Bonne année 1992 avec Les filles de Caleb

Les filles de Caleb est une télésérie québécoise qui raconte l’histoire passionnée et tourmentée d’Émilie Bordeleau et d’Ovila Pronovost, dans la Mauricie de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. À travers leur relation houleuse, c’est le portrait d’une société en plein bouleversement qui se dessine au début du 20e siècle.

Après leur mariage, Émilie choisit d’élever seule sa famille. Ovila, toujours attiré par les grands espaces, quitte sa famille pour aller vivre en Abitibi. La série suit ainsi les choix, les séparations, les deuils et les espoirs d’une femme dévouée et courageuse, confrontée aux limites de son époque.

Émilie et Ovila dans la Mauricie

Une saga familiale au cœur de la Mauricie

Cette série se déroule en Mauricie, dans la province de Québec, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Émilie, la fille de Caleb Bordeleau, poursuit ses études et devient maîtresse d’école. Amoureuse de l’aventurier Ovila Pronovost, elle est déchirée entre sa vocation d’institutrice et son amour pour Ovila.

Les clans des Bordeleau et des Pronovost sont inquiets de l’alliance de ces deux amoureux, aux passions si difficiles à concilier. Les filles de Caleb raconte l’histoire d’une femme dévouée et courageuse, Émilie Bordeleau, amoureuse d’Ovila Pronovost.

La série dramatique et romantique est composée de 20 épisodes. Elle a reçu le Prix Gémeaux de la meilleure série dramatique en 1991.

Émilie Bordeleau, une jeune femme qui refuse le sort réservé aux filles

À la campagne, à la fin du 19e siècle, les Bordeleau forment une famille nombreuse. À l’heure du souper, Émilie (13 ans), la fille aînée, proteste contre le sort réservé aux filles, qui doivent servir les hommes de la maisonnée.

Révoltée par cette injustice, elle tient des propos enflammés, ce qui lui vaut une gifle de son père, Caleb. En soirée, il discute avec sa femme, Célina, de l’altercation du souper et de l’avenir de leur fille.

Quatre ans plus tard, on retrouve Émilie, maîtresse d’école dans un petit village de campagne. Sur le conseil de Dosithée Pronovost, l’un des commissaires de l’école, Émilie rend visite au curé de Saint-Tite, afin de faire bonne impression auprès des habitants du village.

Avant Noël, elle organise une grande fête à l’école. Tout le monde y participe, sauf son père. Caleb devait venir la chercher pour le temps des fêtes, mais il a été retardé par des problèmes avec sa charrette.

L’école, la vocation et les premières tensions

Lazarre Pronovost fait une crise d’épilepsie dans la classe. Marie, l’une des élèves, fait croire aux autres que Lazarre est habité par le diable. Émilie se fâche et la semonce.

Son initiative lui vaut les menaces de M. Lebrun, le père de Marie. Il s’en suit une violente altercation entre les commissaires dans la cour de l’école.

Plus tard, Ovide porte une attention particulière à Émilie et l’invite à la cabane à sucre. Durant cette journée, une dispute éclate entre Ovide et Ovila à propos d’Émilie.

C’est la visite annuelle de l’inspecteur Henri Douville à l’école d’Émilie. Il couvre Émilie de flatteries et aborde Ovila, le fils Pronovost, d’un air supérieur.

Durant les vacances d’été, les frères Ovide et Ovila se disputent l’attention d’Émilie. Sur les conseils de l’institutrice, Ovila reviendra en classe en septembre.

À la demande d’Émilie, les commissaires acceptent de construire des toilettes attenantes à l’école, un confort très apprécié par Charlotte.

Les sentiments d’Émilie et le choix d’Ovila

Atteint de tuberculose, Ovide Pronovost doit renoncer à Émilie. Dosithée est attristé par l’état de son fils, sur qui il ne peut plus compter. Il aimerait qu’Ovila prenne la relève, mais ce dernier n’aime pas le travail de ferme.

Plus tard, Ovila vient exprimer ses sentiments à Émilie. Lors d’une promenade avec son amie Berthe, Émilie lui confie la confusion qui règne dans son cœur.

