Léonard est un génie, un grand génie. D’ailleurs, le plus grand de son temps ! Il est même très visionnaire mais, voilà, il est aussi incompris par les autres. Pour l’aider dans ses expériences, il engage un jeune disciple… qui va découvrir que travailler pour le bien de la science n’est pas de tout repos.
Qui ne connaît pas le célèbre Léonard, génie d’entre les génies ? Son plus grand fan, c’est lui-même. Ou du moins son reflet dans la glace ! Son génial cortex passe son temps à réinventer le monde et à créer des inventions révolutionnaires. Légèrement prétentieux, Léonard ne doute jamais de ses propres capacités. Ses seuls échecs sont forcément dus à son disciple !
Un personnage inspiré de Léonard de Vinci
Le personnage de Léonard s’inspire donc de Léonard de Vinci. De Groot et Turk vont tourner en dérision ce « génie » en pastichant et en parodiant ses œuvres, mais ils profitent aussi de l’occasion pour faire rire avec des inventions farfelues ou anachroniques comme, par exemple, la voiture.
Léonard est né en 1975 et paraît dans Achille Talon Magazine, puis dans les magazines hollandais Pep et Eppo, ainsi que dans Pif Gadget. Les éditions Dargaud vont proposer les titres en albums de 1977 à 1980, avant de passer aux éditions Appro et de rejoindre le catalogue Le Lombard en 2001.

Ce personnage a connu un énorme succès et, encore aujourd’hui, ne dément pas l’engouement pour Léonard. De Groot et Turk étant toujours inspirés par Léonard, le Disciple, le chat et les autres personnages qui ont vu le jour par la suite.
Le génie, le disciple et les inventions
Inventer, encore et encore ! Bricoler, créer, dessiner des plans… Son quotidien est à l’image de son génie. Et puis, bien sûr, tester ses inventions sur son malheureux disciple.
D’ailleurs, c’est sûrement en les testant que celui-ci détraque ses machines… Sa barbe est aussi une réserve illimitée de tromblons et d’enclumes, destinés à tourmenter son disciple dès l’aube.
Léonard se congratule très souvent, parce que personne d’autre ne le fait. Il faut bien que quelqu’un reconnaisse son génie ! Le disciple sert donc à la fois d’assistant, de cobaye et de victime régulière des expériences du maître.
DE VINCI, ce GÉNIE !
Une série fondée sur la parodie et le comique de répétition
Ce premier tome présente un dessin différent mais plante déjà le ton de la saga. Les auteurs se permettent même des clins d’œil à d’autres héros comme, par exemple, Achille Talon, page 15.
Vraiment, c’est une des séries les plus désopilantes de la BD et je ne comprends pas que certains producteurs ne se soient pas intéressés au personnage pour en faire un dessin animé.
La série repose sur une mécanique reconnaissable : Léonard imagine une invention, le Disciple doit la réaliser ou la tester, puis l’expérience tourne généralement au désastre. Les inventions changent, mais la relation entre le génie et son assistant demeure le moteur comique principal.
Les principaux personnages
Léonard
Léonard ne doute jamais de ses propres capacités. Il se considère comme un génie absolu et explique ses échecs par la maladresse de son disciple.
Il est légèrement prétentieux, très inventif et souvent incapable de mesurer les conséquences pratiques de ses idées. Son enthousiasme pour la science ne s’accompagne pas toujours de considération pour celui qui doit expérimenter ses créations.
Le Disciple
Le Disciple travaille pour le bien de la science, mais son quotidien est loin d’être tranquille. Il doit supporter les inventions, les coups de trombone, les enclumes et les expériences imaginées par son maître.
Si on aime voir le disciple se faire bobo, le génie tirer toutes sortes de choses de sa barbe et inventer des machins au petit déjeuner, on a vite fait le tour.
Le chat et les autres personnages
Le chat et les autres personnages enrichissent progressivement la petite famille léonardienne. Leur présence permet de varier les situations et de faire réagir Léonard ou le Disciple à de nouvelles formes de désordre.
Il manque aussi un peu de Mathurine dans les derniers tomes. La servante du véritable Léonard de Vinci, lorsqu’il vivait en France, s’appelait Mathurine, et certains éléments de sa vie se retrouvent parfois dans la bande dessinée.
