier miracle que Jésus a accompli. Alors qu’il assistait à un mariage à Cana, il a transformé l’eau en vin. Notre lecture se trouve dans Jean 2:1-11.
Une lecture symbolique du vin
À travers une action chargée de symbolisme, la manifestation divine qui se déploie, va emporter l’adhésion des derniers récalcitrants campés derrière leurs doutes : le miracle de Cana s’achève par l’adhésion des disciples qui « crurent en lui ».
Il s’agit bien d’une noce, au cours de laquelle se déploie un événement important de manifestation divine, comme au Baptême ou à la Transfiguration. Derrière l’aspect matériel du vin et de l’eau, c’est tout un essentiel qui est présenté.
Ce premier signe de Jésus réunit deux substances distinctes en une seule pour donner lieu à un miracle : l’eau transformée en vin.
Ce signe placé au début de la vie du Christ évoque déjà l’ultime mystère de Jésus Christ au cours du dernier repas avant sa crucifixion où il transforme le vin en sang.
Miracle parallèle à celui de la multiplication des pains, il préfigure l’Eucharistie et toute une série d’évènements qui conduisent vers la reconnaissance de Jésus Christ comme Fils de Dieu.
Une autre interprétation parfois donnée, surtout dans les milieux catholiques est que le passage de l’eau au vin correspond à ce que nous devons faire dans notre vie avec l’aide du Christ de faire passer l’eau de notre baptême au vin de l’eucharistie, donc passer de la grâce reçue à la plénitude de la présence de Dieu.
Cette interprétation n’est pas fausse, mais les protestants étant peu attachés aux sacrements la mettent rarement en avant.
La présence de Jésus dans une vie
Une vie sans Christ, c’est comme une vie avec du pain et de l’eau, on n’en meurt pas, mais ça manque de joie. Avoir la foi ne fait pas vivre plus vieux matériellement, mais ajoute une autre dimension.
Certes il y a des joies terrestres même sans le Christ (comme le vin du début du récit) mais elles ont une limite et ne durent pas toute la vie. La joie de Jésus vient en plus et est sans fin.
La joie de la présence du Christ, c’est une joie infiniment durable, infinie et quelle que soit la circonstance. Pour découvrir un jour cette joie, il faut que Jésus ait été invité.
Dans notre vie c’est pareil, Jésus n’est pas forcément très actif, ou peut sembler ne pas nous apporter beaucoup, mais s’il est invité et présent quand même, il est prêt pour agir le jour où il faudra.
Prière avec les enfants
Priez et remerciez Jésus d’être venu sauver les pécheurs. Demandez-lui de vous aider à lui faire confiance.
Les enfants peuvent ensuite présenter à Dieu une joie, une peur, une tristesse, une difficulté ou un manque. Ils peuvent terminer en répétant ensemble la parole de Marie : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Les noces de Cana
Supports artistiques autour des noces de Cana
Les Noces de Cana ont inspiré de nombreux artistes au cours des siècles. Nous citons ici le tableau homonyme réalisé par le Véronèse en 1563 et conservé aujourd’hui au musée du Louvre à Paris.
Il représente l’épisode de la transformation de l’eau en vin avec une scène riche en détails dans un décor qui mélange des éléments liés à l’époque des faits et d’autres contemporains à l’artiste.
Les convives du banquet portent des vêtements de la fin de la Renaissance, aux couleurs brillantes, il y a des musiciens en train de jouer des instruments modernes et beaucoup des personnages sont représentés avec les traits de personnes historiques célèbres, outre à l’artiste en personne.
Les Noces de Cana en musiques : chant grégorien : Nuptiae factae sunt in Cana Galilaeae ; Jules Massenet, La Vierge - Les noces de Cana « Ô mon fils ! On t’acclame ! » ; Jacques Brel, Si c’était vrai, 1958.
Les Noces de Cana au cinéma : La voie lactée, de Luis Buñuel : Luis Buñuel et Jean-Claude Carrière rejouent le miracle avec un humour corrosif puisque c’est l’eau de toilette qui est transformée en vin.
Intolérance, de David Griffith : une séquence, les noces de Cana, évoque le bonheur des amours bénies par Dieu.

Une remarque sur le vin dans l’Antiquité
Dans l’Antiquité, le vin est un produit de luxe. En effet, les pressoirs ne sont pas alors ce qu’ils sont devenus avec la mécanisation. Les fouleurs s’affairent nuit et jour pour extraire le jus de raisins écrasés.
Après le temps de la fermentation, le jus, tannique à souhait, est conditionné dans des jarres, tel quel : on peut comprendre pourquoi, à la Cène Jésus ajoute de l’eau à son vin.
Ce n’est pas juste un symbole. Il y a aussi l’aspect pratique : le vin est imbuvable sans l’ajout d’eau. Le vin que produisaient les vignerons de l’Antiquité était extrêmement fort en alcool, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui !