Vous allez communier pour la première fois au corps du Christ. Vous vous y êtes préparés depuis longtemps. Et aujourd’hui, la Parole du Seigneur nous indique ce que Jésus réserve à ses amis, à ses disciples, à celles et ceux qui choisissent de le suivre, comme déjà, chers Enfants, vous le faites en vous approchant de cet autel, la table où le Seigneur se donne totalement à nous sans condition.
La Première Communion est avant tout une fête, dans laquelle nous célébrons Jésus qui a voulu demeurer toujours à nos côtés et qui ne se séparera jamais de nous. Faire la Première Communion signifie vouloir être chaque jour plus unis à Jésus, grandir dans l’amitié avec lui et désirer que les autres puissent aussi bénéficier de la joie qu’il veut nous donner.
Une journée importante pour les enfants, les familles et l’Église
Aujourd’hui est un grand jour, pour vous les enfants, qui allez communier pour la première fois. C’est un beau jour, le plus beau jour de votre vie, disait-on quand j’étais enfant. C’est aussi un grand jour, pour vos parents qui, le jour de votre baptême, vous ont mis sur le chemin de Jésus, et qui vous ont accompagnés, avec les catéchistes pour vous faire connaître Jésus , le fils de Dieu.
C’est un grand jour pour l’Église qui est heureuse que ses enfants s’associent à tous les chrétiens pour le grand repas de la fraternité, par la communion, c’est-à-dire par la participation à la vie de Jésus, donc à la vie de Dieu. Cette fête a été possible grâce à nos parents, à nos grands-parents, à nos familles et aux communautés qui nous ont aidé à grandir dans la foi.
Les enfants, je suis sûr que vous garderez un bon souvenir de votre préparation à la Première des Communions. Malgré tout, nous avons vécu une belle journée de préparation à ce grand jour, ce beau dimanche.
Merci à vos parents, à vos catéchistes et à la communauté : vos parents car ils sont vos premiers éducateurs à la foi chrétienne. Je sais que vous êtes parfois démunis, mais ensemble nous pouvons nous aider.
merci aux catéchistes, car en plus de leur vie de famille, vous donnez de votre temps pour apporter un plus aux enfants de la paroisse et vous témoignez ainsi de la foi qui vous anime. Un merci à la communauté chrétienne également, c’est ensemble que nous devons porter le souci de la catéchèse, chacun à sa manière, chacun selon ses engagements et responsabilités.
Et le dernier merci revient à vous, les enfants. Sans vous, nous nous sentons bien vieux : vous êtes la jeunesse de l’Église : vos sourires nous donnent du soleil, vos questions nous bousculent, votre chemin de foi nous fait découvrir de nouveaux paysages.
Vous avez besoin de nous, et nous, nous avons besoin de vous pour être ensemble l’Église, le Corps du Christ. Un corps a besoin de tous ses membres pour exister vraiment.

Les quatre temps de la messe
Vous savez maintenant qu’il y a 4 temps pendant une messe : le temps de l’accueil, le temps de l’écoute Parole de Dieu, celui de l’eucharistie et celui de l’envoi.
Pendant la messe, nous recevons Jésus qui se donne en nourriture. Sa Parole est nourrissante pour notre vie de foi. L’Eucharistie, l’hostie, le Corps du Christ est nourriture pour notre vie.
La messe est le repas eucharistique, c’est la célébration de la première communion que nous vivons aujourd’hui tous ensemble en communauté. Nous nous retrouvons autour de la table pour nous rappeler l’esprit de Jésus et pour partager le pain et le vin, pour nous redire que la vie n’a de sens qu’à partager avec les autres.
L’accueil et l’écoute de la Parole
La messe commence par l’accueil : nous nous réunissons comme une famille, avec nos joies, nos questions, nos peines et tout ce que nous portons dans notre cœur. Pendant la semaine, on rencontre beaucoup de personnes et le dimanche pendant la messe, il faut parler à Dieu de ces personnes, lui parler aussi de notre vie, lui confier nos joies, nos soucis.
L’enfant y a été instruit des évangiles qui retracent la vie de Jésus de Nazareth et de son témoignage de l’Amour de son Père pour tous les hommes de la Terre. Sa Parole est nourrissante pour notre vie de foi.
