Le sapin est un conifère à feuilles persistantes appartenant à la famille botanique des Pinacées, ou Pinaceae. Le terme « sapin » désigne principalement les espèces du genre Abies, tandis que le sapin de Noël traditionnel est souvent un épicéa commun, dont le nom scientifique est Picea abies.
Les Pinaceae sont une famille de plantes gymnospermes comptant 240 espèces réparties dans 11 genres. Ces plantes appartiennent à l’ordre des Pinales. La plupart des Pinaceae sont des arbres sempervirents, rarement des arbustes, et se développent principalement dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord.
La famille botanique des Pinacées
Les Pinacées se développent dans les régions tempérées, mais la plupart se recense dans l’hémisphère Nord comme en Chine ou au Japon. Certaines espèces s’étendent jusqu’aux îles des Caraïbes, en Amérique Centrale, dans l’Himalaya, en Indonésie, en Amérique du Nord et en Afrique du Nord.
Les plantes de cette famille possèdent des feuilles sous forme d’aiguilles, alternes et spiralées, solitaires ou placées en faisceau. Elles ont des caractéristiques sessiles ou courtement pétiolées, axillaires. Elles ont également une coupe semi-cylindrée.
Les fleurs se présentent sous forme de cônes mâle et femelle qui mûrissent en un an. Ils sont solitaires ou assemblés en petit groupe axillaire. À la maturité, les cônes femelles se désarticulent chez quelques genres, tandis qu’ils restent cohérents chez les autres genres. Ils deviennent ensuite caducs ou persistants.
Leurs graines disposent d’une aile allongée et partiellement décurrente. Ces arbres ont une odeur assez particulière à cause des carbures monoterpéniques et des pinènes qui servent à protéger l’arbre contre les herbivores.
| Élément | Caractéristique des Pinacées |
|---|---|
| Règne | Plantae |
| Division | Pinophyta |
| Classe | Pinopsida |
| Ordre | Pinales |
| Famille | Pinaceae |
| Feuilles | Aiguilles persistantes, alternes et spiralées |
| Organes reproducteurs | Cônes mâles et femelles |
| Graines | Graines ailées |
Le sapin dans la classification botanique
Le sapin est un conifère à feuilles persistantes originaire d'Amérique du Nord et d'Europe. Le nom scientifique du sapin est Abies, il est dérivé d'un mot grec signifiant « invincible ».
Les Sapins sont les plus connus dans la famille des Pinacées. Ce sont des plantes vivaces qui poussent dans les régions tempérées. Les Sapins du genre Abies sont très utilisés comme plantes ornementales lors des fêtes de Noël.
Il existe plusieurs variétés de sapins aux différentes caractéristiques. Certains se cultivent même très facilement au jardin, car ils sont résistants et nécessitent peu d’entretien.
| Caractéristique | Information |
|---|---|
| Nom commun | Sapin |
| Nom latin | Abies spp |
| Famille | Pinacées |
| Type de plante | Arbre feuillu | Conifère ou résineux |
| Végétation | Vivace |
| Feuillage | Persistant |
| Forme | Conique, tapissante, étalée ou pyramidal |
| Hauteur | De 0,60 centimètres à 10 mètres et plus |
| Résistance au froid | Forte |
| Humidité du sol | Drainé |
Les principaux genres de la famille des Pinacées
Le genre Abies : les sapins véritables
Les Sapins du genre Abies sont très utilisés comme plantes ornementales lors des fêtes de Noël. Mais, ils sont aussi indiqués en cas de toux ou de maux de gorge.
Le sapin, au feuillage vert foncé offre une floraison aux couleurs variées. Selon l’espèce, les fleurs se pârent de jaune, de rouge, de violet ou de vert. Cependant, les fleurs mâles sont de plus petite taille et ne se teintent que de jaune, seules les femelles ont des teintes changeantes.
Le genre Picea : les épicéas
Les Épicéa sont des arbres de type résineux de la famille des Pinaceae. Ils se trouvent surtout en Europe et font partie de l’une des essences les plus utilisées pour le reboisement.
