À Strasbourg, la cérémonie militaire du 14 juillet se déroule traditionnellement place de la République, devant le Palais du Rhin, en présence des autorités civiles, militaires et religieuses. Elle comprend notamment l’inspection des troupes, le salut aux drapeaux, la remise de décorations et un défilé au son d’une fanfare.
En 2025, le rendez-vous avait été fixé au dimanche 13 juillet, tandis qu’en 2026 la cérémonie s’est tenue le lundi 13 juillet, veille de la fête nationale. Le programme strasbourgeois associe le protocole militaire à la participation de nombreux services publics et à un hommage plus large à l’engagement collectif.
La cérémonie militaire place de la République
Le rendez-vous a été donné place de la République ce dimanche 13 juillet à Strasbourg. Une tribune a été installée devant le Palais du Rhin pour accueillir les autorités civiles, militaires et religieuses afin de célébrer la fête nationale, présidée par le préfet de région Jacques Witkowski et la maire, Jeanne Barseghian, sous l’autorité militaire du général Anthonioz , le gouverneur militaire de Strasbourg.
Les drapeaux sont salués, les troupes inspectées, les médailles épinglées. Le défilé peut commencer.
Plus de 300 personnes marchent au pas, rythmés par la fanfare du le régiment de marche du Tchad (RMT). Il y a le 54e régiment de transmissions (RT), l’Eurocorps, le 291e Jägerbataillon, le RMT, les pompiers du Bas-Rhin et les jeunes sapeurs-pompiers (JSP), la gendarmerie, le personnel pénitentiaire, des motards de la police nationale et municipale, des vététistes aussi…
| Élément de la cérémonie | Présence ou rôle |
|---|---|
| Lieu | Place de la République, devant le Palais du Rhin |
| Participants | Plus de 300 personnes |
| Accompagnement musical | Fanfare du régiment de marche du Tchad |
| Unités et services | 54e régiment de transmissions, Eurocorps, 291e Jägerbataillon, RMT, pompiers, jeunes sapeurs-pompiers, gendarmerie, personnel pénitentiaire, police |
| Temps forts | Salut aux drapeaux, inspection des troupes, remise de décorations et défilé |
Le défilé se termine en beauté. Tout le monde lève les yeux, attirés par le grondement du Mirage 2000 qui déploie ses ailes dans le ciel strasbourgeois.
La cérémonie du 14 juillet 2026
Une fois n’est pas coutume, la communauté des soignants était à l’honneur lors des célébrations du 14 juillet à Strasbourg. Pour la première fois, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) ont été associés à la traditionnelle cérémonie militaire, inscrite dans le dispositif solennel de la fête nationale.
Sous les yeux de la maire Catherine Trautmann, la place de la République a accueilli, ce lundi 13 juillet, une cérémonie présidée par Pierre-Emmanuel Portheret, préfet délégué pour l’égalité des chances, et le lieutenant-colonel Bruno Demanet. Le protocole prévoyait une remise de décorations par l’autorité militaire, puis un défilé en présence notamment d’une délégation des HUS, qui a pris place entre mes gendarmes et les sapeurs-pompiers.
Autorisée par la préfecture, cette participation était à l’initiative du directeur général des Hôpitaux de Strasbourg, Samir Henni. « Un immense honneur », s’est félicitée Anne Weiss, directrice de Samu 67.
L’urgentiste a salué l’engagement de l’ensemble des professionnels mobilisés, entre médecins, personnel administratif et employés de la logistique : « 150 métiers » dont le travail de service public reçoit enfin « la reconnaissance de la Nation ».
Les forces et services représentés
La cérémonie strasbourgeoise réunit des représentants des forces armées, des forces de sécurité et des services de secours. La diversité des participants traduit le caractère collectif de la fête nationale et la place accordée aux missions de service public.
- le 54e régiment de transmissions ;
- l’Eurocorps ;
- le 291e Jägerbataillon ;
- le régiment de marche du Tchad ;
- les pompiers du Bas-Rhin ;
- les jeunes sapeurs-pompiers ;
- la gendarmerie ;
- le personnel pénitentiaire ;
- la police nationale et municipale ;
- les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, lors de la cérémonie de 2026.
Les motards de la police nationale et municipale ainsi que les vététistes participent également au défilé. Plus de 300 personnes marchent au pas, rythmés par la fanfare du le régiment de marche du Tchad (RMT).

Un rendez-vous distinct des festivités populaires
La cérémonie militaire constitue le volet officiel et solennel de la fête nationale à Strasbourg. Elle se distingue des animations ouvertes au public organisées plus tard dans la journée ou en soirée, comme le bal populaire, le spectacle de drones et le feu d’artifice.
