Jean Lannes, 1er duc de Montebello et d’Empire, maréchal de France, grand-croix de la Légion d’honneur (1769-1809), est l’un des plus prestigieux chefs de guerre de l’Empire. Né à Lectoure le 10 avril 1769, il s’illustre durant les guerres de la Révolution française avant de devenir général, maréchal d’Empire et duc de Montebello.
Il signe son plus grand succès lors de la bataille de Montebello, le 9 juin 1800, puis participe à la victoire de Marengo cinq jours plus tard. Créé duc de Montebello le 15 juin 1808, il est mortellement blessé à Essling et meurt le 31 mai 1809, à l’âge de 40 ans.
Origines et jeunesse de Jean Lannes
Jean Lannes naît le 10 avril 1769 à Lectoure, un petit village situé entre Agen et Auch (Gers). Il est le fils de Jean Lannes, cultivateur et marchand de biens, et de Cécile Fouraignan. Il est le 5ème fils d’une fratrie de huit enfants.
Le premier de cette famille à s'être illustré est Jean, né à Lectoure (Gers) le 10 avril 1769 de Jean Lannes, colporteur ou cultivateur selon les sources, et de Cécile Fouraignan. Il est le cinquième enfant d'une fratrie de huit.
Son père, ne pouvant subvenir aux dépenses engendrées par ses études, le place en apprentissage comme teinturier, alors qu’éclate la Révolution française.
En 1792, Lannes abandonne le métier de teinturier et s’engage dans la garde nationale de Lectoure. Une étape transitoire pour le jeune novice, car, comme bon nombre de ses congénères, il intègrera rapidement le 2ème bataillon de volontaires du Gers, cantonné à Auch.
Les débuts militaires pendant la Révolution
Volontaire au 2e bataillon du Gers, Lannes est nommé chef de brigade en 1793, général de brigade en 1796, général de division en 1799, et maréchal d’Empire en 1804.
Le 20 juin de la même année, il est élevé au grade de sous-lieutenant dudit bataillon, lequel est rattaché à l’armée des Pyrénées orientales. La France est alors en guerre contre la première coalition des puissances européennes.
Cette dernière avait été formée entre 1792 et 1797 contre le Royaume de France, puis contre la République.
Au mois de mai 1793, Lannes se fait remarquer au poste de Saint-Laurent-de-Cerdans, près du col de Coustouge. Il harangue violemment les fuyards gersois qui sont en pleine déroute infligée par les Espagnols : « Halte ! Arrêtez, arrêtez donc ! Tas de jean-foutre ! Demi-tour ! À moi ! En avant ! » leur crie-t-il.
Après avoir les avoir rameutés, il réussit à retourner l’assaut. Les Espagnols, surpris par la volte-face des Français, sont renversés et battus.
Jean Lannes déclarera après le combat : « La peur me saisissait, mais je l’ai prise à la gorge et je l’ai terrassée, la mettant ainsi hors d’état de me nuire par la suite. Depuis que je l’ai matée, j’en fais ce que je veux, mais ceux qui prétendent n’avoir jamais eu peur ne sont que des menteurs et des jean-foutre. »
Lors de la bataille de Peyrestortes, le 25 septembre de la même année, Lannes réitèrera la même ferveur et le même enthousiasme. En récompense pour son zèle et sa grande combativité, il sera promu lieutenant, puis capitaine le 31 octobre.
Il sera blessé au cours des affrontements qui se dérouleront à Port-Vendres et à Banyuls, entre Français et Espagnols.
C’est alors qu’il se trouve en convalescence et soigné à Perpignan, que le général Anne Charles Basset de Montaigu, qui vient d’essuyer plusieurs échecs, fait appel à ses services. Ce dernier lui envoie une dépêche en ces termes : « Mon cher ami, je sais que ta blessure va bien et qu’elle peut permettre de monter à cheval. J’ai besoin de toi ! ».
