Joyeuses fêtes en France : traditions et signification

En France, les fêtes rythment l’année autour de la famille, de l’amitié, de la gastronomie, de la musique, de la mémoire et des traditions religieuses ou civiles. Du Jour de l’An à Noël, en passant par l’Épiphanie, Pâques, le 14 Juillet, la Fête de la Musique et les fêtes régionales, chaque célébration offre une occasion de se retrouver et de partager.

La France compte 11 jours fériés par an, répartis entre fêtes civiles et religieuses. Beaucoup de fêtes sont aujourd’hui célébrées par des personnes peu ou pas religieuses, car elles sont devenues des repères culturels, familiaux et sociaux.

Le sens des fêtes françaises

Riche de ses coutumes séculaires, la France célèbre à travers ses fêtes traditionnelles une diversité culturelle unique, profondément ancrée dans ses régions et ses saisons. Chaque événement incarne l’âme d’un terroir et propose un véritable voyage à travers le patrimoine et les traditions locales.

Ces instants, empreints de convivialité, rythment l’année au fil des récoltes, des légendes et des croyances, offrant ainsi de précieuses occasions de se rassembler et de festoyer. Qu’elles célèbrent la nature, les croyances religieuses ou les cycles saisonniers, ces festivités sont de véritables marqueurs de l’identité régionale.

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, chaque région cultive ses propres traditions, offrant une mosaïque d’événements festifs qui réchauffent les cœurs et ravivent l’esprit de partage. Ces événements ne se contentent pas d’être de simples célébrations : ils sont de véritables réunions humaines durant lesquels les rituels ancestraux se mêlent aux rires et à la bonne humeur.

Ces célébrations typiquement françaises sont ainsi l’occasion de se retrouver entre amis ou en famille, de renouer des liens et de partager des souvenirs, tout en savourant des spécialités culinaires qui varient d’une région à l’autre. Elles sont le reflet des valeurs de convivialité, de partage et d’authenticité qui font la richesse de notre identité nationale.

Les principales fêtes et jours fériés en France

Date ou périodeFêteSignification ou tradition principale
1er janvierJour de l’AnVœux de bonheur et de santé, repas familial ou réveillon entre amis
6 janvier ou premier dimanche de janvierÉpiphanieGalette des Rois, fève et couronne
2 févrierChandeleurCrêpes et souhaits de prospérité
14 févrierSaint-ValentinCélébration de l’amour romantique
Février ou marsMardi Gras et carnavalsCostumes, défilés, danses et musique
Mars ou avrilPâquesChasse aux œufs et repas familial
1er maiFête du TravailMuguet porte-bonheur et manifestations syndicales
21 juinFête de la MusiqueConcerts gratuits dans les rues
14 juilletFête nationaleDéfilés militaires, bals et feux d’artifice
1er novembreToussaintVisite des cimetières et dépôt de chrysanthèmes
25 décembreNoëlRéveillon, cadeaux, sapin, crèche et repas familial

En France, les jours fériés constituent des jours de fête légale dont la liste est définie par le Code du travail. Le calendrier français en présente 11 qui correspondent aux fêtes religieuses, civiles, commémoratives ou nationales.

Les jours fériés sont généralement non travaillés, sauf exception. Il existe aussi des jours fériés locaux.

Le Jour de l’An et la Saint-Sylvestre

Le jour de l’an est une fête laïque célébrant le premier jour de l’année : le 1er janvier. Les festivités débutent la veille, le 31 décembre, jour de la Saint Sylvestre.

Le 31 décembre, lors du réveillon, c’est l’occasion de se retrouver entre amis pour fêter la nouvelle année. Certains préfèrent se retrouver en famille, tout dépend de chacun. En tout cas, la tradition veut que l’on se retrouve chez des amis pour dîner.

On sort le grand jeu avec de bons plats gastronomiques français dont le top 3 se compose de foie gras, fruits de mer et champagne. Le menu ressemble beaucoup à celui du réveillon de Noël.

Ces dernières années, on a innové un peu avec les apéros dînatoires qui sont un peu plus légers seulement quelques jours après un repas de Noël des plus copieux. Cependant, tout le monde n’en est pas adepte et beaucoup préfèrent respecter la tradition.

À minuit, on boit du champagne et on s’embrasse si possible sous du gui pour se porter bonheur en échangeant des vœux pour la nouvelle année. On danse une bonne partie de la nuit.

