Carte animée de la construction européenne

La construction européenne est lancée par six États d'Europe occidentale dans les années 1950. Elle se développe ensuite selon deux dynamiques complémentaires : l’approfondissement des relations entre les États membres et les élargissements à de nouveaux pays.

La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), la Communauté économique européenne (CEE), l’Union européenne (UE), l’espace Schengen et la zone euro correspondent aux principales étapes de cette construction progressive. L’Union européenne compte aujourd’hui 27 États membres, elle constitue un espace attractif où se sont ancrées la paix et la démocratie.

Carte animée des élargissements européens

Un projet européen né après la Seconde Guerre mondiale

La construction européenne débute en Europe de l’Ouest au début des années 1950, alors que le continent est divisé par le « rideau de fer » entre des régimes majoritairement démocratiques à l’ouest et des régimes communistes à l’est. Après la Seconde Guerre Mondiale qui dévasta l’Europe, les dirigeants politiques souhaitent créer un « espace de paix et de stabilité » sur le continent européen.

Il devient indispensable d’unifier politiquement les pays de ce continent. Le projet européen correspond à une volonté d’unifier politiquement le continent européen.

Le philosophe Emmanuel Kant (XVIIIe siècle) ou l’écrivain Victor Hugo (XIXe siècle) envisagent déjà la construction européenne dans leurs écrits. Cela fut déjà évoqué depuis le XVIIIe siècle, ainsi qu’avec les courants de pensées des Lumières et du Printemps des peuples.

Lors de la création de cette union, les dirigeants montrent le souhait de créer les « Etats-Unis d’Europe ». Née de la proposition de mise en commun des ressources de charbon et d’acier de la France et de l’Allemagne par Jean Monnet et Robert Schuman, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), précurseur de la construction européenne, a comme premier objectif de « créer une solidarité de fait » entre les Européens pour éviter une nouvelle guerre.

Les six pays fondateurs et la CECA

Sur la proposition de Robert Schuman, le ministre français des Affaires étrangères, 6 pays : l’Italie, la France, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, et la République fédérale d’Allemagne, fondent la Communauté Économique du Charbon et de l’Acier (la CECA).

Le plan Schuman marque le point de départ de la construction européenne. Six pays du continent signent le traité donnant naissance à la CECA le 18 avril 1951 : l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Le 18 avril 1951, le Traité instituant la Communauté Européenne du charbon et de l’acier est signé, pour une durée de 50 ans, par la République fédérale d’Allemagne (RFA), la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Elle sera dissoute en 2002.

La plupart des grandes institutions régissant l’Union européenne ont été créées en même temps que la CECA. L’établissement d’un marché commun donne alors naissance à de nouvelles institutions en 1958 : la Commission européenne, le Conseil des ministres, l’Assemblée parlementaire, qui sera renommée par la suite Parlement européen, ainsi que la Cour de justice des Communautés européennes.

Le traité de Rome et la création de la CEE

Six ans plus tard, en 1957, ces pays renforcent leurs relations économiques. Un traité, signé à Rome, donne naissance à la Communauté Économique Européenne qui, entre autre, jette les bases d’un marché commun dans lequel les barrières douanières sont progressivement supprimées.

Le 25 mars 1957, le Traité de Rome crée la Communauté économique européenne (CEE) et est signé par l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Ce même jour, ces 6 pays signent le traité Euratom qui crée la Communauté européenne de l’énergie atomique.

En 1957, le traité de Rome crée la CEE, communauté économique européenne, dont l’objectif est de créer un marché commun, et la CEEA, communauté européenne de l’énergie atomique.

Le marché commun européen institue également les bases de la politique agricole commune. En 1986, l’Acte unique européen constitue un changement important dans ce traité. Cela ouvre la voie à la réalisation du marché unique européen.

La suppression des droits de douane en 1968 a multiplié par six le commerce intra-communautaire. Les marchandises, les personnes et les capitaux peuvent circuler librement au sein de l’UE.

Les premières étapes de l’élargissement

Ce marché commun est attractif pour les pays voisins et, au cours des décennies suivantes, il connaît une série d’élargissements à commencer par l’intégration, en 1973, du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark.