Lannes est inactif. Il s’impatiente à Perpignan, et n’apprécie guère l’immobilisme forcé dont il est l’objet. Il accourt donc auprès du général Basset et prend le commandement du corps des grenadiers ; la bataille de Villelongue (6 décembre 1793-16 frimaire an II) se précise.
A l’issue des combats, les Français sont victorieux et Jean Lannes est fait chef de brigade le 23 décembre 1793.
Après la bataille, Lannes doit retourner à Perpignan pour parachever sa guérison ; en effet il n’est pas entièrement rétabli de sa blessure.
Premier mariage et période du Directoire
C’est à cette occasion qu’il y fait la connaissance de Jeanne-Joseph-Barbe Méric, dite « Polette », qui est la fille d’un riche banquier. Il l’épouse le 19 mars 1795.
Jean Lannes a épousé en premières noces le 29 ventôse an III (19 mars 1795) Polette Méric, fille d'un riche banquier de Perpignan (mariage annulé), et en secondes noces le 15 septembre 1800 à Dornes (Nièvre) Louise de Guéhéneuc.
Après le 9 thermidor, qui voit la chute de Robespierre, « l’incorruptible », Lannes, qui est devenu très populaire, est écarté, ses idées étant jugées trop révolutionnaires pour le nouveau régime qui vient d’en terminer avec la Terreur.
La campagne d’Italie
En 1795, afin de repousser l’ennemi qui se presse aux frontières de la Nation française, le Directoire, dirigé par Paul-François Barras, décide d’envoyer les armées de Jourdan et Moreau combattre les Autrichiens sur le Main et sur le Danube.
Pendant ce temps, plus au sud, le général Napoléon Bonaparte affrontera les Austro-Sardes dans la fertile vallée du Pô. En fait, l’armée de Napoléon doit seulement servir d’appât, pour faire diversion et attirer les Autrichiens en Italie ; ses troupes sont démunies, affamées et sans renfort.
Dès son arrivée à Menton le 2 avril 1796, le jeune Bonaparte va découvrir une armée désœuvrée et des soldats désemparés.
En 1796, Jean Lannes part rejoindre la division de Charles Pierre François Augereau. Il est engagé volontaire dans l’armée d’Italie.
Les premières batailles de 1796
- 13 avril 1796 : bataille de Millesimo. Victoire de l’armée de la République française commandée par le général Charles Pierre François Augereau, sur les Sardes du général Giovanni Provera. Jean Lannes se distinguera par sa vaillance et sa fougue au combat.
- 14 et 15 avril 1796 : 2ème bataille de Dego. Victoire de l’armée de la République française sous les ordres de Napoléon Bonaparte, face aux forces austro-sardes commandées par Eugène-Guillaume Argenteau. C’est au cours de cette bataille que Napoléon remarquera Jean Lannes, où ce dernier se distinguera dans un fougueux combat à la baïonnette.
- Du 7 au 9 mai 1796 : bataille de Fombio. Victoire de l’armée de la République française sous les ordres de Napoléon Bonaparte, face aux forces autrichiennes commandées par Charles-Louis d’Autriche. Le 8 mai, Jean Lannes, à la tête de l’avant-garde de l’infanterie, sera le premier à traverser le Pô.
- 10 mai 1796 : bataille du Pont de Lodi. Victoire de l’armée de la République française sous les ordres de Napoléon Bonaparte, face aux troupes coalisées du Saint Empire commandées par le général Karl Philipp Sebottendorf. Jean Lannes se distinguera en avançant à la tête de ses troupes sur le pont de Lodi, face aux canons autrichiens.
Cette succession de combats victorieux a fait de Jean Lannes un des meilleurs officiers de Napoléon Bonaparte. Il se montrera discipliné et obéissant aux ordres reçus ; une qualité essentielle chez un militaire.
Le 25 mai, la commune de Binasco est brûlée sur ordre de Napoléon Bonaparte pour s’être insurgée contre les Français. Jean Lannes sera l’exécuteur de la répression.
