Lune de miel zombie est un film américain de drame, de romance et d’horreur écrit et réalisé par David Gebroe, avec Tracy Coogan et Graham Sibley dans les rôles principaux. D’une durée de 83 minutes, il est sorti le 12 mai 2005.
Le film raconte l’histoire de Danny et Denise, un jeune couple en lune de miel au bord de la mer, lorsque Danny est mordu par un zombie surgissant de l’océan et commence à se transformer progressivement. En mêlant relation conjugale et éléments de zombie, le film explore les liens émotionnels dans des situations extrêmes.
Une lune de miel interrompue par l’horreur
Avant toute chose, avant même de regarder le film, oubliez tout ce que vous avez pu lire ou entendre à propos de Zombie Honeymoon. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un drame poignant, aux émotions violemment viscérales, et non d’une comédie comme cela a pu être annoncé à maintes reprises. Chronique d’une flèche tirée en plein cœur.
Dennise et Danny viennent de se marier et partent en lune de miel sur la côte Est. Ils sont dynamiques, tout défile rapidement et leur amour fait leur force. Le premier jour, Danny allongé sur la plage, dort profondément, épuisé par une journée de surf ; à ses côtés Dennise dessine, les pieds dans le sable.
Sur la ligne d’horizon, troublée par le seul clapotis de l’eau une silhouette émerge de l’océan. Se rapprochant du rivage, elle titube jusqu’à s’écrouler sur Danny, plaçant son visage putréfié à quelques centimètres de celui du jeune homme.
Dennise terrorisée, tente d’écarter le monstre en le rouant de coup de pied, mais rien n’y fait, celui-ci résiste. Soudainement, le mort-vivant s’écroule, après avoir vomi une gerbe de sang dans la bouche du jeune homme.
Un jour sur la plage, le marié Danny est attaqué et tué par un homme mystérieux qui émerge soudainement de l’eau sans prévenir ; l’homme saute sur lui et lui crache du sang dans la bouche. Danny se réveille dix minutes plus tard, semblant initialement parfaitement normal.
A son arrivée à l’hôpital, Danny est cliniquement mort ; pendant dix minutes son coeur ne battra pas. Soudain, il se lève, en pleine forme, comme si rien n’était arrivé.
| Élément | Information |
|---|---|
| Titre | Lune de miel zombie |
| Titre original | Zombie Honeymoon |
| Réalisation et scénario | David Gebroe |
| Acteurs principaux | Tracy Coogan, Graham Sibley |
| Genre | Drame romantique d’horreur |
| Durée | 83 minutes |
| Langue | Anglais |
| Première projection | 23 octobre 2004 |
| Sortie en salles | 12 mai 2005 |
| Musique | Michael Tremante |
| Identifiant IMDb | tt0399934 |
La transformation progressive de Danny
Le film Lune de miel zombie est un drame romantique d’horreur qui raconte l’histoire d’un jeune couple de nouveaux mariés, Danny et Denise, follement amoureux, pendant leur lune de miel.
Cependant, Danny commence progressivement à montrer des signes de transformation en zombie, devenant irritable, colérique et développant une envie de viande crue. Son épouse Denise s’efforce de cacher l’état anormal de son mari et conclut un pacte avec lui pour ne pas blesser les amis qui viennent leur rendre visite.
La transformation se fera graduellement et passe d’abord par une partie psychologique avant de s’exprimer par la dégradation inévitable du corps. Danny conserve d’abord une apparence physique normale mais se découvre rapidement une faim irrépressible pour la chair fraîche qui le conduira à tuer en premier un joggeur qui passe régulièrement devant leur maison de location.
Denise rentre au moment où son mari adoré est en train de dévorer bruyamment le cadavre dans la baignoire et c’est à cet instant que nous réalisons l’étendue de son amour puisque non seulement, elle accepte de rester, mais aussi de nettoyer la maison sans broncher.
Mais Danny a de plus en plus de mal à contrôler ses instincts de zombie. L’horreur ressenti devant les meurtres n’a aucune prise réelle sur lui puisque seule prime la faim, le seul moyen pour lui de rester «en vie».
