Cette pièce montée inspirée de James Bond associe une pâte sablée au cacao, un biscuit à l’huile d’olive, une ganache au Grand Marnier et une fine feuille de chocolat décorée de poudre d’or. Les éléments sont superposés pour former un gâteau spectaculaire portant les chiffres et le pistolet emblématiques de l’agent 007.
La préparation demande 2 h 30, avec 25 à 35 min de cuisson pour la pâte sablée et 18 à 20 min pour le biscuit à l’huile d’olive. Comme d’habitude, j’ai étalé les préparations : J-2 pour la pâte sablée, J-1 pour la ganache et le biscuit à l’huile d’olive, puis le jour J pour la feuille de chocolat et le montage.
Une pièce montée placée sous le signe de James Bond
Cette année, le spectacle du club de cheval a pour thème les musiques de film… je participe au carrousel des adultes et je jouerai donc les James Bond Girl sur la célèbre musique de 007… en robe longue à cheval, hyper pratique ! Alors pour marquer le coup lors de la répétition générale, j’ai décidé de réaliser un gâteau en accord avec notre thème.
Une pâte sablée au cacao, une ganache au Grand Marnier, un biscuit à l’huile d’olive, une feuille fine de chocolat, un peu de poudre d’or et le tour est joué ! J’ai fureté sur le net et c’est le gâteau réalisé par Jérome Anthony pour l’émission du Meilleur Pâtissier Célébrités en 2018 qui m’a tout de suite tapé dans l’œil.
La saga James Bond accorde depuis longtemps une place centrale aux poursuites automobiles et aux objets emblématiques. Voilà maintenant 60 ans que James Bond est passé du livre au grand écran, embarquant les spectateurs dans des aventures riches en voitures de rêve et autos insolites se retrouvant le temps de courses-poursuites souvent mémorables.
L’espion britannique James Bond, matricule 007, est né en 1953 sous la plume de l’écrivain Ian Fleming qui avait lui-même travaillé pour les services de renseignement de la couronne. Mais la popularité actuelle de cet agent secret fictif doit beaucoup au grand écran.
Les éléments de la pièce montée
Pâte sablée au cacao
- 120 g de beurre pommade
- 90 g de sucre glace
- 30 g de poudre d’amandes
- 50 g d’œuf entier, soit 1 œuf
- 60 g + 150 g de farine
- 25 g de cacao amer
- 2 g de sel fin
Biscuit à l’huile d’olive
- 62 g d’œuf entier
- 125 g de sucre
- 115 g de farine
- 9 g de levure chimique
- 2 g de sel
- 87 g d’huile d’olive
- 95 g de lait
- 25 g de jus de citron
Ganache au Grand Marnier
- 140 g de crème liquide entière à 30 %
- 1/2 gousse de vanille
- 15 g de trimoline
- 15 g de glucose
- 200 g de chocolat blanc râpé
- 375 g de crème liquide entière à 30 %
- 55 g de Grand Marnier
Feuille de chocolat
- 100 g de chocolat à pâtisser
- Poudre d’or
Organisation de la préparation
Comme d’habitude, j’ai étalé les préparations… J-2 : pâte sablée (elle reste bien croustillante, aucun problème !) J-1 : ganache et biscuit à l’huile d’olive Jour J : feuille de chocolat et montage.
Comme d’habitude, la recette peut paraître un peu longue parce que je l’ai beaucoup détaillée pour essayer de vous éviter tous les écueils, mais ce n’est pas difficile !!
Préparer la pâte sablée au cacao
Dans la cuve du robot équipé de la feuille, mélanger 120 g de beurre pommade avec 90 g de sucre glace et 2 g de sel fin. Ajouter 30 g de poudre d’amandes, et 50 g d’œuf battu.
Terminer par 60 g de farine et 25 g de cacao, mélanger jusqu’à obtenir un mélange homogène. Ajouter les 150 g de farine restantes et mélanger jusqu’à obtenir une pâte.
L’étaler entre 2 toiles Silpat (ou feuilles de papier sulfurisé) et placer au frigo environ 20 min, pour que la pâte se raffermisse (moi je préfère faire la pâte la veille, la mettre en boule, la filmer et la réserver au réfrigérateur avant de faire cette étape le lendemain, mais ce n’est pas obligatoire).
Découper les chiffres et le pistolet, en veillant à ne pas déplacer la pâte. Remettre au frigo 10 min, puis enlever les chutes de pâte (la pâte sera plus ferme et ce sera plus facile), recouvrir de la 2ème toile Silpat (ou papier sulfu), poser une deuxième plaque perforée pour éviter que la pâte ne se déforme.
Préchauffer le four à 180°, programme . Enfourner pendant 25 à 35 min, selon l’épaisseur de la pâte.
