Entre 1.700 et 2.000 personnes ont défilé à Tours ce vendredi matin, à l'appel de la CGT, de la CFDT, de FO ou encore de Solidaires. Les manifestants se sont mobilisés pour défendre le 1er mai comme jour férié et demander des mesures contre une vie devenue de plus en plus chère.
Les syndicats ont fait plus fort que l'an dernier. Une grosse mobilisation pour un 1er mai, alors que l'an dernier les syndicats n'avaient réussi à rassembler qu'un peu plus d'un millier de manifestants.

Un rassemblement intersyndical place de la Liberté
La manifestation revendicative était organisée à l'appel de la CGT, de la CFDT, de Force Ouvrière, de la FSU et de Solidaires. Les fédérations tourangelles de ces différents syndicats s’unissent afin d’organiser un défilé « pour la paix, les libertés et la justice sociale et contre les idées d’extrême droite, le racisme et les politiques de rejet de l’autre » écrivent-ils dans un communiqué annonçant le rassemblement.
Les syndicats ont donné rendez-vous à leurs soutiens dès 10h Place de la Liberté à Tours, avant une marche dans le centre-ville. Pour le jeudi 1er mai 2025, jour de la fête du travail, les principales forces syndicales d’Indre-et-Loire lancent un appel à la manifestation.
La CGT 37, la CFDT 37, la FO 37, la FSU 37 et Solidaires 37 se donnent rendez-vous à 10 h sur la place de la Liberté de Tours. Le cortège se dirigera ensuite jusqu’à la place Anatole-France.
Les revendications portées par les syndicats
Il semble que cette année, deux sujets aient particulièrement donné envie aux tourangeaux de descendre dans la rue. Un pouvoir d'achat de plus en plus en plus dégradé. Et ce futur projet de loi pour permettre aux artisans boulangers et aux fleuristes de faire travailler des salariés le jour de la fête du travail.
À travers cette manifestation, les syndicats entendent réagir au contexte national mais aussi international. Les forces syndicales demandent une abrogation de la réforme des retraites et « le retour de la retraite à 60 ans ».
Elles se prononcent également contre « l’effort de guerre et l’économie de guerre » et appellent à un cessez-le-feu définitif dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, au Liban. « Au lieu d’une surenchère guerrière, c’est notre démocratie qu’il faut renforcer face aux ingérences étrangères et aux tentatives de déstabilisation des milliardaires » soulignent encore les syndicats.
« Nous exigerons avec tous les travailleurs et les travailleuses du monde menacés par la guerre commerciale, la mise en place de règles pour un juste échange, basé sur le respect des droits sociaux et environnementaux. Nous dirons notre solidarité avec tous les travailleurs et travailleuses exilés, précarisés par des politiques toujours plus violentes » poursuivent les différentes organisations.
La défense du 1er mai comme jour férié
Ce n’est pas un jour férié comme les autres. Ce jeudi 1er mai c’est la Fête du Travail et, contrairement à Noël, à Pâques ou au Jour de l’An, l’activité économique est quasiment à zéro.
Par exemple, les boulangeries n’ont pas le droit d’ouvrir car il n’est pas possible de faire travailler leurs salariés ce jour-là (une règle qui est d’ailleurs dénoncée par la profession).
Simon est éducateur. Il ne croit absolument pas au volontariat des salariés qui travailleraient un 1er mai. « Parce que les personnes qui le disent déjà, je n'ai aucune confiance en elles. Et les arguments qu'ils peuvent donner, c'est totalement creux. On sait très bien qu'un salarié face à un employeur, même un employeur avec la meilleure volonté du monde, ce n'est pas lui qui décide ».
Florian, lui, travaille chez SKF. Il craint qu'un futur projet de loi ne touche au final tout le monde, pas seulement les fleuristes et les boulangers. « C'est mettre le doigt dans l'engrenage alors que normalement, c'est un jour de partage, de famille, pour retrouver ses enfants ».
Le pouvoir d’achat au cœur du cortège
Dans le cortège, tous, comme Arthur, font aussi état d'une vie devenue beaucoup plus chère avec notamment l'explosion des prix de l'essence. « C'est aussi la question du niveau de vie, du niveau de salaire. Si les salaires étaient plus élevés, si les gens étaient moins dans la merde financièrement, ils auraient les moyens de se payer de l'essence à n'importe quel prix. Alors ce n'est pas forcément souhaitable, mais ça dépasse la question du prix de l'essence ».
Sophie confirme, espérant elle aussi une hausse des salaires. Avec l'inflation de ces dernières années dit-elle, « on compte chaque petite pièce, chaque centime ».
« Quand je vais faire les courses, avant on était beaucoup moins regardant, maintenant on regarde vraiment la différence au litre, au kilo. Et puis au lieu de prendre une marque un peu plus qualitative, on descend d'une gamme ou deux. Comment ça se fait que les industriels margent autant dans un contexte français, européen comme ça ? C'est quand même incompréhensible pour la plupart des gens de la classe moyenne ».
« Quand on voit que Total a fait 5,8 milliards de dollars de bénéfices sur ces derniers mois, c'est un argument supplémentaire pour se déplacer dans la rue » reprend Florian.
Une mobilisation plus importante que l’année précédente
Entre 1.700 et 2.000 personnes ont défilé à Tours ce vendredi matin, à l'appel de la CGT, de la CFDT, de FO ou encore de Solidaires. Les syndicats ont fait plus fort que l'an dernier, alors que l'an dernier les syndicats n'avaient réussi à rassembler qu'un peu plus d'un millier de manifestants.
La mobilisation intersyndicale aux multiples revendications a pris place dans les rues de Tours. Elle a réuni des familles et des salariés autour de la défense du jour férié, de la hausse des salaires, de la justice sociale, de la paix et des libertés.
Tours : Un 1er mai unitaire!
Les rendez-vous autour de la manifestation
En parallèle, le 1er mai est le seul jour de l’année où les transports en commun du réseau Fil Bleu ne fonctionnent pas du tout. Il y aura donc 0 bus et 0 tram ce jeudi.
En revanche, la journée ne sera pas totalement morte. À partir de midi, ce sera le retour de l’événement Festi’Luttes, l’after de la manifestation proposé Place Anatole France et en bord de Loire.
Une initiative d’un large collectif comprenant Amnesty International, l’Association Culturelle Colombienne, le Collectif Antifasciste Tourangeau, Greenpeace, des Gilets Jaunes ou encore le Réseau Féministe 37. Les différents partenaires auront des stands.
Il y aura un repas proposé par La Louche 37, des débats sur la situation en France et dans le monde ainsi qu’un enchaînement de 6 concerts dont Akordaïa ou Saravah.
Les précédents appels à manifester à Tours
Retrouvez l’appel de l’union départementale FORCE OUVRIERE 37 à participer au rassemblement intersyndical ce 1er mai 2024. Pour un 1er mai 2024 de revendications et solidarité internationale entre les travailleurs. Pour la défense de nos libertés et une Paix juste et durable.
Rassemblement 10H00 place JEAN JAURES et manifestation.
« Le 1er mai 2025, manifestons pour la paix, les libertés et la justice sociale, et contre les idées d’extrême droite, le racisme et les politiques de rejet de l’autre », partagent les unions départementales des syndicats d’Indre-et-Loire à travers un communiqué.
Une mobilisation intersyndicale aux multiples revendications qui prendra place dans les rues de Tours, jeudi 1er mai 2025.