Certains sont toujours à table et trinquent au champagne, d’autres sont sortis voir le feu d’artifice et se font la bise. D’autres encore ont suivi le compte à rebours à la télé avec leur présentateur préféré lors d’une émission spéciale.

Quel que soit le scénario, on se souhaite des vœux de bonheur, de santé et de réussite pour la nouvelle année. « Bonne année, bonne santé ! »

Pendant tout le mois de janvier, on envoie des cartes de vœux à tous ceux qu’on n’a pas vus pour les fêtes. Les mails ou les textos sont en train de remplacer les cartes.

L’Épiphanie et la galette des Rois

L’Épiphanie est une fête chrétienne célébrée le 6 janvier, ou généralement le premier dimanche de janvier. Elle commémore l’arrivée des Rois mages venus offrir des présents à l’enfant Jésus.

En France, on célèbre leur arrivée aussi mais pas de la même manière. La date de l’épiphanie est le 6 janvier mais en général, on se retrouve en famille ou entre amis le premier dimanche de janvier pour déguster la galette des rois.

Il s’agit d’une pâtisserie feuilletée fourrée à la frangipane, avec une crème à base de poudre d’amandes, de beurre, de sucre et d’œufs. Une fève est cachée dans la galette.

La personne qui découvre la fève en dégustant sa part de galette devient le roi ou la reine de la journée et a le privilège de porter une couronne en carton fournie avec la galette. Il faudra aussi choisir son roi ou sa reine.

La personne qui la trouve devient le roi ou la reine, met une couronne en papier sur sa tête et couronne son roi ou sa reine en l’honneur des Rois Mages venus apporter des cadeaux à l’enfant Jésus et puis doit l’embrasser.

Le roi ou la reine doit alors acheter une autre galette et inviter ceux présents pour recommencer. Cette fête peut donc durer pendant plusieurs jours.

La Chandeleur : une fête gourmande et symbolique

La Chandeleur est à l’origine une fête religieuse. Pourtant, « la fête des chandelles » a pris un tout autre sens parmi les traditions françaises.

Le 2 février, 40 jours après Noël, les Français font des crêpes. Autrefois, les paysans utilisaient la farine restante de la récolte précédente pour faire des crêpes, croyant que cela annoncerait une bonne récolte à venir.

On dit aussi que la Chandeleur coïncide avec une période où les jours commencent à s’allonger et où la lumière du soleil devient plus présente. Les crêpes, par leur forme ronde et dorée, symboliseraient le disque solaire.

Ou encore que faire sauter une crêpe tout en tenant une pièce de monnaie dans la main gauche assurait la richesse pour l’année à venir. Cela porte bonheur de les faire sauter avec de l’or dans la main gauche.

En tout cas, une chose est sûre : les Français adorent les crêpes et la Chandeleur est l’occasion parfaite pour en dévorer. Avec du Nutella, du sucre, du citron, de la confiture, du miel, etc.

Un moment convivial à partager en famille ou entre amis. La Chandeleur, célébrée le 2 février, est connue comme la fête des crêpes ! Cette tradition est l’occasion de se rassembler entre amis ou en famille pour préparer et déguster des crêpes.

La Saint-Valentin

En France, la Saint-Valentin est une célébration de l’amour romantique uniquement. Le 14 février, les amoureux s’offrent de petites attentions : des chocolats, des fleurs ou une carte sont d’usage.

On va en général au restaurant pour un dîner en tête-à-tête, ou on reste chez soi pour un petit dîner romantique. Bien que les Français soient connus pour être romantiques, cette date n’est pas si spéciale que ça pour bon nombre d’entre eux.

Les cœurs rouges et roses envahissent les vitrines des magasins, des fleuristes et des chocolatiers. Les couples profitent de cette journée pour s’offrir des fleurs, des chocolats ou partager un dîner aux chandelles.

Mardi Gras, Mi-Carême et les carnavals

Mardi gras marque la veille du Mercredi des Cendres, début du Carême dans la tradition chrétienne. Le Carême est une période de jeûne et d’abstinence de quarante jours avant Pâques.

C’est l’occasion de profiter d’une dernière journée de festivités, de festins et de célébrations avant le début du Carême. En France, la célébration de Mardi Gras varie d’une région à l’autre, mais certaines traditions françaises sont bien ancrées.

Les festivités comprennent souvent des défilés colorés, des costumes extravagants, des masques, des danses et de la musique. Lors du défilé vous verrez des chars, des groupes de musique et des performances artistiques.