Le 1er juin, Jean Lannes réprime les insurgés de la ville d’Arquata.
Le 29 juin, Jean Lannes soumet le Duché de Massa et Carrara.
De Bassano à Rivoli
Le 8 septembre, lors de la bataille de Bassano, Jean Lannes, une fois de plus, montre un courage exemplaire ; il sera blessé au cours de la bataille, puis une seconde fois le 15 septembre à Governolo.
Pour tous ces faits de guerre, Napoléon le nommera général de brigade.
Du 15 au 17 novembre a lieu la bataille du Pont d’Arcole, victoire de l’armée française sous les ordres de Napoléon Bonaparte face aux forces de l’armée autrichienne commandées par le feld-maréchal Josef Alvinczy von Borberek.
Le 14 novembre, au cours de l’assaut sur le pont, Jean Lannes, bien que blessé, incite ses soldats à lancer une contre-attaque.
Alors qu’il se fait soigner dans une ambulance, il constate que les troupes françaises sont en plein désarroi, et que les Autrichiens tentent de profiter de ce flottement.
Malgré une 3ème blessure, il rameute les fuyards, et donne l’assaut sur les forces ennemies qui, surprises, sont refoulées.
Cette action héroïque évitera à Napoléon d’être fait prisonnier et fera basculer le sort de la bataille en faveur des Français.
Du 14 au 15 janvier 1797 se déroule la bataille de Rivoli, victoire de l’armée française commandée par Napoléon Bonaparte sur les troupes autrichiennes sous les ordres de Josef Alvinczy von Borberek.
Jean Lannes participe à la bataille malgré une convalescence inachevée.
Le 18 octobre 1797 (26 vendémiaire an VI) a lieu la signature du traité de Campoformio entre Napoléon Bonaparte, pour le compte de la République française, et le comte Louis de Cobentzel, représentant l’Autriche.
Ce traité couronne la campagne victorieuse de l’armée d’Italie commandée par le général Bonaparte. A la fin de la 1ère coalition, l’Angleterre, qui demeure hostile à la France de la Révolution, se retrouve seule pour la combattre.

La campagne d’Égypte
Vers la fin du 18ème siècle, une grande hostilité envers la Grande Bretagne s’est développée en France. Une véritable proscription s’applique à tous les produits britanniques.
Le 18 janvier 1798, le Directoire promulgue une loi stipulant que les navires, mêmes neutres, transportant du fret pour le compte de l’Angleterre, soient arraisonnés et déclarés « de bonne prise ».
Tous les moyens sont utilisés pour affaiblir la marine de la « Prude Albion » et ses « vampires des mers ».
Pour saper sa puissance, le Directoire envisage alors, comme ultime solution, un débarquement sur le sol britannique. Le projet d’invasion est confié tout naturellement à Napoléon Bonaparte qui, tout auréolé de ses victoires, vient de se couvrir de gloire lors de la campagne d’Italie.
Le Directoire y voit une occasion de l’éloigner momentanément du pouvoir : sa renommée ayant atteint des sommets, il est devenu encombrant.
Nommé général en chef de l’armée d’Angleterre, Bonaparte effectue une tournée d’inspection de Calais à Ostende.
Le 23 février, à son retour, il acquiert la ferme conviction qu’en l’état des choses, un débarquement demeure irréalisable.
Napoléon, convaincu de l’impossibilité de la tâche à accomplir, préfère garder sa popularité intacte et propose avec Talleyrand (ministre des relations extérieures) d’envahir l’Egypte pour y établir une force militaire capable de s’opposer à la domination britannique sur la route des Indes.
- 2 juillet 1798 : prise d’Alexandrie. Victoire de l’armée française sous les ordres de Napoléon Bonaparte sur les janissaires ottomans commandés par Koraim Pacha. Jean Lannes commande une brigade de la division Kléber, l’une des cinq de l’Armée d’Orient.