Maintenant convaincue de son amour pour Ovila, Émilie le présente à ses parents. Caleb Bordeleau contemple l’étalon des Pronovost, qu’il voudrait bien faire accoupler avec la pouliche qu’il a achetée à son concurrent, Elzéar Veillette.

Plus tard, on retrouve les deux animaux qui s'accouplent dans l’enclos, sous les yeux ébahis de Caleb, d’Émilie, d’Ovila et de Berthe. En revenant d’une promenade, Berthe annonce à Émilie qu’elle entrera au couvent.

Puis, c’est le départ d’Ovila pour Shawinigan. C’est le retour d’Ovila des chantiers et les retrouvailles avec toute la famille. Félicité, sa mère, doit accoucher bientôt.

Le mariage et les premières épreuves

Dosithée construit une plus grande maison pour loger la famille qui grandit. L’accouchement se fait dans d’atroces douleurs. L’enfant est mort-né.

Ovila ne peut supporter de voir sa mère souffrir et il se réfugie auprès d’Émilie, qui ne compatit pas à sa peine autant qu’il le voudrait. Il part pour les chantiers sans lui dire au revoir.

Ovila n’est pas revenu pour les Fêtes de Noël. Dosithée est contrarié, car il aurait besoin de son aide à la ferme. Émilie se confie par lettre à son amie Berthe et se plaint du silence d’Ovila.

Lors d’une autre de ses visites à l’école, l’inspecteur Douville déclare sa flamme à Émilie, qui vient d’apprendre qu’Ovila ne reviendra pas pour l’été. Douville rend visite à la famille Bordeleau pour les Fêtes.

Plus tard, Ovila revient rendre visite à ses parents. Émilie est à nouveau heureuse et pleine d’espoir.

Après un incendie au couvent, Émilie recueille Antoinette et Alma. C’est la nuit de Noël et le grand jour des fiançailles d’Émilie avec Douville.

Celui-ci est au comble de l’excitation, alors qu’Émilie est très anxieuse. Une dispute éclate entre les nouveaux fiancés. Douville se rend compte qu’il n’aura jamais droit à l’amour d’Émilie.

Le soir, les futurs mariés ont un tête-à-tête. Douville renonce au mariage, au grand soulagement d’Émilie.

Ovila est enfin de retour des chantiers. Il se rend immédiatement à l’école. Ovila demande Émilie en mariage.

Celle-ci passe l’été chez ses parents à réfléchir à cette demande. Caleb offre une calèche à Émilie, qui retourne à Saint-Tite et donne sa réponse à Ovila.

Une autre nuit de Noël et de fiançailles est célébrée, mais cette fois-ci les sentiments d’amour sont réciproques. Les deux familles se rencontrent et fêtent l’heureux événement.

Charlotte, malade, doit abandonner l’école. Lors d’une visite de routine à l’école, l’inspecteur Douville fait la connaissance d’Antoinette.

C’est le dernier jour de classe d’Émilie. Pour l’occasion, ses élèves lui témoignent leur affection d’une façon poignante.

Durant la cérémonie nuptiale, Émilie apprend qu’Ovila s’appelle en réalité Charles Pronovost. Sur le parvis de l’église, après la cérémonie, Antoinette lui annonce qu’elle vient d’épouser Henri Douville.

Ovila amène Émilie sur la rive d’un lac, où il a construit un camp en bois rond, qui deviendra leur nid d’amour et sera témoin des ébats passionnés de leur première nuit.

La famille, les naissances et les absences

Charlotte est à l’agonie et réclame Émilie et Ovila à son chevet. Sa mort touche beaucoup Lazarre et Émilie.

Plus tard, Émilie est enceinte. Ovila, par manque d’argent, décide d’accompagner son père sur un chantier. À son retour, il jure à Émilie qu’il ne la quittera plus jamais.

L’accouchement d’Émilie se fait dans de grandes douleurs. L’enfant, qui semble mort-née, met du temps à faire entendre son premier cri. Elle est baptisée Rose.

Ovila se fait proposer un travail de menuisier au village. Il invite donc Émilie à faire un petit voyage à Montréal.

Le voyage prend une tournure désagréable lorsqu’on leur refuse de voir leur amie Berthe, qui est en période de pénitence. De retour à Saint-Tite, Ovila n’obtient pas l’emploi de menuisier comme prévu.

