Dans la religion catholique, que doit faire un fidèle ?

Dans la religion catholique, le fidèle doit croire en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, accueillir Jésus-Christ comme modèle de vie, participer à la vie de l’Église, prier, recevoir les sacrements et vivre selon l’Évangile. Les obligations fondamentales concernent notamment la messe les dimanches et les jours de fête de précepte, la confession au moins une fois par an, la communion au moins une fois par an à Pâques, les temps de pénitence et le soutien matériel de l’Église.

Ces obligations constituent un minimum de vie chrétienne et ne résument pas toute la foi catholique. Le chrétien est également appelé à aimer Dieu et son prochain, à servir tout homme, à rechercher la justice et la paix, à pratiquer la charité et à faire grandir sa relation personnelle avec le Seigneur.

Les fondements de la foi catholique

Un chrétien est une personne qui, par le baptême, appartient à l'Église du Christ et vit selon le message transmis dans l'Évangile. Le chrétien croit en un Dieu unique, un Dieu dont la puissance infinie est celle de l’Amour et qui est source de toute Vie. Les chrétiens croient que Jésus est le Messie annoncé dans la Bible hébraïque des juifs.

Être chrétien, c’est prendre librement le Christ pour modèle de vie, en vivant selon l’Évangile, qui est la parole de Dieu transmise par son Fils Jésus. Au coeur de la foi chrétienne réside donc l'espoir de rédemption de l'humanité à travers l'enseignement de Jésus Christ, le fils que Dieu a envoyé sur terre comme Rédempteur et Sauveur.

Le chrétien croit en un Dieu qui est, d’après le catéchisme de l’Église catholique, « infiniment parfait qui a librement créé l’homme pour le faire participer à sa vie bienheureuse ». Tout homme, même pécheur, est appelé à devenir, avec le Saint Esprit, ses enfants d’adoption dans l’unité de sa famille, l’Église du Christ.

Le Credo, récité par le chrétien au cours de la messe catholique, reprend les fondamentaux de cette foi chrétienne : une foi trinitaire, c'est-à-dire la foi en un seul Dieu, qui est Père, Fils et Saint Esprit.

Ce que signifie appartenir à l’Église catholique

Le catholicisme signifie aujourd'hui l'ensemble des chrétiens en communion avec le pape et les évêques. Un chrétien peut faire un parcours de sacrements qui l’amène à devenir membre de la communauté chrétienne. Le baptême, la première communion, la confirmation et d’autres sacrements jalonnent la vie chrétienne jusqu’à la mort, qui pour le chrétien n’est pas une fin car celui-ci croit à sa résurrection.

Jésus a voulu fonder une seule Eglise, appelée « catholique », puisque cet adjectif signifie en grec « universel » Mais, au cours du temps, les chrétiens n’ont pas toujours su rester unis. On doit dire que toutes les communautés chrétiennes forment une seule Eglise avec des liens plus ou moins forts entre elles.

Cependant ce qui les unit (foi en, Jésus-Christ, baptême, Bible…) est plus important que leurs divergences. L’œcuménisme est le nom donné à la recherche de l’unité de tous les chrétiens, que l’Eglise catholique soutient résolument.

La foi chrétienne se reçoit et se transmet dans l’Église. On ne peut pas croire tout seul ni reconstituer le contenu de la foi par nous-mêmes. Ainsi, au moment de notre baptême, de notre entrée dans l’Église, nous sommes invités à prononcer la Profession de Foi de l’Église.

C’est l’Église qui porte, transmet et nourrit la foi. Elle proclame cette foi unique à travers les lieux et les âges par la proclamation du Symbole de la Foi.

Les missions de l’Église

L’Eglise reçoit de Dieu cette triple mission : annoncer l’Evangile ; célébrer les sacrements qui communiquent la vie spirituelle ; servir tout homme. Dans un monde qui change à toute vitesse, elle est comme une mère qui transmet l’essentiel : l’amour, la foi, l’espérance, la prière et la fraternité.

Elle est une famille universelle qui rassemble des gens très différents, enfants, jeunes et adultes. Elle propose de faire connaître Dieu et l’espérance qu’il donne : la vie éternelle. C’est ce qu’elle appelle le salut.

