Le bêtisier de la cérémonie des Jeux olympiques

La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 a offert un spectacle grandiose, mais aussi une succession de situations inattendues, de références humoristiques et de moments irrévérencieux. Entre une panne de métro, un Philippe Katerine peint en bleu, une Marie-Antoinette décapitée et une délégation confrontée à une chute, le programme a parfois pris des airs de bêtisier.

Ces scènes comiques n’étaient pas de simples accidents : elles s’inscrivaient dans une cérémonie conçue pour jouer avec la culture française, ses clichés, son histoire et son goût pour la provocation. Il fallait bien connaître la culture française pour saisir l’humour derrière une panne de métro, ou la puissance symbolique d’une Aya Nakamura qui chante devant l’Institut de France.

Une cérémonie d’ouverture pleine de clins d’œil français

La cérémonie d’ouverture des JO était pleine de moments géniaux que seuls les Français ont pu apprécier. La cérémonie d’ouverture était remplie de clins d’œil au public français.

Lady Gaga qui chante Zizi Jeanmaire, les danseurs du Moulin Rouge en plein cancan, un accordéon qui retentit en musique de fond… Un tel début de cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, sur la Seine à Paris vendredi 26 juillet, aurait pu nous faire craindre un spectacle 100 % béret-baguette pour un public international en quête d’images dignes d’Emily in Paris.

C’était mal connaître Thomas Jolly, maître de cérémonie, chantre du « théâtre populaire », qui a conçu une soirée singulièrement et fabuleusement française, au-delà des clichés. Une plongée dans notre psyché, qui a pu laisser circonspects certains spectateurs étrangers.

Ce Britannique s’amuse ainsi sur X : « Je prends soudainement conscience que lorsque je regardais la cérémonie d’ouverture de Londres en 2012, pleurant de fierté face à des millions de références ultra-précises, le reste du monde regardait sûrement tout ça en mode “wtf”. » Tandis que cette journaliste française à Londres note une différence nette dans les réactions selon la nationalité : « Ma timeline est composée de Français qui disent “wow je pensais que ce serait nul mais c’est vraiment génial ! Fier de nous !” et de non-Français qui se demandent “c’est quoi ce bordel ?” »

Le « ça fait plaisir » de Jamel Debbouze

La cérémonie s’est ouverte sur un premier clin d’œil : Jamel Debbouze qui crie son célèbre « ça fait plaisir », d’Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, à Zinédine Zidane.

Cette entrée en matière a immédiatement installé le ton de la soirée : populaire, reconnaissable et légèrement décalé. Les références à la culture populaire française se sont poursuivies toute la soirée à travers une playlist 100 % salle des fêtes, peuplée de morceaux de France Gall, Claude François, Véronique Sanson, Mylène Farmer, Cassius, Cerrone ou encore Diam’s.

Sans compter l’émouvant défilé des athlètes français sur Lettre à France, de Michel Polnareff. Au-delà de cet univers made in France, c’est dans ses moments d’humour et d’irrévérence que la cérémonie s’est le plus éloignée du cliché pour touristes.

Zinédine Zidane coincé dans le métro

Il faut avoir déjà connu une panne sur la ligne 13 pour pleinement apprécier la scène où Zizou se retrouve coincé entre deux stations avec la flamme.

Le décalage entre le prestige de la flamme olympique, la présence d’une légende du football français et la banalité d’une panne de métro constituait l’un des ressorts comiques les plus efficaces de la cérémonie. Pour un public français, l’image évoquait une expérience quotidienne immédiatement reconnaissable.

Pour les spectateurs étrangers, la scène pouvait sembler difficile à comprendre sans connaître la réputation de la ligne 13 et l’humour lié aux transports parisiens. La cérémonie transformait ainsi une mésaventure familière en gag olympique.

Panne de métro parisien avec flamme olympique

Philippe Katerine, peint en bleu et presque nu

Et comment expliquer le brio d’un Philippe Katerine, peint en bleu dans son plus simple appareil, qui chante « plus de riches, plus de pauvres quand on est tout nu », à des spectateurs internationaux ?

La séquence associait l’extravagance visuelle, l’absurde et un message égalitaire. L’apparition de l’artiste, recouvert de peinture bleue et vêtu de façon minimale, rompait avec les codes habituels d’une cérémonie olympique solennelle.

