Apres 9 mois de cache cache faire part: exploration, apprentissage et plaisir chez l’enfant

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Qui n’a jamais ressenti le frisson joyeux de se cacher, le cœur battant, en attendant d’être découvert ? Si le jeu cache-cache fascine autant les enfants, c’est parce qu’il répond à un besoin naturel : explorer et comprendre le monde. Ce jeu, en apparence si simple, développe en réalité des compétences fondamentales chez l’enfant : mémoire, motricité, sociabilité et imagination.

Pourquoi le jeu cache-cache passionne-t-il autant les enfants ? Le jeu du cache-cache captive naturellement les enfants dès leur plus jeune âge. Mais pourquoi ? Parce qu'il répond à un besoin fondamental chez les tout-petits : comprendre que même cachés, les objets ou les personnes continuent d’exister. Appelée « permanence de l’objet », cette compétence cognitive apparaît entre 12 et 18 mois et explique pourquoi votre bébé rit aux éclats quand vous réapparaissez soudainement après avoir disparu derrière vos mains. Ainsi, en jouant régulièrement à cache-cache, votre enfant entraîne ses capacités cognitives tout en développant sa confiance en lui.

Il apprend à anticiper, mémoriser des cachettes, et interagir avec les autres enfants, forgeant des liens sociaux solides dès ses premières années. Le saviez-vous ? Le jeu cache-cache reste un jeu incontournable où un chercheur doit dénicher les joueurs en planque. Son principe fondamental se résume simplement : pendant que le chercheur énumère les chiffres, les autres se camouflent dans leur cachette. Concrètement, le chercheur repère un joueur, il le signale aussitôt. Ce jeu ludique séduit particulièrement les enfants par sa simplicité universelle. Signalons d'ailleurs que cette activité traverse les générations et les frontières, s'imposant comme un classique dans le monde entier.

Mais attention : chaque cachette doit rester accessible pour préserver l'esprit du jeu. Les joueurs expérimentés le savent bien - mieux vaut varier les stratégies entre chaque tour. Commencez dès 12 mois avec une approche simplifiée. À cet âge, privilégiez le jeu visuel, où vous disparaissez brièvement derrière un coussin ou un meuble, stimulant ainsi son apprentissage de la permanence des objets. Le cache-cache renforce le cerveau autant que le corps. Côté cognitif, chercher une cachette idéale ou deviner où se trouvent ses camarades stimule activement la réflexion logique, la prise de décisions et l’anticipation.

Cas pratique ? Lucas, 4 ans, très timide, a développé une meilleure confiance en lui en jouant régulièrement au cache-cache dans sa chambre aménagée avec un lit mezzanine pour enfant, qui l’encourage à explorer tout en se sentant en sécurité. Voyons comment cette activité ludique aide concrètement les jeunes à progresser tout en explorant leur monde !

Patience : Retenir son souffle dans une cachette ou attendre son tour pour incarner le chercheur - le jeu apprend à gérer l'attente. Coopération : Certaines versions du jeu transforment les joueurs en équipe solidaire. Ensemble, ils imaginent des stratégies pour localiser les cachettes ou secourir leurs camarades. Motricité : Course, reptation, équilibre... Ce monde de mouvement permanent stimule le corps tout en apprivoisant l'espace. Perception Spatiale : Chaque partie devient une recherche active. Les jeunes affinent leur jugement sur les distances et les volumes, des compétences transférables dans bien des domaines. Règles Sociales : Respecter les tours de rôle, accepter de perdre, négocier les limites du terrain... Autant d'apprentissages qui structurent les interactions entre joueurs.

Signalons que cette activité ludique impacte particulièrement les 3-8 ans. Les bienfaits sociaux méritent qu'on s'y attarde. En devenant tour à tour joueur caché ou chercheur actif, l'enfant découvre différentes postures relationnelles. Une micro-société où s'éprouvent entraide et fair-play. Quant à la dimension cognitive, chaque partie sollicite mémoire et raisonnement. Retenir les cachettes déjà utilisées, anticiper les stratégies des autres... Un véritable laboratoire de recherche spontanée !

En somme, ce jeu traditionnel révèle toute sa richesse quand on l'observe à la loupe. Il façonne simultanément corps et esprit, tout en préparant les enfants à naviguer dans le monde social. Le cache-cache est un jeu bénéfique pour la santé globale de votre enfant. D’après des études neuroscientifiques, jouer régulièrement à cache-cache stimule la santé physique et émotionnelle des enfants, améliorant leur gestion du stress et leur capacité à interagir avec autrui. Les jeux comme le cache-cache renforcent les liens familiaux. Chaque partie permet aux enfants d’apprendre à respecter les règles, patienter, et gérer leurs émotions, particulièrement en cas de frustration ou de défaite.