- 14 juillet 1798 : bataille de Chebreiss. Victoire de l’armée française d’Orient sous les ordres de Napoléon Bonaparte sur les cavaliers de Mourad Bey. Jean Lannes participe aux combats.
- 21 juillet 1798 : bataille des Pyramides. Victoire de l’armée française d’Orient sous les ordres de Napoléon Bonaparte sur les troupes mameloukes commandées par Mourad Bey. Jean Lannes participe aux combats.
- 25 juillet 1799 : bataille d’Aboukir. Victoire de l’armée française d’Orient sous les ordres de Napoléon Bonaparte sur les Turcs ottomans en Égypte, commandés par Mustapha Pacha. La division de Lannes forme la droite du dispositif d’attaque français. Après avoir repoussé l’ennemi, Lannes sera à nouveau blessé, à la jambe cette fois.
Montebello et Marengo en 1800
Le 18 mai 1800 a lieu le divorce entre Jean Lannes et Polette Méric.
Le 9 juin 1800 se déroule la bataille de Montebello, en Lombardie. C’est une victoire de l’armée française sous les ordres de Jean Lannes face aux troupes autrichiennes commandées par le général autrichien Peter-Carl, baron Ott.
Cette victoire donne à Jean Lannes le titre qui restera attaché à son nom et à sa descendance.
Le 14 juin 1800 a lieu la bataille de Marengo. C’est une victoire de l’armée française sous les ordres de Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul, sur les forces armées du Saint Empire commandées par les généraux autrichiens Peter-Carl, baron Ott et Michael Friedrich Benedikt von Melas.
Le corps d’armée de Jean Lannes se place à l’aile droite du dispositif. Après plusieurs attaques et contre-attaques, menées sous un feu violent d’artillerie et de mousqueterie, les charges meurtrières se succèdent.
Le plus souvent, les deux infanteries se mitraillent à bout portant ; la bataille est sanglante.
Le 15 septembre 1800, Jean Lannes épouse Louise Antoinette Scholastique Guéhéneuc. Elle est la fille du sénateur et financier François Scholastique, comte de Guéhéneuc.
Le mariage est célébré à Dornes, dans la Nièvre. Du second mariage naissent cinq enfants : Napoléon, Alfred, Ernest, Gustave et Louise.
Le maréchalat d’Empire
En 1804, par décret impérial, Lannes fait partie de la première promotion de maréchaux et reçoit le bâton de maréchal d’Empire le 18 mai 1804.
Lannes prend alors le commandement du 4ème corps de l’armée des Côtes de l’océan, future Grande armée, que lui offre l’Empereur.
Jean Lannes est décrit comme « le Roland de l’armée », surnom qui souligne sa bravoure exceptionnelle et sa place parmi les plus prestigieux chefs de guerre de l’Empire.
Napoléon Bonaparte disait de lui : « Lannes, le plus brave de tous les hommes… était assurément un des hommes au monde sur lesquels je pouvais le plus compter… L’esprit de Lannes avait grandi au niveau de son courage, il était devenu un géant ».
Les campagnes de l’Empire
Jean Lannes participe ensuite à la campagne d’Autriche, où il combat à Austerlitz, puis à la campagne de Prusse, durant laquelle il participe à la bataille d’Iéna.
Du 15 au 20 octobre 1805 se déroule la bataille d’Ulm, en Bade-Wurtemberg et en Bavière, en Allemagne.
Le maréchal Lannes participe également aux grandes opérations militaires de l’Empire et demeure l’un des chefs auxquels Napoléon confie les missions les plus importantes.
La création du duché de Montebello
Le duché de Montebello avait été érigé par un décret du 19 mars 1808.
Le maréchal Lannes reçut ses lettres patentes le 1er juin 1808, signées à Bayonne.
Le 15 juin 1808, il est créé duc de Montebello, puis envoyé en Espagne où il gagne la bataille de Tudela et mène le siège de Saragosse.
Le titre de duc de Montebello associe ainsi le nom de la grande victoire remportée par Lannes en Italie à une dignité héréditaire de l’Empire.