La scène illustrait aussi le goût français pour le décalage et le subversif. Au lieu de présenter une image parfaitement lisse du pays, le spectacle assumait une forme d’humour qui pouvait surprendre, voire dérouter, une partie du public mondial.

Philippe Katerine peint en bleu cérémonie olympique

Marie-Antoinette décapitée à la Conciergerie

Mais jamais notre goût pour le subversif ne s’est mieux illustré que dans l’apparition d’une Marie-Antoinette décapitée, chantant l’hymne révolutionnaire Ah ! Ça ira, à la fenêtre de la Conciergerie - lieu d’emprisonnement de l’ancienne reine, avant son exécution en 1793.

La scène, suivie d’un morceau décapant du groupe de métal Gojira était « aussi un pied de nez à Londres, avec la reine d’Angleterre et James Bond », a expliqué le metteur en scène Damien Gabriac, l’un des organisateurs de la cérémonie, sur France Inter, en référence à l’ouverture des JO de Londres de 2012.

Et après tout, quoi de plus typiquement français que de troller nos voisins britanniques ? Cette séquence concentrait plusieurs éléments du bêtisier : une apparition spectaculaire, une référence historique macabre, une chanson révolutionnaire et une rupture brutale avec l’image traditionnelle d’une cérémonie protocolaire.

Une reconstitution de la Cène qui a fait réagir

Au-delà des clins d’œil et des références, cette soirée a eu un message politique très clair de promotion de la diversité. Une parenthèse enchantée de quelques heures dans une année 2024 marquée par la percée de l’extrême droite en France et la violence des discours autour des questions identitaires.

« Cette cérémonie m’est apparue comme une espèce de charivari grandiose, une claque envoyée à l’extrême droite et à la droite réactionnaire », s’enthousiasme l’historienne Mathilde Larrère auprès du Nouvel Obs.

Pour toute personne familière avec ce contexte, les symboles politiques de la cérémonie étaient clairs. Et ce, qu’il s’agisse de l’hommage aux femmes souvent effacées de l’Histoire de France ou de la reconstitution de la Cène avec, notamment, les drag-queens Nicky Doll, Paloma et Piche.

La séquence a été largement commentée parce qu’elle mêlait une référence religieuse célèbre, des artistes drag-queens et une mise en scène volontairement provocatrice. Dans le cadre d’un bêtisier, elle appartient surtout aux moments qui ont créé la surprise et suscité les réactions les plus contrastées.

Aya Nakamura devant l’Institut de France

Et il fallait avoir suivi les débats délétères de ces derniers mois pour vraiment saisir toute la force d’un des moments les plus réjouissants de cette soirée : quand Aya Nakamura est sortie en reine de l’Institut de France, fief de l’Académie française, et a entonné son tube Pookie avant de reprendre ces quelques lignes du For me formidable d’Aznavour : « Je ferai mieux d’aller choisir mon vocabulaire, pour te plaire, dans la langue de Molière. »

Le tout, accompagnée de la Garde républicaine. Un moment sûrement divertissant pour tous les spectateurs, mais d’autant plus émouvant pour ceux qui connaissent les attaques subies par la chanteuse de la part du RN et de l’extrême-droite.

La scène reposait sur un contraste particulièrement fort : une artiste associée à la musique populaire contemporaine chantait devant l’une des institutions les plus symboliques de la langue française, accompagnée par un ensemble militaire prestigieux. Le résultat pouvait surprendre, mais il résumait la volonté de montrer une France riche et loin des clichés.

Les petits incidents qui ont marqué les cérémonies olympiques

Les maladresses et les imprévus ne concernent pas uniquement Paris 2024. Depuis Albertville en 1992, l'ouverture et la clôture des Jeux olympiques d'été et d'hiver sont devenues des spectacles à part entière, mis en scène par des artistes.

Poser un regard de chorégraphe ou de metteur en scène sur les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques a fait basculer ces manifestations officielles en spectacles à part entière, divertissements multimédia de haut vol à savourer comme un exercice de style esthétique.

Défilé de présentation des sportifs, vitrine nationale, show d'excellence, démonstration de savoir-faire, le tout enveloppé dans un parfum de modernité toujours plus sophistiquée, la cérémonie d'ouverture, à laquelle fait écho celle de clôture, se trouve à un point d'intersection embouteillé.