L’Eucharistie, présence et nourriture
L’Eucharistie ou communion est l’un des 7 sacrements de l’Eglise. Communier, c’est faire mémoire de ce que Jésus a enseigné à ses apôtres lors de son dernier repas avec eux.
Pour laisser un peu de Lui-même à ceux qui l’aimaient, Jésus leur a dit ceci : Prenez et Mangez ce pain. Ceci est mon corps. Prenez et buvez ce vin , ceci est mon sang livré pour vous. Faites ceci en mémoire de moi.
Le prêtre prononce à chaque messe, depuis 2000 ans ces paroles du Christ. Le prêtre « consacre » le pain de l’hostie et le vin qui deviennent Corps et Sang du Christ.
Lorsqu’à la messe, nous tendons la main pour recevoir le corps du Christ, le prêtre ou la personne qui donne la communion, en nous montrant l’hostie, nous dit : « Le corps du Christ ». Et nous répondons : « Amen », c’est-à-dire : « C’est vrai, nous sommes sûrs ».
Et c’est ce que vous allez répondre tout à l’heure, vous les enfants, en recevant pour la première fois le corps du Christ. Pour y croire, comme vous le direz dans quelques instants, il nous faudra dire : Amen, ce qui signifie : Oui, j’y crois.
L’envoi et la mission
A la fin de la messe, Jésus nous envoie en mission pour aider les autres ; les aider, l’envoi c’est comme un envol ! Une communauté qui n’est plus missionnaire n’est plus chrétienne.
Le Christ nous invite à poursuivre sa mission : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croit et sera baptisé sera sauvé. »
Jésus absent, est tout entier visible dans le frère, présent dans la prière, dans l’Eucharistie, dans le pardon, dans le partage.
Les Béatitudes : le bonheur promis par Jésus
En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux êtes-vous, dit-il. Et le bonheur, n’est-ce pas, en effet, ce que cherche tout homme ?
Le bonheur auquel Jésus appelle est celui où, tout compte fait, rien - ni la richesse, ni d’opulents repas, ni les fous rire, ni la bonne renommée, rien ne surpasse l’amour du Seigneur et ce qu’il donne : la paix et la joie en abondance.
Et aussi, habiter son royaume, non pas demain mais aujourd’hui. Le royaume de Dieu est - non pas sera - à vous.
Un bonheur différent de celui du monde
Si, en sortant de l’Eglise ou dans la cour de récréation, nous faisions un radiotrottoir, un sondage en posant la question : qu’est-ce que le bonheur pour toi ? la plupart répondraient que pour être heureux, il vaut mieux être riche et ne manquer de rien ; manger à sa faim, et peut-être un peu plus ; avoir des occasions de rire ; et jouir d’une bonne réputation, que l’on dise du bien de vous, beaucoup de bien.
Et si cette question était suivie d’une autre, qui serait : qu’y a-t-il qui t’empêcherait d’être heureux ? Beaucoup diraient : être pauvre, avoir faim, pleurer, subir la haine, vivre l’exclusion, être insultés et rejetés à cause de ce à quoi l’on croit.
Cela, en parfaite opposition à ce que Jésus nous enseigne aujourd’hui. Jésus renverse les critères habituels du bonheur et nous révèle que l’amour de Dieu est plus précieux que tout ce que l’on peut posséder ou recevoir des hommes.
Il faudra pour cela, chers Enfants, vous reconnaître assez pauvres devant le Seigneur pour recevoir son amour et en vivre. Si vous éprouvez la faim, le désir de cet amour, alors le Seigneur en comblera votre cœur.
Ne retenez pas vos larmes, et vous aurez le cœur assez déchiré pour accueillir sa consolation, et rire enfin. Si vous vous sentez haïs ou exclus, insultés ou rejetés, alors vous serez vous-mêmes comme l’a été le Fils de l’homme, Jésus lui-même.
Le danger de se croire autosuffisant
Au contraire, celui qui est riche et repus, qui rit et se flatte de sa bonne réputation, que peut-il encore attendre du Seigneur ? Il peut parfaitement se passer de lui.
