Incendie du réveillon à Boissey : une maison embrasée le 1er janvier

Un pavillon a pris feu dans la soirée de mardi 1er janvier, à Boissey, dans la commune de Saint-Pierre-en-Auge (Calvados). Aucune victime n’est à déplorer, mais le propriétaire, seul occupant de la maison au moment de l’incendie, a tout de même été hospitalisé.

L’habitation se trouve dans le lieu-dit La Houssaye. « Nous avons été alertés vers 18 h 40. Au moment où les secours sont arrivés, l’habitation était totalement embrasée », précisent les pompiers, qui ont employé deux lances à incendie pour maîtriser le feu.

Une maison entièrement embrasée à La Houssaye

Les secours ont été appelés vers 18 h 40, alors que les flammes avaient déjà gagné l’ensemble de l’habitation. Les pompiers ont utilisé deux lances à incendie pour maîtriser le sinistre.

Le propriétaire, qui se trouvait seul dans la maison au moment des faits, a été hospitalisé. Aucune autre victime n’est à déplorer.

Les gendarmes, pour leur part, n’écartent pas la piste de l’incendie volontaire. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre.

Un incendie survenu pendant le réveillon

Pour eux, le réveillon a pu se révéler dramatique. Tour de France de ces actualités qu’on aurait préféré éviter.

À peine le jour de Noël achevé, de nombreux incendies se sont déclarés dans des habitations du département. Le lendemain du grand jour, vendredi 26 décembre, dans la commune de Gaillac, un feu d’habitation a été signalé à 19 h 25 aux sapeurs-pompiers.

Des circonstances qui restent à établir

L’origine du sinistre n’est pas encore établie. Les investigations doivent permettre de déterminer si le feu est accidentel ou volontaire.

La piste de l’incendie volontaire n’est pas écartée par les gendarmes. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de préciser les circonstances du départ de feu.

Un autre incendie volontaire à Boissey

Pour ne rien laisser à sa femme, qui l’a quitté, et à ses trois enfants, un habitant de Boissey a brûlé entièrement la maison familiale.

Justice « Je voulais faire place nette, ne rien lui laisser ! Je ne voulais pas que les pompiers puissent éteindre le feu ! » Jugé en comparution immédiate vendredi, au TGI (Tribunal de grande instance) de Lisieux, un homme de 53 ans s’est montré très inquiétant quant à la version froide qu’il donne de sa folle soirée du 1er janvier.

À 18 h 22, il laisse un message à l’une de ses filles : « Vous me prenez pour un imbécile, je vais mettre le feu à la baraque. » Il envoie le même message une minute plus tard à sa deuxième fille, et vers 18 h 30, il met sa menace à exécution.

En quatre ou cinq endroits de la demeure familiale de Boissey, près de la Houssaye, il craque des allumettes. Il ferme tout et s’en va. Son chien périra dans l’incendie.

Un chalet est également détruit et les voisins installés à quelques mètres ont eu la peur de leur vie. Lorsque les gendarmes arrivent, il est assis non loin du brasier. Immédiatement, il revendique son acte.

Une situation familiale très conflictuelle

Le président du tribunal rappelle la situation de cet homme jugé frustré, psycho rigide et qui « se sent foutu » après la demande de divorce de son épouse, un accident du travail et le rejet par ses trois enfants.

Il est déclaré « infecte, invivable » et cela depuis cinq ans. Il a basculé lors d’une fugue d’une de ses filles, mineure, avec un garçon qu’il estimait dangereux.

Il avait pris des médicaments et fait le chantage au suicide, puis des menaces sur la possibilité d’incendier la maison pour ne rien donner à sa femme qui le quittait, et à ses enfants qui lui ont tourné le dos.

Le procureur rappelle que, le jour des faits, il avait fait une course folle équipé d’une masse à la recherche de sa femme, « pour lui parler », au cas où elle n’ouvrirait pas la porte.

« Je voulais lui parler face à face ! » Il voulait aussi lui réclamer 1 300 € qu’elle a pris sur le compte.

Il reconnaît un « geste disproportionné » mais ne semble rien regretter, et se dit prêt à reconstruire la maison. « Il a pété un câble, convient son avocate. Il est malheureux. Il s’est senti totalement abandonné. Il s’est puni lui-même ! »

Pour le procureur, « il refuse un droit au divorce des femmes, vieux de 220 ans, et présente une absence totale de remords en se disant du signe du Taureau qui fonce, tant pis pour ceux qui sont en face ! »

Rappelant un propos menaçant : « Si elle me cherche : je répondrai », prononcé à l’endroit de sa femme qui, réfugiée chez sa fille, craint pour sa vie.

La condamnation de l’auteur de l’incendie

Le tribunal a condamné l’homme à douze mois de prison dont six avec sursis et mise à l’épreuve de deux ans, avec obligation de soins psychologiques.