La mort à Essling et les funérailles au Panthéon
Durant la deuxième campagne d’Autriche, Jean Lannes est mortellement blessé à la bataille d’Essling.
Il meurt le 31 mai 1809 âgé de 40 ans.
Il est inhumé au Panthéon.
Le tombeau du maréchal Lannes se trouve au Panthéon, où sa mémoire est associée à celle des grandes figures militaires de la France.

Louise de Guéhéneuc et les cinq enfants du maréchal
Du second mariage de Jean Lannes et de Louise de Guéhéneuc naissent cinq enfants : Napoléon (1801-1874), Alfred (1802-1861), Ernest (1803-1832), Gustave (1804-1875) et Louise (1806-1889).
- Napoléon (1801-1874), 2e duc de Montebello et d’Empire, diplomate et homme politique.
- Alfred (1802-1861), comte de Montebello et député du Gers, fondateur de la maison de champagne Montebello, marié en 1840 à Mathilde Périer, d’où descendance.
- Ernest (1803-1832), baron de Montebello, marié en 1831 à Mary Boddington, d’où descendance.
- Gustave (1804-1875), baron de Montebello, général de division, aide de camp et chambellan de Napoléon III, sénateur, marié en 1847 à Adrienne de Villeneuve Bargemon, d’où descendance.
- Louise (1806-1889), mariée en 1825 à Hippolyte Boissel, baron de Monville.
La maréchale Lannes et ses cinq enfants constituent le premier cercle de la descendance du duc de Montebello.
Napoléon Lannes, deuxième duc de Montebello
Louis Napoléon Auguste Lannes est né le 30 juillet 1801 à Paris. Son parrain est le duc de Bragance, roi du Portugal.
Napoléon Lannes devient le 2e duc de Montebello et d’Empire. Polytechnicien, il fut fait pair de France à la seconde Restauration « en considération des services rendus par son père ».
En 1836 il est nommé ambassadeur de France près la Confédération suisse et en 1838 il fut chargé de représenter la France à Naples, auprès du roi des Deux-Siciles, Ferdinand II.
Il fut nommé ministre des Affaires étrangères le 1er avril 1839 dans le ministère provisoire qui fut dissous le 12 mai suivant.
Il repartit pour Naples comme ambassadeur en 1840 où il négocia le mariage du duc d’Aumale avec Marie Caroline de Bourbon, princesse de Salerne (1844).
Le 9 mai 1847, il remplaça l’amiral-baron de Mackau comme ministre de la Marine et des Colonies dans le gouvernement Guizot.
Il quitta le pouvoir après la Révolution de 1848.
Ses opinions conservatrices et monarchistes le firent élire, le 13 mai 1849, député de la Marne, département dans lequel il possédait des vignobles considérables.
Il fut nommé, le 15 février 1858, ambassadeur en Russie et resta dans ce poste jusqu’en 1864.
Un décret du 5 octobre 1864 le nomma sénateur du Second Empire. Il fut admis à la retraite comme ambassadeur le 6 janvier 1866.
Il a longtemps représenté le canton d’Ay au conseil général de la Marne, dont il fut l’un des vice-présidents. Il avait été un des fondateurs de la Compagnie des eaux.
Il est mort en son château de Mareuil-sur-Ay (Marne) le 18 juillet 1874.
Mariage et descendance de Napoléon Lannes
Napoléon Lannes a épousé le 10 juillet 1830 à Londres Eleonor (1810-1863), fille de Sir Charles Jenkinson, député de Douvres au Parlement britannique.
Le couple eut 6 fils et 2 filles.
- Jeanne (1832-1905), mariée en 1856 avec Félix Amédée Messier de Saint-James.
- Napoléon (1835-1876), 3e duc de Montebello, lieutenant de vaisseau, marié en 1873 avec Marie Daguilhon-Pujol qui lui donne un fils unique, Napoléon, 4e duc de Montebello, mort à 21 ans à l'école de Saint-Cyr.