Chaque année, Dunkerque, située dans le nord de la France, et Nice, dans le sud, se métamorphosent aux couleurs éclatantes du carnaval, offrant ainsi un spectacle inoubliable.

La Mi-Carême se situe au milieu du carême chrétien. En dépit de sa dimension religieuse, cette fête est synonyme de déguisements et de parades colorées.

Dans plusieurs régions, des chars décorés défilent et des bals sont organisés, apportant une touche de gaieté et d’extravagance au sérieux du jeûne pascal. Pour s’amuser on lance des serpentins et des confettis.

Pâques : religion, famille et chasse aux œufs

Selon la tradition chrétienne, Pâques commémore la résurrection de Jésus-Christ et marque la fin du Carême. À cette occasion, on se retrouve en famille lors du dimanche de Pâques pour un bon repas.

La tradition veut que l’on cuisine de l’agneau, symbole de l’innocence et du sacrifice. Si beaucoup de familles profitent de ce long weekend pour se retrouver autour d’une table, il n’y a plus de plats traditionnels le jour de Pâques.

On servira peut-être un plat qu’on mange moins souvent comme un gigot d’agneau ou un lapin. En Alsace, on mange un gâteau en forme d’agneau, l’oschterlammele.

C’est aussi une des fêtes préférées des enfants car c’est le jour de la chasse aux oeufs. Comme dans de nombreux pays, les adultes cachent des oeufs en chocolat dans le jardin pour que les enfants les trouvent.

Pourtant, selon la tradition populaire, ce sont les cloches de Pâques ou encore le lapin de Pâques qui les apportent. C’est pourquoi en France, vous trouverez des chocolats en forme d’oeuf, de lapin, de cloche et même de poisson.

La légende raconte que les cloches des églises, silencieuses du Jeudi saint au dimanche de Pâques, reviennent de Rome en déposant des chocolats dans les jardins.

Le 1er avril et le poisson d’avril

Si vous aimez les blagues et les canulars, vous adorerez le 1er avril ! Cette tradition française consiste à jouer des tours et à faire des blagues pour s’amuser.

Les origines précises de cette tradition restent floues, mais elle remonte probablement au XVIe siècle, lorsque le roi Charles IX a décidé de changer la date de début de l’année au 1er avril.

Pendant la journée du 1er avril, il est courant de faire des plaisanteries inoffensives à ses amis, sa famille ou même à ses collègues. Le symbole de cette journée est le « poisson d’avril ».

Les enfants collent un poisson en papier dans le dos de la personne ciblée sans qu’elle ne s’en rende compte. Les adultes, eux, préfèrent les blagues et les canulars.

Le 1er mai : travail et muguet

Le 1er mai est un jour férié en France qui célèbre les travailleurs et rappelle les luttes ouvrières pour la réduction du temps de travail à huit heures. C’est aussi le jour des grandes manifestations syndicales dans les rues de Paris et des principales villes françaises.

La coutume veut qu’on offre cette jolie fleur blanche à son entourage pour l’occasion. Il s’agit du symbole de cette journée emblématique.

13 petites fleurs blanches sur un brin portent bonheur. Cette tradition florale, symbole du renouveau printanier, remonte au début du 20e siècle et perdure avec un charme intact.

Le muguet n’a pas toujours été la fleur symbolique du 1er mai. En effet, autrefois, c’était l’églantine rouge qui représentait la journée des travailleurs.

Le 8 mai, l’Ascension et la Pentecôte

Le 8 mai est un jour férié pour célébrer l’armistice de la deuxième guerre mondiale. Les politiciens et les anciens soldats déposent des fleurs au pied du monument aux morts dans chaque ville et village.

Le jeudi de l’Ascension est un jour férié, une fête chrétienne 40 jours après Pâques pour célébrer la montée de Jésus auprès de Dieu.

Le dimanche et le lundi de la Pentecôte sont des jours fériés et correspondent à une fête chrétienne.

La Fête de la Musique

Le 21 juin, c’est le jour officiel de l’été, le jour le plus long de l’année. Depuis 1982, le 21 juin est marqué par des concerts gratuits dans toute la ville.

Les rues, places, parcs et autres lieux publics se transforment en scènes musicales éphémères. Des musiciens amateurs et professionnels se produisent gratuitement, et offrent une grande variété de genres musicaux.