En 1973, la CEE voit son premier élargissement avec l’entrée du Danemark, du Royaume-Uni et de l’Irlande. Le premier élargissement de la carte de l’Europe arrive en 1973 avec l’entrée du Danemark, de l’Irlande et du Royaume-Uni.

Le sommet de Paris en 1974 instaure le Conseil européen : les dirigeants des pays de l’UE se rencontrent ponctuellement pour déterminer l’orientation politique commune des neuf Etats membres. En 1979, l’espace économique européen devient un espace démocratique, avec l’élection, pour la première fois et au suffrage universel, d’un Parlement européen, installé à Strasbourg.

Cinq ans après, en 1979, a lieu la première élection des députés européens au suffrage universel direct par les citoyens des États membres. Le Parlement européen voit ensuite son pouvoir renforcé par le traité de Maastricht.

Au cours des années 1980, la Communauté s’élargit vers le sud ; elle accueille la Grèce, en 1981, puis l’Espagne et le Portugal en 1986. En 1981, la communauté européenne compte 10 pays avec l’adhésion de la Grèce.

La carte de l’UE s’agrandit au sud avec l’arrivée de l’Espagne et du Portugal en 1986. L’Europe des 12 signe l’Acte unique supprimant progressivement les frontières physiques et les barrières fiscales entre les pays membres.

En 1990, l’ex-RDA intègre la CEE grâce à la réunification allemande. Cette intégration est liée à la réunification allemande et ne constitue pas l’adhésion d’un nouvel État indépendant.

Les principales étapes de la construction européenne

DateÉvénement
1951Création de la CECA par six pays fondateurs.
1957Traité de Rome : création de la CEE et d’Euratom.
1973Entrée du Danemark, de l’Irlande et du Royaume-Uni.
1981Entrée de la Grèce.
1986Entrée de l’Espagne et du Portugal.
1992Traité de Maastricht : création de l’Union européenne.
1995Entrée de l’Autriche, de la Finlande et de la Suède.
2002Entrée en circulation des pièces et des billets en euro.
2004Adhésion de dix nouveaux pays.
2007Entrée de la Bulgarie et de la Roumanie ; signature du traité de Lisbonne.
2013Entrée de la Croatie.
2020Retrait du Royaume-Uni, appelé Brexit.

La création de l’Union européenne par le traité de Maastricht

En 1989, la chute du mur de Berlin met fin à la coupure du continent européen avec l’effondrement des régimes communistes et l’éclatement de l’Union soviétique. La fin de la division de l’Europe ouvre la voie à de nouveaux élargissements vers l’Europe centrale et orientale.

Avec le traité de Maastricht signé en 1992, la Communauté Économique Européenne change de nom et devient « l’Union européenne ». Le traité de Maastricht donne naissance à l’Union européenne, nouvelle dimension politique du projet européen.

En effet, le 7 février 1992, les pays membres de la CEE signent le traité de Maastricht. C’est le traité fondateur de l’Union européenne ayant trois piliers : les communautés européennes, la politique étrangère et la sécurité commune, ainsi que la coopération policière et judiciaire en matière pénale.

Le traité établit l’Union économique et monétaire. Il entre en vigueur le 1er novembre 1993 et modifie les traités instituant la CEE, la CECA et l’Euratom.

Ce traité élargit le domaine d’action de l’Union et crée une citoyenneté européenne ; celle-ci permet entre autre à chaque citoyen de circuler et résider librement dans tous les pays membres de l’Union.

Grâce à ce dernier, les citoyens des pays signataires deviennent citoyens européens. Le Parlement européen voit son pouvoir renforcé.

Le traité de Maastricht et le traité de Rome sont les deux traités fondamentaux des institutions politiques de l’Union Européenne. Le processus d’adhésion à l’Union européenne évolue en 1993 : lors de la réunion du Conseil européen, des critères d’adhésion, dits critères de Copenhague, auxquels doivent répondre les futurs pays candidats sont décidés.

Les élargissements de 1995 à 2013

En 1995, l’Europe s’élargit à 3 nouveaux pays : l’Autriche, la Suède et la Finlande. En 1995, l’Union européenne s’élargit avec l’entrée de l’Autriche, la Finlande et la Suède.

Le traité d’Amsterdam est signé le 2 octobre 1997, modifiant le traité de Rome et le traité de Maastricht. Il a pour objectif de créer un « espace de liberté, de sécurité et de justice ».