Retirer la plaque et la toile du dessus et laisser sécher dans le four éteint une dizaine de minutes. Si jamais la pâte s’est quand même un peu déformé, retailler les biscuits tant qu’ils sont chauds.
Déposer délicatement les chiffres sur une grille et laisser complètement refroidir.
Préparer le biscuit à l’huile d’olive
Préchauffer le four à 180°, programme . Dans la cuve du robot équipé du fouet, battre 62 g d’œuf entier avec 125 g de sucre, à grande vitesse (8 sur mon KA).
Pendant ce temps, tamiser 115 g de farine, 9 g de levure chimique et 2 g de sel dans un cul de poule.
Dans un autre récipient, mettre 87 g d’huile d’olive, ajouter progressivement 95 g de lait et 25 g de jus de citron en mélangeant au fouet.
Incorporer le mélange à base d’huile dans le mélange à base d’œufs, puis ajouter le mélange à base de farine en mélangeant doucement au fouet ou à la maryse.
Verser sur un tapis à génoise (Flexipan plat pour moi) et cuire 18 à 20 min. Laisser refroidir et réserver.
Préparer la ganache au Grand Marnier
Si comme moi le gâteau est destiné également à des enfants, faire chauffer 90 g de Grand Marnier dans une casserole (il faut en mettre plus car il y a un grand pourcentage d’alcool, sinon vous n’aurez pas la bonne quantité à la fin) et flamber pour enlever l’alcool.
Laisser refroidir complètement. Mettre 140 g de crème liquide entière dans une casserole avec la moitié d’une gousse de vanille grattée, 15 g de trimoline et 15 g de glucose.
Faire bouillir et verser sur 200 g de chocolat blanc râpé. Mélanger doucement à la maryse pour que le chocolat fonde.
Ajouter 375 g de crème liquide entière en 3 fois. Puis ajouter 55 g de Grand Marnier.
Réserver dans une boîte hermétique au frigo.
Réaliser la feuille de chocolat
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Le couler sur une feuille de rhodoïd, lisser avec une spatule pour obtenir l’épaisseur voulue et placer au frigo pendant une dizaine de minutes.
Quand le chocolat ne colle plus au doigt, découper les logos à l’envers (le côté le plus lisse sera celui en contact avec le rhodoïd), placer une 2ème feuille rhodoïd dessus avec un poids (sinon la feuille risque de gondoler) et mettre au congélateur quelques minutes avant de retirer les chutes de chocolat.
Réserver jusqu’au montage.
Pour réaliser la feuille de chocolat, le mieux pour le résultat c’est d’utiliser du rhodoïd, mais une toile Silpat convient également. Il faut qu’elle soit la plus fine possible pour que ça se découpe facilement, mais pas trop pour qu’elle ne casse pas !
Montage de la pièce montée 007
Placer le gâteau à l’huile d’olive au congélateur, découper les logos et remettre au congélateur.
Monter la ganache à pleine vitesse dans la cuve du robot bien froide. Mettre dans une poche (avec une douille de 12 pour moi) et réserver au frigo.
Sur le plat de service, poser les logos en sablé en les fixant par 2 points de chocolat fondu pour éviter qu’ils ne bougent, pocher la crème (ne pas en mettre trop, elle va s’écraser un peu), poser le biscuit, pocher une deuxième couche de crème et terminer par la feuille de chocolat.
Saupoudre de poudre d’or et réserver au réfrigérateur jusqu’au service.
Le côté le plus lisse sera celui contre le rhodoïd, donc penser à découper les chiffres à l’envers (pareil pour le sablé mais c’est moins important, et à l’endroit pour déplacer le gâteau à l’huile d’olive, c’est plus pratique).
Conseils pour obtenir une pièce montée stable
J’ai modifié la recette en fonction des remarques des chefs le jour de la dégustation : je n’ai pas mis de sablé sur le dessus (j’ai testé, c’est très bon mais impossible à manger sans en mettre partout !), je l’ai remplacé par une feuille fine de chocolat… c’est un peu de travail en plus, mais c’est indispensable !
Du coup, j’ai ajusté les proportions de pâte sablée car il en restait énormément. Dans la recette d’origine, la ganache était aromatisée au Martini (James Bond oblige !) mais j’ai préféré opter pour du Grand Marnier même si je m’éloignais du cocktail fétiche de James Bond.
Si vous n’avez pas de trimoline comme moi, faites en vous-même ! Je ne garantis pas qu’on ait exactement la même chose, mais la texture était vraiment ressemblante, ma ganache était souple et avec une tenue parfaite.
Je pense qu’en remplaçant par du glucose, ça doit le faire aussi.
J’ai testé la conservation au réfrigérateur pendant près de 24 h, rien ne bouge hormis une légère perte de croustillant pour le sablé (mais très légère…).