Du classique au rock en passant par le jazz, la chanson française, l’électro, et bien d’autres, tous les styles musicaux vous feront danser. On peut entendre aussi bien de la musique classique, du jazz, du blues, du rock, du rap ou du hip hop.

Et si vous n’aimez pas danser, pas de problème. Beaucoup de Français aiment simplement se retrouver en terrasse et apprécier l’effervescence du moment.

Cette fête, devenue internationale, incarne l’esprit de partage et de convivialité autour de la musique.

Fête de la Musique concerts dans rue

Le 14 juillet : la fête nationale

Les Français ne disent rien. On ne se souhaite pas un « joyeux jour de fête nationale » en France, on le vit ! Certes, on commémore la prise de la Bastille et l’abolition de la monarchie, mais on appelle ce jour symbolique « le 14 juillet ».

Le 14 juillet célèbre le 14 juillet 1789 et la prise de la Bastille, événement fondateur de la Révolution Française. À cette occasion, une multitude de traditions françaises sont au rendez-vous.

Le défilé militaire

La tradition la plus emblématique du 14 juillet est probablement le défilé militaire qui a lieu sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris. Il s’agit d’un des plus grands défilés militaires au monde.

Il met en valeur les forces armées françaises, avec la participation de troupes à pied, de véhicules blindés, d’unités équestres, et même de la Patrouille de France, l’équipe de démonstration aérienne de l’Armée de l’air.

Les bals et les feux d’artifice

Les 13 et 14 juillet, les pompiers ouvrent les portes de leur caserne pour accueillir le voisinage et célébrer la fête nationale ensemble sur la piste de danse.

Les feux d’artifice sont tirés dans de nombreuses villes à travers le pays, mais le spectacle au-dessus de la Tour Eiffel à Paris est particulièrement célèbre.

Dans le reste de la France, après un barbecue, un pique-nique, une journée à la plage ou une balade, on finit cette belle journée avec le bouquet final ! Familles et amis se retrouvent pour le feu d’artifice et terminent ainsi une journée mémorable.

Dans certains villages, on organise une retraite aux flambeaux le 13. Les gens font le tour du village avec des lanternes puis vont parfois danser et/ou assister à un feu d’artifice.

Défilé militaire 14 juillet Champs-Élysées

Les fêtes d’été et de la nature

La Saint-Jean

Célébrée le 24 juin, la fête de la Saint-Jean est l’une des plus anciennes traditions populaires de France. Cette fête du solstice d’été, héritée de rites païens, est marquée par des feux de joie allumés dans les villages pour symboliser la lumière et la chaleur de l’été.

La Saint-Jean est aussi un moment festif, où danses et chants autour du feu rythment la nuit la plus courte de l’année.

L’Assomption

Le 15 août est un jour férié en France qui célèbre l’Assomption de la Vierge Marie, fête religieuse catholique commémorant l’élévation de Marie au ciel.

Dans plusieurs églises parisiennes et françaises, des processions et des messes solennelles sont organisées en l’honneur de la Vierge. Si cette fête conserve son caractère religieux, elle marque également le cur de l’été et de nombreux Parisiens profitent de ce jour férié pour se détendre.

Les fêtes des vendanges

Historiquement, les fêtes des vendanges sont célébrées dès la levée du ban des vendanges, qui signifie qu’un arrêté préfectoral autorise la récolte du raisin. À ce moment, les vignerons et les vendangeurs peuvent commencer à cueillir les grappes.

Traditionnellement, cette fête marque la fin de la récolte annuelle. À des dates variées, vignerons et vendangeurs se réunissent pour célébrer la collecte autour d’un verre, tout en perpétuant les traditions locales.

À Barr, capitale du Bas-Rhin, la fête des vendanges est une tradition incontournable. Pendant tout le week-end, des événements tels que des défilés en costumes traditionnels, des marchés d’artisans et des dégustations de Grands Crus attirent des milliers de participants.

À Paris, la butte Montmartre célèbre également la fin des vendanges, notamment avec un défilé des confréries en point d’orgue, garantissant une expérience conviviale.

Les Journées du Patrimoine

C’est l’occasion unique de découvrir, gratuitement, des merveilles inaccessibles le reste de l’année, à Paris et dans toute la France. Les grands édifices institutionnels ou privés vous ouvrent leurs portes : ministères, palais, hôtels particuliers, ateliers d’artistes.

