Jeudi, en fin de matinée, sur l’Esplanade des Combattants, s’est déroulée la cérémonie commémorative de l’Appel du 18 juin. Cette cérémonie a permis de rendre hommage à l’appel historique lancé par le général de Gaulle le 18 juin 1940 et à celles et ceux qui refusèrent la défaite pour poursuivre le combat contre l’ennemi.
À cette occasion, Michel Le Turquais a été décoré de la médaille de bronze de la Défense nationale avec agrafes Essais nucléaires et Défense. Le récipiendaire a effectué 21 années de service dans l’armée de Terre, du 16 décembre 1970 au 26 octobre 1991 au sein des régiments du Matériel et du Train.
Au cours de sa carrière militaire, Michel Le Turquais a accompli de nombreuses missions, dont une campagne au Centre d’expérimentation du Pacifique en Polynésie française. Cette distinction reconnaît son engagement et ses années de service au sein de l’armée de Terre.

Une cérémonie consacrée à la mémoire de l’Appel du 18 juin
L’appel du 18 Juin est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, le lendemain de la nomination du Maréchal Pétain comme président du Conseil. Ce dernier, fera un discours dans lequel il annonce qu’il faut cesser les combats avec l’intention de demander un armistice.
Le Général de Gaulle s’adresse à tous ceux qui veulent continuer le combat. Très peu entendu sur le moment, cet appel est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française.
Le Général de Gaulle lit son discours sur les antennes de la BBC à Broadcasting House à 18 h, heure locale, le mardi 18 juin 1940, le discours est annoncé dans le programme de la BBC à 20 h 15 et diffusé à 22 h.
« Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre, et ne s’éteindra pas. » C’est en ces mots que le 18 juin 1940, le général de Gaulle lançait depuis Londres, au micro de la BBC, un appel invitant le peuple français à résister et à s’unir pour poursuivre la lutte aux côtés de son allié britannique, jusqu’à la victoire.
Le contexte historique de l’appel
Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre la guerre par tous les moyens disponibles, partout dans le monde. Refusant l’abaissement de la France, il déclarait : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la Résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».
Après l’Appel du 18 juin, dont aucun enregistrement n’a été conservé, le général de Gaulle prononce une nouvelle allocution à la radio de Londres, le 22 juin, dans laquelle il confirme sa détermination à poursuivre le combat et utilise pour la première fois l’expression « France libre ».
Ce message est reproduit dans la presse et sur les affiches. Il passe à la postérité dans la mémoire collective en lieu et place du premier et marque le début de la résistance française.
Un appel devenu le texte fondateur de la Résistance
En cette journée nationale qui marque le 75e anniversaire de l’appel historique du 18 juin 1940 et le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous rendons hommage au chef de la France Libre et à tous ceux qui l’ont rejoint pour défendre une certaine idée de la France et de la Liberté.
La Nation française rend hommage à ce précurseur, illustre visionnaire, que fut le général de Gaulle. Précurseur par les conceptions de stratégie militaire liées à l’emploi des blindés qu’il développa largement entre les deux guerres mondiales, qui lui valurent d’être nommé le 11 mai 1940 à la tête de la 4e division cuirassée de réserve ; puis d’être appelé le 6 juin suivant, au poste ministériel de sous-secrétaire d’état à la guerre et à la défense nationale.
Illustre lorsqu’il appela les Français à poursuivre la lutte, créant la France Libre puis la France combattante et unissant ainsi autour de lui tous ceux, en France métropolitaine comme hors de l’hexagone, qui voulaient rendre à la France sa Liberté.
Visionnaire enfin en permettant à la France, après cinq années d’occupation et de combats, de siéger à la table des vainqueurs, retrouvant ainsi sa place pleine et entière dans le concert des nations.