Le traité d’Amsterdam en 1997 élargit le domaine de compétence de la Communauté européenne sur des questions de visas, d’asile et d’immigration.

Au cours du début du XXIème siècle, les élargissements vont se poursuivre avec l’entrée des Pays de l’Europe centrale et orientale, les « PECO ». Les 15 pays membres signent le traité de Nice, en vue des futurs élargissements et afin de fixer les principes et les méthodes d’évolution du système institutionnel.

Neuf ans plus tard, en 2004, l’Union européenne accueille 8 pays d’Europe centrale et orientale : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Slovénie ainsi que deux îles de la Méditerranée, Malte et Chypre.

En 2004, dix autres pays adhèrent à l’Union européenne. Il s’agit de Chypre, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie et la Slovénie.

En 2007, la carte de l’Union européenne s’agrandit encore et devient une Union à 27 avec l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie. C’est en 2007 que la Bulgarie et la Roumanie entrent dans l’UE.

En 2013, la Croatie rejoint les 27 pays de l’Union européenne. En 2013, la Croatie devient le 28e pays de l’UE.

Le traité de Lisbonne et le fonctionnement de l’Union

Par le traité de Lisbonne de 2007, les pays membres ont amélioré le fonctionnement de l’Union en acceptant, par exemple, que certaines décisions soient prises à la majorité « qualifiée » et non plus à l’unanimité, mais ces évolutions n’ont pas mis fin à la méfiance de certains citoyens européens.

Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009, apporte des modifications techniques et institutionnelles, comme la prise en compte du résultat des élections européennes dans la nomination par le Conseil européen du Président de la Commission européenne.

En 2007, le traité de Lisbonne adapte les règles des anciens traités pour permettre une meilleure coordination des pays membres, modifie les institutions et assouplit la prise de décision. La lutte contre le changement climatique est ajoutée aux objectifs de l’UE.

Le traité de Nice modifie également le système institutionnel et décisionnel de l’Union européenne, permettant un élargissement de la communauté européenne à 25 pays. En décembre 2000 à Nice, la Charte des droits fondamentaux est adoptée par le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’UE.

Elle établit dans la législation de l’UE les droits fondamentaux des citoyens : dignité, liberté, égalité, solidarité, citoyenneté et justice.

Le retrait du Royaume-Uni et le Brexit

Cet « euroscepticisme » est illustré par la décision des Britanniques de quitter l’Union ; le « Brexit » intervient au début de l’année 2020. Le 31 janvier 2020, pour la première fois depuis sa création, l’Union européenne perd un de ses membres.

Le Royaume-Uni se retire après 47 ans d’union. C’est le « Brexit ». Suite au référendum de 2016 sur l’appartenance à l’UE, le Royaume-Uni quittera l’Union européenne en mars 2019.

La période de transition post-Brexit s'est achevée le 21 décembre 2020, après la conclusion, le 24 décembre 2020, d'un accord régissant les nouvelles relations commerciales entre l'UE et le Royaume-Uni.

La construction européenne se poursuivra alors avec 27 Etats membres. En 2020, pour la première fois, un pays quitte l’UE : le Royaume Uni.

L’espace Schengen et la libre circulation

Parallèlement à l’élargissement de l’Union, certains pays volontaires, ont décidé d’approfondir leur coopération. Ainsi, en 1995, a été créé « l’espace Schengen » à l’intérieur duquel les contrôles aux frontières ont été supprimés.

Créé en 1995, l’espace Schengen est composé de 26 Etats européens dont 22 sont membres de l’Union européenne, ainsi que le territoire de Gibraltar. C’est un espace unique où le franchissement des frontières intérieures se fait librement, sans passeport ni contrôles.

En revanche, les contrôles frontaliers sont renforcés au niveau des frontières avec les Etats non-membres, dites « frontières extérieures ». L’espace Schengen englobe actuellement plus de 400 millions d’habitants sur 4 312 099 km2.

En 2020, cet espace comprend 22 États membres de l’UE plus quelques pays extérieurs comme la Suisse, la Norvège ou l’Islande. Il fait désormais partie de l’Espace de liberté, de sécurité et de justice européen.

La libre circulation des personnes au sein de l'UE signifie notamment que tout citoyen peut se déplacer dans un autre pays de l'UE.