Des guides bénévoles se font un plaisir de vous décrire les chefs-d’œuvre de l’architecture civile ou religieuse, les parcs et jardins, les sites archéologiques et même le patrimoine industriel.

Cet événement, organisé chaque année le troisième week-end de septembre, rencontre un succès considérable et permet au public de redécouvrir l’histoire et la richesse du patrimoine français.

La Toussaint et la mémoire des défunts

Le 1er novembre en France, comme dans d’autres pays, c’est la Toussaint. Les familles se rendent dans les cimetières pour rendre visite à leurs proches disparus, nettoyer les tombes, et déposer des chrysanthèmes, la fleur traditionnelle associée à la Toussaint.

Il s’agit d’un jour de recueillement qui symbolise le respect et l’amour envers les ancêtres. De plus, de nombreuses personnes allument des bougies sur les tombes.

Le 2 novembre est la Commémoration des fidèles défunts, ou fête des Morts, journée liturgique consacrée à la prière pour les défunts. Bien que le 2 novembre ne soit pas férié, il prolonge le recueillement commencé la veille.

La Toussaint est également l’occasion pour les proches de se réunir en famille, de partager des moments de souvenir et de soutien mutuel.

Les traditions de Noël en France

Bien que la France soit un pays laïque, Noël demeure un jour férié et une fête largement célébrée par les Français, même les non-croyants. C’est une grande tradition familiale que chaque foyer adapte et revisite à sa manière.

De nombreux Français voient désormais la saison comme un moment pour offrir des cadeaux et profiter de la compagnie de leurs amis et de leur famille plutôt que de se concentrer sur la fête en tant que célébration de la naissance de l’Enfant Jésus.

En France, le plus courant est de dire « Joyeux Noël ». Il existe d’autres façons d’exprimer ses vœux de Noël : « Joyeuses fêtes », « Bonnes fêtes » et « Meilleurs vœux ».

L’Avent, le sapin et les décorations

Les familles françaises achètent souvent un calendrier de l’Avent pour compter les jours restants jusqu’à Noël. Ces calendriers contiennent souvent des friandises quotidiennes en chocolat.

Les familles religieuses installent parfois une couronne de l’Avent. Selon la tradition de Noël, lors de chacun des quatre dimanches précédant Noël, une bougie violette est allumée, suivie d’une bougie rose. Puis, le 25, les familles allument la bougie blanche.

Pour cette occasion, on installe généralement un sapin de Noël décoré de boules et de guirlandes, ainsi qu’une crèche représentant la Nativité.

Installer des guirlandes lumineuses autour des portes et des fenêtres est courant dans les maisons et les magasins en France. La plupart des villes et des villages décorent les lampadaires avec des guirlandes lumineuses ou en feuillage artificiel.

Les arbres de Noël sont apparus en France au début du XVIe siècle, et presque toutes les villes possèdent au moins un arbre de Noël exposé dans un lieu public.

Les premiers arbres de Noël étaient décorés d’objets comestibles comme des pommes, des bonbons et des biscuits secs. Les pommes de pin, les poupées et les rubans étaient également couramment utilisés comme décorations.

La crèche et les santons

Les familles qui célèbrent Noël en tant que fête religieuse installent souvent chez eux des scènes de Nativité sophistiquées, également appelées crèches.

Une crèche française traditionnelle comprend les santons de l’Enfant Jésus, de Marie, de Joseph et souvent des hommes sages et des animaux de la ferme. Les santons sont de petites figurines en terre cuite, d’origine provençale.

En Provence, la crèche de Noël est une grande tradition. Les santons sont les personnages que l’on retrouve dans la crèche. Faits d’argile et peints de couleur vive, les santons sont un savoir-faire provençal.

En plus de la Nativité, les crèches provençales illustrent des scènes de la vie quotidienne en Provence, et représentent grâce aux santons des métiers traditionnels de cette région.

Crèche provençale santons de Noël

Le réveillon du 24 décembre

La majorité des Français célèbrent Noël en famille le 24 décembre. C’est le réveillon de Noël. L’incontournable de cette soirée festive est bien évidemment le dîner de Noël.

Les Français passent toute la soirée, et probablement une bonne partie de la nuit, à table, savourant un menu des plus délicieux et copieux. On a mis les petits plats dans les grands !

En entrée : foie gras, fruits de mer et escargots, entre autres. Traditionnellement, ce sera de la dinde aux marrons pour le plat principal. Et bien sûr, le plateau de fromages avant le dessert emblématique : la bûche de Noël.

