Combien de bûches faut-il pour allumer un feu et chauffer efficacement ?

À l’allumage, démarrez avec une seule bûche pour les foyers de petite puissance et jusqu’à 2 bûches pour les foyers de grande puissance. Ajoutez du petit bois très sec et un allume-feu écologique afin de faire monter rapidement le foyer en température sans le saturer.

Pour une durée de chauffe moyenne de 15 heures avec des bûches compressées, comptez en moyenne 1 à 3 bûches en intersaison, 5 à 6 bûches pendant un hiver classique et jusqu’à 10 bûches par grand froid. Le chiffre exact dépend de la météo, de la taille de votre poêle et de l’isolation de votre logement.

Combien de bûches utiliser pour démarrer le feu ?

C’est pourquoi il est préférable d’allumer votre feu avec du petit bois très sec, qui va s’enflammer rapidement et va ainsi faire monter en température votre foyer. Vous pouvez utiliser du bouleau, du peuplier, des bois qui s’enflamment vite s’ils sont bien secs.

Ajoutez-y des allume-feux écologiques, des plaquettes de bois très sèches, etc. Laissez vos entrées d’air primaire et secondaire entièrement ouvertes.

Enflammez les allume-feux à l’aide d’une allumette. Fermez la porte de votre appareil.

Lorsque le petit bois a bien pris, mettez vos bûches en commençant par les plus petites. Lorsqu’elles sont enflammées, vous pouvez diminuer l’ouverture de votre entrée d’air primaire et diminuer légèrement l’entrée d’air secondaire.

Il ne faut pas trop réduire ces ouvertures car un feu qui brûle « au ralenti » est un feu qui pollue et encrasse votre système de chauffage. En ne le brûlant pas efficacement, vous perdez une partie de l’énergie qui aurait pu vous être restituée en chaleur.

L’allumage par le haut : combien de bûches placer ?

Autre méthode d’allumage pour les plus expérimentés : l’allumage par le haut ! Cette méthode plus écologique vous permet aussi de charger d’un coup une quantité plus importante.

Disposez vos bûches et des petits tronçons de bois selon le schéma ci après. Positionnez un allume-feu entre les tronçons de bois sur le dessus et allumez-le.

Fermez la porte de votre appareil en veillant à ce que les entrées d’air soient ouvertes au maximum.

Traditionnellement, le feu des chauffages au bois est allumé par le bas. Une nouvelle méthode existe désormais : l’allumage par le haut.

Elle fonctionne pour tous types de foyers. La méthode d’allumage par le haut se prête bien à ce type d’appareil : le foyer étant plus étroit, l’accès au bas du feu est plus difficile.

Cette méthode permet de brûler, dès l’allumage, 3 ou 4 bûches. La combustion se fait lentement et le feux est maintenu pendant plus d’une heure.

L’appareil et le conduit sont chauffés : cela permet un bon tirage et la formation d’un lit de braise facilitant la combustion des bûches suivantes. Vous n’avez normalement plus à allumer votre feu si la gestion de votre feu est correctement effectuée.

Cette méthode permet une meilleure combustion des gaz qui remontent puisque la flamme est au dessus. Seule de la vapeur sort du conduit, et les rejets polluants sont donc limités.

Il n’est pas utile d’ouvrir la porte du foyer : lors de l’allumage de votre feu, vous évitez ainsi tous les refoulements de fumée qui pourraient se diffuser dans votre espace de vie.

Principe de l’allumage par le haut

  1. Disposez 3 ou 4 bûches sur la grille
  2. Placez en travers des bûches une rangée de petit bois
  3. Placez au centre du bois un allume feu
  4. Allumer le feu et refermer la porte
  5. Lorsqu’il ne reste que des braises, placez 2 ou 3 bûches puis régler le tirage

L’allumage par le haut dégage ainsi moins de fumées. D’après l’Ineris, il permet de réduire de 30 à 50 % les rejets de polluants.

En effet, le départ des flammes est le moment où les particules nocives sont libérées et où le feu pollue le plus. Selon l’Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), « 80 % des émissions polluantes sont produites dans les 10-15 premières minutes qui suivent l'allumage ».

Pour limiter cela, on privilégie l’allumage inversé. Au lieu de placer d’abord l’allume-feu puis ensuite le petit bois puis ensuite les bûches, on fait tout simplement le contraire.