Son comportement irrationnel va également intriguer un couple d’amis, Buddy et Nikki, venus leur rendre visite. Un dîner au restaurant se transforme en orgie de bouffe pour Danny qui se jette sur de la viande rouge sous le regard médusé de ses compagnons qui le croyaient végétarien.
Et lorsque Nikki va lui lire les lignes de sa main, elle a une vision atroce qui se transforme en cauchemar en un clin d’œil.

Denise face à la maladie, à la mort et à la déchéance
Puis, petit à petit, cette vie de couple modèle sera entachée par la transformation de Danny. La propreté clinique de l’image et de l’environnement se souilleront donc, apportant le malaise, là où tout n’était que bonheur.
Ces mutations que subira Danny représentent ici, les peurs primales de l’homme que sont la mort, la maladie et la déchéance physique. Le rendu sera d’autant plus insupportable du fait de l’aspect de drame intimiste que revêt le film.
Quelque part dans l’estomac, un nœud se forme, les yeux commencent à piquer et la gorge de se serrer… Le moment le plus touchant et véridique est sans aucun doute le dîner aux chandelles qu’elle prépare pour eux alors que Danny est sur le point de se décomposer entièrement, autant physiquement que moralement.
Elle sait qu’elle ne vivra plus jamais ce moment intime avec son mari et sa façon de gérer sa souffrance est simplement de faire ce qu’elle doit faire. Ses gestes sont mesurés, précis, et ce qui peut paraître absurde pour une personne extérieure prend tout son sens pour celle qui vit la situation de l’intérieur et qui en a besoin pour mieux pouvoir faire face à son deuil.
Denise aime follement son homme et fera tout pour lui mais est-ce suffisant ? Si on tombe par mégarde sur un secret intime d’une personne que nous aimons, cela peut tout remettre en question.
On réalise qu’en dépit de ce que l’on croyait, on ne peut jamais vraiment connaître quelqu’un, même pas nos proches. C’est une certitude que nous possédons tous sans vouloir nous l’avouer car la réalité peut être entièrement destructrice.
Le plus difficile à accepter chez une personne que l’on aime et admire c’est son humanité et le chemin vers sa propre reconstruction passe par le pardon de l’acte, que celui-ci ait été intentionnel ou pas.
Et ZOMBIE HONEYMOON explore très bien les sentiments ambivalents qu’éprouvent Denise sans pour autant tomber dans un drame existentialiste plus ennuyeux qu’intéressant.
Une histoire inspirée d’un deuil réel
La genèse du film est assez particulière pour être soulignée, ce que son créateur ne manquera pas de faire à de nombreuses reprises. Mais on peut le comprendre car rarement une œuvre aura été aussi personnelle et douloureuse.
Il y a quelques années, la sœur de Gebroe, Denise, fait la connaissance de Danny sur le forum de discussion de leur groupe de musique préféré. Ils tombent rapidement amoureux, s’installent ensemble et se marient.
Danny est surfeur et leur grand rêve est de partir vivre au Portugal. Ils travaillent d’arrache-pied pour économiser, quittent leurs boulots respectifs mais quelques jours seulement avant le grand départ, la vie s’emmêle de la façon la plus tragique qui soit et Danny est tué dans un accident de surf.
Le point de départ du film suit donc le destin réel de ce couple éperdument amoureux jusqu’à préserver les prénoms réels et reprendre diverses situations de tendresse (oui, même le coup de la gâterie au volant de la voiture après le mariage à l’église !).
La bobine retrace en effet un moment de la vie de sa sœur, traitant par là même du thème de la perte soudaine de l’être aimé. C’est ainsi que le réalisateur américain délivre au public, un véritable condensé d’émotion, d’une intensité bouleversante.
Ne nous voilons pas la face, le Zombie n’est ici qu’un prétexte pour le fan d’horreur qu’est Dave Gebroe d’exprimer une douleur profonde. Cependant il ne faut pas oublier que le domaine de l’horreur et du fantastique est très souvent utilisé pour exprimer des sentiments qui ne peuvent l’être que par des voix détournées.