Les Épicéa permettent la production de bois blanc très résistant nécessaire pour fabriquer de la pâte à papier. Le bois d'œuvre dénommé « sapin » vendu dans le commerce peut aussi être du bois d'épicéa (Picea abies) qu'il est difficile de distinguer et dont les caractéristiques sont communes.
Les cèdres
Les Cèdres sont des conifères de la famille des Pinacées. Ils poussent aussi dans les régions tempérées du Moyen-Orient. Les cèdres servent de décorations des parcs ou jardins publics en arbre d’alignement mais également en sujet isolé.
Les autres genres de Pinacées
La famille des Pinaceae comprend notamment le pin, le cèdre, le mélèze et le sapin. Chez les mélèzes ou Larix et Pseudolarix, les arbres gagnent un peu plus de taille que les autres.
La famille des Pinaceae compte environ 125 genres et 850 espèces dans le monde. Les relations entre les 7 familles de conifères sont désormais bien connues.
- La famille des Pinaceae comprend le pin, le cèdre, le mélèze et le sapin.
- Le genre Abies regroupe les sapins véritables.
- Le genre Picea regroupe les épicéas.
- Les genres Larix et Pseudolarix regroupent les mélèzes.
Les Pinacées parmi les conifères
Le grand groupe des conifères comprend sept familles. La famille des Pinaceae occupe une position basale par rapport à toutes les autres familles, c’est la lignée la plus ancienne.
Vient ensuite la séparation des Araucariaceae et des Podocarpaceae. Une seule espèce appartient à la famille des Sciadopityaceae, Sciadopitys verticillata, le pin parasol du Japon.
Les familles Cephalotaxaceae et Taxaceae, les ifs, sont très proches et sont parfois regroupées. Vient enfin la grande famille des Cupressaceae, qui comprend notamment les cyprès, les genévriers, les thuyas et les séquoias.
Les plantes à « graines nues » que sont les gymnospermes font partie de la lignée des plantes à graines, au même titre que les angiospermes. Mais de nombreuses différences les distinguent.
En effet, les gymnospermes ou littéralement « plantes à graines nues » ne présentent pas de fleur ni de fruit comme les angiospermes, mais des cônes ouverts laissant les ovules et graines qu’ils portent exposées à l’air libre.
Si l’on s’attarde sur l’anatomie plus « profonde » de ces plantes on constate que leur système hydraulique, appelé xylème, est constitué uniquement de trachéides contrairement aux angiospermes dont le xylème comprend à la fois des trachéides et des vaisseaux.

Le sapin blanc : Abies alba
Le Sapin blanc, Sapin commun, Sapin pectiné ou plus simplement Sapin (Abies alba Mill.) est un conifère de la famille des Pinacées. Il est localement appelé Sapin de Normandie ou Sapin de l'Aigle en Normandie, Sapin de croix en Bretagne, Sapin des Vosges, Sapin noir, Sapin à feuilles d’if, ainsi que Vuargne, Ouargne ou Warne dans les Pays de Savoie et en Suisse, Ghjàllicu en Corse et plus rarement Sapin argenté.
C'est une essence importante pour la foresterie en Europe. Cette espèce a été scientifiquement décrite pour la première fois en 1759 par le botaniste écossais Philip Miller dans la 7e édition de The Gardeners Dictionary.
| Rang taxonomique | Nom |
|---|---|
| Règne | Plantae |
| Division | Pinophyta |
| Classe | Pinopsida |
| Ordre | Pinales |
| Famille | Pinaceae |
| Sous-famille | Abietoideae |
| Genre | Abies |
| Nom binominal | Abies alba |
Port et dimensions
Le sapin pectiné est l'arbre européen le plus haut, il peut en effet atteindre 60 mètres, voire 80 m de hauteur. Il vit jusqu'à 500 ans et le diamètre de son tronc atteint 2 mètres.
La cime est d’abord conique, pointue puis ovoïde, et enfin tabulaire, étalée. Le tronc est droit, les branches horizontales.