Si tu traverses des difficultés, des chrétiens peuvent te soutenir. Si tu veux mener une vie juste, l’Eglise t’offre des valeurs morales fortes : le respect de tout homme, le souci des plus pauvres ; l’importance de la famille, la recherche de la paix et de la justice.

Enfin, l’Eglise donne sens aux moments importants de la vie : naissance, mariage, décès. Elle a aussi contribué dans nos sociétés à l’assistance aux démunis, aux hôpitaux, aux maisons de retraite et à l’éducation gratuite des enfants pauvres.

Les principales obligations du catholique

L’Église catholique est souvent perçue comme une institution pleine de règles et de contraintes. En réalité, il n’y a que quelques "obligations" qui constituent pour ainsi dire le minimum requis pour mener une vie unie au Christ.

Les commandements de l’Église catholique constituent la base requise pour une vie sainte. Ces commandements sont comme des garde-fous placés le long de la route qui mène vers le ciel. Ils aident les croyants à ne pas perdre de vue l’objectif à atteindre et à rester sur le bon chemin.

Sans eux, il est facile de s'égarer et d’errer sans but précis. Ces commandements représentent le minimum de ce qui est demandé à chacun en tant que catholique.

Le Catéchisme de l’Église catholique explique que "les commandements de l’Église se placent dans cette ligne d’une vie morale reliée à la vie liturgique et se nourrissant d’elle. Le caractère obligatoire de ces lois positives édictées par les autorités pastorales, a pour but de garantir aux fidèles le minimum indispensable dans l’esprit de prière et dans l’effort moral, dans la croissance de l’amour de Dieu et du prochain."

Bien sûr, il est toujours possible de faire mieux que le minimum, et les saints sont autant d’exemples d’hommes et de femmes qui sont parvenus à vivre des vies de "vertu héroïque". Certes, elles peuvent sembler contraignantes. Cependant, Il faut garder à l’esprit qu’elles ne sont pas là pour nous oppresser, mais au contraire pour que nous parvenions un jour à un bonheur sans fin.

ObligationCe qu’elle implique
Participer à la messeSanctifier les dimanches et les autres jours de fête de précepte
Se confesserConfesser ses péchés au moins une fois par an
CommunierRecevoir la Sainte Communion au moins chaque année à Pâques
Pratiquer la pénitenceS’abstenir de viande et observer le jeûne aux jours fixés par l’Église
Soutenir l’ÉgliseSubvenir à ses besoins matériels selon ses possibilités

1. Participer à la messe les dimanches et les fêtes de précepte

"Les dimanches et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la sainte messe." (CEC 2042) Le dimanche est le jour où l’Église commémore la résurrection du Seigneur.

Pour un catholique, la messe doit avoir une place centrale, car elle réactualise l'unique sacrifice du rédempteur et fait participer aux mérites et aux fruits surabondants de la Passion du Christ. De la messe découle toutes les grâces du Christ, tous les fruits de salut comme de sa source.

Tout catholique à le grave devoir d'assister à la messe le dimanche et les fêtes d'obligation (pour la France : Noël, l'Ascension, l'Assomption, la Toussaint).

2. Se confesser au moins une fois par an

"Tout fidèle est tenu par l’obligation de confesser ses péchés au moins une fois par an." (CEC 2042) Il s'agit là d'assurer sa préparation à recevoir l’eucharistie par le sacrement de la Réconciliation, qui continue l’œuvre de conversion et de pardon du baptême.

3. Communier au moins une fois par an

"Tout fidèle est tenu par l’obligation de recevoir la Sainte Communion au moins chaque année à Pâques." (CEC 2042) Cette obligation rappelle la place de l’eucharistie dans la vie chrétienne et l’importance de participer au mystère du Christ mort et ressuscité.

4. Observer les temps de pénitence et d’ascèse

Les catholiques sont tenus d'assurer des temps d’ascèse et de pénitence qui préparent aux fêtes liturgiques et disposent à acquérir la maîtrise sur ses instincts et la liberté du cœur.

