Alors que la majorité a adopté une motion de rejet pour son projet de loi du 1er-Mai, LFI a proposé d'instaurer sept nouveaux jours fériés dans le calendrier.
Ce vendredi 10 avril 2026, la majorité a adopté une motion de rejet pour enterrer temporairement son propre projet de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er-Mai.
Objectif : éviter les débats interminables face à la gauche et ses 114 amendements farouchement opposés à toute remise en cause du 1er-Mai.
D'autant plus que certains députés, à l'image de Thomas Portes, veulent aller beaucoup plus loin.
LInsoumis a proposé d'ajouter de nouveaux jours fériés au calendrier.
Il existe 11 jours fériés en France.
Sept nouveaux jours fériés ont ainsi été proposés par La France insoumise.
Le 16 janvier pour la publication en 1982 de l'ordonnance généralisant la cinquième semaine de congés payés.
Le 4 février en référence à l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises en 1794.
Ensuite, la date du 18 mars a également été proposée par le parti de Jean-Luc Mélenchon, anniversaire de la Commune de Paris.
Le 26 juin a aussi été coché par LFI, qui espère pouvoir rendre hommage à la « sanglante répression qui s'est abattue sur les ouvriers parisiens mobilisés lors des journées de juin 1848 ».
Les Insoumis veulent aussi instaurer une fête de l'amitié le 30 juillet.
Le 4 août est dans leur viseur, en référence au vote en 1789 par l'Assemblée nationale de l'abolition des privilèges féodaux des nobles et des membres du clergé.
Contrairement aux idées reçues, la France n'est pas particulièrement généreuse en la matière.
Avec 11 dates chômées par an, elle se situe sous la moyenne européenne qui dépasse légèrement les 12 jours.
Certains pays vont même beaucoup plus loin, avec jusqu'à 15 jours à Chypre ou encore 14 jours en Croatie, en Espagne et en Slovaquie.
Faut-il travailler davantage ou sanctuariser ces temps de pause ?
Dans le cadre de l'examen à venir ce vendredi de la proposition de loi « visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai », à laquelle ils s'opposent, les députés de La France insoumise proposent d'instaurer de nouveaux jours fériés.
« Nous serons mobilisés pour nous opposer à cette loi inique. »
Le député Thomas Portes (La France insoumise) a donné le ton ce mardi matin lors du point presse hebdomadaire de son groupe politique.
Le texte visé ? Quelque 114 amendements ont été déposés, la quasi totalité venant de la gauche.
Le 16 janvier, en référence à la publication en 1982 de l'ordonnance généralisant la cinquième semaine de congés payés.
Le 30 juillet, afin de « célébrer les amitiés ».
« La France compte 11 jours fériés par an [...] et se situe ainsi en deçà de la moyenne des pays de l'Union européenne qui est de 12 jours fériés par an », justifie notamment La France insoumise dans l'exposé des motifs de plusieurs amendements déposés.
Avec 33 amendements déposés, La France insoumise a bien l'intention d'afficher, ce vendredi, son opposition à la proposition de loi « visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai ».
« Priver un seul salarié d'un jour férié, c'est priver ses proches d'un temps partagé avec lui et priver la société de son activité au service du bien commun », dénoncent Thomas Portes et Ersilia Soudais, à l'offensive contre ce texte qu'ils considèrent être une « nouvelle attaque pour remettre en cause » un « acquis social majeur ».
Chaque semaine, l’Institut La Boétie dont Jean-Luc Mélenchon est co-président, édite une note intitulée « données et arguments ».
Elle sert de référence pour les débats de formation dans les groupes d’action de La France insoumise.
Après avoir volé deux ans de vie aux Français en repoussant la retraite à 64 ans, les macronistes s’attaquent désormais au 1er mai avec une proposition de loi visant à autoriser le travail dans certains secteurs en ce jour symbolique, rendu férié par la mobilisation historique du mouvement ouvrier.
Ce n’est pas la première fois : à l’été 2025, le gouvernement Bayrou avait annoncé vouloir supprimer 2 jours fériés pour faire des économies, avant d’être renversé.
L’obsession des macronistes pour supprimer des jours fériés n’est pas anecdotique : elle s’inscrit dans un combat plus large que mènent les classes dominantes pour réduire toujours plus le temps libre des travailleurs.