On place les bûches dans le foyer, puis le petit bois, puis l’allume-feu. L’allumage par le haut dégage ainsi moins de fumées.

Quelle quantité de bois ajouter après l’allumage ?

Lorsque le petit bois a bien pris, mettez vos bûches en commençant par les plus petites. Lorsqu’elles sont enflammées, vous pouvez diminuer l’ouverture de votre entrée d’air primaire et diminuer légèrement l’entrée d’air secondaire.

Ce ne sont pas les flammes qui ont le pouvoir chauffant le plus important, ce sont les braises. La température du foyer (et le rendement énergétique) sera donc plus élevée quand le bois aura atteint l’état de braises.

Une fois cette étape atteinte, il faudra recharger le bois petit à petit. En effet, ajouter d’un coup 3 ou 4 bûches risque d’étouffer le feu.

D’autre part, trop de combustible va faire augmenter soudainement la production de fumée. Résultat ? Le conduit d’évacuation sera encrassé et les performances de votre cheminée, poêle ou insert moins bonnes.

Rythme de rechargement

Une fois un beau lit de braises formé, misez sur la régularité : rechargez avec une demi-bûche à une bûche toutes les 1h30 environ. Vous obtenez une chaleur constante, sans pics étouffants, et vous évitez la surchauffe qui abîme les parois du poêle.

Ensuite le feu va être alimenté en mettant environ une demi-bûche ou bûche toutes les heures et demie lorsqu’il fait bien froid et qu’on veut maintenir un dégagement de chaleur intense en permanence.

Ne laissez pas votre foyer se refroidir avant de recharger avec de nouvelles bûches, sinon tout sera à recommencer !

Lorsque les flammes sont éteintes, il faudra recharger en bois. Les braises chaudes permettront au feu de repartir.

A ce moment-là, vous devrez ouvrir à nouveau en grand les arrivées d’air. Enfin, l’oxygène est nécessaire à la combustion.

C’est pourquoi, il ne faut jamais fermer complètement le clapet lorsque vous chauffez. Cela aboutirait à une extinction du feu.

Combien de bûches par jour selon la température ?

Il est complexe d’évaluer le nombre de bûches par jour. En effet, les températures extérieures changent grandement au cours des saisons qui passent, et cela influence directement l’apport en chaleur nécessaire dans les maisons.

Nous avons estimé être dans une journée d'hiver classique pour essayer de comprendre la consommation de bûche. Pour environ 15 heures de chauffe avec des bûches compressées, comptez en moyenne : 1 à 3 bûches en intersaison, 5 à 6 bûches par hiver classique, et jusqu'à 10 bûches par grand froid.

PériodeBesoin quotidienOrganisation du feu
Grand froidEnviron 10 bûchesFeu actif de façon constante
Froid modéré5 à 6 bûches3 à 4 flambées
Intersaison1 à 3 bûchesUne flambée le matin

Lorsque la journée a des températures froides, le feu va être actif de façon constante. Il faudra environ une bûche ou alors une demi-bûche pour alimenter le feu en permanence, soit toutes les heures et demie.

Sur un chauffage d’une durée de 15h, on peut donc évaluer à : Environ 10 bûches/jour la consommation lorsqu’il fait très froid.

Dans le cas de journée moins froide, il faudra environ 3 à 4 flambées, de 5 à 6 bûches sur la journée. Pour une journée d’automne ou de fin d'hiver, une flambée le matin va souvent suffire, et le besoin sera donc de 1 à 3 bûches environ.

Ce sont des estimations moyennes : une maison bien isolée (RT2012, RE2020) consommera nettement moins qu'une maison ancienne.

Pourquoi le nombre de bûches varie-t-il d’un logement à l’autre ?

Comme chaque maison est isolée différemment et que les poêles à bois n’ont pas tous la même capacité de combustion, il n’y a pas de formule toute faite pour définir la quantité de bois nécessaire.