"Aux jours de pénitence fixés par l’Église, les fidèles sont tenus par l’obligation de s’abstenir de viande et d’observer le jeûne." (CEC 2043)

5. Subvenir aux besoins matériels de l’Église

"Les fidèles sont tenus par l’obligation de subvenir aux besoins de l’Église." Subvenir aux nécessités matérielles de l’Église doit se faire chacun selon ses possibilités. (CEC 2043)

La prière dans la vie catholique

La prière est essentielle à la vie des chrétiens pour exprimer son attachement à Dieu et à son fils Jésus Christ. Elle vous permet d’exprimer votre adoration, votre amour, mais également de confier vos péchés, vos préoccupations ou vos difficultés.

Pour créer une relation forte avec Dieu, il est important que votre temps de prière soit régulier. Par exemple, vous pouvez choisir de prier une fois par semaine, plusieurs fois dans la journée, le soir avant d’aller vous coucher ou le matin avec toute l’Église.

Enfin, vous avez également la possibilité de rythmer vos temps de prières en suivant la liturgie des heures. Pensez à inscrire vos temps de prière dans votre agenda comme vous le faites pour vos rendez-vous personnels ou professionnels.

Prier avec ses propres mots ou avec les prières de l’Église

Pour prier en tant que catholique, vous pouvez vous appuyer sur les textes de l’Évangile présents dans la Bible. Vous avez également la possibilité de prier à l’aide des psaumes ou avec des prières, telles que la prière du cœur, le Notre Père, le Je vous Salue, Marie, la prière au Saint-Esprit, la prière des heures, la messe, le chapelet et le rosaire.

Lorsqu’un chrétien s’adresse à Dieu, il peut tout à fait utiliser ses propres mots s’il le souhaite. En effet, le plus important est l’intention que vous placez dans votre prière.

Tel un élan de l’âme et du cœur, vous pouvez exprimer avec simplicité votre amour ou vos peines au Seigneur. On peut en effet toujours trouver un moment dans la journée pour parler à Dieu, dans le fond de son cœur, où que l’on soit.

Ces plongées régulières au cœur de nous-mêmes nous permettent de rester profondément unis avec Dieu. Cela suppose évidemment qu’on ait découvert la joie d’aimer Dieu pour lui-même, parce qu’il n’est qu’Amour, au lieu de se contenter de recourir à lui seulement quand ça va mal.

Prier seul, en groupe ou dans une église

En méditant seul, vous profiterez d’un moment de calme et d’introspection entre vous-même et le Seigneur. Au travail, dans les transports, dans la nature, en allant faire vos courses : il est possible de prier n’importe où.

Toutefois, si vous souhaitez être bien concentré lors de votre prière quotidienne, nous vous conseillons de choisir un lieu calme. L’église catholique est, par exemple, le lieu idéal pour prier et ressentir la présence de Dieu.

De plus, vous apprécierez le silence et la quiétude qui y règne en tout temps. Bien sûr, vous pouvez également prier chez vous en vous installant dans une pièce ou dans un coin paisible.

Pensez à orner votre espace de prière en y plaçant une bible, une icône ou un crucifix du seigneur Jésus. En intégrant un groupe de prière, vous découvrirez une nouvelle manière d’appréhender votre foi.

Vous ferez, par exemple, l’expérience de belles choses comme la fraternité entre les hommes, le soutien ou le partage. De même, vous pourrez apprécier la ferveur des chants catholiques lors de la liturgie de la messe.

La messe, l’eucharistie et les autres sacrements

Parmi les pratiques chrétiennes, la messe doit avoir notre faveur car elle réactualise l'unique sacrifice du rédempteur, elle nous fait participer aux mérites et aux fruits surabondants de la Passion du Christ.

L'Eucharistie doit avoir notre préférence. Comme la messe est un sacrifice sacramentel, nous devons aussi avoir en égale vénération sa dimension sacramentelle.

Avons-nous suffisamment conscience que l'Eucharistie contient réellement et substantiellement le Christ lui-même, la deuxième personne de la sainte Trinité qui s'est fait chair dans le sein de la Vierge Marie ? Sous l'espèce du pain Il est présent avec son corps, son âme, ses vertus, sa divinité.