Le zombie comme métaphore de la perte
Le zombie est depuis Romero, souvent utilisé comme métaphore, que ce soit pour exprimer une opinion, critiquer ou tout simplement exorciser ses démons. Le cas de Zombie Honeymoon, illustre parfaitement cette dernière solution.
Dave Gebroe met son talent et cette figure emblématique du cinéma d’horreur, qu’est le zombie, au service de son affliction. Le film devient ainsi une manière détournée de représenter la disparition brutale d’un être aimé et l’impossibilité de retrouver la relation telle qu’elle existait auparavant.
Cette fois, nous nous dirigeons vers la comédie dramatique teintée d’une bonne dose d’horreur et même si notre lune de miel zombiesque n’accède pas au statut de chef d’œuvre, Dave Gebroe nous offre un film touchant doté d’une réelle réflexion sur la vie, la mort et l’amour.
Le film ne réduit donc pas le zombie à un simple adversaire ou à une menace collective. La créature devient le corps visible d’une tragédie intime : Danny est encore présent, mais il n’est déjà plus entièrement l’homme que Denise aime.
Une relation conjugale au centre du récit
On y retrouve tous ces instants de bonheur, ces tracas qui font qu’un couple est un couple. De la dispute bénigne à l’euphorie du renouveau, les émotions à partager sont bien là… aux côtés de la solitude des instants difficiles.
A voir le couple d’acteurs imiter la réalité en jouant comme des gosses, se bécoter dans des lieux publics ou évoquer leur grand rêve, on ne s’étonnera pas de savoir que la vie s’en est mêlée pour eux également car une histoire d’amour s’est rapidement développée entre Tracy Coogan (Denise) et Graham Sibley (Danny).
L’alchimie entre les deux acteurs saute aux yeux, on a l’impression que rien ne peut percer leur bulle. Ils arrivent à nous faire ressentir de l’amusement et du plaisir pour eux.
Mais aussi l’agacement si particulier devant autant de bonheur chez les autres. Bonheur entièrement exclusif où le monde extérieur n’est plus qu’un spectateur passif.
Mais la bulle sera percée lors d’une partie de surf mémorable à la plage. Danny se repose tranquillement après ses acrobaties sur les vagues lorsqu’un zombie sort de l’eau façon LE COMMANDO DES MORTS-VIVANTS, se jette sur lui et vomit dans la bouche du jeune marié une quantité non négligeable d’un liquide noir et visqueux.
Les interprétations de Tracy Coogan et Graham Sibley
Pour cela, la trame de Zombie Honeymoon est illustrée par des acteurs qui semblent ne pas en être. Leur interprétation est si réelle, que l’on croirait que les interprètes puisent, non pas dans leur talent, mais bien dans le tréfonds de leurs tripes, dans leur expérience personnelle.
En ressort un «jeu» dénué de fioriture, d’une authenticité frappante qui ne plaira pas à tout le monde. Il est vrai que la spontanéité des acteurs a pu être qualifiée «d’amateur» ; cependant ceux-ci ne sortent pas de l’«actor’s studio», et c’est tant mieux.
Tracy Coogan est une actrice moyennement expérimentée avec seulement cinq longs métrages à son actif. Physiquement, elle possède un charme énorme mais au-delà de sa beauté, elle réussit à faire passer tous ses sentiments par le regard ou des expressions faciales traduisant à merveille ses tourments intérieurs.
Face au personnage intériorisé joué par Coogan, Graham Sibley est bien plus physique dans ses expressions - il faut dire que son rôle s’y prête d’autant plus puisqu’il s’adonne au meurtre suivi de cannibalisme.
Danny est présenté comme un garçon un peu fou dans le sens maladroit et attendrissant. Mais son énergie cédera peu à peu le pas à une tension intérieure constante et sans cesse croissante.
Les essais respectifs de Tracy Coogan et Graham Sibley sont très sympathiques à regarder car on se rend compte qu’ils avaient trouvé leurs marques dès le départ. Sibley a d’ailleurs passé son essai avec Coogan et il ne fait aucun doute que tout collait entre eux dès le départ.