Il doit retourner au chantier avec son père, ce qui provoque des frictions dans le couple. Lazarre meurt dans son sommeil. Ovila part pour le chantier.

À la fin février, Ovila revient du chantier. Émilie annonce à Ovila qu’il va être père pour la deuxième fois.

Rose souffre d’un retard mental. Émilie accepte mal cette vérité, qui provoque de nombreuses tensions dans le couple.

Elle accouche seule de son deuxième enfant, Marie-Ange. Puis Émilie est encore enceinte.

Ovila se réfugie dans l’alcool. La distance s’installe entre les époux. Émilie donne naissance à une troisième fille, Louisa.

Ovila a du mal à s’adapter à sa nouvelle vie. Épuisée, Émilie lui demande de partir pour le chantier. Pendant son absence, elle reprend le contrôle de sa vie.

Peu avant Noël, Ovila revient. Les époux partent en amoureux au lac à la Perchaude. Rose prononce sa première phrase complète.

La rupture du couple et la lutte d’Émilie

Depuis son dernier retour du bois, Ovila ne cesse de boire. Émilie est enceinte d’un quatrième enfant.

Un soir, Ovila découvre Louisa morte dans son lit. Émilie bascule dans une forme de folie et tient Ovila pour responsable de tous leurs malheurs.

Ovila quitte sa femme et ses enfants. Émilie accouche d’un quatrième enfant. Elle réalise qu’elle a été injuste envers Ovila.

Ovide part à la recherche de son frère. Il le découvre complètement ivre chez les Indiens, mais Ovila refuse de revenir à la maison.

Après le retour inopiné d’Ovila, le baptême du nouveau-né qui portera le nom d’Émilien est enfin célébré. Les retrouvailles entre les époux ne sont pas faciles.

Malgré cela, Émilie tombe enceinte. L’automne venu, Ovila part au chantier.

Un soir de tempête, seule, elle accouche dans la neige d’une fille, qu’elle appelle Blanche. Le retour d’Ovila n’est pas facile.

Il lui annonce qu’il fera de la drave au printemps. Il revient sans le sou, après avoir été congédié. Ovila noie son malheur dans l’alcool.

Émilie le considère comme un ivrogne irresponsable. Il quitte une fois de plus la maison familiale.

Émilie vient d’accoucher seule d’un nouvel enfant. Lorsqu’Ovila revient du chantier sans le sou, elle l’accable de reproches. Il repart aussitôt.

Lorsqu’il revient, Ovila accepte de reprendre la terre de son père. À l’automne, il retourne au chantier.

Pendant son absence, Émilie accouche de Jeanne. Au printemps, lorsqu’Ovila revient sans argent, Émilie est de glace.

Il lui annonce qu’il ne veut plus s’occuper de la ferme et part faire des courses avec les dernières économies. Il revient tard dans la nuit, ivre mort.

Rongé par les remords, il promet de travailler sur la terre. Il se rend chez Dosithée pour lui annoncer la bonne nouvelle, mais il le trouve mort.

Réunis pour la lecture du testament, les Pronovost apprennent qu’Émilie hérite à la place d’Ovila.

La guerre, le deuil et le départ vers la ville

Émilie offre sa part d’héritage à Ovila, qui la refuse et jure sur la tête de son père de s’affranchir du son passé houleux.

La guerre est déclarée en Europe. Émilie donne naissance à Alice. En compagnie d’Ovila et des enfants, elle célèbre le Nouvel An dans sa famille, à Saint-Stanislas.

Peu après leur départ, Caleb meurt. À Pâques, Télesphore annonce qu’il a l’intention d’ouvrir une bijouterie. Ovila accepte de lui fabriquer un présentoir.

Ovila vient de terminer le meuble de Télesphore, mais ce dernier meurt subitement. Bouleversé, Ovila veut quitter Saint-Tite à tout prix.

Émilie accepte à contrecœur de suivre Ovila à Shawinigan, où il trouve du travail dans une usine de papier. L’adaptation de la famille à la vie urbaine se fait difficilement.

Pendant qu’Émilie est en vacances au lac avec les enfants, Ovila en profite pour amasser un joli magot dans le but d’acheter une maison en ville.