La consommation de bois varie en fonction de plusieurs éléments :

  • L'équipement : les appareils de chauffage plus anciens consommeront plus de combustible.
  • Le volume à chauffer : la chaleur s'accumulant vers le haut de la pièce, il est préférable de prendre en compte le volume en m³ plutôt que la superficie en m2.
  • La situation géographique : Le taux d'ensoleillement et les températures doivent êtrepris en compte.
  • Le taux d’humidité du bois : plus l’humidité du bois augmente plus le pouvoir calorifique diminue.
  • Les habitudes de vie : L’aération, le niveau d’isolation de l’habitation, votre présence continue ou non au domicile, ainsi que le niveau de température souhaitée (généralement entre 19 et 20°) influent sur la consommation.

Une habitation située dans le nord de la France avec un hiver plus froid, peut doubler la consommation de combustible comparativement à une habitation située dans le sud avec un hiver plus doux.

Une augmentation comprise en deux et trois degrés de la température de l’habitation pourrais faire varier d’environ 30% votre consommation de combustible.

La quantité de bois nécessaire sera donc aussi établie en fonction de la puissance de votre poêle ou bois ou de votre cheminée et de sa capacité de chauffage.

Ensuite, gardons en tête que le rendement peut différer grandement d’un poêle à bois à l’autre. Cela peut paraître peu, mais en réalité, l’écart de consommation de bois pour une saison entre ces deux modèles peut être assez important.

Quelle quantité de bois prévoir pour tout l’hiver ?

Or, règle générale, on estime que pour une maison chauffée principalement au bois, entre 5 et 12 stères de bois seront nécessaires pour durer tout l’hiver.

Comme nous le disions un peu plus haut, la quantité nécessaire de bois pour passer l’hiver ne sera pas la même si vous utilisez le bois comme chauffage d’appoint ou comme chauffage principal.

La taille de l’espace à chauffer est aussi un élément essentiel pour déterminer vos besoins. En fonction de vos besoins, voici donc une estimation du bois qu’il vous faudra :

Superficie à chaufferChauffage occasionnelChauffage d’appointChauffage principal
50m2De 1 à 2 stèresDe 1 à 2 stèresDe 2 à 3 stères
100m2De 1 à 2 stèresDe 2 à 3 stèresDe 4 à 6 stères
150m2De 2 à 3 stèresDe 3 à 5 stèresDe 6 à 9 stères

Et si jamais l’isolation de votre maison est moyenne ou laisse vraiment à désirer, il faudra probablement multiplier ces chiffres par 1,5 ou 2.

Ainsi, pour un chauffage en continu au domicile sur la saison d’hiver dans une région du nord de la France et un niveau de température de 20° dans l’habitation, la consommation est estimée entre 9 et 12 stères de bois soit entre 3 et 4 boxs de bois.

Cette moyenne est estimé pour un bon niveau d’isolation et une installation récente. Pour une utilisation occasionnelle, on estime le volume à 3 stères soit un box.

Qu’est-ce qu’un stère de bois ?

Bien que le stère ne soit plus l'unité officielle depuis les années 70, il reste fréquemment employé pour mesurer le bois de chauffage.

Selon l’usage conventionnel, un stère correspond à un volume de 1 mètre cube de bois coupé à 1 mètre de longueur.

Dans la pratique, cela veut dire qu’un stère de bois fait 1 mètre de longueur x 1 mètre de largeur x 1 mètre de hauteur. Le tout composé exclusivement de bûches d'une longueur de 100 centimètres.

Il faut savoir que la réalité est bien souvent beaucoup moins précise et que la taille apparente d’un stère à l’autre peut quelque peu varier. Malgré cela, la quantité de bois devrait en théorie rester la même d’un stère à un autre.

Un stère, c’est 1 m³ de bois coupé en 1m (L x l x H). Mais ce m³ occupera moins d’espace si les bûches de 1m sont coupées en morceaux de plus petite taille.

Ainsi, un stère devient 0,80 m³ lorsque le bois est coupé en 50cm.

Choisir entre bûches traditionnelles et bûches compressées

Outre les essences, pour un bon chauffage, il faut aussi prêter attention au « format du bois ». Pour rappel, il existe 4 grands types de bois de chauffage :

  • Les bûches traditionnelles ;
  • Les bûches compressées : il s’agit de rondins de bois fabriqués avec des résidus de bois compactés.
  • Les pellets de bois : eux aussi créés à partir de résidus de bois.
  • Les plaquettes de bois : il s’agit de bois « déchiqueté » en petits morceaux.