Le problème technique des anneaux à Sotchi

Un flocon de neige se transforme en anneau olympique. Sauf que, souci technique, il y en a un qui ne s'est pas ouvert comme il faut : celui symbolisant l'Amérique.

Réparation sera faite, selon les rumeurs, dans la cérémonie de clôture. Ce problème technique est devenu l’un des incidents les plus célèbres associés à une cérémonie olympique : une transformation soigneusement préparée n’a pas produit l’effet attendu au moment où des millions de téléspectateurs la regardaient.

Anneaux olympiques incident technique Sotchi

Les cérémonies qui ont marqué les mémoires

Depuis le succès planétaire et inattendu du chorégraphe Philippe Decouflé en 1992 aux Jeux olympiques d'hiver d'Albertville, nombreux sont les artistes qui ont été appelés aux commandes de ces rendez-vous désormais très attendus, rassemblant les passionnés de sport comme les amateurs de spectacles.

Il faut dire que le défi artistique, lesté d'une grosse enveloppe budgétaire, est terriblement excitant pour ceux qui ont toujours pris leurs rêves pour des réalités. Elle rallie aussi tous les spectateurs de la planète, dans un moment de partage émerveillé.

ÉditionMoment marquant
Los Angeles 1984Un homme volant, propulsé par un réacteur dorsal
Albertville 1992La poésie de Philippe Decouflé
Athènes 2004La grâce de Björk
Pékin 2008La cérémonie la plus chère de l'histoire
Londres 2012Du rock et des paillettes
Sotchi 2014Un anneau olympique qui ne s’ouvre pas correctement

Los Angeles 1984 : un drôle d'homme volant

Quatre après les Jeux de Moscou et alors que la guerre froide n'est pas dissipée, les Etats-Unis accueillent les sportifs en Californie. La cérémonie grandiose offre un spectacle inédit : un homme volant, propulsé par un réacteur dorsal (jet pack).

Du jamais-vu ! La prouesse était spectaculaire, mais elle appartenait aussi à ces moments où la cérémonie prend le risque de miser sur une technologie ou un effet inédit devant un public mondial.

Albertville 1992 : la poésie de Decouflé

En ce 8 février 1992, le monde assiste, émerveillé, à un ballet splendide pour lancer les JO d'hiver. 33 000 spectateurs réunis dans le stade éphémère d'Albertville (Savoie).

Autour d'un grand mât planté au milieu du stade, 250 danseurs et 3500 figurants composent cinq tableaux somptueux. La mise en scène, imaginée par Philippe Decouflé, est regardée par deux milliards de téléspectateurs.

Michel Platini, alors sélectionneur de l'équipe de France de football, a le privilège d'enflammer la vasque. À Albertville, la cérémonie officielle devient une œuvre chorégraphique conçue comme une succession d’images, de transformations et d’effets visuels.

A Albertville (Savoie), le chorégraphe Philippe Decouflé met en scène les cérémonies d'ouverture et de clôture de ces Jeux olympiques d'hiver. Une surprise concoctée par une dream-team de danseurs, circassiens, techniciens et autres fins constructeurs de rêves tels que les aime Decouflé…

Avec son équipier Philippe Guillotel aux costumes (souvenir impérissable des robes boule de neige et des queues de pie gonflées à l'hélium !), sur le thème du geste sportif et le motif de la transformation de l'eau en vapeur puis en neige, le chorégraphe métamorphose une cérémonie officielle en pure bombe de plaisir et de beauté.

Il livre au passage une débauche d'idées magiques qui vont totalement changer la donne de ces rituels à l'ancienne. Revisitant les danses folkloriques savoyardes, le répertoire populaire musical (orchestre d'accordéons en bleu blanc rouge), hybridant le sport, le cirque et la danse autour d'un mât central s'ouvrant comme un parapluie, il investit la moindre parcelle d'espace, au sol comme en l'air.

Decouflé, inattendu et acclamé, impose un esprit d'enfance et d'invention avec le talent d'un grand magicien.

JEUX OLYMPIQUES D'ALBERTVILLE (1992)

Athènes 2004 : la grâce de Björk

Créés au VIIIe siècle av. J.-C. dans la Grèce antique, les Jeux Olympiques retrouvent leur berceau en 2004. Dans le stade de Maroussi d'Athènes, la chanteuse Björk surgit de la pénombre et interprète "Medulla".