Une horreur réaliste et viscérale
Si le film rappelle Fulci, ce n’est pas pour rien. Il est question d’un cinéma d’horreur épuré et réaliste, dans lequel l’horreur est traitée de la façon la plus viscérale possible.
Si le rendu de l’image y contribue largement, le jeu des acteurs et les détails de l’histoire ne sont pas non plus à négliger. En effet, le scénario respire intensément le vécu (et pour cause).
Les effets spéciaux du film sont particulièrement bien réussis. Au départ, seul un léger maquillage trahit la condition inhumaine de Danny mais au fur et à mesure apparaîtront de disgracieuses pustules tandis que sa peau vire au bleu et que des lambeaux finissent par tomber tout seul.
Le final culmine en un véritable bain de sang avec morsures violentes et arrachage de gorge du plus bel effet.
Etant une production indépendante, le budget était loin d’égaler ceux alloués par les magnats Hollywoodiens à des métrages plus «branchés» et le plus souvent gâchés en effets composés exclusivement à l’aide d’un logiciel sophistiqué.
Ici, c’est du «old school» : Latex pour les plaies et autres maquillages, faux sang et vomi acheminés par des tubes en plastique pour un résultat artisanal mais jamais raté.
Les amateurs de toutes choses rouges qui tâchent y trouveront leur compte bien que l’étalage de gore gratuit ne soit pas le but principal du métrage. Et c’est tout à son honneur.

Une image au service de l’intimité
Le réalisateur a pris le parti d’une image crue, sans bruit ni parasite. Cette résolution donne une étrange impression de proximité, proche de celle ressentie lors d’une émission de télé réalité.
Ce sentiment est rehaussé par le format quasi documentaire conféré au sujet. Le traitement de l’image n’y est pas étranger, loin s’en faut.
L’image est présentée dans son format 1.77 d’origine. Le transfert en vidéo s’est sûrement déroulé sans anicroche car la qualité est très correcte.
Le contraste est excellent, la palette de couleurs est très jolie et la mise en scène de Gebroe accentue les sentiments qu’il veut faire passer, souvent de façon très subtile comme ce gros plan sur le visage de Denise où la réalité de l’horreur fait enfin le chemin jusqu’à sa raison.
Les pistes sonores comportent la version originale sous-titrée en Dolby Digital 5.1 ainsi que le doublage français qui en plus du 5.1 se voit également attribué une piste DTS.
Comme il est de coutume, le son a été retravaillé en studio et dans l’ensemble, le résultat est tout à fait louable et bien réparti sur les enceintes. Mais, compte tenu du sujet du film, cela reste dans un registre purement intimiste.
Le dénouement tragique
Après avoir perdu le contrôle et tué quelqu’un, Danny tente de s’enfuir sans succès, finissant par se transformer complètement en zombie et attaquer des amis venus leur rendre visite.
Son épouse Denise s’efforce de cacher ses symptômes de transformation en zombie et continue de s’occuper de lui. Mais Danny a de plus en plus de mal à contrôler ses instincts de zombie.
Finalement, après avoir perdu le contrôle et attaqué d’autres personnes, la vue de son alliance lui rend un moment d’humanité, et il choisit de se détruire lui-même.
Au moment où il est sur le point d’attaquer sa femme, la vue de son alliance lui rend son humanité, et il choisit de se détruire pour mettre fin à la tragédie.
La bague devient alors le dernier lien entre Danny et son identité humaine. Elle rappelle le mariage, les promesses et la vie commune au moment même où le corps et les instincts du personnage semblent avoir définitivement pris le dessus.
Un film entre plusieurs genres
A la première vision du film, je dois avouer que mes sentiments étaient mitigés. Le métrage avait pris le contre-pied total de mes expectations.
Puis un entretient (plus d’une heure) avec le réalisateur m’a permis de plonger dans un univers romantique, blessé autant que poétique.