Les règles classiques du cache-cache sont faciles à maîtriser. Le principe : un enfant ferme les yeux, compte jusqu’à dix ou vingt pendant que les autres se cachent. Ensuite, le « chercheur » doit trouver les joueurs dissimulés. Celui découvert en dernier gagne la partie. Connaissez-vous la version inversée du cache-cache appelée « La Sardine » ? Cette variante transforme le concept classique : une seule personne se cache, et tous les autres joueurs doivent la trouver. Dès qu’un joueur découvre la cachette secrète, il doit se cacher au même endroit, créant ainsi un groupe compact comme des sardines dans une boîte.

Animez une fête en créant un cache-cache à thème ! Choisissez un thème (pirates, princesses, dinosaures…) pour transformer le jeu en véritable aventure scénarisée. Cachez des indices ou des petits trésors qui guideront les enfants vers un grand cadeau final. Avez-vous pensé à adapter le mobilier pour optimiser le cache-cache dans la chambre de vos enfants ? Un lit cabane ou un lit mezzanine Chambrekids deviennent des cachettes magiques. Placez des rangements bas accessibles ou des niches ouvertes où l'enfant peut facilement se cacher sans risque.

Jouer dehors au cache-cache développe l'esprit d'aventure. Pour créer des cachettes sûres et amusantes, pensez à des espaces clairement définis comme des buissons bas ou des abris de jardin. Donnez aux enfants des consignes claires pour éviter qu’ils ne s’éloignent trop ou prennent des risques inutiles. Combinez cache-cache et chasse au trésor ! Dissimulez des indices dans plusieurs cachettes identifiées à l’avance. Chaque cachette découverte permet d’avancer vers un trésor final : friandise, petit cadeau ou coloriage exclusif. Pour les plus petits, l'aménagement de l'espace de jeux demande une attention particulière. Le choix des zones de jeu varie selon l'environnement et les capacités des joueurs. Les cachettes doivent correspondre au niveau de maturité, en privilégiant des espaces simples pour les plus jeunes. Les chercheurs en pédagogie soulignent l'importance d'adapter le monde du jeu à l'évolution cognitive des enfants.

Pour les parties nocturnes, l'utilisation d'accessoires lumineux facilite la recherche tout en maintenant un aspect ludique. Cette approche permet aux joueurs de s'orienter facilement, tout en préservant le plaisir de la cachette. « Elle va pas nous expliquer les règles du cache-cache quand même celle-là ! » Non je vous rassure je ne vous prends pas pour des demeurés. Tout d’abord c’est un jeu auquel on peut jouer dès le plus jeune âge : Je pense que vous avez tous essayé avec votre bébé de vous cacher derrière vos mains ou derrière son body lors du change. En effet, au début, votre enfant pense que ce qu’il ne voit pas n’existe pas. Mais, aux environs de 7 mois, il commence à comprendre que finalement, même caché derrière vos mains, vous êtes toujours là. Et alors là, c’est la révolution !!! Car cela veut dire qu’il peut comprendre que même lorsque vous n’êtes plus dans son champ de vison vous ne disparaissez pas et vous existez encore. C’est ce qu’on appelle la permanence de l’objet; et autant vous dire que pour surmonter son angoisse de la séparation cela va être bien utile. Bref, vers 1 an il va également comprendre que cela fonctionne aussi pour lui, c’est-à-dire que si lui se cache vous non plus ne pouvez plus le voir.

Seulement au début il est encore difficile de comprendre que pour ne pas être vu il ne suffit pas seulement de fermer les yeux ou cacher la tête. Ainsi, plus vous allez jouer avec votre enfant à cache-cache et plus il va développer ce qu’on appelle sa capacité de symbolisation. Avant que bébé ne sache se déplacer tout seul, c’est souvent en face à face que cela va se passer. Prenez un doudou ou un foulard et déposez le sous votre pull mais faites en sorte qu’il dépasse de votre col ou de votre manche. Placez trois ou quatre cubes retournés (ou gobelets) devant bébé et placez un petit objet, comme sa tétine par exemple, dans un des cubes. Secouez les tous doucement pour lui faire distinguer les bruits des cubes vides ou non et soulevez pour qu’il voit apparaître sa tétine. Ensuite vous pouvez vous cacher comme dans les vraies règles de cache-cache mais en faisant un petit bruit pour qu’il vous localise et donc vous retrouve facilement.