Tout cela est arrosé au champagne pour pouvoir trinquer à minuit et se souhaiter un « joyeux Noël » entre bises et embrassades.

Les plats traditionnels

Le foie gras est un pâté de foie de canard ou d’oie, généralement servi avec du pain ou des biscuits salés. Il s’agit d’un mets délicat en France et est souvent servi pour apporter une ambiance plus festive aux célébrations des fêtes.

Pour le plat principal, manger de la dinde ou de l’oie rôtie est une tradition française courante de Noël. Comme dans d’autres pays européens, des châtaignes rôties accompagnent les volailles mijotées.

De nombreux Français servent des fruits de mer pour rendre le repas du réveillon de Noël encore plus luxueux. Les huîtres crues sont populaires.

De nombreux foyers français incluent le fromage dans leurs menus de Noël. Généralement, les Français mangent du fromage après le plat principal et avant le dessert.

La bûche de Noël est une pâtisserie que l’on mange traditionnellement à Noël. Sa forme évoque une bûche de bois et rappelle une ancienne coutume qui consistait à brûler une très grosse bûche la veille de Noël.

Ce gâteau classique, en forme de bûche, est composé de génoise fourrée à la crème recouverte d’un glaçage au chocolat puis décorée de champignons et de feuilles en pâte d’amande pour ressembler à une bûche de Noël.

Le Père Noël et les cadeaux

Le Père Noël est un personnage imaginaire. On raconte aux enfants qu’il leur amène leurs cadeaux. Aidé de ses elfes, il remplit de cadeaux son traîneau tiré par des rennes et parcourt le ciel pour distribuer tous ces jouets.

Pendant la nuit du 24 au 25 décembre, il descend par la cheminée pour déposer les présents sous le sapin de Noël. Les enfants placent souvent leurs chaussons près de la cheminée pour que le Père Noël les remplisse de cadeaux et ils laissent des carottes pour les rennes du Père Noël.

Certains s’échangeront leurs cadeaux lors de cette soirée, peut-être même à minuit. D’autres attendent le 25 où d’autres membres de la famille ou de la belle-famille rejoignent peut-être la fête.

Dans la plupart des familles françaises, les enfants ouvrent les cadeaux le 25 décembre au matin, le père Noël étant passé pendant la nuit. Les adultes échangent généralement leurs cadeaux la veille de Noël plutôt que le matin de Noël.

Les enfants écrivent souvent au Père Noël pour lui poser des questions et lui faire leur liste de cadeaux souhaités. En 1962, la France a adopté une loi stipulant qu’une réponse à chaque lettre adressée au Père Noël doit être envoyée par le service postal du pays sous la forme d’une carte postale à l’enfant.

La messe et les chants de Noël

Les chrétiens assistent à la messe de minuit une fois le repas terminé. Les catholiques pratiquants assistent à la messe de minuit avant de dîner ou y vont le jour de Noël avant le traditionnel déjeuner en famille.

Bien que de nombreux Français n’assistent pas aux offices religieux de Noël, la messe catholique de minuit reste l’office religieux le plus populaire parmi ceux qui y assistent.

Les chants restent très populaires et d’influence religieuse, parfois d’origine allemande ou provençale. La chanson « Petit papa Noël », devenue très populaire au XXème siècle, est une des exceptions.

Parmi les chants les plus connus, citons « Mon Beau sapin », « Douce nuit, sainte nuit », « Minuit Chrétiens », « Un Flambeau Jeannette, Isabelle » et « Il est né le divin Enfant ».

Les marchés de Noël

Les semaines avant Noël, on décore les rues avec des illuminations donnant aux villes un air parfois somptueux. Strasbourg qui se déclare être la capitale de Noël, émerveille les passants par ses illuminations.

Les marchés de Noël d’Alsace sont devenus si populaires que beaucoup d’autres villes en France les ont adoptés. Les passants se régalent de vin chaud, de bière, de bretzels, de saucisses et de petits gâteaux appelés des bredeles.

Le marché de Noël de Strasbourg est sans doute le plus célèbre des marchés de Noël du pays. Plus ancien marché de Noël de France, l’événement attire des artisans de toute la région et des visiteurs du monde entier.

Les fêtes régionales et locales

Chaque province, presque chaque village avait ses fêtes. Ces célébrations témoignent de la diversité des histoires locales, des métiers, des croyances et des paysages français.