Hélas, ce riche ne voit pas non plus le terrible danger auquel il s’expose et qui ne manquera pas de survenir un jour : tout perdre de ce qu’il pensait posséder.
Cet homme devient alors comme un buisson sur une terre désolée et inhabitable.
Chers Enfants, réjouissez-vous, tressaillez de joie, que la joie du Seigneur soit votre rempart.
Recevoir le Corps du Christ
N’y a-t-il pas comme un étonnant mystère, une expérience inouïe à recevoir une petite parcelle de pain dont on vous dira que c’est le corps du Seigneur, le corps du Christ ?
Comment ce morceau de pain peut-il être le corps de cet homme, qui est aussi Dieu, le Seigneur, celui dont l’amour nous donne le salut et tout ce bonheur qu’il nous promet ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
Le Christ, Fils de Dieu vient vers nous avec humilité. Né dans une étable, puis lors de son dernier repas se donne à nous sous la forme du pain.
Tout a commencé la veille de la mort de Jésus, juste avant son arrestation, dans la soirée du Jeudi-Saint. Jésus avait réuni ses amis pour le repas de la grande fête juive de la Pâque.
Et voilà que prenant entre ses mains un morceau de pain, comme on dit quelquefois qu’un homme prend sa vie en main, il le partagea et le tendit à ses amis en leur disant : « Prenez, mangez, c’est moi, c’est mon corps ».
Il fit de même pour la coupe de vin, à la fin du repas : « Prenez et buvez-en tous, c’est mon sang, c’est ma vie donnée ».
Ce n’est que plus tard, après que Jésus fut ressuscité, qu’ils comprirent ce qu’il avait voulu dire ce soir-là : sa vie, il ne l’avait pas gardée pour lui. Elle avait toujours été donnée, tout entière consacrée à Dieu et aux autres.
Et à la fin du repas, Jésus avait ajouté : « Faites ceci en mémoire de moi ».
Depuis ce jour-là, les chrétiens refont les gestes et redisent les paroles du dernier repas de Jésus. Nous savons alors que le pain, l’hostie, que nous tenons dans nos mains est vraiment le corps du Christ, sa vie.
« Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement », vient de nous dire St Jean. C’est extra-ordinaire ! Nous jouons notre vie, nous jouons l’avenir de notre vie en mangeant le corps du Christ.
Jésus se donne pour demeurer en nous
La communion nous transforme en Jésus. En communiant, nous devenons Jésus.
Jésus se fait petit pour pénétrer en nous, pour demeurer en nous, pour mieux nous aider. La communion, c’est comme une perfusion, c’est la vie de Jésus qui pénètre en nous.
Il n’y a pas de manière d’être plus proche de Jésus que de manger son Corps et de boire son Sang. Alors, je vous le demande les enfants: avez-vous faim de Jésus? Avez-vous soif de Jésus?
Êtes-vous prêts à dire à Jésus: « Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, ton Corps vient dans mon corps, ton Sang vient dans mon sang. Mais si tu es ainsi en moi, alors, Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, tu ne me quitteras plus. Et si tu ne me quittes plus, je ne crains plus rien car tu es avec moi. »
Si vous êtes prêts à dire cela au Seigneur Jésus-Christ, voici ce qui va se passer: le Seigneur du Ciel et de la Terre va habiter votre cœur.
Il va faire sa demeure dans votre cœur pour que vous appreniez à connaître Dieu, chaque jour un peu plus. Et il ne sera pas seul: dans votre cœur, il y aura Jésus-Christ pour que vous connaissiez Dieu, il y aura l’Esprit-Saint pour que vous aimiez Dieu.
Et il y aura le Père de Jésus-Christ, lui qui aura envoyé son Fils et l’Esprit-Saint afin que vous le connaissiez et l’aimiez. Tout cela dans votre cœur.
Votre cœur sera un peu comme votre chambre où Dieu rajouterait un lit superposé au-dessus du vôtre pour pouvoir habiter avec vous tout le temps, pour que vous puissiez apprendre à le connaître et à l’aimer, pour que vous puissiez partager avec lui tout ce qui compte dans votre cœur.