- Charles (1836-1922), 5e duc de Montebello, colonel et journaliste, officier de la Légion d’honneur, marié en 1865 avec Thérèse O’Tard de La Grange, d’où un fils unique, Maurice, père du 6e duc de Montebello.
- Gustave (1838-1907), ambassadeur de France, marié en 1873 avec Madeleine Guillemin, d’où Louis, dit le marquis de Montebello, mort foudroyé.
- Fernand (1843-1917), qui suit.
- Mathilde (1846-1925), mariée en 1865 avec le comte de Werlé, directeur des Champagnes Veuve Clicquot-Ponsardin.
- Adrien (1851-1935), député de la Marne, mort célibataire.
Fernand Lannes de Montebello
Fernand Edouard Alfred Henri est né le 7 octobre 1843 à Naples, où son père était en poste. Il est décédé le 30 janvier 1917 à Paris.
Il avait épousé le 2 mai 1874 à Paris Marie-Elisabeth de Mieulle (1852-1941), petite-fille d’un avocat, député au Conseil des Cinq-Cents, anobli en 1816.
Le couple eut deux enfants : Stanislas (1876-1966), marié à Marie Delaire de Cambacérès, d’où Christian et Monique ; Alice (1881-1971), qui suit.
Le baptême de Fernand eut pour parrain François d’Orléans, prince de Joinville.
« Nous baptisâmes un des fils du duc de Montebello. La cérémonie se fit à l’italienne, dans un salon du prince de Salerne, ce prince si napolitain par son esprit, ses exagérations bouffonnes et le vacarme qu’il faisait [. ]. Ce vacarme avait déjà terrifié l’enfant, lorsqu’on vit sortir d’une armoire faisant chapelle, un brave chapelain, minsignore Corbi, vieil ami de ma mère. Ce monsignore, extrêment laid et d’une taille minuscule, était coiffé d’une mitre gigantesque et avait un aspect si diabolique que l’enfant se débattit avec horreurà sa vue, en poussant des cris inhumains. Pour le calmer, monsignore Corbi hurlait d’une voix glapissante : "Bello ! Bello !" Ce cri épouvanatit l’enfant encore plus. »
La duchesse d’Aumale est à côté de son père, le prince de Salerne, aussi fluette que son père était corpulent. A droite, derrière le père et la fille, Aumale de profil et Joinville de face.
Alice Lannes de Montebello
Marie Claire Alice est née le 16 février 1881 à Mareuil-sur-Ay et est décédée le 25 mars 1971 à Neuilly-sur-Seine.
Elle a épousé le 7 juillet 1903, à Paris 7e, Stanislas Alvar de Biaudos de Castéja (1879-1980).
Alice et son époux Stanislas de Castéja appartiennent à la continuité familiale des Montebello.
La succession du titre de Montebello
Son fils, Napoléon Lannes fut fait « pair de France en considération des services rendus par son père ».
Il fut membre de la Chambre des pairs le 17 août 1815, duc et pair héréditaire le 31 août 1817, par lettres patentes du 20 décembre 1817 enregistrées à la chambre des Pairs le 15 janvier 1818 et entérinées à la cour royale de Paris le 2 mai suivant, sans majorat, admis à siéger le 27 janvier 1827.
| Titre | Personne | Éléments biographiques |
|---|---|---|
| 1er duc de Montebello | Jean Lannes | 1769-1809, maréchal d’Empire |
| 2e duc de Montebello | Napoléon Lannes | 1801-1874, diplomate, ministre et sénateur |
| 3e duc de Montebello | Napoléon Lannes | 1835-1876, lieutenant de vaisseau |
| 5e duc de Montebello | Charles Lannes | 1836-1922, colonel et journaliste |
| 6e duc de Montebello | Napoléon Lannes | 1903-1988, journaliste |
| 7e duc de Montebello | Maurice Lannes | 1939-2022, cadre de banque |
| 8e duc de Montebello | Benoît Lannes | Né le 15 août 1973, pilote de ligne |
Le huitième duc de Montebello
Le duc actuel et sa famille : Benoît Alexandre Marie Emmanuel Lannes, 8e duc de Montebello, prince de Sievers.