Plus les enfants grandissent et plus l’espace de jeu s’agrandit. En plus, à 2 ans, on peut commencer à jouer à 2 comme pour un cache-cache classique. Vous pourrez même commencer à compter (jusqu’à 5 ça suffit amplement). Les vraies parties de cache-cache commencent. Mais on peut varier en cachant des objets. Ceci est de plus idéal pour les petits espaces. En effet, ceux qui ont un trop petit appart pour avoir plus de 3 cachettes crédibles, je vous conseille de jouer à cacher les jouets. Moi je fais ça quand je cuisine et que je n’ai vraiment pas trouvé 2 minutes pour jouer avec mon loulou. Il adore car il me prend 3 voitures et on les cache dans 2 pièces déterminées à l’avance. Toujours avec des objets à cacher, il y a le jeu du « chaud froid » où il vous suffit de guider oralement votre enfant vers le chemin du trésor caché. Autant vous dire que les premières fois, associer le chaud à la notion de proximité et celle du froid à l’éloignement n’est pas une mince affaire.

Cette variante est à faire s’il y a plusieurs participants comme pour un anniversaire ou une fête de famille par exemple. Comme dans le cache-cache classique, il y en a un qui compte et qui part à la recherche des autres mais ceux qui se cachent ne font pas que se cacher, ils doivent également revenir à la base, et ce, sans se faire remarquer. Bon je crois que je vous ai assez saoulée avec ça plus haut donc je vais faire vite. Retenez juste qu’en plus de faire prendre conscience de soi et de son corps, le cache-cache est un jeu qui rassemble tout le monde. Maintenant je serai ravie que vous nous fassiez partager les photos des premières cachettes de vos enfants car c’est quand même souvent très drôle.

Le coucou-caché est un jeu pratiqué par tous les professionnels de la petite enfance. À première vue, il peut paraître banal. Pourtant, il intègre des notions bien plus profondes. Le coucou-caché : le plaisir du jeu avant tout, Le coucou-caché c’est avant tout un jeu entre deux personnes: entre un enfant et un adulte ou entre deux enfants. « C’est un moment pendant lequel on partage quelque chose qui se situe au-delà des mots, c’est du plaisir partagé », commente Ghislaine Dubos-Courteille, psychologue clinicienne, spécialiste des enfants. Il est en effet essentiel de rappeler que ce qui est important dans cet échange est le plaisir de jouer, tout simplement.

Le jeu du « coucou-caché » stimule d’ailleurs « le plaisir d’être en relation avec l’autre, autant pour le bébé qui construit justement sa relation à l’autre que pour l’adulte qui prend plaisir aux interactions et à la joie », ajoute Claire Silvestre-Toussaint, psychologue. Ce jeu permet aussi au tout-petit de voir l’attention que le professionnel lui porte en jouant avec lui. Il pourra ainsi acquérir le sentiment d’exister pleinement pour l’autre, ce qui est très important. C’est l’un des premiers jeux qu’expérimente l’être humain. « Il lui permet d’asseoir la différenciation sujet-objet, l’individualisation en somme », commente Claire.

Le coucou-caché : idéal pour expérimenter la permanence de l’objet En plus de cette notion de plaisir, beaucoup d’autres choses se jouent. Au début de sa vie, le bébé est indifférencié de sa mère : « La mère est un tout. C’est le grand univers, le grand plaisir », rappelle la psychologue. Petit à petit, l’enfant réalise qu’elle est une personne à part entière. Voilà pourquoi vers 8/9 mois, il fait l’expérience de l’angoisse de séparation. Il sait qu’il peut perdre sa mère. Puis, au fur et à mesure de son développement, il va réaliser que même s’il ne voit plus sa mère mais qu’elle est toujours là.

Le jeu du coucou-caché permet alors l’acquisition de ce qu’a nommé Jean Piaget la « permanence de l’objet ». L « objet » reste donc présent psychiquement alors qu’il peut être absent physiquement. La permanence de l’objet se construit petit à petit et prend place vers 18 mois. Le coucou-caché permet justement d’en faire l’expérience « je ne te vois pas, mais je sais que tu es là ». Il permet ainsi de revivre le traumatisme de la séparation d’avec la mère, comme l’explique Freud. « For da », le coucou caché de Freud.