Alors qu’Émilie attend son neuvième enfant, Ovila travaille constamment, commence à jouer aux cartes et à rentrer tard à la maison.

Épuisée, Émilie décide d’aller passer l’été au lac à la Perchaude avec les enfants. À son retour à la maison, elle découvre Ovila ivre mort, sans argent, ni emploi.

Elle n’a d’autre choix que de puiser dans son héritage. Un soir, Ovila est sommé par ses anciens patrons d’effectuer une réparation d’urgence.

Pendant qu’il est parti, Émilie accouche seule de sa sixième fille. L'employeur d'Ovila ne souhaite pas le réengager.

L'avenir de la famille d'Émilie s’assombrit davantage. Harcelée par des truands à qui Ovila doit de l’argent, celle-ci met son mari à la porte et quitte Shawinigan avec sa famille pour retourner à Saint-Tite vers un avenir incertain.

Une production télévisuelle d’envergure

Près de 32 ans après sa première diffusion à la télévision de Radio-Canada, la célèbre télésérie d’époque Les filles de Caleb peut désormais être regardée sur la plateforme en ligne ICI Tou.tv Extra.

Dès le premier épisode en 1990, 3 millions de Québécois sont rivés à leur petit écran pour suivre l’histoire d’amour passionnée entre Émilie Bordeleau et Ovila Pronovost.

Les filles de Caleb est une émission très attendue. Son scénario est basé sur le premier tome du roman de l’écrivaine Arlette Cousture qui a lui-même déjà connu un énorme succès au Québec.

Pour adapter à la télévision cette œuvre qui se déroule au tournant du 20e siècle, le producteur Cité Amérique a employé les grands moyens. La distribution compte 80 comédiens et 500 figurants.

Plus d’un millier de costumes sont conçus pour illustrer les années 1892 à 1917. La réalisation de la télésérie exigera près de 200 jours de tournage, dont 40 % de scènes extérieures.

ÉlémentDonnée
Diffusion originale18 octobre 1990 et 28 février 1991
Nombre d’épisodes20 épisodes de 45 minutes
Distribution80 comédiens et 500 figurants
CostumesPlus d’un millier
TournagePrès de 200 jours
Scènes extérieures40 %
Période représentée1892 à 1917

Le tournage à Saint-Jean-des-Piles

Le 18 août 1989, à la veille de l’amorce du tournage des Filles de Caleb, l’écrivaine Arlette Cousture est reçue à l’émission Côté jardin.

Elle se dit ravie de la distribution des rôles et du scénario de Fernand Dansereau pour porter les personnages à l'écran. Ils m’émeuvent autant en chair et en os, confie l’auteure à l’animateur Jacques Boulanger.

Quelques costumes créés par la designer Michèle Hamel sont aussi exposés en studio. La journaliste Alanna Woods a préalablement visité le site de tournage de la série dans la région bucolique de Saint-Jean-des-Piles, en Mauricie.

On y a reproduit l’école de rang où enseigne Émilie Bordeleau et la ferme de la famille Pronovost. Un cadre enchanteur qui semble également inspirer les comédiens avec lesquels s’entretient la journaliste.

Pour moi, c'est extraordinaire de jouer ce personnage-là exprime la comédienne Marina Orsini sur son rôle d’Émilie. Surtout le fait qu'elle a vécu, qu'elle a existé cette femme-là.

Roy Dupuis décrit pour sa part son personnage d’Ovila comme un loup. Un jeune loup et un vieux loup à la fin, un vieux loup alcoolique.

Lieu de tournage de la série « Les filles de Caleb ».

Un succès populaire sans précédent

La série Les filles de Caleb est programmée à l'antenne de Radio-Canada entre le 18 octobre 1990 et le 28 février 1991.

L’adaptation du roman pour la télévision compte 20 épisodes de 45 minutes, dont la moitié atteindront des cotes d’écoute de plus de 3 millions de téléspectateurs.

Une popularité qui marque l’histoire de la télévision québécoise, car elle ne sera jamais égalée par une autre série télévisée.