En effet, le jeune réalisateur (tant par son âge que par le nombre de films tournés) a pris le parti de tourner un film de zombi pour lequel ces demoiselles traîneront leur petit ami pour le voir, et non l’inverse.
Autrement dit, le défi à relever (et de fait, relevé) était de réaliser un métrage à fleur de peau, avec un mort-vivant comme vecteur d’émotion.
Cependant, il risque de pâtir de ses principales qualités. Il pourrait en effet ne pas trouver son public, se trouvant quelque peu entre plusieurs genres (Drame intimiste et film d’horreur pour les deux principaux).
Ce serait regrettable tant Zombie Honeymoon regorge de bonnes choses. Sans révolutionner le genre, la mise en scène est fraîche et dynamique.
Plus un drame sur la relation amoureuse qu’un véritable film d’horreur (même si le gore n’est pas en reste). Les acteurs maitrisent leur rôle et forment un couple d’amoureux très crédible.
Le fantastique s’ancre dans le réel sans dissonance. Une bien belle surprise réalisée avec des moyens dérisoires. Un petit bijou fait avec les moyens du bord. comme quoi un bon budget n’est pas la clef de la réussite.
Une production indépendante aux effets maîtrisés
«Zombies are not dead !» Enfin, si, techniquement, ils le sont. Mais à en juger par l’arrivage régulier sur les écrans depuis quelques années, le genre semble avoir encore de beaux jours devant lui bien que l’on ne puisse pas en dire autant de ses représentants putréfiés.
Au moins, les réalisateurs ont bien compris qu’il vaut mieux suivre de nouvelles directions au lieu de nous resservir sans cesse une histoire qui présente un lieu unique assiégé par des zombies affamés que les vivants doivent combattre.
Cette idée instaurée par LA NUIT DES MORTS VIVANTS fonctionne parfois très bien, comme dans le sympathique DEAD MEAT mais peut aussi donner lieu à un résultat autrement plus catastrophique à l’instar de DEAD BIRDS.
Une solide maîtrise technique ainsi qu’une histoire crédible contribuent à faire de ce ZOMBIE HONEYMOON une agréable addition au genre.
A l’instar de MONSTER MAN, il ne faut pas s’attendre à une ambiance horrifique pure sans quoi, la déception risque de poindre. Mais pour peu que vous ayez le coeur ouvert aux belles histoires teintées de désespoir, ce film remplit honorablement son contrat.
La musique et les caractéristiques de production
La musique du film a été composée par Michael Tremante. Le film a été produit aux États-Unis et est en langue anglaise, avec une durée de 83 minutes.
Il a été projeté en avant-première aux États-Unis le 23 octobre 2004 et est sorti en salles le 12 mai 2005. Son identifiant IMDb est tt0399934.
Les suppléments vidéo
Pour cette édition, Néo a mis les petits plats dans les grands en fournissant un grand nombre de suppléments, tous très réussis.
Nous commençons avec le commentaire audio sous-titré du réalisateur qui se présente en un français très correct avant d’avouer son grand amour pour notre pays et les grands cinéastes qu’il a produit.
Le réalisateur revient évidemment sur l’inspiration du film avant de livrer des anecdotes et autres spécificités techniques ayant contribué à la réalisation.
Il évoque bien sûr ses références, notamment UNE FEMMME SOUS INFLUENCE et révèle une grande connaissance cinématographique.
Sa façon de s’exprimer est calme et réfléchie, en contraste avec une passion que l’on devine aussi dévorante qu’ambitieuse.
Ce n’est pas un adepte de la langue de bois et deux-trois personnes en prennent pour leur grade - espérons qu’ils n’écouteront jamais ce commentaire.
Comme il le dit très bien vers la fin, il faut savoir ce que l’on veut et ne pas s’arrêter en chemin.
Gebroe avoue lui-même un égoïsme et un perfectionnisme sans bornes mais n’oublie pas de remercier toute son équipe vu qu’il n’aurait rien pu faire seul, ainsi que les «fous furieux de chez Néo» et nous, les spectateurs.