Les premiers jours fériés inscrits dans la loi - il y a des jours chômés sous d’autres formes pendant l’ancien régime - apparaissent avec l’instauration de la République pour souder la nation autour de moments importants, comme la proclamation de la IIe République le 24 février après l’abdication du roi Louis-Philippe 1er.
Mais c’est sous la IIIe République que naissent la plupart des jours fériés que l’on connaît aujourd’hui : 14 juillet, Pâques, Pentecôte, etc.
Déjà, la résistance patronale est immense, notamment dans l’industrie : beaucoup d’employeurs refusent d’octroyer ces jours fériés à leurs employés.
Le 8 Mai est aussi le fruit d’un conflit politique.
Il n’est pas rendu férié directement après la guerre, car l’État ne souhaite pas reconnaître la spécificité de la victoire du 8 mai 1945 contre le nazisme, trop marquée par la résistance antifasciste et communiste.
Il est reconnu férié seulement 8 ans après, en 1953, grâce aux mobilisations communistes et gaullistes.
Dans les années qui suivent, le 8 Mai férié est régulièrement supprimé puis rétabli, pour des raisons politiques et économiques.
En s’attaquant au Premier mai, le Gouvernement s’attaque au jour férié le plus symbolique pour le camp des travailleurs.
À la fin du 19e siècle, le 1er mai devient une journée de mobilisation internationale pour la baisse du temps de travail, avec le mot d’ordre « 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs », symbolisé par le triangle rouge aujourd’hui porté par les insoumis.
Dès 1889, la IIe Internationale socialiste, réunie à Paris, exige de proclamer ce jour férié.
Pendant la Seconde guerre mondiale, le régime de Vichy vide de sa substance le 1er Mai en le transformant en « Jour du Travail » pour servir son agenda réactionnaire « Travail, Famille, Patrie ».
À la Libération, c’est le Conseil national de la résistance qui inscrit le Premier Mai dans le marbre.
En 1947 il devient officiellement férié.
Avec 11 jours fériés par an, la France se situe en dessous de la moyenne européenne (12).
Le temps de travail des Français n’est pas plus faible qu’en Europe : un salarié français travaille 1491 heures par an en moyenne.
Un salarié français travaille en moyenne 37 heures par semaine.
Mais cela cache des inégalités : 1 salarié sur 5 travaille plus de 48 heures par semaine.
La proposition de loi visant à autoriser le travail le 1er mai est un cheval de Troie pour détricoter l’ensemble des conquis sociaux des travailleurs.
Le Gouvernement promet que le travail le 1er mai s’effectuera sur la base du volontariat des travailleurs. C’est faux : on sait bien que le rapport hiérarchique au sein de l’entreprise conduira les travailleurs concernés à se plier à la volonté de leur patron.
Les macronistes s’attaquent aux jours fériés comme ils s’attaquent au reste des droits des travailleurs : ordonnances Travail en 2016, réformes de l’assurance chômage, réforme des retraites, etc.
En faisant cela, ils poursuivent un objectif cohérent : repousser toujours plus les limites de l’exploitation des travailleurs pour baisser la rémunération du travail et augmenter celle du capital.
Le temps collectif, les loisirs partagés : quand un jour est férié, le temps moyen passé entre amis augmente de 20 minutes en moyenne.
Les jours fériés renforcent les liens sociaux et la solidarité : rendre visite aux personnes âgées, donner du temps à une association, etc.
Le conflit sur les jours fériés reflètent deux visions opposées de la société : une société dictée par l’impératif marchand, la recherche de rentabilité, l’équilibre budgétaire versus une société du temps libéré, de la solidarité, de l’épanouissement et de l’émancipation collective.
Le temps de travail des salariés français n’a pas diminué depuis 2022.
La dernière semaine de congés payés obtenue remonte à 40 ans, sous Mitterrand.
Des jours fériés à foison.
Ce mardi matin, lors du point presse hebdomadaire de son groupe, le député LFI Thomas Portes a fustigé la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai, qui sera examinée à l’Assemblée nationale vendredi 10 avril dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Ensemble pour la République et a défendu les nouveaux jours fériés proposées par le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Selon LCP, le groupe propose ainsi le 16 janvier, en référence à l’ordonnance de 1982 généralisant la cinquième semaine de congés payés.