La beauté des images des Filles de Caleb, de véritables tableaux d’époque, séduit le public. On applaudit aussi l’émission pour la qualité et la sensibilité de la réalisation, de la scénarisation et le jeu des comédiens de première classe.

Même la réputée critique émission La bande des six ne tarit pas d’éloges pour Les filles de Caleb. Le 2 février 1991, l’équipe remet à Marina Orsini son trophée des biches, soulignant que l’actrice s’est particulièrement démarquée dans son rôle d’Émilie.

Interviewée par l’animatrice Suzanne Lévesque, Marina Orsini parvient à décrire parfaitement l’attachement des téléspectateurs pour les personnages de la série.

Je pense que les gens ont des opinions très partagées sur Émilie et Ovila, explique-t-elle. Il y a des semaines où ils vont prendre pour elle. Il y a des semaines où ils vont prendre pour lui.

D'autres semaines, ils vont leur en vouloir à tous les deux. Puis, ils vont être en amour avec les deux. Et c'est ça qui est beau!

Quand la série bouleverse la programmation

Chaque jeudi soir, à 20 h, les commerces et services sont particulièrement peu fréquentés dans la province. Les Québécois sont rivés à leur écran pour suivre les péripéties d’Émilie, qui a choisi de vivre sa passion amoureuse avec Ovila.

C’est pourquoi le chef d’antenne Bernard Derome sait bien qu’il soulèvera l'ire de nombreux téléspectateurs en interrompant la programmation du 17 janvier 1991 pour un bulletin de nouvelles de dernière heure.

L’opération Tempête du désert marque alors un tournant dans la guerre du Golfe. Je vous dis tout de suite que vous ne raterez rien des Filles de Caleb. Vous ne raterez rien.

On arrête le ruban. Et après que nous aurons quitté l'antenne, vous verrez tout ce qui doit arriver dans Les filles de Caleb. En ce moment, on ne sait pas ce qui doit arriver dans le golfe Persique.

Radio-Canada devra diffuser deux épisodes des Filles de Caleb le jeudi suivant, d’abord celui interrompu par le bulletin de guerre du 17 janvier, à 19 h, puis celui prévu initialement pour le 24 janvier.

La diffusion internationale à partir de 1992

À partir de décembre 1992, la télésérie québécoise est diffusée en France à heure de grande écoute sous le titre Émilie, la passion d'une vie.

Pour cette version, la série a dû être doublée dans un français international par les comédiens originaux. Doublée en anglais, la série prendra aussi l’antenne sur CBC, une première dans l’histoire du télédiffuseur public canadien.

En tout, une douzaine de pays feront l’acquisition des droits pour Les filles de Caleb, dont l’Espagne, la Yougoslavie et Israël.

Cette diffusion en France donne une portée nouvelle à l’histoire d’Émilie et d’Ovila, alors que la série demeure profondément ancrée dans la Mauricie, dans les traditions québécoises et dans la transformation sociale du tournant du siècle.

La suite avec Blanche

Au Québec, le public aura droit à une suite pour Les filles de Caleb avec la télésérie Blanche, présentée à l’automne 1993 sur les ondes de Radio-Canada.

Pascale Bussières y incarne la fille d’Émilie Bordeleau telle que dépeinte dans Le cri de l’oie blanche, deuxième tome du roman d'Arlette Cousture.

Le Village d’Émilie et la mémoire de la série

Les amours orageuses d’Émilie Bordeleau et d’Ovila Pronovost ont fini de faire nos belles soirées, mais les fantômes de ces personnages revivent à Grand-Mère.

Comme en témoigne ce reportage au Montréal ce soir du 11 juin 1991, les décors et accessoires de l’émission ont aussi été rachetés afin de mettre sur pied un parc thématique peu après la diffusion de la série.

À l’entrée de la ville de Grand-Mère, située non loin du site de tournage original, on a recréé le petit monde rural dans lequel évolue Émilie dans Les filles de Caleb.

Un village absolument charmant, souligne le journaliste Paul Toutant, qui se visite en deux heures. Le Village d’Émilie a accueilli des visiteurs jusqu’en 2002.

Les filles de Caleb ont aussi fait l’objet d’un spectacle musical et d’un projet d’adaptation cinématographique qui n’a pas encore vu le jour.

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