Carte de l’espace Schengen en Europe

La naissance de l’euro et la zone euro

En plus de frontières communes, l’Union européenne se dote en 2002 d’une monnaie unique : l’euro. En 2020, 19 États ont adopté l’euro et les pays non-membres de la zone euro sont pour la plupart volontaires pour adopter la monnaie unique dès que leur situation économique le permettra.

En 1999, l’euro est créé. La zone euro est alors constituée de 11 des 15 pays de l’Union européenne : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal.

Le 1er janvier 1999, 11 des 15 États forment la « zone euro » avec la mise en circulation en 2002 des pièces et des billets en euro. En 2002, l’entrée en circulation de l’euro constitue l’un des aboutissements les plus récents du projet européen.

En 2001, la Grèce les rejoint, suivie par la Slovénie en 2007, Chypre en 2008, Malte en 2008, la Slovaquie en 2009, l’Estonie en 2011, la Lettonie en 2014 et la Lituanie en 2015.

La Lituanie adopte la monnaie unique européenne en 2015, et devient le 19e pays membre de la zone euro. Aujourd’hui, la zone euro compte 19 Etats membre de l’Union européenne.

De plus, certains pays hors UE ont adopté unilatéralement l’euro : le Monténégro et le Kosovo.

Les institutions européennes

La carte de la construction européenne du cartographe Cap Carto nous montre les différentes phases de la construction européenne. Grâce à cette carte, vous pourrez connaître les pays de l’espace Schengen de libre circulation, la localisation du siège des grandes institutions européennes ainsi que les pays membres de la zone euro.

La carte de la construction européenne du cartographe Cap Carto vous indique les pays membres de la zone euro, de la zone Schengen de libre circulation et localise les Sièges des grandes institutions.

Il y a trois grands types d’institutions : politiques, économiques et judiciaires.

Les institutions politiques

Le Parlement européen a son Siège à Strasbourg. Ses commissions se trouvent à Bruxelles. Il partage les pouvoirs législatifs et budgétaires de l’Union européenne avec le Conseil.

Il est constitué de 705 eurodéputés et d’un Président du Parlement. Ils sont élus pour cinq ans au suffrage universel et représentent 500 millions de citoyens.

Depuis le 1er décembre 2009, le Conseil européen est officiellement une institution. Son siège est à Bruxelles. Il est constitué des chefs d’Etat ou de gouvernement des pays membres, ainsi que du Président de la Commission.

Il définit l’agenda politique de l’Union et donne une impulsion à l’intégration. Le Président qui préside cette institution est élu pour une durée de deux ans et demi.

Désormais, le Conseil européen désigne le président de la Commission et le Haut représentant de l’Union aux affaires étrangères et à la politique de sécurité.

Le Conseil de l’Union européenne détient les pouvoirs législatifs et exécutifs. C’est le principal organe décisionnel de l’Union européenne.

Sa présidence est attribuée à un pays membre pour une durée de six mois. Cependant, chaque présidence coopère avec deux autres présidences.

Le Conseil a son siège à Bruxelles et est constitué de 27 ministres nationaux, un par pays membre. Selon le sujet à traiter, les ministres changent : ministres de l’économie pour des sujets économiques, ministres de l’agriculture pour des sujets sur l’agriculture.

Les pouvoirs législatifs et budgétaires de cette institution sont partagés avec le Parlement.

L’organisme exécutif de l’Union européenne est la Commission dont le siège est à Bruxelles. Il est constitué d’un représentant par Etat.

Elle a créé le droit de l’Union européenne. Elle a la charge de l’activité quotidienne de l’Union européenne et de surveiller l’application des lois et des traités.

Son président est élu par le Parlement européen. Selon le principe des Spitzenkandidaten, chaque parti politique européen désigne son candidat pour le poste de Président en amont de l’élection européenne.

Les institutions économiques et judiciaires

La Banque centrale européenne des 19 Etats de la zone euro contrôle la politique monétaire de ces Etats. Son Siège est à Francfort-sur-le-Main.

Elle doit maintenir la stabilité des prix et est indépendante des influences politiques. Un président et les dirigeants des banques centrales nationales la dirigent.

A Luxembourg-Ville, la Cour des comptes européenne a pour but de s’assurer que le budget de l’Union européenne soit correctement utilisé. Elle est composée d’un membre par Etat.