Une transformation intérieure qui demande du temps
Celui qui est triste, Jésus viendra le consoler. Celui qui souffre, Jésus prendra soin de lui. Celui qui est timide, Jésus lui donnera de l’audace. Celui qui doute, Jésus lui donnera la foi… Celui qui est seul, Jésus lui offrira sa compagnie.
C’est ainsi, Jésus donne à chacun ce qui est bon pour lui. C’est le même Jésus que nous recevons tous, c’est le même Esprit Saint qui vient nous visiter, mais les fruits varient selon les personnes.
Quand on communie, c’est toujours un peu la surprise. On ne sait pas ce que Dieu va nous donner. Et d’ailleurs, pour nous en rendre compte, il faut parfois du temps.
Parce que Dieu a besoin de temps pour nous transformer de l’intérieur : ce n’est pas comme un coup de baguette magique ! Jésus a besoin de venir souvent en nous pour faire du bon travail.
Plus nous communions, plus nous laissons Dieu venir dans notre âme et plus il nous comble de son amour et de ses dons.
Dans la vie, il ne faut pas compter seulement sur nos propres forces : on a besoin de Dieu pour être quelqu’un de bien.
Alors j’espère que vous aussi, vous saurez dire à Dieu “Viens en moi, car j’ai besoin de toi. Sans toi, je ne peux pas grand chose mais avec toi, tout est possible”.
De la communion à l’amour des autres
Mais l’Eucharistie n’a de sens que si nous nous aidons les uns les autres. L’autre est le chemin qui nous conduit à Dieu.
On a tout à apprendre de l’autre, de celui qui est différent de nous. Vous reconnaitrez les chrétiens à la fraction du pain et à la façon dont ils s’aiment.
Jésus sait que nous avons souvent du mal à aimer les autres. Alors, quand nous communions, c’est d’abord son amour qu’il dépose dans nos cœurs.
Afin que nous ayons, comme lui, la force d’aimer ceux qui nous font du mal. C’est trop dur d’aimer ceux qui nous font souffrir. Il n’y a que Dieu qui sait faire ça.
Mais grâce à la communion, il nous donne cette force. De l’intérieur de nous-mêmes, il aime tous ceux que nous rencontrons et il nous entraîne dans son amour fou pour tous les hommes.
La manière de remercier Dieu c’est d’aimer comme il aime, d’être bon comme Dieu est bon, d’être en communion dans le même corps que nous formons ensemble, comme nous disait St Paul dans la seconde lecture.
Le remercier, c’est accepter de se donner aux autres comme il l’a fait lui-même en venant parmi nous. Remercier Dieu c’est accepter de devenir, au moins un peu, comme lui.
Le partage et l’accueil
Nous venons d’entendre deux beaux récits. Abraham qui accueille trois inconnus et qui les invite à partager un repas.
C’est le beau côté de la vie; c’est le beau côté des êtres humains, de nous-mêmes, lorsque nous risquons l’accueil des autres.
Jésus voulait leur signifier que la vie n’a de sens que si on apprend le partage. C’est ce que les jeunes qui se mettront à la table auront à apprendre toute leur vie : l’accueil de l’autre le partage.
C’est là que Dieu peut être rencontré. C’est autour de la table que se vivent les joies, les peines, les chicanes, les réconciliations;, en somme, les grands enjeux de la vie.
Le commandement de l’amour
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »
Ce commandement les résume tous. Et pour être encore plus précis, il nous faut, il vous faudra faire votre, la règle d’or valable partout, pour tous : « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse. »
Et plus encore : « faites pour les autres ce que vous voudriez que l’on fasse pour vous ».
Une communauté qui n’est plus missionnaire n’est plus chrétienne. Nous sommes frères, notre loi est l’amour.
Le sacrement du pardon prépare le cœur
L’après-midi, vous avez reçu le sacrement du pardon. Un beau moment là aussi dans l’église du Mazeau.
Dehors, il y avait de la tempête, mais dans notre cœur, il y a aussi des moments où c’est sombre, des moments où nous pleurons parce que nous avons conscience de faire mal, de faire du mal.
Des moments où la tempête entre en nous parce que nous sommes en colère contre quelqu’un et parfois contre Dieu.