Notre dévotion primordiale doit être de recevoir, et de visiter, aussi souvent que possible, Notre-Seigneur dans l'auguste sacrement de nos autels.

Les sacrements sont des signes visibles du don gratuit de Dieu (la grâce), qui permettent aux hommes de prendre conscience de la présence de Dieu parmi eux. Ce sont des actes d’alliance qui unissent au Christ par l’action de l’Esprit Saint, relient les hommes à Dieu et à leurs frères par le plus intime d’eux-mêmes et incorporent dans l’Église.

Tout sacrement comporte trois dimensions : un signe (ce que l´on voit), une parole (ce que l´on entend), un symbole (ce que le signe et la parole expriment).

En marquant les moments les plus décisifs de la vie humaine, les sept sacrements manifestent que c’est toute l’existence de l’homme, dans ses différentes étapes, qui est appelée à être vécue avec le Christ.

  • Les sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, eucharistie et confirmation.
  • Les sacrements de guérison : réconciliation et onction des malades.
  • Les sacrements de l’engagement : ordination et mariage.

Les trois étapes de l’initiation chrétienne permettent d’entrer dans le mystère du Christ mort et ressuscité et de grandir dans la foi. Les sacrements de guérison ouvrent un chemin d’espérance. Les sacrements de l’engagement consacrent des cheminements de vie baptismale.

La vie morale et l’amour du prochain

Le seul programme que Jésus nous a donné, c’est l’amour de Dieu et de tout homme. Par le baptême, tous les chrétiens sont égaux ; c’est pourquoi l’Eglise est aussi appelée le « Peuple de Dieu ».

Si vous voulez mener une vie juste, l’Eglise vous offre des valeurs morales fortes : le respect de tout homme, le souci des plus pauvres ; l’importance de la famille, la recherche de la paix et de la justice.

Le chrétien ne doit pas seulement « pratiquer » sa foi en allant à la messe le dimanche et les jours de fête. « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur” qu’on entrera dans le Royaume des cieux, nous a dit Jésus, mais en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 7, 21).

Quand on a la foi, la foi en Jésus Christ, on est heureux de se retrouver régulièrement avec d’autres chrétiens et de chanter par le Christ, avec lui et en lui, la gloire du Père. On a besoin d’implorer ensemble sa miséricorde. On a soif de le recevoir.

Mère Teresa ne se contentait pas d’aller à la messe : chaque jour, elle faisait deux heures de prière silencieuse. C’est en s’exposant ainsi longuement à l’influence du Christ, à son regard, à son amour, que les saints deviennent ces « fournaises » d’amour.

Peut-on être croyant sans pratiquer régulièrement ?

On peut toujours trouver un moment dans la journée pour parler à Dieu, dans le fond de son cœur, où que l’on soit. Une personne peut donc prier seule dans sa chambre, en pleine nature ou dans tout autre lieu propice au recueillement.

La participation aux célébrations ne remplace pas la charité fraternelle. Il est vrai que le chrétien ne doit pas seulement « pratiquer » sa foi en allant à la messe le dimanche et les jours de fête.

Mais la prière personnelle et la charité ne rendent pas la vie communautaire inutile. Quand on a la foi, on est heureux de se retrouver régulièrement avec d’autres chrétiens et de chanter par le Christ, avec lui et en lui, la gloire du Père.

Les célébrations permettent aux fidèles de se réunir, d’écouter la Parole, de prier ensemble et de participer à l’eucharistie. Si les chrétiens vont le dimanche à la messe, ce n’est pas seulement pour pouvoir mieux aimer leur prochain pendant la semaine.

Si c’était le cas, Dieu ne serait pour eux qu’un moyen, auquel ils auraient recours pour mieux aimer l’homme. Et quand Dieu n’est plus qu’un moyen, il n’est plus Dieu, il n’est plus la valeur infiniment aimable à aimer par-dessus tout.

La paroisse et la participation des fidèles

Une paroisse catholique est une communauté locale de chrétiens, placée sous la responsabilité d’un prêtre et que l’on appelle alors curé, d’un mot latin signifiant « avoir soin de ». Il est nommé par l’Evêque du diocèse.

