Les origines du Parfum remontent à la nuit des temps. L’attar est l’une des premières formes de fragrance qui a vu le jour il y a des millénaires. Ce véritable témoin de l’histoire de la parfumerie d’hier jusqu’à aujourd’hui révèle une tradition ancestrale pleine de mystères. L’attar est un parfum huileux, donc sans alcool, qui tire son origine d’Inde et du Moyen-Orient. D’étymologie arabe, le terme attar (on écrit également atr, ittar ou othr) pourrait se traduire par « senteur ». Ce mot serait lui-même un dérivé de sugandha, un terme sanscrit qui signifie « aromatique ».
Grâce à de nombreuses découvertes, le parfum s’est petit à petit tourné vers l’utilisation de l’alcool. Cette matière sert de solvant, pour « entraîner » les molécules olfactives. La fabrication de l’attar ne requiert pas d’alcool. Il est en effet créé traditionnellement avec de l’huile végétale, généralement de l’huile de bois de santal. L’attar est donc un parfum très onctueux et souvent très persistant.
La méthode de fabrication de l’attar, appelée degh-bhapka en hindou, n’a quasiment pas évolué depuis ses débuts. Ce procédé artisanal utilise des alambics en cuivre que les maîtres parfumeurs chauffent au bois et à la bouse de vache. Les pétales de fleurs (rose, tubéreuse, jasmin…), les épices ou les copeaux de bois, sont versés dans le deg, le nom de l’alambic, puis recouverts d’eau. Une fois la cuve fermée, les artisans l’enduisent de coton et d’argile sur les bords. Cela permet de créer une sorte de joint, qui va durcir et devenir bien hermétique. L’eau est ensuite portée à ébullition. Grâce à une tige en bambou, la vapeur chargée d’odeur se dépose dans une autre cuve en cuivre, appelée bhapka. Celle-ci contient l’huile de bois de santal. Ce procédé peut prendre une dizaine d’heures et est souvent répété durant plusieurs jours avec des végétaux frais pour atteindre la concentration attendue.
L’attar est ensuite mis dans des bouteilles en peau de chameau pendant quelques jours voire quelques semaines, afin d’évacuer toute l’humidité. Vous l’aurez compris, l’attar est un produit parfumé de choix. Il est autant plébiscité par les hommes que par les femmes au Moyen-Orient, qui en déposent une goutte derrière l’oreille. Tous comme les parfums alcooliques, les attars peuvent dégager toutes sortes de notes. S’il est toujours ou presque synonyme de plaisir olfactif, l’attar fut longtemps employé lors de rituels religieux pour exprimer la dévotion aux divinités. Signe de richesse, les aristocrates indiens faisaient même parfumer leurs voilages et le linge de lit avec de l’attar de vétiver pour les imprégner d’une sensation de fraîcheur lorsque les nuits étaient trop chaudes.
Lorsque l’on s’intéresse à l’origine des fragrances, la civilisation égyptienne fait figure de précurseur dans la fabrication de parfums à partir de végétaux. Toutefois, l’Inde entretient elle aussi des liens très étroits avec cet univers olfactif depuis des temps très reculés. Toutefois, il faut attendre le 16ème siècle pour que l’Inde devienne le berceau de la fabrication de l’attar. C’est sous l’empire Moghol que l’attar se répand. Akbar, empereur descendant de Gengis Khan, instaure une culture basée sur le raffinement et les plaisirs. Il fonde même un ministère en charge de développer des parfums pour le corps et pour l’aromatisation des plats. L’empereur s’applique alors des quantités astronomiques d’attar d’oud sur le corps, et fait enduire les portes et les meubles de son palais de ces précieuses compositions. On dit même que les courtisanes et les reines ne quittaient jamais leurs attars de rose, accrochés autour de leur cou dans des petites fioles.