Le coucou caché repose sur la même grille émotionnelle que ce que Freud a observé chez son petit-fils lors de l’expérience dite du « for da » (loin, près), encore appelée jeu de la bobine. W. Ernest Freud, 18 mois, joue avec une sorte de yoyo et répète inlassablement « for, da ». Freud constate alors que son petit-fils rejoue un traumatisme : la séparation et les retrouvailles avec sa mère. « Il fait alors l’expérience de l’angoisse et du plaisir », commente Ghislaine Dubos-Courteille. Et c’est un point très important dans le jeu du coucou-caché.

L’enfant peut en effet s’autoriser à « perdre », puisqu’il sait qu’il va « retrouver ». Il va alors vivre différentes émotions : plaisir/déplaisir ; angoisse/assurance ; perte/retrouvailles … « L’enfant joue alors avec sa peur, c’est la raison pour laquelle il y a une excitation, qui est à la fois émotionnelle et motrice », note Ghislaine. L’enfant peut en effet trépigner d’excitation, sursauter, courir, aller dans un sens, revenir, traverser la pièce… Ce qui est aussi intéressant dans le coucou-caché pour l’enfant, c’est qu’il peut être « l’objet », celui qui disparaît, celui qui remplace la mère. Et qui revient. Il peut être dans les deux rôles. Il est alors acteur et ne subit plus. Lorsqu’il rejoue la scène de la séparation et des retrouvailles, en plus de lui procurer du plaisir, ce jeu lui offre une réassurance dans la solidité du lien.

« Grâce à ce jeu, le lien à l’autre est consolidé et les angoisses d’abandon sont atténuées », ajoute Claire Silvestre-Toussaint. « C’est également ce qui permet d’acquérir la « capacité d’être seul » selon le terme employé par DW Winnicott. En d’autres termes, le jeu du « coucou caché » permet d’intérioriser de manière sécurisante la séparation puis l’absence », explique t-elle. Un jeu qui stimule l’imaginaire Le coucou-caché permet aussi aux enfants de s’inventer des histoires. Lorsqu’ils se couvrent les yeux, certains s’imaginent volontiers au fond d’une grotte, dans un trou, sous un lit… Leur imaginaire se met en marche et par là-même leurs pensées. « Ce jeu permet en effet au bébé de mentaliser, de penser l’être absent, et donc de penser tout court. Ainsi apparaissent les capacités de représentation, de symbolisation, de mentalisation et de pensée », ajoute Claire Silvestre-Toussaint.

Le développement des fonctions de symbolisation et de l’imaginaire fait partie du développement intellectuel et affectif de l’enfant. Elles s’élaborent grâce à la séparation mère-enfant et sont permises au moment de l’individualisation. Le développement de l’imaginaire de l’enfant évolue en même temps que son développement cognitif. « La symbolisation, comme son nom l’indique, permet de symboliser l’objet et l’imaginaire permet de se raconter une histoire… (une couverture peut devenir le toit d’une cabane dans la chambre de l’enfant qui devient de ce fait le lieu d’une histoire merveilleuse) », conclut Claire. Le coucou-caché est un jeu intimement lié au développement psychomoteur et cognitif de l’enfant.

Avec un tout-petit : les moments de nursing sont tout à fait propices au jeu du coucou-caché. Avec un bébé de 6 mois, vous pouvez déjà y jouer lorsque vous le changez par exemple. Vous vous soustrayez à sa vue en cachant votre visage avec une couche propre. L’enfant ne va pas forcément initier ce jeu mais va y répondre : il va jubiler, gigoter, pousser des cris et même éclater de rire ! Vers 9 mois, quand le bébé se déplace à 4 pattes et qu’il va se cacher sous une table, il amorce déjà ce jeu. L’adulte qui va réagir à son action va susciter chez lui l’envie d’y jouer davantage. Vers 12 mois, sa motricité va lui permettre de dissimuler sa tête ou une partie de son corps. Vers 18 mois, le petit va dissimuler son corps entier : il va par exemple se cacher derrière un rideau ou un drap. Puisqu’il est entièrement caché, il ne comprend pas qu’on puisse le voir. Il n’est pas encore en mesure d’expérimenter « la décentration », comme l’explique Jean Piaget. Cela va également de pair avec l’image qu’il a de son corps. L’engagement que met l’enfant à participer à ce jeu est de très bon augure pour son développement relationnel et affectif.

Laure Marchal avec Ghislaine Dubos-Courteille, psychologue clinicienne, spécialiste des enfants et à Claire Silvestre Toussaint, psychologue, membre de la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP).

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The Growth of Knowledge: Crash Course Psychology #18

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