À chaque appareil correspond une source de chauffage. En effet, cela paraît logique, néanmoins il ne faut pas insérer des bûches de bois dans un poêles à granulés ou inversement.

De la même manière, il ne faut pas verser des granulés dans une chaudière à plaquette. Vous risquez d'endommager votre installation.

Pour les équipements fonctionnant avec des bûches, le mieux reste les bûches compressées. Plus petites que les bûches classiques, elles sont aussi bien moins humides.

La bûche compressée est un concentré d'énergie (environ 4,8 kWh/kg, moins de 12 % d'humidité) et elle « gonfle » légèrement en brûlant : inutile de remplir le foyer.

L'avantage des bûches compressées c'est leur capacité à être toujours identique en termes de production de chaleur, et aussi de pouvoir se casser en morceaux pour réguler la quantité ajoutée dans le foyer.

Bois dur ou bois tendre pour allumer le feu ?

Les essences de bois de chauffage sont classifiées en bois tendre ou essences légères, et en bois dur ou essences lourdes, ces-dernières étant les plus appropriées à être utilisées puisqu’elles permettent de recharger le foyer moins souvent.

Le bois tendre pour l’allumage

Le bois tendre s’allume facilement, présente une combustion plus rapide et produit des grandes flammes, idéales pour cuisiner et pour allumer le feu.

Le bois tendre provient assez souvent du sapin ou du bouleau. Celui-ci brûle plus vite, est moins dense et a un pouvoir calorifique un peu moins élevé.

Comme il brûle rapidement, cela en fait un excellent bois d’allumage.

Essences : sapin, ailante, caroubier, châtaignier, cyprès, cornouillers, mûrier, mélèze, aulne, pin, peuplier, saule, sureau et tilleul…

Le bois dur pour une combustion durable

Le bois dur est plus compact et moins résineux : sa combustion est plus lente et durable et produit une flamme courte, idéale pour le chauffage domestique.

Le bois dur provient en général du chêne, du hêtre ou bien du frêne. Il est réputé pour sa haute densité et son pouvoir calorifique élevé.

Ce qui veut dire qu’il peut offrir une combustion longue et constante, en plus de produire moins de cendres. Par contre, vu sa dureté, il est beaucoup plus difficile de l’utiliser pour allumer un feu.

Comme le fait savoir l’Office National des Forêts (ONF) pour un chauffage optimal, il faut « brûler préférentiellement des feuillus durs, les bois appartenant à cette catégorie apportent le plus haut pouvoir calorifique ».

Entrent dans la catégorie des feuillus durs, les arbres suivants :

  • Le chêne ;
  • Le charme ;
  • Le hêtre ;
  • Le frêne, etc.

Le hêtre est considéré comme le bois de chauffage idéal car il donne une belle flamme et de bonnes braises sans étincelles et il a, en outre, un très haut pouvoir calorifique.

Le chêne a un pouvoir calorifique encore un peu plus élevé que celui du hêtre, et la combustion est la meilleure. Il donne de bonne braises mais la flamme est moins belle.

Le charme a un très haut pouvoir calorifique. Il donne une belle flamme et brûle longtemps.

Pourquoi combiner les essences ?

Sachant que chaque type de bois a ses spécificités, il vous faudra tenir cela en compte lors de l’achat de vos stères de bois.

Un stère de bois tendre brûlera beaucoup plus rapidement qu’un stère de bois dur. Il faudra donc constituer votre stock en combinant différents types de bois pour un allumage et une combustion simplifiés.

À l’inverse, les résineux (sapin, épicéa, etc.) ne sont pas conseillés. Ils brûlent plus vite et ont un pouvoir calorifique moins important.

En outre, ils dégagent de la résine et auront tendance à encrasser votre cheminée, poêle ou chaudière.

Il n’est est pas déconseillé d’utiliser du bois résineux mais selon les cas il peut produire d’avantage de suies et encrasser plus rapidement l’appareil ainsi que le conduit de fumées.

Bien utilisé le résineux ne pose aucun problème ( combustion à haute température).

Pourquoi l’humidité du bois est-elle déterminante ?

La cause principale de mauvais fonctionnement d’un appareil à bois quel que soit son prix et sa qualité est l’utilisation de bois trop humide.