Vous avez eu un échange personnel avec moi et je vous ai donné le pardon de la part du Seigneur pour que votre cœur, c’est-à-dire votre être tout entier puisse bien accueillir Jésus aujourd’hui.
Pour être chrétien, il faut s’alimenter. On a besoin de vitamines : le pardon, la prière, la messe.
Venir à la messe, c’est aller chercher des vitamines ! Des provisions pour notre route chrétienne.
La joie d’une communion qui doit se poursuivre
C’est bien la première des communions que nous célébrons avec vous aujourd’hui. Chaque communion doit rester une première, un grand moment, le plus beau de la semaine, et c’est le dimanche que ça se passe quand nous sommes tous ensemble.
Que cette communion soit pour vous la première d’une indénombrable suite. Maintenant, vous en connaissez le chemin.
Venez souvent vous rassasier du vrai pain, le pain de vie, à la table où, toujours et sans compter, Jésus vous attend et Il se donne à vous.
Jésus vous attend toujours. C’est pourquoi, je vous souhaite qu’aujourd’hui ce soit le commencement de nombreuses Communions, pour que votre cœur soit toujours comme aujourd’hui, en fête, plein de joie et surtout de reconnaissance.
La première communion, autrefois, était un évènement marqué par une jolie fête familiale, elle était bien la communion à laquelle succèderaient toutes les autres, dimanche après dimanche.
Les traces qui en resteront, seront plus profondes si elles ont été répétées. Mais les messes peuvent être difficiles à supporter si l’on n’a pas compris que c’est Jésus que nous y rencontrons.
Ce Jésus présent dans l’hostie. Il est un support à la Foi.
Je vous le demande, ne faites pas de cette journée la fin, mais le début d’une vie nouvelle, une vie de filles et de garçons sérieux, honnêtes, généreux , justes et tolérants dans la vie de tous les jours, accrochés au Christ.
Accrochez-vous au Christ. Il est le chemin, la vérité, la vie. Vous ne le regretterez pas.
Une mission confiée aux enfants
Le Seigneur a besoin de vous pour pouvoir accomplir le miracle de rejoindre avec sa joie beaucoup de vos amis et de membres de vos familles.
De la même manière que vous, aujourd’hui, vous contribuez à l’accomplissement du miracle pour que nous tous, les grands ici présents, nous nous rappelions la première rencontre que nous avons eue avec Jésus dans l’Eucharistie et que nous puissions rendre grâce pour ce jour.
Aujourd’hui, vous nous permettez d’être de nouveau en fête et de célébrer Jésus qui est présent dans le Pain de la Vie.
Parce qu’il y a des miracles qui peuvent se produire seulement si nous avons un cœur comme le vôtre, capable de partager, de rêver, de remercier, d’avoir confiance et d’honorer les autres.
Vous vivez vraiment une journée dans un esprit d’amitié, de joie et de fraternité, et de communion entre vous et avec toute l’Église qui, spécialement dans l’Eucharistie, manifeste la communion fraternelle entre tous ses membres.
Notre carte d’identité est celle-ci : Dieu est notre Père, Jésus est notre Frère, l’Eglise est notre famille, nous sommes frères, notre loi est l’amour.
Une prière pour les enfants communiants
De tout votre cœur, vivez cette première communion qui vous fera marcher sur le chemin du vrai bonheur.
Le Seigneur, présent dans un morceau de pain, n’a rien à vous donner, rien sinon lui-même tout entier, pour qu’en se donnant ainsi, il vous fasse voir que la pauvreté est richesse, et la richesse pauvreté.
Rien ni personne, ni la mort ni la vie, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.
Nous prions les uns pour les autres : pour vous les enfants, pour que le Seigneur vous donne d’avoir faim de lui, de venir désormais chaque dimanche faire communion avec lui.
Que le Seigneur nous donne la grâce de nous laisser chacun, chacune, toucher par son amour, par la source de son amour.
Si vous saviez combien Dieu vous aime, vous seriez saisis d’une joie immense à l’idée de le recevoir dans la communion.
Déjà vous êtes dans la joie. Mais en communiant, vous éprouverez quelque chose de la joie de Dieu, et un jour, votre joie sera la sienne, votre joie sera parfaite.