Sa robe s'étend tout le long du stade, formant un océan bleuté. Magique. En plein été, au stade olympique d'Athènes, le chorégraphe Dimitris Papaioannou fait surgir des visions directement inspirées par la tradition et la culture grecques.

Un orchestre de tambours et de bouzoukis entourent un immense bassin d'eau sur lequel glisse un petit bateau en papier. Une sculpture d'un visage cycladique surgit du sol, un défilé de personnages en aplat rappellent les frises des temples, un ballet de structures géométriques plane évoquant le chapelet des îles.

Ce spectacle majestueux entrecroise l'ancien et le moderne en mode plus illustratif que la patte Decouflé mais néanmoins avec une grâce hypnotique. Il déroule une histoire de l'humanité qui se perd dans le cosmos avec des interprètes chevauchant l'air.

En cerise débarquée de sa planète, Björk, et sa voix haut perchée, fait grimper dans les étoiles. Placée sous le signe d'Apollon pour l'ouverture, de Dionysos et de la fête pour la clôture, ces cérémonies soulignent que la Grèce est aussi le berceau des Jeux olympiques.

Björk robe bleue cérémonie Athènes 2004

Pékin 2008 : la cérémonie la plus chère de l'histoire

La Chine organise pour la première fois les JO en 2008. Elle choisit de mettre en avant sa civilisation multimillénaire, avec des moyens inédits : 15 000 danseurs, 30 000 feux d'artifices, le tout pour 80 millions d'euros.

Ce spectacle inaugural est le plus onéreux de l'histoire des JO. Le bond numérique, déjà sensible sur les cérémonies d'Athènes, s'affirme pour celles de Beijing (Pékin) en 2008.

A la mise en scène, le réalisateur Zhang Yimou a obtenu les moyens économiques de ses ambitions spectaculaires. Dès le début du show d'ouverture, l'impact des jeux lumineux à grande échelle épate et laisse béat.

Les batteurs de tambours traditionnels démultipliés finissent par ressembler à une armée digne d'un immense jeu vidéo. Les tableaux, qui s'appuient sur des effets de foule, basculent dans une abstraction géométrique magique.

Avec toujours cette présence humaine souterraine qui révèle sous le numéro de boîtes impeccablement réglé, tout un petit peuple de manipulateurs obscurs. Ce déferlement d'effets massifs et somptueux est une vitrine de l'esthétique urbaine asiatique et de l'esprit collectif chinois.

Quant aux feux d'artifice, ils ajoutent leur pétaradante bonne humeur à un spectacle grandiose, dont l'immense porte-flamme olympique surplombant le stade indique la mesure.

Feux d’artifice cérémonie olympique Pékin 2008

Londres 2012 : du rock et des paillettes

Fidèles à leur humour et leur excenctricité, les Britanniques proposent une cérémonie haletante, multipliant les tableaux et les atmosphères. Elle débute avec un petit film de Dany Boyle, mettant en scène James Bond (Daniel Craig) et le Reine Elisabeth en personne.

L'agent secret et la souveraine sautent en parachute pour atterrir dans le stade olympique. What a surprise ! Le spectacle se poursuit avec de nombreuses stars de la pop, vivantes ou disparues, tel Freddy Mercury ressuscité sur grand écran.

L'apparition du « plateau » recouvert de gazon (près de 8 000 m2 !) avec ses mini-vallons et ses fleurs est un régal. La carte postale de la belle Angleterre accueille les athlètes !

Retour à la vie, aux gens, aux petites scènes presque ordinaires du quotidien. Sous la houlette du réalisateur Danny Boyle et du chorégraphe Akram Khan, avec le groupe électro Underworld à la musique, la cérémonie de Londres navigue entre parties de cricket, troupeau de moutons, et autres parfums locaux.

Mais il y a aussi d'immenses cheminées d'usines qui surgissent du sol, pour rappeler le passé industriel, d'où émergent les anneaux olympiques comme s'ils venaient d'être fabriqués.

Entre un concert matinal des cloches du royaume - Big Ben en tête - et le film de James Bond avec la Reine herself, cette cérémonie d'ouverture possède le juste degré d'humour et d'amour pour faire passer sa carte d'identité anglaise avec émotion.

JEUX OLYMPIQUES D'ALBERTVILLE (1992)

Sotchi 2014 : le raté d’un anneau olympique

Pour la première fois, les délégations d’athlètes sont arrivées par le centre du stade grâce à une immense rampe spéciale et n’ont pas circulé en cercle autour de la piste pour la parade.