Une série publiée en nombreux albums
La série compte 75 albums dans le catalogue présenté, dont 57 albums principaux, des compilations, des hors-séries et des intégrales. Les premiers titres paraissent chez Dargaud, certains volumes sont ensuite publiés par Appro, puis la série rejoint Le Lombard.
| Période | Évolution éditoriale |
|---|---|
| 1975 | Naissance du personnage dans la presse |
| 1977 à 1980 | Albums proposés par Dargaud |
| 1990 à 1998 | Albums publiés par Appro |
| Depuis 1999 | Albums publiés par Le Lombard |
| 1977-2026 | Série en cours |
Les premiers albums
- 1. Léonard est un génie
- 2. Léonard est toujours un génie
- 3. Léonard, c’est un quoi, déjà ?
- 4. Hi-Fi Génie
- 5. Génie à toute heure
- 6. Génie en balade
- 7. Y a-t-il un génie dans la salle ?
- 8. Coup de génie
- 9. Génie civil
- 10. La guerre des génies
Les albums de la période récente
- 47. Master génie
- 48. Mon papa est un génie !
- 49. Génie militaire
- 50. Génie, vidi, Vinci !
- 51. Génie du crime
- 52. Vacances de génie
- 53. Un amour de génie
- 54. Debout, génie !
- 55. Génie circus
- 56. Éclair de génie
- 57. Génialement vôtre
Les albums récents et l’évolution de la série
Depuis la reprise en mains par Zidrou, au tome 47, j’ai trouvé qu’il y avait de bonnes idées pour donner un nouveau souffle, notamment l’arrivée dans le paysage de Mozzarella. Mais finalement, ce personnage n’est pas si bien exploité pour créer quelque chose de nouveau.
Le troisième album scénarisé par Zidrou a vraiment fait du bien à la série qui ronronnait depuis longtemps. Une bonne idée du titre est d’avoir un semi-fil rouge qui relie la plupart des gags de l’album, mais pas tous, donnant ainsi une certaine unité à l’album.
L’autre bonne idée est d’avoir introduit un nouveau personnage : Mozzarella s’intègre très bien à la petite famille léonardienne. Je regrette ici que ce soit moins par ses actions directes que par les réactions qu’elle suscite chez les autres personnages, principalement Léonard, papa gâteau qui cherche à lui faire plaisir, et le Disciple, que cette gamine mine.
Les gags avec la poupée, la sucette ou l’enclume m’ont bien fait rire par exemple. Tous ne se valent pas, mais les idées sont globalement bien meilleures et font plus mouche qu’avant.
Debout, génie !
J’avais stoppé la série au tome 50. Mais en voyant ce tome et sa jaquette atypique, j’ai pris ce tome 54.
J’ai d’abord bien aimé l’idée de la jaquette et la façon dont elle est exploitée à fond. La BD sous la jaquette n’est pas fabuleuse, mais a quelques bons gags.
J’ai particulièrement aimé les titres des tomes 55 à 76, comme Myso, génie et Les génies se cachent pour mourir. Les références à ces faux albums dans les gags m’ont aussi fait rire.
Génie du crime
La présence de deux nouveaux personnages constitue une originalité de l’album : Atanasio et Anatasio Schippatore, deux voleurs qui ont la malchance de tomber à chaque fois sur des membres de la petite famille de Léonard.
Ce sont quatre gags en une page, donc sans développement particulier, mais leurs mésaventures sont amusantes et leur design réussis. On les reverra avec un rôle un peu plus développé dans l’album suivant, Génie du crime.
Une courte biographie illustrée du vrai Léonard de Vinci met en avant certains aspects de sa vie que l’on retrouve parfois dans la BD. Cela se lit facilement et c’est une bonne idée pour les enfants qui liraient ces albums.
Génie circus
Après 54 albums, ça devait finir par arriver : Basile nous fait une petite déprime ! Il sert toujours la science, mais où est la joie ?
Heureusement, désireux de sauver Mozzarella de l’ennui, Léonard a eu une idée géniale qui vaut tous les anti-dépresseurs du monde : le cirque ! Prendre des tartes, des coups, affronter des fauves ou amuser la galerie ? Le tout dans la joie ? Ça, Basile, il sait faire. C’est même un génie en la matière !