Les fêtes liées aux légendes et à l’histoire

À Coucy, il y avait la fête du lion, qui perpétuait la mémoire du seigneur Enguerrand, vainqueur d’un lion qui désolait le pays.

À Lyon, on fit pendant un siècle porter la culotte d’un Suisse devant un lion, le jour anniversaire d’une bataille que les Lyonnais avaient gagnée contre les Suisses repoussés loin de ses murs : armes parlantes qui signifiaient que la ville de Lyon avait fait tourner le dos aux enfants de l’Helvétie.

La patriotique ville de Poitiers célébrait une belle fête en mémoire d’un miracle de la sainte Vierge, qui avait fait tomber les clefs de la ville de la main du valet du maire, qui allait les livrer aux Anglais.

Pour l’anniversaire de cette journée, les Poitevins offraient chaque année un manteau de soie, que la femme du maire attachait à la statue de la sainte Vierge.

Les carnavals et les cortèges

À Dijon, la Mère Folle, coiffée de son bonnet à longues cornes, portait sa marotte bordée de grelots, précédée de son guidon, sur lequel étaient peintes les figures les plus bizarres et écrits les dictons les plus plaisants.

Au Perthuis, dans le Midi, le jour des Rois, un grand char sur lequel on voyait une étoile enflammée parcourait les rues, suivi des trois mages en habits royaux, et toutes les corporations de la ville marchaient autour du char en poussant de longs cris de joie.

À Perne, le char était rempli de musiciens et tiré par quarante mules montées par quarante muletiers qui faisaient claquer leurs fouets. Une cavalcade formée de cavaliers qui allaient se disputer le prix de la course précédait le cortège.

Le dimanche suivant, l’attelage de quarante mules était remplacé par un attelage de quarante ânes, montés par quarante âniers ; une cavalcade d’ânes remplaçait aussi la cavalcade de mules, et la course des ânes succédait à la course des mules.

Les fêtes de la communauté

À Marseille, il y avait une belle fête : celle de l’Amitié. Ce jour-là, les ennemis, suivis de leurs amis, allaient chez leurs ennemis et vidaient avec eux la coupe de l’amitié.

Ceux-ci leur rendaient bientôt après leur visite, la coupe était encore une fois vidée, et les haines étaient oubliées, la paix descendait sur la terre dans ce pays bien digne de voir croître l’olivier.

À Toulouse, on peut citer la fête des Cousins. Les rieurs allaient, le jour de la grande foire, au-devant des parents qui venaient visiter les bourgeois toulousains, chez lesquels ils trouvaient une cordiale et grasse hospitalité.

Les cris de « Cousins ! Cousins ! » alternaient avec les éclats de rire et se mêlaient au joyeux fracas des instruments.

Les fêtes du mariage et de la famille

Dans les vallons du Dauphiné, il y avait les Vogues : c’étaient les danses des jeunes mariés, suivant un jeune homme qui menait le chœur.

À Verrayes, les nouveaux mariés devaient franchir d’un saut la mare de la localité. Et, quand ils tombaient dans l’eau bourbeuse et regagnaient péniblement l’autre bord, tout ruisselants d’eau, c’étaient des éclats de rire universels dans l’assistance.

À Bressuire, il y avait la fête de l’Accouchée. Quand la dame de Bressuire devenait mère, un seigneur vassal venait à la porte crier de toute la force de ses poumons : « Vive madame et le nouveau-né ! »

Les fêtes agricoles

Aux environs d’Argonne, la fête des tombereaux : c’étaient des jeunes gens qui se laissaient rouler, tomber, sur les pentes gazonnées.

Puis venaient les fêtes des Champs, les fêtes des Moissons. Celui qui avait terminé le premier son tas de gerbes rentrait sur le char des gerbes, en portant, triomphateur rustique, un trophée d’épis et de rubans.

Mais gare au fermier, s’il n’avait pas pris prudemment la fuite avant que la dernière gerbe fût liée ! Le droit des moissonneurs était de le coucher sur cette dernière gerbe et de lui appliquer la correction manuelle réservée aux petits enfants.

Il s’échappait bien vite et revenait armé d’une grande cruche pleine de vin qui lui servait d’égide, et la présentait à la ronde, aux applaudissements des ouvriers agricoles. C’était sa rançon.

Lorsque les moissonneurs déchargeaient les gerbes dans la grange, la dernière se trouvait invariablement si lourde, qu’avec tous leurs efforts réunis ils ne pouvaient la soulever.

