Les Jeux de la XXXIe Olympiade se sont achevés dimanche 21 aout dans le stade Maracanã, lors d’une fête magnifique et colorée. La cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Rio 2016 a célébré l’art brésilien sous toutes ses formes, avec des rythmes brésiliens, des tableaux artistiques, le défilé des athlètes, la passation du drapeau olympique à Tokyo et un immense carnaval final.
La flamme s’est éteinte en musique à 22h27 locales, avant qu’un feu d’artifice géant n’embrase le ciel de la cité carioca puis qu’un carnaval géant ne mette fin à la cérémonie. Les Jeux Olympiques de Rio ont pris fin dans une ambiance de carnaval à peine douchée par la météo capricieuse, dimanche soir, à l’issue d’une cérémonie de clôture dédiée à « l’art brésilien sous toutes ses formes », et plus particulièrement la musique.

Une cérémonie organisée au stade Maracanã
C’est seulement vers 18 heures que j’arrive au Maracana le jour de la cérémonie de clôture car j’étais à la finale de handball au parc olympique l’après-midi. L’événement n’est pas complet, mais je compte bien trouver un ticket gratuit ou moins cher. C’est sous une pluie battante que je cherche mon ticket.
Un Brésilien qui en a marre d’essayer de vendre ses tickets me dit « viens avec moi », en fait, il faut rentrer avec lui car les tickets sont à scanner sur son téléphone. Il en a quatre et on n’est que deux. Il me dit d’un air désabusé que sa femme et ses deux amis ne sont pas venus à cause de la pluie, « ils sont en sucre » commente-t-il !
Un burger dégueulasse et une bière à la main, on attend que la cérémonie commence à 20 heures. Ça dure un peu moins longtemps que l’ouverture car les athlètes arrivent tous ensemble.
Sous la pluie battante et les rafales de vent, le stade Maracana était loin d'être rempli à 20 h locales, pour le spectacle lancé virtuellement par le pionnier franco-brésilien de l'aviation Alberto Santos-Dumont. Les Jeux Olympiques de Rio ont pris fin dans une ambiance de carnaval à peine douchée par la météo capricieuse.
Un spectacle consacré à l’art et à la musique brésilienne
Les rythmes brésiliens avaient déjà été au cœur de la cérémonie d'ouverture, voilà seize jours. Ils l'étaient à nouveau dimanche, lors d'une cérémonie conçue comme « un miroir dans lequel les Brésiliens peuvent se reconnaître ».
C'est Barbatuques, un groupe de percussions corporelles, qui a ouvert ce nouveau festival musical, des danseurs déguisés en aras esquissant à leurs pieds des images des lieux emblématiques de Rio, du Christ Rédempteur aux arcs de Lapa.
Il y en avait dimanche, bien évidemment, pour la musique populaire brésilienne, mais aussi pour les chants traditionnels des Indiens Guarani ou encore la musique électronique matinée de sonorités locales, pendant le défilé des athlètes. Sur un air de Carmen Miranda, ambassadrice de la musique brésilienne dans les années 1930, ceux-ci ont fait leur entrée derrière les porte-drapeaux des 207 délégations réunis.
Puisqu'il était question d'art « sous toutes ses formes », la soirée s'est poursuivie par des évocations tantôt colorées, tantôt solennelles, de l'art préhistorique, du tissage, de la poterie, de la poésie d'Arnaldo Antunes ou encore de l'oeuvre de Roberto Burle Marx, paysagiste, architecte et artiste du XXe siècle.
Particulièrement émouvant, un chant traditionnel des populations noires de Salvador par As Ganhadeiras de Itapua, tout de blanc vêtues, repris par le public du Maracana.

Le défilé des athlètes
Au milieu du spectacle proposé pour la clôture, les médaillés des dernières épreuves disputées (en été, souvent le marathon, en hiver, souvent les 50km et 30km ski de fond) se voient remettre leurs médailles sous les applaudissements des spectateurs.
Les athlètes arrivent tous ensemble, ce qui explique que la cérémonie dure un peu moins longtemps que la cérémonie d’ouverture. La parade des athlètes transforme progressivement le stade en une fête collective, sans séparation stricte entre les délégations.