Avec l’âge, les branches latérales prennent un port irrégulier caractéristique, tandis que celles de la cime tendent à dépasser la pousse terminale, formant une cime en nid de cigogne.
Écorce et rameaux
L'écorce est lisse, gris argenté, à petites poches de résine, puis crevassée à un certain âge. Les rhytidomes présentent des crevasses longitudinales chez l’adulte.
L’écorce contient de la résine composée notamment de sesquiterpénoïdes, ainsi que de la cellulose, des sels minéraux, des tanins, des acides gras, des diterpènes, tels que l'acide abiétique, et des lectines.
Les rameaux de deux ans sont lisses, beige gris, à pubescence grossière noire ou jaunâtre chez certaines races. Les branches et les rameaux sont en majorité horizontaux.
Aiguilles et bourgeons
Les bourgeons sont assez gros, ovoïdes, lisses. De couleur brun châtain, ils sont luisants et non résineux. Ils contiennent des limonènes, des alpha-pinène et bêta-pinène.
Ces bourgeons ont été utilisés pour faire différentes liqueurs : la liqueur aux bourgeons de sapin. De plus, en faisant fermenter ses bourgeons, les moines cisterciens au Moyen Âge avaient réussi à créer une bière : la Berthom.
Les feuilles sont des aiguilles persistantes, non piquantes, solitaires, de longueur variable sur un même rameau, de 15 à 30 mm. Elles sont fixées par une petite ampoule à bords limités laissant une cicatrice ovale, nette après la chute.
Elles sont implantées tout autour du rameau et se tordent à la base pour se placer dans un plan comme les dents d’un peigne ; elles paraissent ainsi disposées sur 2 rangs dans un plan sur les rameaux stériles, tandis que les rameaux fertiles sont en brosse.
Les aiguilles sont plates, droites, arrondies ou un peu échancrées à l’extrémité. Elles présentent deux bandes blanches de stomates en dessous, mais pas sur le dessus, qui est vert foncé.
Elles persistent 6 à 9 ans. Sur les rameaux de cime, les aiguilles sont en brosse et recourbées.
Elles contiennent une huile essentielle dont les principaux composants sont le limonène et le phellandrène, deux monoterpènes monocycliques, mais aussi du camphène et de l'alpha-pinène.
Bois
Le bois est blanc ou un peu jaunâtre, plutôt mat, sans aubier différencié. Il ne contient pas de canaux résinifères. Les cernes sont très visibles.
Le bois est d’autant plus tendre et léger que l'arbre a poussé vite. Il a une odeur rance à l'état frais.
Les sapins sont également connus pour leur bois solide, ce qui en fait un choix populaire pour les projets de construction. En fait, le bois en sapins a été utilisé pour construire toutes sortes de choses, des maisons aux ponts.
Cônes et reproduction
Le sapin pectiné produit des cônes mâles et femelles en avril et mai. Les cônes mâles sont nombreux, ovoïdes à allongés, globuleux.
De couleur jaune, ils sont groupés sous des rameaux de l’année précédente. Les cônes femelles sont isolés et mesurent avant maturité de 2 à 10 cm de long.
Situés vers le milieu de rameaux de l’année précédente, ils sont orientés vers le haut et plutôt localisés vers le sommet de l’arbre. Ils mesurent de 10 à 20 cm à maturité et ont une forme cylindrique.
Des bractées saillantes, triangulaires, dépassent entre les écailles. Ils sont d’abord verts, puis bruns. Ils sont mûrs dans l’année et se désarticulent à maturité, en octobre.
L’axe du cône persiste durant 1 ou 2 ans. Les graines sont de forme subtriangulaires, longues de 8 à 13 mm, de couleur jaune-brun, avec une aile de 2 cm soudée.
La fructification a lieu surtout tous les deux ans. Les cônes constituent un élément important de l’écosystème, car ils fournissent de la nourriture aux animaux et contribuent à la propagation des graines.
Répartition et habitat
On trouve le sapin blanc principalement dans les bois caducifoliés d'Europe méridionale, occidentale et centrale, montagnards, des substrats stabilisés. Il nécessite une importante humidité atmosphérique.