Vous devez utiliser uniquement du bois ayant un taux d’humidité inférieur à 20% à coeur. Nous vous conseillons vivement de posséder un hygromètre afin de vérifier régulièrement le taux d’humidité de votre bois.

La mesure s’effectue sur une bûche fraîchement fendue.

Un bois humide n’apporte que des problèmes :

  • Rendement extrêmement mauvais
  • Pouvoir calorifique faible
  • Impossibilité de se chauffer correctement
  • Difficulté à l’allumage
  • Production de fumée dans l’habitat
  • Pollution du voisinage
  • Noircissement des murs et plafonds
  • Mauvaises odeurs
  • Noircissement rapide de la vitre
  • Encrassement de l’appareil et de son conduit
  • Dégradation par oxydation de l’appareil
  • Dégradation par oxydation des conduits de raccordement et de fumée
  • Bistrage du conduit de raccordement et du conduit de fumée
  • Intoxication
  • Feu de cheminée

Plus l’humidité du bois augmente plus le pouvoir calorifique diminue. Des bûches très sèches ( <20% d’humidité) ont un fort pouvoir calorifique, leur mise à feu est ainsi accélérée et permet de restituer très rapidement une chaleur confortable pour un très faible taux de cendre.

Vous obtenez ainsi une efficacité énergétique maximum et augmentez la durée de vie de votre appareil de chauffage et de votre conduit.

Comment stocker les bûches avant de les brûler ?

L’humidité, c’est vraiment l’ennemi du feu de bois. En effet, cela peut grandement diminuer la qualité.

Pour le stockage du bois, le mieux reste d’avoir un abri dédié, protégé des intempéries. Si possible, pas trop loin de votre porte d’entrée.

Placez les bûches sur des palettes, cela leur permettra d’éviter un contact avec le sol parfois mouillé. Ainsi, le bois sèchera plus rapidement.

Une fois chez vous, il doit être stocké dans un endroit ventilé, non confiné, et ne pas être en contact avec le sol (gazon, terre…).

Veillez à stockez votre bois à l’abri des intempéries, de préférence bien exposé au vent. L’idéal est de stocker le bois à l’air libre, en extérieur, sous une tôle ondulée ou une planche inclinée.

Éventuellement, une bâche qui ne recouvre pas les côtés. C’est le vent qui fait sécher le bois, en emportant l’humidité superficielle, et qui extrait progressivement l’humidité interne.

Le bois supporte parfaitement la pluie directe, à condition d’être protégé un mois environ avant l’utilisation. Il suffit donc de le recouvrir vers la mi-août.

Conseil : en cas de forte humidité (pluie, neige), il est vivement conseillé d’avoir un jourd’avance de stock de bois près de son foyer afin que l’écorce sèche.

Comment régler l’air pendant la combustion ?

Pour bien moduler l’arrivée d’air, il faut regarder où en sont les flammes. Si le feu a bien pris et que les flammes sont vives, il convient de réduire les arrivées d’air en ajustant le ou les clapets de votre appareil.

Ainsi, le bois se consumera moins vite. Cela vous évitera les surchauffes et de dépenser trop de bûches.

Laissez l’entrée d’air secondaire ouverte tout au long de la combustion. Jouez sur l’ouverture de l’entrée d’air primaire en fonction de la puissance de feu désirée mais ne réduisez pas trop votre tirage d’air, sinon votre foyer s’encrassera rapidement.

Lorsque le petit bois a bien pris, mettez vos bûches en commençant par les plus petites. Lorsqu’elles sont enflammées, vous pouvez diminuer l’ouverture de votre entrée d’air primaire et diminuer légèrement l’entrée d’air secondaire.

Observez la couleur de vos flammes, elles vous indiqueront la qualité de votre feu : si vous voyez de nombreuses flammes tirant vers le bleu, votre feu est de bonne qualité !

Après votre flambée, vous pouvez aussi inspecter la qualité de vos cendres : plus elles sont fines et blanches et plus votre feu a été efficace.

Si en revanche il y a des éléments grossiers, noirs ou gris foncés, ce sont des résidus qui n’ont pas brûlé pendant la durée du feu : il y a encore une marge de progrès pour avoir un feu parfait !