Comme chaque année, un bal populaire est organisé à Strasbourg à l’occasion de la Fête nationale. Il se tiendra à partir de 20h sur la Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, également connue sous le nom de place de la Bourse.
L'animation musicale sera assurée par le duo Foes & June, dont le répertoire mêle reprises et compositions originales dans un registre pop-rock accessible et festif. Gratuit et ouvert à tous, ce rendez-vous en plein air, est devenu un incontournable de l'été strasbourgeois.
Conçu pour rassembler un large public dans une atmosphère conviviale et festive, en plein cœur de la ville, il constitue l’un des temps forts de cette célébration républicaine à Strasbourg.
Le spectacle de drones et le feu d’artifice
Cette année, la capitale alsacienne propose une nouvelle fois une soirée grandiose : un spectacle de drones. Rendez-vous à 22h30, au parc de l’Étoile, pour assister au temps fort de la soirée : un grand spectacle associant chorégraphies de drones lumineux et feu d'artifice.
Pour ce mardi, à Strasbourg, pas moins de 400 drones sont annoncés pour assurer l’animation de la soirée ! (À condition cependant qu’il n’y ait pas trop de vent.) Si le beau temps est au rendez-vous, ce spectacle céleste précédera le feu d’artifice, tiré depuis le parc de l’Étoile.
En plus du traditionnel feu d’artifice (tiré si les conditions météorologiques le permettent), Strasbourg offre un spectacle de drones cette année.

Accès, circulation et stationnement
Des restrictions de circulation sont à prévoir le 14 juillet en soirée, notamment autour du parc de l’Étoile et de la place de la Bourse. Plusieurs axes seront temporairement fermés et certaines lignes de transports en commun pourront être déviées.
Il est recommandé d’anticiper ses déplacements ou d’opter pour les mobilités douces. Le site de la CTS recense les dispositifs particuliers mis en place pour le 14 juillet.
Le feu d’artifice est généralement tiré depuis le parc de l’Étoile. Les quais avoisinants, tels que le quai des Alpes ou le quai du Général Koenig, offrent une vue dégagée sur le spectacle. Il est conseillé d’arriver tôt pour trouver une place idéale.
Oui, des restrictions de circulation et de stationnement sont habituellement mises en place autour des lieux de festivités, notamment près du parc de l’Étoile et de la place du Maréchal de Lattre de Tassigny. Il est recommandé d'utiliser les transports en commun ou les mobilités douces pour se déplacer.
Accessibilité et précautions
Les événements de la Fête nationale à Strasbourg sont généralement organisés pour être accessibles à tous. Des zones spécifiques peuvent être aménagées pour les personnes à mobilité réduite.
Il est conseillé de se renseigner auprès des organisateurs pour connaître les dispositifs mis en place. Il est généralement déconseillé d'amener des animaux de compagnie aux festivités en raison de la foule et du bruit des feux d'artifice, qui peuvent être stressants pour eux.
Pour leur bien-être, il est préférable de les laisser à la maison.
Pourquoi le 14 juillet est-il la fête nationale ?
Mais depuis quand fête-t-on le 14 juillet ? Depuis 1880. Chaque année, la fête nationale réunit toutes les générations de Françaises et Français, dans les villes et villages, même au-delà des frontières hexagonales.
La date a été choisie en souvenir de la prise de la Bastille, forteresse construite par le roi Charles V, un temps utilisée comme prison, et prise d’assaut par les Parisiens lors de la Révolution française, l’été 1789. Les émeutiers voulaient y récupérer de la poudre à canon et en libérer les prisonniers.
Cependant, les embastillés étaient bien peu nombreux : sept au total, dont quatre faussaires. Le 1er anniversaire, célébrant “la fédération”, était une idée de La Fayette.
Mais après cette commémoration du 14 juillet 1790, la France n’a plus été en mesure de s’accorder une journée de “fête nationale” jusqu’en 1880.
Une fête républicaine et militaire
À ce moment-là, fin du 19e siècle, empruntant aux écrits du chef de file des romantiques, Victor Hugo ou de l’historien Jules Michelet, la prise de la Bastille est acquise comme LE symbole de la victoire du peuple dans sa lutte contre l'arbitraire royal.
Le 14 juillet est donc devenu un jour de fête, férié et chômé, en mémoire de ces faits historiques, à la gloire de la nation, du peuple et de la devise républicaine “liberté, égalité, fraternité”.
Dès les premières éditions, cette fête de la République resserre les liens entre l'armée et le peuple : défilés militaires, banquets républicains, jeux collectifs, fanfares, retraites aux flambeaux, feux d’artifice et bals populaires préfigurent les actuelles fêtes nationales.
La mi-juillet est aussi le moment des vacances scolaires et, généralement, la période de la fin des travaux agricoles. Alors en ville comme à la campagne, tous les citoyens peuvent prendre le temps de profiter des festivités !