La dernière histoire, en 12 pages, voit Léonard inventer le cirque afin de divertir sa fille bien-aimée et, accessoirement, de pouvoir inventer sans être dérangé. Bien évidemment, c’est le Disciple qui va s’occuper de la réalisation concrète, et notamment des différents numéros inventés par le génie.
Les nombreux gags m’ont beaucoup fait rire et il y a quelques cases absurdes très amusantes. Les dessins et la mise en scène loufoques sont toujours réussis et contribuent beaucoup à l’ambiance de la série.
Vacances de génie
Un album dont le fil rouge est les vacances. Le Disciple va donc profiter de congés, pas plus payés que son travail, qui seront consacrés à tester diverses inventions plus ou moins reposantes et sources de divers bobos imaginées par son génial maître.
Ces expériences vont du pont transparent suspendu au-dessus des montagnes, ce qui nous vaut une excellente référence à Bip Bip, à l’espace, en passant par les festivals de rock ou les bains de soleil.
On a un autre petit fil rouge avec des robots inventés par Léonard et qui seront utilisés d’une façon non prévue mais qui fera pas mal de dégâts, notamment chez les frères Schippatore.
Il faut enfin signaler un excellent gag en quatre pages dans lequel le Disciple est transporté dans le monde de Ric Hochet. Comme c’est souvent le cas depuis la reprise de la série, les habitudes ne sont guère bousculées, même s’il y a quelques bonnes surprises ici et là, mais les gags sont bien trouvés et amusants.
Éclair de génie
Encore un très bon album. Ça démarre pourtant assez mollement, avec un gag sans rapport avec le reste de l’album et qui, même s’il offre quelques passages amusants, traîne un peu en longueur.
On est d’ailleurs dans un album sans fil conducteur, le gag qui donne son titre à l’album étant pour une fois celui de fin de volume. Hormis le début, j’ai trouvé le reste de l’album très bon : le rythme narratif est réussi et on a rarement un récit qui n’est là que pour mener à une chute.
Le plus souvent, c’est juste la cerise sur un gâteau déjà excellent, avec des ingrédients certes déjà vus mais agencés de façon efficace. L’ambiance est principalement humoristique, mais elle n’oublie pas d’avoir quelques moments plus mignons, comme à la fin du dernier gag de l’album.
Le tome 57 : Génialement vôtre
Le catalogue présenté indique Génialement vôtre comme le tome 57 de la série, publié par Le Lombard en mai 2026.
Ce titre s’inscrit dans une longue suite de jeux de mots autour du génie, de ses inventions et de la personnalité de Léonard. Les albums précédents montrent que la série continue de faire évoluer ses situations tout en conservant ses mécanismes essentiels : les inventions extravagantes, l’assurance du maître et les mésaventures du Disciple.
Pourquoi Léonard continue de faire rire
Les gags sont, à peu de choses près, un peu toujours les mêmes. Une petite lassitude s’installe parfois, car les ficelles de la série semblent usées jusqu’à la corde et le renouvellement peut paraître limité.
Mais que de futiles détails qui n’entameront en rien ma fidélité et mon enthousiasme pour cette série. Je ne pense pas que la série vise le complétionniste, mais surtout les gens qui connaissent vaguement la série et peuvent profiter de la nouveauté pour s’y mettre ou en avoir un peu plus dans la bibliothèque.
La nouveauté sert sans doute aussi à faire vivre la série. D’autres lecteurs estiment au contraire que les premiers albums sont meilleurs et que les volumes plus récents répètent davantage les mêmes ressorts comiques.
Les avis fluctuent donc selon les albums : certains lecteurs trouvent que les gags restent amusants et bien agencés, tandis que d’autres ressentent une redondance croissante. Aucun album n’est réellement moins bon que les autres pour certains lecteurs, mais la qualité varie davantage au niveau des gags.
La série est essentiellement classée au rayon jeunesse et elle est particulièrement lue par des enfants et des préadolescents. Les nombreux emprunts en médiathèque montrent que Léonard conserve un public actif, même lorsque les lecteurs adultes se montrent plus sensibles à la répétition des mécanismes.
Les dessins, la mise en scène loufoque, les inventions absurdes, les références à d’autres héros et les situations infligées au Disciple restent les principaux ressorts de cet humour. Les albums peuvent également contenir des sous-entendus un peu grivois, qui parleront davantage au lecteur adulte qu’à l’enfant.
tags: #leonard #le #genie #felicitation