Son implantation typique est sur les ubacs. Son aire de répartition est périalpine, à tendance méridionale.
Elle comprend la Forêt-Noire, les montagnes de Bohême, des Tatras, des Carpates, des Apennins, des Alpes dinariques et du Rhodope.
En France, on le trouve en Corse entre 1000 et 1 700 m, dans les Pyrénées entre 900 et 1 500 m, le Massif central entre 700 et 1 500 m, les Alpes entre 700 et 1 700 m, le Jura entre 500 et 1 100 m et les Vosges entre 400 et 1 100 m.
On le trouve généralement à une altitude comprise entre 400 et 1 800 m, de l’étage montagnard à l’étage subalpin inférieur.
Par exception, le sapin de Normandie croît et se reproduit spontanément en plaine dans le pays d'Ouche et le nord du Perche à de faibles altitudes, entre 180 et 310 m.
Le sapin pectiné a été largement introduit en Europe du Nord-Ouest pour la sylviculture, où il se développe très bien à des altitudes plus basses, dans les régions suffisamment humides et fraîches.
Les sapins de Noël et leur diversité
Tant attendues par les petits comme les grands, les fêtes de fin d'année génèrent toujours autant d'impatience que d'instants de bonheur. Les sapins de Noël font alors partie du décor.
Le sapin de Noël c'est plus de 500 ans de tradition ! Retour sur l'histoire de cet arbre pas comme les autres au parfum boisé.
Le sapin de Norvège
Le sapin de Noël fait partie de la famille botanique des pinacées et porte le nom de Picea abies, mais on l'appelle également sapin de Norvège, sapin rouge, sapin à poix, sérente, sapin du Nord.
Le sapin de Nordmann est le sapin préféré des Français, séduisant grâce à la tenue et à la douceur de ses aiguilles vert foncé. Son excellente résistance permet une installation plus précoce dans la maison.
Le Pungens
Le Pungens est facilement reconnaissable par sa ramure harmonieuse vert bleuté, il diffuse une agréable odeur de pin. Il présente également une bonne résistance à la chaleur.
L’Omorika
L’Omorika est une variété appréciée pour ses longues aiguilles vert foncé dotées d’une face intérieure argentée. Son élégance naturelle est également un atout de décoration.
Le Nobilis
Le Nobilis est un sapin « noble » qui se distingue par son feuillage vert bleuté. Son port majestueux, son parfum boisé et la robustesse de ses aiguilles font de lui un compromis idéal.
| Variété | Caractéristiques |
|---|---|
| Sapin de Norvège | Aiguilles associées au sapin de Noël traditionnel |
| Nordmann | Aiguilles vert foncé, douces et bonne tenue |
| Pungens | Ramure vert bleuté, odeur de pin et bonne résistance à la chaleur |
| Omorika | Longues aiguilles vert foncé à face intérieure argentée |
| Nobilis | Feuillage vert bleuté, port majestueux et aiguilles robustes |
Le marché et la culture du sapin
Ancré dans la tradition de Noël, le sapin représente un marché dynamique en France. Cet arbre est cultivé en France sur 5.000 hectares, essentiellement dans le Morvan.
Le sapin est une plante vivace qui pousse dans les régions tempérées. Originaire d’Europe et résistant à une température allant jusqu’à -25 °C et ayant une longévité de 2 à 3 siècles, le sapin sera idéal planté en isolement ou comme arbre d’ornement dans votre jardin.
Plantation
Plantez votre sapin dans toutes sortes de sols tant qu’il est profond, plutôt frais et correctement drainé. Les variétés A. pinsapo et A. concolor se portent bien dans les sols secs.
Acheté en conteneur, mettez votre sapin en terre toute l’année pourvu que cela soit en dehors des périodes de gel. Préférez l’automne pour une reprise de pousse rapide.
Vous décidez de planter plusieurs sapins ? Espacez les grandes espèces d’au moins 7 à 10 mètres et de 2 mètres pour les variétés de petites tailles.