12 h, c’est sans problème, vous pouvez le réaliser le matin pour le soir, ou la veille au soir pour le midi.
Les voitures et les poursuites qui ont marqué James Bond
Depuis 60 ans, la saga James Bond met en scène des courses-poursuites entre voitures de rêve.
James Bond a d’abord roulé en Bentley. Dans les premières aventures écrites de James Bond, 007 conduit une Bentley, marque dont il est amateur au même titre que son créateur, propriétaire de plusieurs modèles de la firme de Crewe au long de sa vie.
Quand le public découvre le personnage de papier dans Casino Royale, celui-ci roule en Bentley Blower 4½ Litre de 1931. Il jette plus tard son dévolu sur une R-Type Continental.
Mais en 1959, dans Goldfinger, les lecteurs retrouvent Bond au volant d’une Aston Martin DB3. La légende dit que ce changement fut inspiré à Fleming par la suggestion d’un fan.
Au cinéma, James Bond a tout d'abord conduit une Sunbeam. Le personnage créé par Ian Fleming fait ses débuts au cinéma en 1962 dans James Bond 007 contre Dr No, sous les traits de Sean Connery.
Sa première voiture à l’écran est une Sunbeam Alpine. L’année suivante, dans le film Bons Baisers de Russie, 007 conduit une Bentley 3 ½ Litre Drophead en référence à ses amours automobiles en littérature.
En 1964, lorsque Goldfinger est adapté à l’écran, la production opte pour une Aston Martin DB5 plus contemporaine que la DB3 du livre. Et lorsque James Bond découvre sa nouvelle voiture, il demande d’abord où est passée sa Bentley.
Cet opus marque le début d’une longue vie commune entre James Bond et Aston Martin. Au fil des épisodes et des acteurs qui se succèdent dans le rôle de l’agent secret, ce dernier roule en DBS, en V8, en Vanquish et même en Valhalla, un modèle pas encore commercialisé, dans Mourir peut attendre sorti en 2021.
Plus exclusif encore : pour Spectre en 2015, Aston Martin crée la DB10. Dix exemplaires de ce coupé sont produits, exclusivement pour le film.
| Élément | Référence |
|---|---|
| Voiture emblématique | Aston Martin DB5 |
| Voiture amphibie | Lotus Esprit |
| Voiture insolite | Citroën 2CV |
| Voiture de poursuite à Rome | DB10 et Jaguar C-X75 |
| Film cité | Mourir peut attendre |
Voitures de rêve, véhicules insolites et cascades
Outre les Aston Martin, de nombreuses voitures de prestige ont eu droit à leurs moments de gloire aux mains du héros.
Citons la Lotus Esprit amphibie de L’espion qui m’aimait, la Toyota 2000GT transformée en cabriolet pour On ne vit que deux fois ou encore la BMW Z8 de Le monde ne suffit pas.
Et n’oublions pas celles que d’autres personnages conduisent dans la saga : Jaguar C-X75, Ferrari F355 GTS, Ford Mustang et Rolls-Royce Phantom III pour ne citer qu’elles.
La franchise cinématographique fait aussi la part belle à des véhicules plus insolites, à commencer par la Citroën 2CV de Rien que pour vos yeux, la Renault 11 de Dangereusement vôtre ou l’AMC Hornet de L’homme au pistolet d’or.
Nombre de Jaguar, BMW et autres Land Rover figurent aussi au casting.
Au-delà des véhicules eux-mêmes, c’est par la mise en scène de ceux-ci que la saga Bond sait faire parler d’elle.
On se souvient de la poursuite dans Rome entre la DB10 et la C-X75, de la course amicale entre DB5 et F355 GTS sur la Côte d’Azur, de la 2CV qui dévale une montage, de la Hornet et son tonneau aérien en Thaïlande, de la Renault 11 qui perd son toit à Paris…
C’est entré dans le cahier des charges : chaque opus contient une séquence iconique centrée sur un ou plusieurs véhicules.
Mais au final, 007 finit toujours par revenir à son Aston Martin DB5, malmenée, blindée, détruite, reconstruite, mais désormais indissociable du personnage.
L'Aston Martin DB5 reste "la" voiture de James Bond.

Une pièce montée déclinable pour d’autres occasions
Un vrai délice, j’ai adoré ! En plus, ce gâteau est déclinable à l’infini pour tous les anniversaires ou autres fêtes, il suffit de changer les formes des découpes !
Vous pouvez très bien écrire « Jean-Christophe 40 ans » si ça vous chante, mais il faudra prévoir d’augmenter les quantités !!!
La structure permet ainsi de remplacer les chiffres et le pistolet par d’autres formes adaptées à l’événement, tout en conservant le principe du sablé au cacao, du biscuit moelleux, de la ganache montée et de la décoration en chocolat.