Comment réduire le nombre de bûches consommées ?

Si on cherche à économiser le bois qui est brûlé dans le poêle, on peut s'intéresser aux phases de faibles apports en température.

Cela concerne souvent des moments après de belles flambées, lorsque la température de la pièce de vie est déjà bien agréable, ou alors des moments de fin de feu juste avant d’aller se coucher par exemple.

Grâce à nos bûches de bois compressés on peut couper des morceaux (demi, tiers, ou quart de bûche).

Du moment que ce morceau s'allume bien il va continuer à générer de la chaleur dans le poêle et prolonger la chauffe de celui-ci.

Il peut donc être intéressant d'alimenter sa poêle avec juste la quantité nécessaire une fois qu'il est déjà bien chaud.

En fin de journée ou avant le coucher, un tiers de bûche suffit à prolonger la diffusion de chaleur sans gaspiller une bûche entière.

Une fois que vous connaissez bien comment positionner les morceaux de bois pour un allumage du feu optimum avec des allume-feux et du petit bois d'allumage par exemple, vous pouvez calculer quelle est la quantité exacte qu'il vous faut pour que votre poêle fasse d'un côté une montée en température rapide mais de l'autre n'est pas un excès de bois dans le foyer.

Quels bois ne faut-il jamais brûler ?

On considère comme bois de chauffage : Le bois à l’état naturel avec l’écorce débité en bûches, déchets de bois naturel comprimés en briquettes, plaquettes de bois, mais aussi branches sèches.

Les déchets de bois issus de l’exploitation de la forêt etc., ou des chantiers de construction, pourvu qu’ils ne soient pas imprégnés, vernis ou traités.

Ne peut être considéré comme bois de chauffage :

  • Les déchets de bois issus de la démolition, de la restructuration ou de la rénovation de bâtiments, de la récupération des emballages (palettes, cagettes) ou des vieux meubles en bois ou en formica, même s’ils sont mélangés avec du bois de chauffage naturel ;
  • Les déchets de bois imprégnés, vernis, ou traités avec des produits utilisés pour protéger le bois, même s’ils sont mélangés avec du bois de chauffage naturel.

Attention, la combustion de bois traités comme la palette ou les pieds de vignes génère des vapeurs toxiques très polluantes et qui peuvent attaquer les composants de l’appareil et des conduits.

Il est donc formellement proscrit d’utiliser ce type de bois sous peine de dégrder son appareil et les conduits.

Comment entretenir le poêle, la cheminée ou l’insert ?

Bien se chauffer au bois passe aussi par une maintenance de votre appareil de chauffage. Qu’il s’agisse d’un poêle, d’une cheminée avec ou sans insert ou d’une chaudière, il est obligatoire de l’entretenir.

L’entretien annuel par une personne qualifiée est obligatoire pour une chaudière, et très vivement recommandé pour les autres types d'appareils (poêles à granules, poêles à buches, inserts) pour vérifier notamment l'état des joints et du bruleur.

Cela permettra aussi :

  • de corriger certains petits dysfonctionnements ;
  • mesurer le taux de monoxyde de carbone émis ;
  • analyser les performances énergétiques de votre chaudière.

Cette visite donne lieu à une attestation d’entretien.

D’autre part, vous devez procéder au ramonage de l’équipement deux fois par an, dont l’une pendant la période de chauffe.

Cette opération vise à prévenir les intoxications au monoxyde de carbone et les incendies. Pour vous c’est aussi un gage d’économies d’énergie.

Eh oui, 1 millimètre de suie sur les parois des conduits d’aération équivaut à 10 % de consommation de bois en plus.

Outre les visites obligatoires, il faudra aussi entretenir régulièrement votre appareil. Pour cela, commencez par retirer les cendres chaque semaine.

Pour aspirer le surplus, munissez-vous d’un aspirateur à cendre et d’un tisonnier. Puis, nettoyez régulièrement le foyer et la vitre.

Inutile d’utiliser des produits nettoyants chimiques. Un chiffon mouillé avec de la cendre humide suffit pour laver votre poêle ou insert.

Le maintien d’un feu vif, correctement alimenté en air et rechargé progressivement, permet donc de limiter la quantité de bûches consommées tout en conservant une combustion plus efficace.

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