Entretien
Après la plantation, veillez à bien arroser durant les premières années, particulièrement le sapin des Vosges. Tuteurez solidement pour une pousse réussie.
Ajoutez de l’engrais azoté au sol. Rustique, robuste et vivace, votre sapin ne demandera pas de soins particuliers une fois installé dans un emplacement convenable.
Bassinez votre arbre la première année pendant les pics de chaleur si vous vivez dans une région au climat sec et chaud.
Taille
Votre sapin ne demande normalement pas de taille particulière, sauf pour supprimer le bois mort ou former une haie. Taillez votre sapin lorsque les cônes s’effritent, habituellement aux alentours de novembre-décembre.
En suivant, placez un mastic de cicatrisation sur la plaie.
Maladies, ravageurs et autres adversités
Chaque essence connaît différentes adversités. La résistance du sapin pectiné à la plupart des ravageurs et pathogènes est d’abord déterminée par la qualité de la station sur laquelle il pousse.
Les sapinières situées en limite d’aire naturelle peuvent à cet égard se révéler plus sensibles à certains ravageurs et pathogènes. Les structures capitalisées par vieillissement et les sapinières à forte proportion de peuplements âgés se révèlent plus sensibles aux attaques phytosanitaires.
La résistance dépend également de la qualité des plants et du soin apporté à leur mise en place dans le cas des peuplements reconstitués artificiellement.
Dégâts du gibier
Le sapin est très abrouti par les cervidés, beaucoup plus en hiver qu’en été, et pendant de longues années, de 12 à 16 ans dans le massif vosgien.
Il est également frotté, mais avec moins d’acharnement. De plus, les lièvres et les lapins peuvent provoquer des dégâts au niveau des pousses et cela entraîne des fourches.
Pollution
Le Sapin pectiné est très sensible au fluor, avec des mortalités fréquentes.
Champignons
L’Armillaire des résineux (Armillaria ostoyae) est un champignon parasite qui s’attaque à deux niveaux : entre l’écorce et le bois, puis colonise le système racinaire avec son mycélium.
Les racines malades en contact avec les racines saines, ainsi que les rhizomorphes souterrains, facilitent la propagation du champignon. Les dégâts occasionnés sont une pourriture assez rapide des racines et un dessèchement de l’arbre en commençant par la cime et les extrémités des branches.
Les moyens de lutte sont une hygiène des peuplements et des soins culturaux, le traitement des vieilles souches et les annélations circulaires.
La maladie du « rond » est une altération produite par le mycélium de Fomes annosus. Elle se localise dans le cœur du bois où le champignon provoque une pourriture rouge qui s’étend en diamètre et en hauteur parfois jusqu’à 5-6 m.
Le « chaudron » ou « dorge » du sapin, provoqué par Melampsorella caryophyllacearum, se manifeste de deux manières : le balai de sorcières et le chaudron proprement dit.
Le balai de sorcières se caractérise par une concentration de rameaux dressés, touffus à aiguilles courtes, jaunâtres et caduques, issus d’une tumeur ligneuse. Quand l’arbre grossit, il englobe le balai de sorcière qui devient chaudron.
Insectes
Divers insectes sévissent et occasionnent des dégradations au niveau du bois, des aiguilles ou des cônes et graines. L’hylobe peut entraîner des dégâts extrêmement importants dans les jeunes plantations, surtout si elles sont installées après une coupe rase de pin.
Le pissode du sapin (Pissodes piceae) : les larves de ce coléoptère creusent des galeries sous-corticales dans le tronc des arbres adultes, ce qui provoque le dépérissement de l’arbre par destruction des vaisseaux conducteurs, puis par mort du sujet.
Les Scolytinae comprennent notamment le scolyte curvidenté (Pityokteines curvidens) et le scolyte liseré (Trypodendron lineatum). Ces deux insectes déterminent le même type de dégâts sous-corticaux que le pissode.
Les chermés du tronc et des rameaux (Dreyfusia piceae et Dreyfusia nusslini) provoquent un affaiblissement de l’arbre, un dessèchement des aiguilles puis des rameaux, affectant la croissance de l’arbre et pouvant provoquer sa mort.