Thomas Portes l’a justifié en prétextant que « cela fait 44 ans que les salariés de France n’ont pas bénéficié de davantage de congés payés ».
Un jour férié pour célébrer les amitiés.
LFI propose également le 30 juillet pour « célébrer les amitiés ».
Le député a assuré que « l’amitié est une notion politique au potentiel révolutionnaire » et que « les relations amicales doivent être célébrées parce qu’elles favorisent l’épanouissement individuel et l’expression de la solidarité ».
Thomas Portes a souligné que « la France compte 11 jours fériés par an et se situe ainsi en deçà de la moyenne des pays de l’Union européenne qui est de 12 jours fériés par an ».
Jean-Luc Mélenchon propose de créer un jour férié le 9 décembre, s'il est élu.
Un week-end de trois jours juste avant Noël ?
Le candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon propose de créer un jour férié s'il est élu.
Pour le candidat, il s'agirait de célébrer pour ce jour férié la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises avec l'Etat, comme le soulignent nos confrères de RTL.
Pour l'année 2022, cette date tombe un vendredi.
Ainsi, les Français pourraient bénéficier d'un week-end de trois jours.
C'est la nouvelle proposition du parti de Jean-Luc Mélenchon.
Alors que les débats vont bon train sur l'assouplissement de la législation sur le travail le 1er-Mai, un jour chômé dans le Code du travail, Thomas Portes, le député battant pavillon chez les Insoumis, glisse un nouveau projet sur la table qui pousse dans l'autre sens.
Parmi les jours proposés, on retrouve le 16 janvier, en hommage à la généralisation de la cinquième semaine de congés payés.
Le 4 février, pour commémorer la fin de l'esclavage.
Le 4 août, pour célébrer l'abolition des privilèges de 1789.
Il y a aussi une date en l'honneur de la Commune de Paris et une autre en mémoire de la répression sanglante d'ouvriers.
Le coût d'une telle opération ? Environ une dizaine de milliards d'euros chaque année.
L'INSEE estime qu'un jour férié c'est 0,02 points de PIB.
Dans ce cas-là, on serait autour de 0,3% du PIB, c'est-à-dire de toute la richesse qu'on produit sur une année en France.
Le sujet de l'absentéisme au travail en toile de fond.
Cette mesure, en réponse à la loi en préparation pour assouplir les règles du 1er-Mai, relève en réalité plus de la provocation que d'une proposition concrète.
À titre de comparaison, la CGT, par exemple, propose l'instauration d'une seule journée supplémentaire fériée, le 8 mars, la journée internationale du droit des femmes.
En réalité, la question c'est plutôt : comment retrouver du sens dans le travail ?
C'est ce que propose Jean-Luc Mélenchon dans son programme pour la présidentielle de 2022, ainsi que l'ont repéré nos confrères de RTL.
Le candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle propose de rendre férié le 9 décembre en l'honneur de la laïcité.
C'est ce jour-là, en 1905, que la loi de séparation des Églises et de l'État, à l'initiative d'Aristide Briand, avait été promulgée.
Un texte qui constitue un jalon fondateur de la laïcité en France.
Si Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas exprimé publiquement sur cette proposition, corrobore LFI auprès de BFMTV.com, la proposition figure bien dans les mesures portées par le candidat.
Elle apparaît en effet dans le livret thématique de La France insoumise intitulé "Une République laïque", qui fait partie du programme de l'Union populaire défendu par le député des Bouches-du-Rhône.
« Élément décisif pour la paix sociale »
« L'institution de la laïcité en 1905 a été un élément décisif pour la paix sociale et la République, qui mérite, au même titre que le 1er mai et le 14 juillet, d'être rappelé chaque année par un jour férié », étaye le livret programmatique, qui appelle à l'institution d'une "journée de la laïcité".
En 2018, le groupe de La France insoumise à l'Assemblée nationale, et donc notamment Jean-Luc Mélenchon, avait porté une proposition de loi afin de créer un nouveau jour férié national devant commémorer l'abolition de l'esclavage en France.
La date choisie était le 4 février.