Il lui est fait interdiction d’entrer en contact avec son épouse. Un mandat de dépôt a été décerné.

Les incendies recensés autour de Boissey

La base nationale BDIFF ne recense aucun départ d’incendie sur le territoire de Boissey entre 2006 et 2025. Cela ne signifie pas que la commune est à l’abri : le risque dépend de la végétation, du relief et de la météo du moment.

Dans un rayon de 15 km, 4 incendies ont été recensés sur la même période, pour 1,3 ha. La commune touchée la plus proche est Reyssouze, à 8,9 km. Le dernier feu du secteur date du 21/09/2024.

IndicateurDonnée
Incendies recensés à Boissey entre 2006 et 2025Aucun
Incendies dans un rayon de 15 km4
Surface parcourue dans le secteur1,3 ha
Commune touchée la plus procheReyssouze, à 8,9 km
Dernier feu du secteur21/09/2024

Boissey est-elle classée à risque ?

Boissey ne figure pas parmi les communes classées « feu de forêt » au dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM). Le risque n’est pas nul pour autant : consultez la Météo des forêts du jour.

La Météo des forêts de Météo-France publie chaque jour un niveau de danger par département. Retrouvez celui de l’Ain, avec les vigilances en cours, sur la page des alertes de l’Ain, ou la carte de tous les départements.

Boissey se situe en Auvergne-Rhône-Alpes.

Que faire en cas de risque élevé ?

  • Évitez tout usage du feu à proximité de la végétation : barbecue, brûlage de déchets verts, cigarette jetée au sol.
  • Reportez les travaux susceptibles de produire des étincelles.
  • En cas de départ de feu, appelez le 18 ou le 112 et éloignez-vous face au vent.

Le débroussaillement autour des habitations

Dans les communes exposées, le débroussaillement autour des habitations est une obligation légale (article L131-10 du code forestier), généralement sur 50 mètres.

Les modalités sont fixées par arrêté préfectoral : renseignez-vous auprès de votre mairie.

Les dangers d’un incendie en milieu clos

Lors du réveillon du Nouvel An 2026, un violent incendie s’est déclaré dans un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana. Un premier bilan fait état de dizaines de morts présumés et de centaines de blessés, la plupart grièvement.

En milieu clos, les flammes peuvent se propager très rapidement, explique Bruno Ménard, secrétaire général du syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France, sur LCI, jeudi 1ᵉʳ janvier.

« Ça peut arriver en quelques minutes. On ne parle pas en dizaines de minutes, on ne parle pas en heures, on parle en quelques minutes », précise-t-il.

Pour les personnes qui se trouvaient à l’intérieur du bar, « c’est la chaleur et les fumées qui sont très dangereuses », ajoute l’expert.

Et de préciser : « Lorsqu’un individu meurt dans un feu, il meurt très rarement à cause des flammes, mais ça va être avant tout l’asphyxie par les fumées qui vont commencer à s’accumuler au niveau du plafond et descendre au fur et à mesure au sol. »

L’incendie mortel du bar de Crans-Montana

Un incendie mortel est survenu dans un bar de Crans-Montana en Suisse. L’horreur lors du réveillon.

Un incendie survenu dans un bar dans la nuit de Nouvel An a fait plusieurs morts et blessés à Crans-Montana, une station de ski du canton de Valais, en Suisse, a annoncé jeudi 1er janvier la police locale.

L’embrasement s’est produit aux alentours de 1h30 dans un bar appelé « Le Constellation », très fréquenté par les touristes, à un moment où des fêtards célébraient la nouvelle année.

Des images publiées par des médias suisses montrent un bâtiment en flammes et des services de secours à proximité, des gens courant et criant dans le noir autour.

Selon les premiers éléments connus, l’alerte a été donnée lorsque de la fumée a été aperçue émanant du bar et les pompiers sont arrivés dans les minutes suivantes.

Un bilan provisoire très lourd

Jeudi en fin de journée, la police suisse a fait un bilan d’une « quarantaine de morts » et de 115 blessés, « la plupart grièvement », selon les mots choisis par Frédéric Gisler, commandant de la police cantonale du Valais.

« Tous les blessés ont pu être pris en charge », assurait-il plus tôt dans la journée.

Le Quai d’Orsay a précisé en fin de journée jeudi que neuf Français ont été blessés et que huit autres ne sont « pas encore localisés ».

« On ne peut pas exclure que des ressortissants français figurent parmi les victimes, dont l’identification est en cours », a indiqué Pascal Confavreux, le porte-parole du Quai d’Orsay sur franceinfo. Ajoutant que les « blessés français sont bien pris en charge ».

Un important dispositif de secours

Un « important dispositif » de secours a été déployé sur place, selon la police.