S’il est peu connu en Occident, l’attar est très utilisé en Orient, notamment par les musulmans en raison de l’absence d’alcool dans sa formule. Depuis l’époque de l’empire Moghol, l’attar est devenu la forme de parfum la plus développée en Inde et au Moyen-Orient. Néanmoins, depuis l’arrivée des colons britanniques en Inde, la demande a diminué progressivement. De nombreux indiens se sont tournés vers des parfums importés d’Occident, délaissant petit à petit ce type de fragrance. Par ailleurs, l’attar traditionnel évolue aussi à cause de la raréfaction et du prix très onéreux du santal. Encore aujourd’hui, la fabrication d’attar véritable a toujours lieu à Kannauj, dans les distilleries familiales qui n’ont presque pas évolué depuis 400 ans. Toutefois, il séduit moins la nouvelle génération en quête de parfum venue d’Europe et plus particulièrement de France.
Les mythes et les symboles entourant l’alchimie et les noces alchimiques ne sont pas sans rapport avec l’imaginaire d’un parfum fusionnant l’esprit et la matière. Mysterium Conjunctionis du couple alchimique. Leurs points de vue se complètent. Jung découvre dans le Rosaire des Philosophes, le Mystère de la Conjonction du couple symbolique, au Chapitre V : « Le Roi (Soleil) et la Reine (Lune), qui s’unissent à la Nouvelle Lune ». Une nuit de noces, alchimique. Au cœur de cette nuit noire, se révèle le destin du couple. Le processus est enclenché, et ne pourra qu’aboutir, dans un cheminement qui est assez proche de la cure analytique. Alchimie, Marie-Louise von Franz s’interroge sur le sens que procurent les émotions de cette Nouvelle Lune, et ce que cela encourt, pour l’avenir du couple. Deux points de vue différents et convergents, à partir de ce Mysterium Conjunctionis, symbole du premier jour de la Rencontre, qui déciderait du destin du couple… Car selon le Rosaire des Philosophes : « Et de très grandes merveilles apparaissent à l’heure de la conjonction » (soli-lunaire).
Un sens caché à décrypter dans les couples du XXe siècle ! Car le Roi et la Reine s’unirent pour la première fois, sous les augures d’une Nouvelle Lune. Marielle Garel est auteure, conférencière et conceptrice de la Métanalyse® (une psychologie du changement et ses hypothèses de résolution ; du mythe familial au mythe personnel, trouver sa trajectoire). Rosarium Philosophorum : of the De Alchemia Opuscula de Johann Daniel Myliu. Mysterium conjonctionis que la conjunctio ne se situe pas à la pleine lune, mais à la nouvelle lune, c’est-à-dire au cœur d’une nuit très noire qui n’est même pas éclairée par la lune ; dans cette nuit extrêmement profonde, le soleil et la lune s’unissent. Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix est une histoire rosicrucienne voilée d'un mode d'initiation qui est décrit comme se déroulant sur sept jours symboliques. Le candidat, Christian Rose-Croix, reçoit une invitation à un mariage royal, pour lequel il sait qu'il n'est pas encore digne. Il répond néanmoins à l'invitation et se prépare aux noces alchimiques de son âme renouvelée (la mariée) avec l'esprit divin (le marié). À travers cette histoire allégorique, Christian Rose-Croix rend ces noces royales accessibles à ses semblables. Le volume 1 contient les jours 1, 2 et 3 de ce texte classique de la Rose-Croix, accompagnés d'expliations éclairantes de Jan van Rijckenborgh. En 1616, le manuscrit intitulé « Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix », dont la paternité a été attribuée à Johanne Valentine Andrea, a été publié pour la première fois. Dans cette histoire allégorique, Christian Rose-Croix, qui symbolise l'élève sur le chemin, est confronté à un voyage de « sept jours », sept étapes de la croissance de l'âme, sept étapes menant à la sanctification, chaque étape ayant une tâche intérieure spécifique, un accomplissement intérieur. Dans ce premier volume, Jan van Rijckenborgh explore les significations ésotériques des trois premiers jours des « Noces Alchimiques », à savoir l'invitation et la préparation du candidat, sa valeur et son jugement, et la nécessité de la purification astrale.

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