Les 14 juillet mémorables
Certains 14 juillet restent marquants, comme en 1919 : toute l'armée française et les troupes alliées défilent derrière les maréchaux Joffre et Foch. En 1945, trois jours de réjouissances civiques précèdent les défilés officiels.
Ou encore en 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française : ce jour-là, de très nombreux chefs d'États étrangers assistent au spectacle de Jean-Paul Goude “la Marseillaise”, sur les Champs Elysées.
En 2010, 14 pays africains sont invités d’honneur à Paris pour commémorer le cinquantenaire de leur indépendance.
Le premier 14 juillet célébré en Alsace
Le premier 14 juillet célébré en Alsace est celui de 1919 lors de la réintégration de la région dans le territoire national.
Les célébrations strasbourgeoises s’inscrivent ainsi dans une histoire particulière, liée à la place de la ville dans les conflits européens, à son retour dans le territoire national et au rôle joué par les forces françaises dans sa libération.

Le lien avec la Libération de Strasbourg
La Libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 est bien l’œuvre de ce dernier, en lien avec les Alliés américains. Elle est confirmée et étayée par l’action du général de Lattre en janvier 1945.
Après les combats d’Andelot et de Vittel, la 2e DB, qui dépend du 15e Corps US du général Haislip, prend Baccarat début novembre 1944. Elle est alors immobilisée par les problèmes de ravitaillement en carburant et par les fortes positions défensives allemandes sur le massif des Vosges.
De plus, Strasbourg ne constitue pas un objectif militaire prioritaire pour les Américains, qui visent les régions industrielles de l’Allemagne, situées plus au nord. Leclerc plaide en faveur de Strasbourg et finit par recevoir le 10 novembre l’ordre d’Eisenhower d’avancer vers Haguenau et « éventuellement » vers Strasbourg.
Il ne retient que la seconde option et décide de foncer sur Strasbourg. Pour choisir son itinéraire, il demande l’avis de trois des 1000 Alsaciens qui servent dans la 2e DB (Braun, Hoffmann et Blanchard).
Ces derniers lui déconseillent de gagner la plaine d’Alsace par le massif vosgien, réputé inaccessible aux chars. Leclerc prend précisément le contrepied de ses camarades de combat. Ce coup tactique fait le succès de sa percée.
La marche vers Strasbourg
« Objectif : Strasbourg-pont de Kehl… Ne pas s'attarder, mais charger au maximum…. Arrêter les personnalités importantes. » Général Leclerc Strasbourg, 1944.
Le 13 novembre 1944, les colonnes de Dio, Massu et Mignonnet s’élancent à travers les Vosges sur ordre du général Leclerc : l’objectif est de rejoindre Strasbourg sans ralentir pour atteindre le pont de Kehl.
Le 22 novembre, Saverne est libérée, et les colonnes atteignent les faubourgs de Strasbourg. Le 23 novembre au matin, le lieutenant-colonel Rouvillois entre dans la ville et confirme à Leclerc par le message codé : « Tissu est dans iode ».
Peu après, les troupes de la 2e DB convergent vers le Rhin, mais la résistance allemande est tenace. À 14 h 20, le drapeau français flotte sur la cathédrale.
La ville reste sous la menace de tirs depuis la rive allemande, et les ponts détruits ralentissent les avancées alliées. Le rétablissement de l’administration française est immédiat : l’ancien maire Charles Frey reprend ses fonctions, et Charles Blondel est nommé commissaire de la République.
Le 24 décembre, de Gaulle et Leclerc célèbrent la messe de minuit à Erstein. Cependant, Hitler déclenche alors une contre-offensive dans les Ardennes, poussant les Alliés à redéployer leurs forces au nord.
Refusant de céder Strasbourg, de Gaulle obtient de Churchill et Eisenhower le maintien des troupes dans la ville. En février 1945, la poche de Colmar est libérée, marquant la fin des combats dans la région.
Le Serment de Koufra
Le Serment de Koufra : un moment indissociable de la Libération de Strasbourg.
« Ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Serment de Koufra, 1941. Libye
Le serment de Koufra et l'épopée du général Leclerc
Une cérémonie qui associe mémoire et service public
À travers la présence des régiments, de la gendarmerie, des pompiers, des services de police, du personnel pénitentiaire et, en 2026, des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, la cérémonie militaire rappelle que la fête nationale ne se limite pas au défilé.
Elle met également en valeur l’engagement de celles et ceux qui concourent à la protection de la population et au fonctionnement des services publics. L’urgentiste a salué l’engagement de l’ensemble des professionnels mobilisés, entre médecins, personnel administratif et employés de la logistique : « 150 métiers » dont le travail de service public reçoit enfin « la reconnaissance de la Nation ».
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