« D’importantes forces de police, de pompiers et de secours se sont immédiatement rendues sur place pour porter secours aux nombreuses victimes », précise la police, ajoutant que l’opération « est toujours en cours ».

Lors de leur première prise de parole, les autorités locales ont parlé de dizaines de victimes « présumées mortes », faisant preuve de prudence car un travail est mis en place « afin d’identifier » ces personnes.

« La priorité sera prise à l’identification des personnes décédées afin que leur corps puisse être remis rapidement à leurs familles », a répété le commandant de la police cantonale valaisanne Frédéric Gisler jeudi soir mais « l’identification des corps peut prendre du temps », ont prévenu les autorités.

Les hôpitaux suisses mobilisés

« C’est une mobilisation de tous moyens », poursuit Béatrice Pilloud. En tout, 150 intervenants sanitaires ont été engagés ces dernières heures à Crans-Montana, auxquels se sont ajouté au moins dix hélicoptères et 40 ambulances.

En milieu de matinée, un photographe de l’AFP a vu de nombreuses ambulances sur la route menant à la station de ski.

« Une centaine de patients, en majorité blessés graves, ont été acheminés vers l’hôpital du Valais et vers d’autres hôpitaux », a détaillé Mathias Reynard, président du Conseil d’État valaisan.

Les soins intensifs et les blocs opératoires de l’hôpital du Valais « sont actuellement complets ».

Plusieurs victimes ont aussi été transférés vers les hôpitaux universitaires, avec « une prise en charge spécifique pour les grands brûlés ».

Des lieux ont été ouverts pour prendre en charge les blessés et leurs familles, avec notamment une cellule psychologique mise en place à l’hôpital de Sion avec une « helpline ».

« Un hélicoptère est encore sur place, les ambulances ça va et vient, c’est encore le branle-bas de combat », témoigne Marc sur RTL, qui habite juste à côté des lieux du drame et avait un ami à l’intérieur du bar.

« Il a été touché, légèrement brûlé aux mains et au visage. Il a passé une partie de la nuit à l’hôpital. Il est affecté et choqué par ce qui s’est passé », raconte-t-il, précisant que la police scientifique est également présente.

Des bougies pourraient être à l’origine du feu

Une instruction a été ouverte pour incendie et déterminer les circonstances du sinistre, a expliqué Béatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais, assurant « tout mettre en œuvre pour élucider les circonstances de ce drame ».

Une expertise a été mandatée en ce sens. « Nous privilégions l’incendie », a-t-elle précisé.

« Il n’est à aucun moment question d’un quelconque attentat. Il n’y a pas eu d’embrasement généralisé : la déflagration est la conséquence de l’incendie et non l’inverse », a-t-elle ajouté.

Des médias suisses avancent que le feu pourrait avoir été déclenché par des engins pyrotechniques utilisés durant un concert, et plus précisément par des bougies, comme le décrivent les premiers témoins actuellement.

Selon Victoria, 16 ans, il s’agit d’un « accident bête » qui s’est produit au moment où « plus de 500 personnes » se trouvaient sur place.

« Souvent dans les boîtes de nuit, ils prennent des bouteilles de champagne et y mettent des bougies “feu d’artifice”, qui s’éteignent toutes seules. Une serveuse est montée sur les épaules d’une autre serveuse avec un masque et a approché la bouteille trop près du plafond. Ça a pris feu très rapidement car le plafond était en bois », explique-t-elle sur RTL.

La configuration du bar

Le Constellation peut accueillir 300 personnes à l’intérieur et 40 en terrasse, selon le site internet de la station de Crans-Montana.

Situé au rez-de-chaussée d’un immeuble, il dispose d’un sous-sol où sont organisées des soirées et événements, d’après le quotidien suisse 24 Heures.

L’établissement sinistré, qui peut accueillir 400 personnes sur deux niveaux, avec un sous-sol, était très fréquenté au moment des faits.

Une tragédie majeure en Suisse

Le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a évoqué des circonstances « dramatiques » face à « l’une des pires tragédies » que son pays ait connu, en préambule de la conférence de presse.

« De nombreuses vies ont été perdues, des jeunes », a-t-il déploré, remerciant la « solidarité internationale » mise en place depuis la nuit dernière, notamment celle des pays frontaliers comme la France.

« Je souhaite assurer les victimes et leurs proches que la population suisse ait entièrement à leurs côtés. Certaines personnes luttent encore pour leur vie, je veux leur dire : vous n’êtes pas seuls », a-t-il ajouté.

« La Suisse est totalement engagée dans les tâches qui lui incombent et prendra toutes ses responsabilités », a assuré le président de la Confédération suisse.

Les drapeaux du palais fédéral de la Suisse seront mis en berne pour une durée de cinq jours.

noimgs

tags: #incendie #reveillon #boissey