Elle donne également son avis et formule des propositions sur la législation financière et les actions menées contre les fraudes.

La Cour de justice de l’Union européenne a son Siège à Luxembourg-Ville. Elle est l’institution judiciaire de l’Union en matière de droit.

Son rôle est de s’assurer que le droit communautaire est respecté de la même façon dans tous les pays membres de l’Union européenne. Elle peut être amenée à intervenir pour mettre fin à des disputes en matière légale entre les institutions et les Etats.

Les pays membres de l’Union européenne

Date d’adhésionPays concernés
1er janvier 1958Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas
1973Danemark, Irlande, Royaume-Uni
1981Grèce
1986Espagne, Portugal
1990Allemagne, réunification
1995Autriche, Finlande, Suède
2004Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie
2007Bulgarie, Roumanie
2013Croatie
31 janvier 2020Brexit, sortie du Royaume-Uni

Au 1er janvier 2021, selon l’Insee, le recensement compte 447,008 Millions d’habitants dans l’Union européenne. En 2022, l’Union européenne compte 27 Etats membres, une superficie de 4 194 431 km2.

On y parle 24 langues officielles dont l’allemand, l’anglais et le français, qui sont les langues de travail des institutions de l’Union européenne.

Les pays candidats à l’Union européenne

La carte de la construction européenne du cartographe Cap Carto nous montre également les pays candidats pour entrer dans l’Union européenne. Tout Etat européen qui respecte les valeurs de l’Union européenne peut faire une demande d’adhésion à l’Union.

Les cinq pays dont la candidature est reconnue, officielle et dont la procédure d’adhésion est en cours sont la Serbie, l’Albanie, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Turquie.

En 2016, la Bosnie-Herzégovine a déposé sa candidature. Cependant, l’Union européenne n’a pas encore reconnu son statut d’Etat candidat.

En 2022, trois autres pays se portent candidats à l’adhésion : l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie. Ces pays doivent recevoir l’accord unanime des Etats membres, après avis de la Commission européenne, afin d’être reconnus officiellement comme candidats par l’UE.

La Commission européenne a en charge de s’assurer que le pays candidat remplit les critères d’adhésion, critères de Copenhague, et respecte les grands principes de l’UE, tels que la démocratie et les libertés fondamentales.

C’est ainsi le début du processus d’adhésion qui peut être long. Le Kosovo est reconnu comme un candidat potentiel par l’Union européenne, mais n’a pas déposé sa candidature.

Il a exprimé son souhait d’adhérer à l’Union européenne à terme. D’autres pays ont refusé d’entrer dans l’Union européenne. C’est le cas de la Suisse et de la Norvège.

Le 26 juillet 2010, l’Islande a entamé des négociations qui furent suspendues en 2013. Le 12 mars 2015, l’Islande retire finalement sa candidature.

✅ Les étapes importantes de la construction de l’Union Européenne en 3 min

Lire une carte animée de la construction européenne

La carte de la construction européenne du cartographe Cap Carto nous présente les différentes phases de la construction européenne. Remontons le temps et découvrons comment tout cela a commencé !

La construction européenne depuis 1957 peut être étudiée comme une succession d’étapes territoriales et institutionnelles. La carte permet de distinguer les pays fondateurs, les États entrés lors des différents élargissements, les membres de l’espace Schengen, les pays de la zone euro et les candidats à l’adhésion.

Pour explorer cette frise de manière interactive, retournez-la ! La frise interactive peut également être téléchargée.

  • La construction européenne est lancée par six États d'Europe occidentale dans les années 1950.
  • Le processus de construction connaît plusieurs étapes : l'approfondissement des relations entre les États membres et les élargissements à de nouveaux pays.
  • L'Union européenne, créée en 1992, et l'entrée en circulation de l'euro, en 2002, sont les aboutissements les plus récents du projet européen.
  • L’élargissement désigne l’adhésion de nouveaux États membres à la CEE, puis à l’UE.

Depuis près de 70 ans, la carte de la construction européenne a énormément évolué. Les 6 pays fondateurs, signataires du Traité de Rome en 1957, ont été rejoints par les 22 Etats membres et 508 millions de citoyens européens qui composent aujourd’hui l’Union européenne.

tags: #carte #animee #construction #europeenne