Parmi eux, la gymnaste américaine Simone Biles, cinq fois médaillée à Rio (dont quatre titres), et le judoka français Teddy Riner, double champion olympique.
Super je reconnais certains de mes athlètes préférés comme Rafael Nadal le porte drapeau de la délégation espagnole et Michael Phelps, celui des États-Unis. Teddy Riner est le porte drapeau de la France, et deviendra médaillé d’or de judo.
| Délégation | Porte-drapeau cité |
|---|---|
| Espagne | Rafael Nadal |
| États-Unis | Michael Phelps |
| France | Teddy Riner |
Délégations et porte-drapeau: Espagne avec Rafael Nadal, États-Unis avec Michael Phelps, France avec Teddy Riner, et Inde
D’ailleurs on dit parfois que porter le drapeau porte chance pour avoir une médaille d’or; et bien les trois athlètes cités ici ont eu une médaille d’or.
Les hommages aux volontaires et aux participants
C’est aussi là que les sportifs nouvellement élus par leur pairs à la commission des athlètes du CIO se présentent pour remettre un bouquet de fleurs aux représentants des volontaires ainsi remerciés pour leur travail indispensable durant les Jeux.
Place ensuite aux incontournables : projection des meilleurs moments des Jeux (avec hurlements à l'apparition des idoles nationales Neymar et Rafaela Silva), podium du marathon masculin, présentation des nouveaux élus à la Commission des athlètes du Comité international olympique (CIO), dont la perchiste Yelena Isinbayeva, privée de Jeux suite au scandale de dopage d'État russe. Et bien sûr, hommage aux volontaires.
La passation du drapeau olympique à Tokyo
Le drapeau olympique est baissé, au son de l’hymne olympique, le maire de la ville hôte s’en saisit et le remet au président du CIO. Ce dernier le transmet au maire de la prochaine ville qui accueillera l’évènement planétaire dans quatre ans. Une séquence de présentation de cette ville est proposée.
Le drapeau olympique est passé à Pékin pour 2020 ! Inutile de vous dire que ma destination voyage de l’été 2020 est déjà planifiée !
Une séquence de présentation des Jeux de 2020 a alors été proposée : « Tokyo s’échauffe ! » sur un rythme endiablé avec une évocation spectaculaire de la capitale japonaise et des Jeux en préparation.
L’hôte des JO 2020, Tokyo, a également eu droit, comme le veut la tradition, à ses douze minutes de gloire avant l’heure. La ville, qui promet « d'amener les événements sportifs à un autre niveau, avec d'autres manières de les regarder et de soutenir les athlètes », avait misé pour son show sur les technologies de pointe et de remarquables ambassadeurs.
Le nageur Kosuke Kitajima, septuple médaillé olympique, la marathonienne Naoko Takahashi, titrée à Sydney en 2000, le boxeur Ryota Murata, en or à Londres en 2012, mais aussi des personnages de dessins animés et de jeux vidéos, à l'instar de Pac-Man et Hello Kitty.
Et enfin, l'apparition au centre de la scène du premier ministre japonais Shinzo Abe, coiffé de la casquette du super plombier Mario. Clou du spectacle, l'apparition au centre de la scène de Shinzo Abe, coiffé de la casquette du super-plombier Mario, a déclenché l'hilarité du public.

La fin de la cérémonie : extinction de la flamme et carnaval
Le président du comité d’organisation et le président du CIO prononcent un discours de conclusion. Puis la flamme s’éteint.
Ironie météorologique, c'est une fausse pluie qui est venue éteindre la vasque olympique du Maracana, alors que le déluge avait finalement cessé sur Rio. La flamme carioca éteinte, la cérémonie s'est conclue sur une version en stade du carnaval de rue, avec son incontournable samba.
Et la flemme s’éteint ! Les JO de Rio se terminent comme lors d’un carnaval ! C’est magnifique, quelle ambiance, j’ai envie de rejoindre les athlètes et danseurs au milieu du stade comme j’avais fait à Athènes, mais trop de sécurité là !