La paroisse est la communauté de base de la vie chrétienne. En milieu rural, sa délimitation coïncide souvent avec la commune. Dans les grandes villes, on trouve plusieurs paroisses.

Dans la plupart des paroisses, des laïcs, hommes et femmes, ont un rôle actif. Ils n’assurent pas seulement des tâches matérielles et administratives, mais participent également à l’animation liturgique, la catéchèse, à la préparation au baptême et au mariage, à la célébration des funérailles, à l’aide aux malades et aux personnes âgées, au mouvement caritatif.

Autour du prêtre, un « conseil pastoral » réfléchit aux besoins de la communauté, aux moyens d’y faire face et à la répartition des tâches.

Par exemple, une paroisse dispose d’une grande autonomie pour organiser ses activités : beaucoup de chrétiens et chrétiennes y exercent des responsabilités avec les prêtres et diacres nommés par l’évêque.

Les dévotions : ce qui est obligatoire et ce qui est libre

Dans l'absolu il n'y a aucune dévotion obligatoire. L'essentiel est de conserver l'état de grâce et mériter le Ciel, ce qui nécessite la foi informée par la charité et l'obéissance à Dieu par la pratique des commandements.

Ainsi être parfaitement chrétien consiste à accomplir avec les devoirs généraux de la religion, les actes de piété essentiels comme faisaient les premiers chrétiens : prières, messes, confessions, communions.

Par contre si aucune dévotion particulière n'est de soi nécessaire pour le salut éternel, certaines sont des aides très précieuses. Sous prétexte qu'une dévotion n'est pas obligatoire, il n'est pas pour autant indifférent de s'en passer.

Les dévotions les plus excellentes pour chacun de nous sont celles qui nous font progresser dans la vertu et l'amour de Dieu, qui nous rendent meilleurs. Dans le choix de nos dévotions nous devons donc tenir grandement compte de nos besoins personnels.

Comme ces besoins varient suivant les moments et les circonstances de notre vie, il est sage de ne jamais oublier que les dévotions même adoptées par nous, nous laissent libres.

Pour bien discerner il est bon de prendre conseil auprès d'un prêtre éclairé si nous n'avons pas de père spirituel.

La hiérarchie des dévotions

La place de choix doit être donnée à Dieu Trinité, au trois personnes prises individuellement, Au Christ, Fils de Dieu. La dévotion au Christ, à la fois Dieu et homme, se vie selon plusieurs manières.

Après la dévotion à Notre-Seigneur vient évidemment la dévotion envers sa sainte Mère. Ensuite, c'est l'époux de Marie, saint Joseph, qui mérite une place privilégiée.

Viennent ensuite les Anges, et les Saints, nos saints Patrons tout particulièrement, et ceux vers lesquels nous nous sentons attirés ou avec lesquels nous avons des liens particuliers.

Une fois la hiérarchie des objets établis, il y a encore d'autres éléments à prendre en compte car une dévotion se vit de différentes manières : notre dévotion envers le Saint-Sacrement peut se concrétiser dans les visites au tabernacle, les processions, la communion quotidienne, les adorations nocturnes devant le Saint-Sacrement.

Le chapelet, les saints et les lieux de pèlerinage

La prière du cœur, le Notre Père, le Je vous Salue, Marie, la prière au Saint-Esprit, la prière des heures, la messe, le chapelet et le rosaire sont autant de formes de prière catholique.

Pour prier en tant que catholique, vous pouvez également effectuer un grand pèlerinage. Parmi les plus connus, l’on retrouve les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le pèlerinage de Sainte-Thérèse de Lisieux et le pèlerinage de Lourdes.

La sainte Vierge est vénérée sous de multiples vocables (Notre-Dame de Lourdes, la Vierge de Fatima, Notre-Dame de la Salette, etc, etc. ), il existe beaucoup de prières en l'honneur de saint Joseph.

Au fil des siècles les pratiques de dévotion n'ont cessé d'augmenter ainsi que les objets de dévotion ; parfois certaines tombent en désuétude puis quelques décennies après sont redécouvertes.