Benoît Lannes, duc de Montebello (8e), est né le 15 août 1973 à Blois (Loir-et-Cher) et est pilote de ligne.
Maurice Lannes, duc de Montebello (7e), est né le 2 juillet 1939 à Biarritz et est décédé le 26 mars 2022 à Mareuil, où il est inhumé à Mareuil (Dordogne), à l’âge de 82 ans. Il était cadre de banque.
Il était marié le 23 octobre 1971 à Cellettes (Loir-et-Cher) avec Johanna Meyerrattken zu Höne, née le 12 avril 1937 à Ropke Löningen (Allemagne), artiste peintre.
Napoléon Lannes, duc de Montebello (6e), prince de Sievers, est né le 5 mars 1903 à Paris 17e et est décédé le 22 mai 1988 au château de Mareuil, Mareuil-sur-Belle (Dordogne), à l’âge de 85 ans. Il était journaliste.
Les générations précédentes de la famille Lannes
Maurice Lannes, marquis de Montebello, prince de Sievers, est né le 2 janvier 1867 à Paris et est décédé le 1er août 1917 à Paris 17e. Il est inhumé le 4 août 1917 au cimetière de Montmartre, Paris 18e, à l’âge de 50 ans. Il était capitaine au 24e régiment d’artillerie et conseiller de département de la Charente-Maritime.
Il était marié le 27 février 1902 à Paris avec Julie Hay, née le 24 novembre 1864 à Tacna (Pérou) et décédée le 11 avril 1954 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), à l’âge de 89 ans.
Charles Lannes, 5e duc de Montebello et prince de Sievers, est né le 27 octobre 1836 à Berne (Suisse) et est décédé le 23 décembre 1922 à Paris 16e, à l’âge de 86 ans. Il était colonel et journaliste.
Il était marié le 24 octobre 1865 à Paris 8e avec Thérèse O’Tard de La Grange, née le 23 janvier 1844 à Cognac (Charente) et décédée le 2 novembre 1915 à Montendre (Charente-Maritime), à l’âge de 71 ans.
Napoléon Lannes, 2e duc de Montebello, est né le 30 juillet 1801 à Paris et est décédé le 19 juillet 1874 au château de Mareuil-sur-Ay, Mareuil-sur-Ay (Marne), à l’âge de 72 ans. Il était ambassadeur impérial français, sénateur, député de la Marne et ministre de la Marine et des Affaires étrangères en 1839.
Il était marié le 10 juillet 1830 à Londres avec Eleonor Jenkinson, née le 7 février 1810 à Londres et décédée le 14 octobre 1863 à Saint-Pétersbourg, en Russie, à l’âge de 53 ans.
La descendance de Jean Lannes relie ainsi la carrière militaire du premier duc aux fonctions diplomatiques, politiques et administratives exercées par ses descendants.

Ascendance et successibles
Le duc descend 12 fois de Charles VII par sa grand-mère paternelle.
Les dix premiers successibles au titre sont : Charles-Emmanuel, né en 1942, oncle du duc ; Roger, né en 1964, cousin au 6e degré du duc ; Jean, né en 1968, frère de Roger ; Philippe, né en 1936, oncle de Roger et Jean ; Marc, né en 1964, fils de Philippe ; Alexandre, né en 1987, fils de Marc ; Achille Philippe, né en 2010, fils de Marc ; Charles, né en 1971, fils de Philippe ; Kivlighan, né en 2004, fils de Charles ; Everett, né en 2009, fils de Charles.
Le 3ème successible ayant acquis la nationalité américaine, il a renoncé à ses titres ainsi les successibles 3 à 9 ne le sont-ils peut être plus.