Les Jeux s’achèvent dans une fête géante, souvent avec des concerts et avec tous les participants dansant au son de la musique sous un déluge pyrotechnique.
La cérémonie s'est conclue sur une version en stade du carnaval de rue, avec son incontournable samba. Symbole, s'il ne fallait en retenir qu'un, de la « ville merveilleuse » saluée par Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO), dans son discours de clôture.
Et la flamme s’est éteinte en musique à 22h27 locales, avant qu’un feu d’artifice géant n’embrase le ciel de la cité carioca puis qu’un carnaval géant ne mette fin à la cérémonie. Obrigado Rio !
Rio 2016 Olympics closing ceremonies
Une fête davantage pensée pour la télévision
Côté critiques : que ce soit la cérémonie d’ouverture ou de clôture, je trouve que le spectacle de ces cérémonies est trop fait pour la télévision et non pour les spectateurs dans le stade.
En effet, les effets d’optique où les gens sautent d’immeubles en immeubles ou bien les assemblages de mots et dessins qu’on ne voit que depuis la caméra vue du ciel ne donnent absolument rien vu du stade ; de même les chanteurs sont tout petits dans un coin du stade.
C’est dommage, car quand même les gens dans le stade payent leurs tickets pour la plupart et les gens devant la télé regardent gratos.
Je crois que le mieux que j’avais vu de ce point de vue-là était Pékin, car les immenses pyramides humaines étaient hallucinantes car elles remplissaient tout le stade et cela rendait superbe dans le stade comme à la télé !
La place de Rio 2016 parmi les cérémonies olympiques
Par contraste avec la cérémonie d’ouverture, celle mettant fin aux Jeux de Beijing seize jours plus tard s’avère légère, pleine de joie et d’amusement. La flamme s’éteint. Un gigantesque feu d’artifice embrase le stade olympique et ses environs.
Sur une scène en « étoile » symbolisant le drapeau britannique, le spectacle central de la cérémonie de clôture des Jeux de Londres porte un nom évocateur « A Symphony of British Music ». Les plus grands artistes de pop et de rock, vivants ou disparus (le chanteur de Queen Freddy Mercury et le fondateur des Beatles John Lennon sont ainsi évoqués) vont inonder le stade olympique de leurs chansons connues dans le monde entier.
Boris Johnson, maire de Londres, passe le drapeau olympique à Jacques Rogge, président du CIO, qui le transmet à Eduardo Paes, maire de Rio de Janeiro où auront lieu les Jeux d’été 2016. La cérémonie s’achève par un concert des Who qui interprètent leurs plus grands succès.
La cérémonie de clôture, le 23 février, propose de nouveau une série de tableaux spectaculaires et un amusant clin d’oeil : Deux semaines plus tôt lors de la cérémonie d’ouverture, un des cinq anneaux de lumière ne s’était pas ouvert. Cet « incident » est reproduit durant un court instant, puis l’anneau récalcitrant finit par se déployer !
Pour la cérémonie de clôture des Jeux de Vancouver, tous les spectateurs du BC Place Stadiumtrouvent notamment sur leurs sièges des « bois » d’orignal qu’ils sont encouragés à porter. Le ton est donné : le spectacle sera festif, teinté d’humour avec un passage en revue de certains clichés propres aux Canadiens et également la célébration d’un peuple qui selon John Furlong, président du comité d’organisation, n’a jamais été « aussi fier » qu’à travers ces Jeux et la réussite historique des athlètes locaux.
Les groupes et chanteurs canadiens se succèdent ensuite sur deux scènes aux deux bouts de l’arène. Les athlètes en contrebas font la fête et se disent « à dans quatre ans » !
Ces références montrent que la cérémonie de clôture de Rio s’inscrit dans une tradition olympique mêlant hommage aux sportifs, transmission du drapeau, présentation de la prochaine ville hôte, extinction de la flamme, musique et célébration populaire.
Voici des JO formidables qui se terminent dans la ville merveilleuse. En espérant que ceux de Tokyo seront aussi beaux, mais ça va être dur!