Sous la houlette des metteurs en scène Georgi Tsypine et Andreï Boltenko, le show d'ouverture valorise l'histoire et le peuple russe. A la guerre, à l'usine, à l'église, au théâtre.

Des tableaux rendent hommage au cirque et à la danse sous tous ses aspects. Une centaine d'interprètes du Bolchoï participent à un bal.

Sur la musique du Lac des Cygnes de Tchaïkovski, des silhouettes en robes blanches à pans très découpés tourbillonnent en créant des effets optiques superbes.

Plus épatante encore, totalement numérique, l'apparition dans les hauteurs du stade de figures illustrant les différentes disciplines sportives constituées de points lumineux.

Entre nounours géants et isbas traditionnelles gonflables, une introduction fastueuse. Mais l’image du flocon devenu anneau dont l’un ne s’est pas ouvert comme prévu a durablement marqué la mémoire collective.

Une chute pendant la cérémonie de Milan-Cortina

La cérémonie d’ouverture des JO d’hiver de Milan-Cortina s’est tenue vendredi soir. Images fortes, prestation de Mariah Carey, allumage de la flamme olympique… on vous résume les moments forts.

La cérémonie d’ouverture a été organisée vendredi soir à Milan au stade de San Siro et dans les villages alpins de Cortina d’Ampezzo, Predazzo et Livigno. Une cérémonie plus conventionnelle qu’aux JO de Paris et plus patriotique sur les thèmes de l’histoire de l’Italie, l’opéra ou la mode.

C’est à 22h10 que la délégation française est apparue emmenée par les porte-drapeaux Chloé Trespeuch et Clément Noël. 162 athlètes composent la délégation tricolore.

Un moment marqué par la chute du fondeur Jules Lapierre sous les caméras du monde entier.

JEUX OLYMPIQUES D'ALBERTVILLE (1992)

Les autres instants inattendus des cérémonies olympiques

Un homme volant à Los Angeles

La cérémonie grandiose offre un spectacle inédit : un homme volant, propulsé par un réacteur dorsal (jet pack). Du jamais-vu !

La robe spectaculaire de Björk

Sa robe s'étend tout le long du stade, formant un océan bleuté. Magique.

Le parachutage de James Bond et de la reine

L'agent secret et la souveraine sautent en parachute pour atterrir dans le stade olympique. What a surprise !

Le spectacle numérique de Sotchi

Plus épatante encore, totalement numérique, l'apparition dans les hauteurs du stade de figures illustrant les différentes disciplines sportives constituées de points lumineux.

Quand l’humour devient un marqueur culturel

Au-delà de cet univers made in France, c’est dans ses moments d’humour et d’irrévérence que la cérémonie s’est le plus éloignée du cliché pour touristes. Il faut avoir déjà connu une panne sur la ligne 13 pour pleinement apprécier la scène où Zizou se retrouve coincé entre deux stations avec la flamme.

Mais jamais notre goût pour le subversif ne s’est mieux illustré que dans l’apparition d’une Marie-Antoinette décapitée, chantant l’hymne révolutionnaire Ah ! Ça ira, à la fenêtre de la Conciergerie - lieu d’emprisonnement de l’ancienne reine, avant son exécution en 1793.

L’exemple parfait de ce que cette cérémonie a si bien réussi : créer un divertissement réjouissant tout en offrant une vision de la France riche et loin des clichés.

Des cérémonies conçues comme des spectacles à part entière

Depuis Albertville en 1992, l'ouverture et la clôture des Jeux olympiques d'été et d'hiver sont devenues des spectacles à part entière, mis en scène par des artistes. Nombreux sont les artistes qui ont été appelés aux commandes de ces rendez-vous désormais très attendus, rassemblant les passionnés de sport comme les amateurs de spectacles.

Le défi consiste à combiner protocole, histoire nationale, performances artistiques, technologie, humour et émotion devant des spectateurs présents dans le stade comme devant leur écran. Cette accumulation d’éléments explique pourquoi les petits ratés, les chutes et les imprévus peuvent parfois devenir aussi mémorables que les tableaux les plus ambitieux.

Pour les amateurs et amatrices de cérémonies d'ouverture et de clôture de Jeux olympiques, il existe sur YouTube une chaîne de vidéos entièrement dédiée à ces cérémonies, Olympic Ceremony Database.

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