Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie

La cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie rend hommage à l’événement historique du 19 mars 1962, date qui marque l’entrée en vigueur du cessez-le-feu après plus de sept années d’un conflit qui a profondément marqué la France et l’Algérie. Chaque année, cette date donne lieu à des rassemblements commémoratifs à travers la France afin de saluer la mémoire des victimes civiles et militaires du conflit.

Ce cessez-le-feu est intervenu au lendemain de la signature des accords d’Évian, conclus le 18 mars 1962 entre le gouvernement français et le Gouvernement provisoire de la République algérienne. Ces accords ont ouvert la voie à la fin de la guerre d’Algérie et engagé un processus menant à l’indépendance du pays quelques mois plus tard.

La date du 19 mars 1962

La cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie se tiendra ce samedi 21 mars à 11 heures devant le monument aux morts. Elle rendra hommage à l’événement historique du 19 mars 1962, date qui marque l’entrée en vigueur du cessez-le-feu après plus de sept années d’un conflit qui a profondément marqué la France et l’Algérie.

Le cessez-le-feu est intervenu au lendemain de la signature des accords d’Évian, conclus le 18 mars 1962 entre le gouvernement français et le Gouvernement provisoire de la République algérienne. Ces accords ont ouvert la voie à la fin de la guerre d’Algérie et engagé un processus menant à l’indépendance du pays quelques mois plus tard.

Signature des accords d’Évian en 1962

Un hommage aux victimes civiles et militaires

Les anciens combattants d’Afrique du Nord ont rendu hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc en présence des élus de la municipalité, des corps constitués, des porte-drapeaux et de nombreux Cazériens.

Le Conseil municipal, le Comité d’entente des anciens combattants et le Comité FNACA de Cenon-Artigues rendent hommage aux 30 000 victimes civiles et militaires tombées en Algérie, Maroc et Tunisie, dont 422 Girondins et 5 Cenonnais.

Une délégation s’est rendue à l’ancien cimetière pour rendre hommage au soldat Jacques Mateu, Gendarme, mort pour la France. Une gerbe de fleurs a été déposée sur son caveau par le Maire et le Souvenir Français.

La population est invitée à participer à ce moment de souvenir et de rassemblement, afin d’honorer celles et ceux qui ont été touchés par ce conflit.

Le déroulement de la cérémonie

Devant le monument aux morts, élus locaux, représentants d’associations d’anciens combattants, porte-drapeaux et habitants sont attendus pour partager ce moment solennel. Plusieurs temps forts ponctueront la matinée : dépôt de gerbes, minute de silence et lecture de messages officiels.

Après un dépôt de gerbes, Michel Faguet, Président de l’Association des Anciens Combattants (FNACA), Raymond Defis, Maire de Cazères, ont prononcé un discours rappelant le devoir de mémoire. Le 1er adjoint, Pierre Lanfranchi a lu la lettre adressée par le Ministre de la Défense en charge des anciens combattants.

Roger Rameau, vice-président du Souvenir Français était présent en tant que Maître de cérémonie. À l’issue de la cérémonie, le public a partagé le verre de l’amitié.

HoraireMoment de la cérémonie
17h30Rassemblement au cimetière Saint-Romain
18hRassemblement à la stèle de la déportation, parking de l'Hôtel de Ville
18h15Cérémonie au monument aux morts, à l'angle de la rue du Maréchal Foch et du cours Victor Hugo
18h45Fin de la cérémonie, verre de l'amitié

Le devoir de mémoire

Au-delà de l’hommage rendu aux disparus, cette commémoration vise également à transmettre l’histoire de la guerre d’Algérie aux jeunes générations. Elle rappelle l’importance du devoir de mémoire et la nécessité de préserver la paix.

Chaque année, le 11 novembre, la France marque une pause. Quelques heures hors du tumulte du temps présent pour se rappeler le passé et ceux qui ont perdu la vie et sont tombés au combat.

Le temps de se souvenir de ces centaines de milliers d’hommes dont seule la puissance de la mémoire collective peut constituer encore un souffle vital. À 11 heures (ou plus tôt), les cloches sonnent et les drapeaux sont abaissés devant les 36 000 monuments aux morts.

Devant ces derniers, qui ont été érigés dans les années 1920, les élus, les anciens combattants et des écoliers se rassemblent. Ces monuments, souvent au cœur du village, sont marqués des noms de tous les hommes tombés au front.

Une mémoire élargie aux conflits d’Afrique du Nord

En 1975, la cérémonie est élargie à tous les soldats tombés pour la France. Sont donc intégrés les morts des guerres de décolonisation et d’autres conflits divers.

Les anciens combattants d’Afrique du Nord ont rendu hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc en présence des élus de la municipalité, des corps constitués, des porte-drapeaux et de nombreux Cazériens.

Autre étape marquante : en 2012, elle inclut les soldats décédés en opérations extérieures. Un bon moyen de rappeler l’engagement de la France dans des missions internationales.

Une cérémonie inscrite dans la mémoire nationale

Chaque 11 novembre depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les Français se réunissent pour rendre hommage aux combattants tombés. De la commémoration de l’Armistice de 1918, ce jour est devenu, au cours du XXe siècle, un symbole de cohésion nationale et de mémoire envers tous les « morts pour la France ».

Le 11 novembre est avant tout commémoré l’armistice de 1918. Ce jour-là, les généraux alliés et allemands se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'État-Major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

À 5h15 précisément, l'armistice est signé. À 11h, le cessez-le-feu est effectif. Quelques années plus tard, un mémorial sera construit sur la voie de chemin de fer du célèbre wagon.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le 11 novembre 1940 devient le théâtre d’une défiance virulente contre les nazis. Un rassemblement de plusieurs milliers de personnes devant l’Arc de Triomphe est violemment réprimé par l’occupant.

Il est aujourd’hui considéré comme un des premiers actes publics de résistance. Le 11 novembre 2018, à l'Arc de triomphe, une cérémonie commémore le centenaire de l'armistice de la Grande Guerre.

La transmission aux générations futures

Véritable passerelle entre les générations - ce d’autant plus depuis la disparition des derniers Poilus -, le 11 novembre rappelle aux citoyens d’aujourd’hui et de demain que le devoir de mémoire, né dans les tranchées de 1914-1918, reste un pilier solide de l’unité nationale.

Au-delà de l’hommage rendu aux disparus, cette commémoration vise également à transmettre l’histoire de la guerre d’Algérie aux jeunes générations. Elle rappelle l’importance du devoir de mémoire et la nécessité de préserver la paix.

Ce jour de cohésion et de recueillement permet également à la nation et aux armées de renforcer leur lien mutuel de confiance, afin de faire face, dans un contexte instable, aux menaces présentes et futures.

102e anniversaire de l’Armistice de 1918, 11 novembre 2020

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