Le fermier comprenait la leçon cachée sous cette impuissance allégorique ; il allait chercher une nouvelle cruche de vin, et, par un miracle de cette liqueur, la gerbe s’enlevait sans peine et allait rejoindre ses sœurs.

Les fêtes des métiers et des terroirs

La fête des Conscrits est une tradition bien ancrée dans certaines régions de France, comme le Beaujolais et l’Alsace, célébrée à la fin de janvier.

Lors de cette célébration, les conscrits, reconnaissables à leur gibus orné de rubans colorés, défilent dans les rues, entourés de leurs amis et de leur famille.

Les festivités incluent des repas conviviaux, des danses et diverses animations, favorisant un esprit de convivialité et de partage. La fête des conscrits renforce également les liens intergénérationnels.

Célébrée le 22 janvier, la Saint-Vincent est une fête dédiée à Saint Vincent, le saint patron des vignerons. Dans les régions viticoles de Bourgogne et du Jura, cette célébration est marquée par des dégustations de vins, des défilés, et des animations variées.

À la mi-janvier, la ville de Sarlat-la-Canéda, située en Dordogne dans la région Nouvelle-Aquitaine, se transforme en un véritable paradis pour les amateurs de gastronomie avec la Fête de la Truffe.

La Saint-Loup, célébrée en Bretagne, met à l’honneur la culture bretonne à travers des défilés, des danses, et des concerts. Cette fête est l’occasion parfaite pour se rassembler en famille ou entre amis, découvrir les traditions locales, et déguster des spécialités bretonnes comme les galettes et le cidre.

Les Ostensions Limousines sont une fête religieuse qui se déroule en Limousin, célébrant les reliques des saints locaux. Tradition remontant au Moyen Âge, cet événement est l’occasion de se rassembler pour des processions et des festivités.

Les processions et le mélange du sacré et du populaire

Les processions étaient une des grandes jouissances de nos pères : processions de la Chandeleur, où les femmes, vêtues de blanc, portaient des cierges de différentes couleurs ; processions des Rogations et de la Fête-Dieu ; processions de moines, précédés de petits enfants costumés en moines.

Il y avait aussi des processions des hôpitaux, des pauvres et des estropiés, des chevaliers du Saint-Esprit, des états provinciaux et des confréries des métiers, dans lesquelles chaque confrère portait ses instruments.

Les processions générales étaient quelquefois longues de plusieurs lieues. Il y avait de ces processions dans lesquelles l’Église, comme une bonne mère, permettait à ses enfants de mêler des divertissements.

Ainsi à Cambrai, dans la grande procession des ordres monastiques, on voyait marcher après les vingt-quatre chapitres l’échevinage, la garde bourgeoise, les trois cents soldats romains, les sept femmes fortes, les douze sibylles et les quatre chariots représentant la montagne de Saint-Gery, la tour de Babel, l’Assomption, et le beffroi de la ville.

À Paris, dans la procession de Saint-Michel, qui se faisait le 29 septembre, il y avait un grand diable qui ne cessait de faire rire par le jeu de ses griffes, et, dans la procession de Notre-Dame, un immense dragon qui faisait peur aux petits enfants par le jeu de ses mâchoires.

Dans ces époques naïves, où l’on ne tournait pas en dérision les choses saintes, on pouvait, sans inconvénient, jouer les Mystères et mêler aux cérémonies ces espèces de jeux sacrés qui égayaient les populations.

La plupart du temps ces fêtes étaient placées sous la protection du patron de la localité ; on priait le matin, ce qui n’empêchait pas de se réjouir l’après-midi et le soir.

Témoin ce dicton : « Dans le nord de la France, on honore plus le saint avec la broche, et, dans le midi, avec le verre. »

Les fêtes foraines et les plaisirs populaires

Lorsque les manèges arrivent en ville, on va à la fête foraine. On fait des tours de manèges comme les autos tamponneuses ou les montagnes russes.

On mange des gaufres, des crêpes, des pommes rouges couvertes de sucre, des sucettes ou de la barbe à papa.

Ces réjouissances n’étaient pas toutes d’un goût irréprochable, mais elles avaient un mérite : elles amusaient nos pères, elles entrecoupaient les jours de travail de divertissements joyeux.

Dans la culture française, la fête signifie ainsi autant prier que manger, chanter, danser, se souvenir et renouer avec les autres.

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