Les femmes et les hommes qui ont répondu à l’appel
La Nation française ne peut commémorer ce 18 juin sans rendre hommage également à toutes celles et tous ceux qui, refusant la facilité et l’avilissement, répondirent à l’appel et prirent les armes contre l’ennemi, qu’ils aient choisi de servir au sein des Forces Françaises Libres ou qu’ils aient préféré s’engager dans la voie de la Résistance.
Les Français Libres venant de France, d’Afrique et d’ailleurs, légionnaires, tirailleurs, marsouins, marins et aviateurs, constituèrent une admirable cohorte de volontaires ayant en commun la croix de Lorraine.
Les Résistants de l’intérieur, de toutes convictions, de toutes conditions, choisirent de mener le combat sur le territoire national au sein des réseaux, des mouvements et des maquis.
Toutes ces femmes et tous ces hommes ont honoré la promesse du général de Gaulle. Celle du 18 juin 1940 de ne jamais éteindre la flamme de la Résistance.
C’est à la lueur de cette flamme que nous devons, 75 ans après, continuer d’écrire l’histoire de notre pays, celle d’un pays libre et fraternel, celle d’une Nation profondément attachée à ses valeurs républicaines.
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La reconnaissance officielle de la journée nationale
Depuis la Libération, l’Appel du 18 juin 1940 est commémoré chaque année par les Français libres et les associations de Résistance qui vont se recueillir devant les monuments aux morts et les mémoriaux érigés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à la mémoire des martyrs de la Résistance.
Depuis le 10 mars 2006, le 18 juin est institué, par décret, « Journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi » et est désormais inscrit au calendrier des commémorations annuelles.
À l’occasion de la journée nationale de l’Appel du général de Gaulle à refuser la défaite et poursuivre le combat contre l’ennemi du 18 juin 1940, des cérémonies commémoratives départementales seront présidées par les membres du corps préfectoral le mercredi 18 juin 2025.
La conservation de la mémoire de l’Appel
Depuis 2005, l’Appel du 18 juin a été classé par l’Unesco sur la Liste Mémoire du monde, où sont recensés depuis 1997 les documents du patrimoine documentaire d’intérêt universel, en vue d’assurer leur protection.
L’inscription, proposée conjointement par l’Institut national de l’audiovisuel (INA, France) et la British Broadcasting Corporation (BBC, Royaume-Uni), concerne quatre documents considérés comme les témoignages clés de l’événement :
- le manuscrit du texte de l’Appel radiodiffusé du 18 juin ;
- l’enregistrement radiophonique de l’Appel du 22 juin ;
- le manuscrit de l’affiche du 3 août ;
- l’affiche elle-même.
La cérémonie organisée à Guidel s’inscrit ainsi dans une tradition nationale de transmission de la mémoire, de reconnaissance envers les combattants et de fidélité aux valeurs portées par l’Appel du 18 juin.
La décoration remise à Michel Le Turquais
À cette occasion, Michel Le Turquais a reçu la médaille de bronze de la Défense nationale avec les agrafes Essais nucléaires et Défense, en reconnaissance de son engagement et de ses 21 années de service au sein de l’armée de Terre.
Engagé du 16 décembre 1970 au 26 octobre 1991, il a servi au sein des régiments du Matériel et du Train. Au cours de sa carrière militaire, Michel Le Turquais a participé à de nombreuses missions, notamment une campagne au Centre d’expérimentation du Pacifique, en Polynésie française.
| Élément | Information |
|---|---|
| Décoration | médaille de bronze de la Défense nationale |
| Agrafes | Essais nucléaires et Défense |
| Durée du service | 21 années |
| Période d’engagement | du 16 décembre 1970 au 26 octobre 1991 |
| Armée | armée de Terre |
| Régiments | régiments du Matériel et du Train |
| Mission mentionnée | campagne au Centre d’expérimentation du Pacifique |
| Lieu de la campagne | Polynésie française |
La remise de cette médaille a donné à la cérémonie une dimension particulière, en associant l’hommage collectif rendu aux acteurs de la Résistance à la reconnaissance d’un parcours militaire accompli au service de la France.