En tout cela il faut éviter deux excès : celui de rejeter toutes les dévotions sous prétexte que c'est pour les vieilles bigotes, qu'il faut revenir à la simplicité ou pureté de l'Evangile, et l'autre qui est de se surcharger de pratiques de dévotion au point de tomber dans une intempérance spirituelle et de réduire la pratique de sa religion à cela.

Le discernement des dévotions

Il ne faut pas imiter les personnes qui n'aiment que les nouveautés et les singularités. Les pratiques de dévotion anciennes, et universelles, conservent toujours leur valeur et leur importance.

Notre préférence doit aller aux dévotions approuvées par Rome. Ainsi une dévotion approuvée par Rome, ou au moins autorisée par un évêque en communion avec le Siège de Pierre doit avoir notre préférence.

Ceci étant, ce n'est pas un absolu et en soi il n'y a pas de péché à pratiquer une dévotion non reconnue dans la mesure où elle s'appuie sur le jugement de personnes, de préférence prêtres ou religieux, dont la sagesse est reconnue.

Bien entendu elle ne doit rien contenir contre la foi et les moeurs. Nous devons toujours être disposés à accepter par avance la sentence de l'Eglise même si elle est contraire et à s'y soumettre avec esprit de foi et d'obéissance sincère.

  • La sainte Messe.
  • La dévotion au Sacré-Coeur.
  • La communion fréquente.
  • La médaille miraculeuse.
  • La prière du Chapelet.
  • Notre-Dame de Fatima et Lourdes.
  • La dévotion à Jésus Miséricorde de sainte Faustine.

Les dogmes et l’enseignement de l’Église

Les dogmes sont les vérités fondamentales que Dieu a fait connaître aux chrétiens. Par exemple, reconnaître Jésus comme le Fils de Dieu, affirmer sa résurrection, croire en l’Esprit Saint.

Affirmer le contraire vide la foi catholique de son sens profond. Bref, les dogmes indiquent l’essentiel : à nous d’y réfléchir pour bien les comprendre et en vivre.

Mais tous les dogmes et les enseignements n’ont pas la même importance. C’est pour cela que l’Eglise dit qu’il y a une « hiérarchie des vérités de la foi ».

Enfin, certaines prises de position de l’Eglise catholique sont liées à l’actualité et peuvent évoluer.

La liberté et la responsabilité du catholique

La foi n’est jamais imposée au chrétien. Et le chemin de foi mène l'homme à sa liberté. On peut devenir chrétien après une expérience personnelle de rencontre avec le Christ ou après avoir ressenti le désir de le devenir.

Vivre une conversion au christianisme, c’est aussi un désir de partager cette joie que donne la foi, elle-même donnée par Dieu. C’est une grâce : la foi ne se décide pas, elle se reçoit, puis se transmet.

L’Eglise désire proposer et partager la foi mais en l’impose pas. Par le baptême, tous les chrétiens sont égaux ; c’est pourquoi l’Eglise est aussi appelée le « Peuple de Dieu ».

Un fidèle peut mener sa recherche de foi, poser ses questions, même les plus provocatrices, et il peut s’en aller sans être ensuite « persécuté ».

Devenir chrétien à tout âge

Chaque année, de plus en plus, des milliers d’adultes en France, de tout âge et de toute origine, reçoivent le baptême : la foi catholique continue d’intéresser l’homme moderne.

Pour les catholiques, on peut suivre l’enseignement de la catéchèse qui est l’ensemble des efforts entrepris dans l’Église pour transmettre la foi.

Ce catéchisme comprend la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale, à la lumière du concile Vatican II, et de l’ensemble de la tradition de l’Église, autour de quatre "piliers" fondamentaux : la profession de la foi baptismale (le Symbole), les sacrements de la foi, la vie de la foi (les Commandements), la prière du croyant (le Notre Père).

Et comment se rapprocher de l’Eglise ? Par un ami, un membre de la famille, un collègue chrétien qui va nous guider ; les paroisses ont des permanences d’accueil, on peut aussi simplement téléphoner pour prendre rendez-vous avec un prêtre et lui expliquer sa recherche.

Se décider à faire le premier pas est difficile, mais on découvre vite que chacun peut trouver sa place dans l’Eglise.

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