La petite anecdote de la fin contant la réaction de sa sœur et lui après visionnage du film nous a presque arraché une petite larme et rien que pour cette belle preuve d’amour fraternel, Gebroe mérite le respect.
Zombie Honeymoon - 2004 (Official Trailer HQ)
Making of et scènes coupées
Le segment Sur ZOMBIE HONEYMOON est un montage de presque huit minutes à partir d’un documentaire complet intitulé Horror Business.
A l’origine, ce documentaire a été réalisé par Christopher P. Garetano et réunit des personnalités comme Sid Haig (THE DEVIL’S REJECTS.), Hershell Gordon Lewis (2000 MANIACS) ou encore Monsieur Troma, Lloyd Kaufman, pour parler de leur implication dans le cinéma d’horreur.
Le montage présente des images du tournage ainsi que de mini-interviews du réalisateur, de la productrice et des deux acteurs principaux.
Les préparatifs d’une scène de vomi est assez délicate à suivre mais très instructive, et, à la fin, la voix off de Garetano nous dit que sa visite a duré 18 heures, autrement dit, une journée de tournage pour toute l’équipe…
Les scènes coupées sont au nombre de trois mais seules deux sont vraiment coupées car la Fin alternative n’a jamais été tournée faute de temps et d’une ambiance science-fiction qui ne conllait pas avec le reste.
Dave Gebroe nous en parle simplement en détaillant la première version définie dans le script et, oui, il est habillé cette fois.
La Préparation du dîner présente un montage plus long que celui présent dans le film tandis que La Scène d’amour est la version longue d’un court extrait qui passe sur une télé pendant que Denise zappe de chaîne en chaîne.
Les trois segments se déroulent en continu et ne sont pas commentés. Gebroe en parle cependant dans son commentaire audio.
Le Making Of dure presque onze minutes et nous présente d’abord les vrais Denise et Danny sous forme de photos commentées par Gebroe.
Ils sont beaux et amoureux mais le monologue reprend celui de l’introduction du commentaire audio ce qui crée un léger sentiment de répétition.
Ceci étant dit, le spectateur curieux de suppléments sera sans doute plus désireux de regarder ceux-ci juste après le film et se garder le commentaire audio pour une autre fois.
Quoi qu’il en soit, ce passage a entièrement sa place ici, renforçant le côté tragique de l’histoire.
Gebroe évoquera ensuite sa passion mais les images d’une conversation téléphonique avec un acteur récalcitrant qui finit par lui raccrocher au nez en disent bien plus long que des milliers de mots…
Nous découvrons également les préparatifs de différentes scènes pas toujours faciles à tourner ainsi que quelques effets spéciaux.
Pour le bêtisier, on aura vu plus drôle et il s’agit surtout de prises ratées.
La première bande annonce donne le choix entre le doublage français et la version originale. Cependant, la seconde est seulement présentée en version originale et s’apparente plus à un teaser du fait de sa courte durée (moins d’une minute) et de son ambiance plus mystérieuse.
On termine par une galerie de photos peu fournie qui est un mélange de photos de plateau et d’images du film.
On peut admirer quelques effets spéciaux en gros plan dont le zombie sympathique qui sort de l’eau et contamine Danny.

Réception et positionnement du film
Le film pourrait ne pas trouver son public en raison de sa position intermédiaire entre le drame intimiste et le film d’horreur. Son rythme inégal dans sa première partie peut également surprendre.
Les spectateurs qui attendent une succession de scènes horrifiques risquent d’être déçus, car l’intrigue se concentre avant tout sur la relation entre Danny et Denise, sur les changements du comportement de Danny et sur la souffrance de son épouse.
En revanche, les amateurs de récits fantastiques ancrés dans la vie quotidienne peuvent y trouver une histoire crédible, portée par des acteurs convaincants et une approche émotionnelle inhabituelle.
- Un sujet délicat et bien traité
- Des acteurs convaincants
- Une relation amoureuse crédible
- Une horreur viscérale mais subordonnée au drame
- Une mise en scène fraîche et dynamique
- Un rythme inégal dans sa première partie