Gui
Le gui (Viscum album) est un hémiparasite qui s’accroche aux branches grâce à un disque adhésif pourvu en son centre d’un suçoir.
Il s’enfonce dans le cortex du sapin jusqu’aux tissus conducteurs avec lesquels il assure une efficace connexion pour dériver une partie de la sève de sa victime.
Les sapins et la résistance à la sécheresse
De manière générale, des études ont montré que les conifères sont plus résistants à la sécheresse que les angiospermes. Lors de sécheresses intenses, des bulles d’air se propagent dans les éléments conducteurs du xylème empêchant ainsi le transport de l’eau des racines jusqu’aux feuilles.
Ce mécanisme appelé cavitation provoque un dysfonctionnement du transport hydrique et peut, à terme, conduire à la mort des organes et de l’arbre.
Chez les conifères, les ponctuations présentent un épaississement, appelé torus, au centre de la membrane de microfibrilles formant une barrière plus efficace contre le passage de l’air.
Lorsqu’un conduit est rempli d’air, le torus agit comme une valve : il est aspiré par l’eau contre la paroi de la trachéide fonctionnelle et empêche le passage de l’air.
Cette structure très sophistiquée de « sécurité hydraulique » qu’est le torus est apparue chez les gymnospermes modernes, notamment le Ginkgo, les Gnétales et les Conifères, mais est absente chez leurs cousins les Cycadophytes.
Pour les valeurs proches de 0, faiblement négatives, entre -1 et -4 MPa, l’espèce est jugée peu résistante, et à l’inverse à partir de -7 MPa, l’espèce peut tolérer des sécheresses importantes.
Dans la famille des Pinaceae, on observe une stase évolutive, c'est-à-dire que toutes les lignées ont maintenu une faible résistance à la cavitation.
La compréhension de ces mécanismes évolutifs est essentielle pour prévoir par exemple la capacité d’adaptation des espèces et donc l’effet du changement climatique sur les écosystèmes forestiers dans les décennies à venir.
Évolution et histoire des conifères
Les premiers fossiles de gymnospermes apparaissent vers la fin du Carbonifère, il y a entre 300 et 310 millions d’années. Les premiers cônes typiques de la famille des pins sont apparus il y a 225 millions d’années.
Le terme de « fossile vivant » décrit un organisme dont la lignée évolutive est ancienne et dont la morphologie actuelle est similaire à ses ancêtres fossilisés.
Chez les plantes, le Ginkgo, les Cycas et certains conifères ont souvent été qualifiés de « fossiles vivants ». De récentes études moléculaires viennent toutefois contredire ces certitudes.
Des résultats similaires ont été publiés récemment chez les conifères. Une étude portant sur près de 500 espèces de conifères a montré une diversification récente au cours des 20 derniers millions d’années.
Les groupes de l’hémisphère Nord, notamment les Pinaceae et la sous-famille des Cupressoideae, seraient d’origine plus récente que des groupes de l’hémisphère Sud, notamment les Araucariaceae, les Podocarpaceae et la sous-famille des Callitroideae.
Utilisations du sapin
Le sapin est utilisé en sylviculture, dans la construction, pour la production de pâte à papier, comme arbre d’ornement et comme arbre de Noël.
Les sapins servent de nourriture à des animaux comme les écureuils, mais ils servent également d'abri à de nombreuses espèces d'animaux qui vivent sous leurs branches protectrices.
À l'inverse du sapin artificiel qui nécessite, au cours de sa fabrication, des produits d'origine pétrolière, le sapin naturel respecte l'environnement. Totalement biodégradable, il a des effets limités sur l’environnement.
Conserver et replanter un sapin
Si vous souhaitez replanter votre sapin après les fêtes, il va falloir opter pour un arbre cultivé en conteneur car il conservera ses racines intactes. Ainsi, il pourra entamer une seconde vie.
Après avoir suivi les conseils pour bien conserver votre sapin de Noël, vous pourrez le replanter pour lui offrir une seconde vie.
Évitez le vent et le plein soleil !
